Radio Ndeke Luka se dote d'une nouvelle grille des programmes et d'un nouvel habillage La nouvelle grille des programmes et le nouvel habillage de l'antenne de Radio Ndeke Luka (RNL) ont été officiellement lancés ce lundi 1er décembre 2014. Selon la directrice de la radio, Sylvie-Jacqueline Panika, ce changement a pour but d'adapter les programmes au contexte du moment.  « La grille d'une radio digne de ce nom a une durée de vie. Elle est de six mois à un an, et une grille des programmes doit varier en fonction de l'évolution de la situation du pays ou selon les périodes de l'année. La grille actuelle de RNL a vieilli. Elle date d'au moins trois ans, donc, c'est normal que nous renouvelions la grille », indique-t-elle.

Elle explique que RNL doit aujourd'hui accompagner le difficile processus de réconciliation en Centrafrique, un pays déchiré par des violences inter communautaires. « Dans l'ancienne grille, nous avions comme slogan ''La radio de tous les Centrafricains''. Aujourd'hui, les Centrafricains ont besoin d'être accompagnés dans le vivre ensemble, la cohésion sociale, la paix et la réconciliation et donc, cette grille prend en compte tous ces aspects », poursuit la directrice de RNL, avant de présenter les principales innovations : « Nous mettons en valeur notre magazine pour la réconciliation et la paix qui s'intitule ''Elé songo''. Il cadre bien avec le climat du moment. Ensuite, en direction des populations de province, nous avons un programme d'émission de 40 minutes, uniquement en Sango, de 18 heures à 18 heures 40 minutes ».

Elle souligne que les différentes couches de la société ont été entendues lors de la phase d'élaboration de la nouvelle grille et rassure les auditeurs que leurs préoccupations ont été prises en compte. « Les auditeurs auront désormais la version en Sango (langue nationale) de notre débat ''Patara'' et celle de la ''Revue de presse'', ''Mosséka Hit'' est inclus dans la tranche ''Mossékatitude'' dans les après-midi du lundi au vendredi. Nous avons aussi pensé aux personnes du troisième âge dans une nouvelle émission intitulée ''Tango ya ba wéndo'', une occasion de revenir sur les refrains oubliés », précise Mme Panika.

Pour une large diffusion des programmes de RNL, l'émission « Aujourd'hui, la radio est écoutée 24 heures sur 24 heures sur Canal Satellite au canal 248 », a-t-elle ajouté.

Vendredi dernier, lors de la présentation de la nouvelle grille des programmes et du nouvel habillage de RNL, le  président du Haut conseil de la communication de transition (HCCT) José-Richard Pouambi a exhorté les journalistes et les animateurs à plus de professionnalisme. « La situation socio-économique de la République Centrafricaine a connu une modification, il était nécessaire de revoir la grille des programmes. Mais le problème qui va se poser, c'est l'accompagnement de la relecture de la grille des programmes, il va falloir que les journalistes s'impliquent à fond », a estimé le président du HCCT.

Pour sa part, le conseiller politique à la représentation de l'Union européenne en Centrafrique, Bernard Piette, a renouvelé à RNL l'assurance de l'appui de son institution. « Je constate que l'appui de l'Union européenne n'est pas vain. Cet appui s'inscrit dans le souhait de redéployer les moyens de média sur l'ensemble du territoire », a dit le diplomate européen.

Les médias électroniques appelés à plus de professionnalisme Le Haut conseil de la communication de transition (HCCT) en lutte contre les dérapages dans les médias audio-visuels. Mardi, l'instance de régulation des médias en Centrafrique a organisé une rencontre d'échanges avec les professionnels des médias audio-visuels en présence de certains membres du corps diplomatique.

Le HCCT a présenté et expliqué aux professionnels des médias un texte juridique de février 2005 sur les médias.  « Le HCCT s'est inscrit dans la logique d'un travail pédagogique avec les partenaires traditionnels, responsables des médias audio-visuels, non seulement pour les rappeler à l'ordre par rapport au respect des règles d'éthique et de déontologie en sciences de l'information et de la communication en cette période si sensible que traverse la Centrafrique, mais aussi pour faire une évaluation du travail effectué durant la période de crise, réfléchir sur les dysfonctionnements, les dérapages et questions liées aux émissions interactives », a indiqué le président de cette institution, José Richard Pouambi.

