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Belle création en perspective pour les fanatiques de la danse contemporaine puisée de la tradition centrafricaine ! « Gbéngué Boti » qui signifie le « Roi est parti » en langue Nzakara (une ethnie de l’extrême-est de la RCA). Il s’agit d’une appellation familière et surtout honorifique pour qualifier la mort d’un patriarche dans le clan « Nzakara ».
C’est à travers cette image que l’orchestre « Abakinlin » donne ce 27 janvier à partir de 18 heures (19HTU) un concert riche en couleur à l’Alliance Française (AFB) de Bangui.
Il retrace ainsi, à travers des pas de danse bien rythmique, le déroulement des obsèques des rois, des sages ; bref des patriarches influents au pays des Nzakara.
Abakinlin entend faire un grand retour sur scène après plusieurs mois d’absence. Pour donner un cachet particulier au spectacle, l’orchestre s’est offert 3 semaines de résidence à l’Alliance Française de Bangui.
Pour Abrou Kette, alias Rhodia chef d’orchestre interrogé par Radio Ndeke Luka, « le contenu du spectacle a été mieux travaillé en faveur du grand public qui y accède gratuitement. Pour lui, l’événement réserve aussi des « paniers de proverbes ».
Pour mémoire en 2008, une des créations phares de l’orchestre Abakinlin était « Yaka » autrement dit le champ. Le spectacle avait mis un accent sur les activités champêtres pratiquées par plus de 80 % de la population centrafricaine.
Ce 10 novembre 2011, les centres culturels de Bangui capitale de la République Centrafricaine et ses périphéries vibrent au rythme d’un agenda artistique riches en couleurs : théâtre, slam, conte, musique, conférence débats, exposition, excursion, spectacle. Il s’agit de l’ouverture du festival des Rencontres Internationales des Arts d’intervention (RIAI).
Artistes, opérateurs culturels venus des pays tels que Cameroun, Centrafrique, Gabon Sénégal, République Démocratique du Congo, Congo Brazzaville, Benin et le Tchad sont les conviés donc à cette 4ème édition. Des rencontres financées par l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) en partenariat avec le gouvernement centrafricain.
Objectif, faire des arts un des vecteurs phares pour un développement durable, à travers la promotion des patrimoines cultuels : Echanges d’expériences, de dialogue et de communication. Aussi, contribuer à la correction des mauvaises mœurs qui gangrènent les sociétés africaines et singulièrement la République Centrafricaine, pays post conflit.
Les festivaliers au cours leurs diverses prestations se rendront également à la Cour Impériale de Béréngo (80 kilomètres sud de Bangui) pour une excursion.
L’une des priorités visées par ce festival sera la mise place du réseau continental Artérial Network. Un espace des militants culturels, d’ONG impliquées dans le secteur des arts, d’entreprises culturelles engagés dans une pratique qualitative des arts en tant qu’arts, mais aussi en tant que manière de contribuer au développement sur le continent africain.
La Canadienne Jocelyne Saucier, dans son roman « Il pleuvait des oiseaux », publié aux éditions XYZ, a été désignée le 30 septembre dernier, lauréate du Prix des 5 continents de la Francophonie 2011. Jocelyne Saucier a été désignée parmi dix finalistes en lice pour l’édition 2011. C’est le résultat des membres des Jury de l’Organisation Internationale de la Francophonie tenue à Paris. Ils ont également décerné une mention Spéciale à Patrice Nganang du Cameroun pour son roman Mont-Plaisant publié aux éditions Philippe Rey.
Pour cette dixième édition, Abdou Diouf, Secrétaire général de la Francophonie, remettra ces distinctions au cours d’une cérémonie organisée à Paris, au siège de l’OIF, le vendredi 9 décembre.
Le Prix des cinq continents a été créé par la Francophonie en 2001. Il permet de mettre en lumière des talents littéraires reflétant l’expression de la diversité culturelle et éditoriale en langue française sur les cinq continents et de les promouvoir sur la scène littéraire internationale.
La diversité des écrivains francophones, la place qu’occupent leurs œuvres dans la littérature mondiale et les distinctions internationales obtenues par les membres du jury et les lauréats des précédentes éditions sont la plus belle illustration de la richesse et de la vivacité de la littérature francophone « en français ».
Le monde entier vibre en ce 21 juin, fête de la musique. Partout, la musique et ceux qui la font sont en fête. Partout sauf en République centrafricaine. Faute de financement, la fête de la musique ne sera pas célébrée à Bangui. Le ministre des arts et de la culture a demandé un report des manifestations, le temps de trouver l’argent nécessaire à leur financement.
L’année dernière déjà, les musiciens s’étaient résolus à assurer un service minimum gratuit, pour les mêmes raisons que celles avancées cette année encore. Cette année, pas d’argent, pas de fête !
Heureusement, pour sauver la mise et permettre aux mélomanes banguissois de vibrer, l’Alliance française organise une caravane à travers les artères de la ville suivie d’un concert. La mairie de son côté tient concert dans le Jardin du Cinquantenaire.
Mais ces deux manifestations ne doivent pas être l’arbre qui cache la forêt. Elles illustrent au contraire une partie infime des difficultés que rencontrent les musiciens en RCA.
Depuis longtemps, la musique et les musiciens souffrent de nombreux maux. Chaque année, ils touchent un peu plus le fonds, malgré quelques éclaircies venues des artistes musiciens qui ont réussi à s’exiler en France ou ailleurs. La raison principale de cette situation est l'absence d'une politique culturelle.
Les pionniers de la musique centrafricaine moderne doivent se retourner dans leur tombe. On peut citer : Jean-Marc Lesoi, Jean Magalet, Dominique Eboma, Prosper Mayele, Bekpa, et Jimmy Zakari surnommé Jimmy de l'hawaïenne par les zaïrois. Ces figures ont participé à la création de la rumba congolo-zaïroise compte tenu du fait que Jimmy Zakari avait évolué tantôt à Brazzaville et tantôt à Kinshasa où il fut le professeur de guitare du célèbre musicien zaïrois Franco Luambo. Paulo Kamba (Congo), Jimmy Zakari (Centrafrique) et Wendo (Zaïre) sont les précurseurs de la rumba congolo-zaïroise.
Le manque de moyens de production et de promotion a mis sous silence la musique centrafricaine. A l'intérieur du pays, les groupes se forment et disparaissent par manque de structuration et de soutien. Quelques orchestres populaires agrémentent les soirées banguissoises dans les principaux dancings de la place : Musiki, Canon Stars, Super Stars, Commando Jazz, Tropical Fiesta et les Zokela...
Les difficultés rencontrées par les artistes ont contraint certains à l'exil où ils trouvent une occasion de faire connaître leur musique à l'étranger. C'est ainsi qu'on trouve à Paris les chanteurs comme Charlie Perrière, Sultan Zembellat, Laskin Ngomateke, Baba By-Gao, Léa Lignanzi, Léonie Kangala, Frédéric Kangala, Delmas Kelou et Judes Bondeze qui se produisent en concert et en disque. La musique moderne centrafricaine véhicule le sango qui est la langue nationale et officielle parlée par toute la population. Si la musique moderne centrafricaine fait figure de parent pauvre, elle est cependant une richesse inexploitée de nos jours. Son rayonnement mondial - ce qui se fait suffisamment déjà bien avec la musique polyphonique des Pygmées Aka, peut être un facteur déclencheur de la découverte du pays encore méconnu.
Beaucoup d’artistes aux talents immenses sont abandonnés en Centrafrique. D’autres (Mayélé, Maïno, Jesus Lokota etc.) ont été brisés par les systèmes. Quand on pense à tous ces artistes, Matata, Madjalengo, Tedia, Tchakaley, Rems, Sonora, Deus, Rizzos etc, dont la majorité sont morts dans le dénuement le plus total et pour certains même des suites d’une simple angine.
Quand on pense à Thieyi Yezo, qui, au crépuscule de sa vie, a accepté et assumé la direction de l’UMCA (Union des Musiciens Centrafricains). Il mérite que la diffusion de ses oeuvres dépasse largement le cadre des frontières de la RCA…
A l’heure actuelle la plupart des orchestres traversent une crise sans précédent. Seuls les orchestres MUSIKI et CANON STAR et CENTRAFRICAN JAZZ arrivent encore à tenir une programmation régulière de leurs prestations. Beaucoup de groupes ont disparu ou n’existent que de nom. D’autres, malgré leur bonne volonté, n’ont pas de matériel leur permettant de se produire.
Les orchestres ont du baisser leurs tarifs. Il est difficile aux artistes de trouver des producteurs, car la piraterie ne permet pas à ceux-ci de gagner quelque chose sur les productions.
Présentement, on peut sans risque de se tromper affirmer qu’aucun artiste centrafricain ne figure parmi les stars ou les grands groupes africains.
Dés lors, un artiste musicien tel que Mélépopo peut-il être la rare hirondelle à faire le printemps ? Lui qui en février dernier, à l’occasion d’un concert à Bangui, déclarait : « Je suis venu ici à Bangui, pour que, les Centrafricains eux-mêmes valident le Montengénè et le Yangba-bolo, parce que, c’est leur culture, c’est à eux de valider et partager avec moi pour dire que c’est notre culture »
L’Alliance française de Bangui organise ce 28 mai 2011 et pour 3 jours une exposition vente des livres à Bangui. C’est dans le cadre de l’opération « A vous de lire » organisée par les médiathèques de l’Alliance Française. Les livres sont vendus au kilogramme. Ainsi, un kilogramme de livres vaut 500 frs CFA (environ 10 euros).
Selon Roland DELPUI, responsable de la médiathèque de l’Alliance Française de Bangui, « l’opération A vous de Lire est une manifestation d’origine française mais aussi internationale, donc on s’y rattache et pour 3 jours ».
Il a spécifié que « toutes les médiathèques du monde font du désherbage, autrement dit, elles retirent de leurs rayons les livres abimés ».
En Centrafrique, « l’idée est de donner une seconde vie à ces livres et de les faire profiter aux foyers. Cette exposition vente se poursuit jusqu’au 30 mai prochain.
La Semaine centrafricaine de Toulouse vient d’être lancée ce mardi 26 avril 2011, au Quai de la Daurade à Toulouse en France. Elle mettra un terme aux activités du centenaire « Barthélémy Boganda » de Toulouse, entamées depuis le 10 avril 2010. Il s’agit de festivités riches en couleurs, sous un ciel brumeux, au cœur de la ville rose de Toulouse.
Le ton a été donné par les artistes centrafricano-sénégalais Pili-pili Magalé, Lawali, Mamy Wata, et l’éclatante Milkshakes karamel. Des « émotions » au rendez-vous selon les organisateurs, « avec des chansons composées en l’honneur de Barthélemy Boganda par le sénégalais Lawali et une jeune étoile centrafricaine de 10 ans ».
Cette dernière née, encore appelée étoile montante de la musique centrafricaine « refera surface sur scène» samedi 30 avril, à la cérémonie de clôture de la semaine, précisent ces organisateurs.
La ville de Mbaïki a reçu le 10 avril 2011, la caravane commémorant la journée internationale de la francophonie. A cette occasion un lycéen de Mbaïki a reçu le troisième prix du concours organisé par l’association des professeurs de français de Centrafrique. Le lycée de la ville a également bénéficié d’un certain nombre d’ouvrages du programme scolaire d’enseignement en Centrafrique.
L’ambassade de France à Bangui, qui a organisé la manifestation avec la collaboration de l’Alliance Française s’est félicitée de la participation de cet élève du lycée de Mbaïki au concours et l’attribution du 3e prix. Des ouvrages de l’Odyssée de Mongou, roman au programme dans les lycées du pays et beaucoup d’autres ouvrages de bibliothèque et des mini dictionnaires ont également été remis au lycée de Mbaïki.
Les autorités académiques de la ville n’ont pas caché leur satisfaction. Selon Jules Blaise Feimond, proviseur de l’établissement « cette offre vient à point nommé pour soutenir la bibliothèque du lycée de la ville qui souffre déjà d’une carence en livres et qui ne dispose pas d’ouvrages adaptés au nouveau programme d’enseignement en Centrafrique ».
Un lot de 300 livres sera aussi offert à 5 autres bibliothèques participant au développement d’espaces culturels francophones dans le pays. Il s’agit de Bocaranga, Bambari, Bangassou, Bouar et Berberati.
Benam Wann RHEIMA le 3e lauréat de ce concours organisé au niveau national et originaire de la ville de Mbaïki a écrit un poème sur le thème de l’amour.
L’Artiste musicien centrafricain BIBI TANGA et son groupe les Sélénites donnent un concert mercredi 6 avril 2011, à partir de 19 h 30 à L’Alliance Française de Bangui.
Ce concert s’inscrit dans le cadre de la tournée sous régionale du groupe sponsorisé par l’Alliance Française de Bangui.
Interrogé par Radio Ndeke Luka, Tanga affirme que son groupe « attache une sonorité particulière à la langue nationale le Sango, même si plusieurs de ses chansons sont aussi en anglais et français ».
Bibi Tanga fait de la World Music. Avec son groupe l’artiste vient d’achever une tournée européenne et Bangui est la première étape africaine de cette tournée. Bibi Tanga est un artiste professionnel centrafricain qui évolue en Europe.
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