Le Haut conseil a constaté que de nombreuses émissions interactives sont souvent animées par des personnes non qualifiées pour cela.

Le HCCT a mis en cause trois principales stations : Radio Notre Dame, Radio Ndeke Luka et Radio Centrafrique. Selon cette institution, les émissions où les interlocuteurs interviennent en direct par téléphone sont aujourd'hui à la mode chez les trois stations. Or, rappelle le HCCT, certains animateurs ne sont pas à la hauteur.

« Une radio qui se dit confessionnelle (Radio Notre Dame) doit rester dans sa ligne éditoriale, prêcher la bonne nouvelle. Lorsqu'un animateur ou un producteur n'a pas le réflexe de retirer la parole de la bouche de son interlocuteur (lorsqu'il le faut), c'est un manquement », a rappelé le vice-président du HCCT, Tita-Samba Solé.

« Sur Radio Ndeke Luka, a-t-il poursuivi, il y a des émissions qui passent au téléphone. C'est le direct. Si vous n'avez pas le réflexe de journaliste, n'importe qui pourrait appeler et dire n'importe quoi sur les antennes de la radio ».

Quant à la radio nationale, il lui a reproché de ne pas donner la parole aux auditeurs. « Sur Radio Centrafrique, aujourd'hui, ce sont les mêmes émissions qui changent de noms avec les mêmes contenus. Il faut maintenant faire la radio de proximité, c'est-à-dire donner la parole aux auditeurs », a-t-il demandé.

Les artistes rappeurs centrafricains ont décidé de mettre leur talent au service de l'unité de leurs concitoyens. Lors d'un point de presse lundi à Bangui, ils ont annoncé une grande manifestation culturelle qui aura lieu le 21 juin au Palais des sports. Selon ces artistes regroupés au sein d'un collectif, il s'agira de célébrer la Fête de la musique sur un seul plateau de sensibilisation. « La cohésion sociale, la paix, le vivre ensemble » seront les maîtres-mots, selon le président du comité d'organisation, le rappeur Crépin Azouka.

« Nous sommes dans une situation de crise où les gens ont subi des viols, il y a eu des tueries, des déplacements et ils ont besoin d'être touchés par la culture, car la culture permet de vivre ensemble », a expliqué le rappeur. « Ces messages, nous pouvons les transmettre grâce à notre mouvement ''le Hi-pop'' qui est une approche pour réunir les jeunes », a-t-il ajouté.

« Cultivons la paix pour récolter le bien-être et le développement », voilà  l’essentiel du message lancé au peuple centrafricain par l’artiste Gervais Lakosso. Ces mots ont été chantés samedi soir au cours du concert donné par son groupe ‘‘Génération afro-acoustique’’ à l’hôtel Azimut à Bangui.

La scène s’est produite sur une tribune montée et ornée où jeunes comédiens et musiciens de ‘‘Génération afro-acoustique’’ ont fait rire le public avant l’entrée en scène du chef de fil, Gervais Lakosso. Le leader précise l’objectif de cette production artistique.

« La réaction du public a été positive. Je sui très content parce ce travail, c’était pour la paix et c’est le devoir des artistes de le rappeler au bon sens des gens »,

Quatre chansons ont fait le lot de ce moment : « Cessez le feu », « Le chemin de la paix », « Le Centrafrique attend toujours » enfin « Zingo na lango ».

Le public a été manifestement affecté par le morceau intitulé « Le Centrafrique attend toujours ». A travers la chanson, l’assistance attend un leader charismatique, loyal et courageux, un président capable de donner sa vie pour son peuple.

L’ambassadeur de France en Centrafrique, Charles Malinas, qui a honoré de sa présence l’événement, s’est dit satisfait de découvrir un Centrafricain ayant le sens de l’unité nationale.

« Le concert a été un très beau concert musical, un très beau concert de communion pour la paix. Gervais Lakosso sait bien faire marcher ensemble les gens dans la bonne direction. Je suis très heureux de les soutenir », a remarqué le Haut représentant de France en Centrafrique.

La principale autorité politique centrafricaine présente ce samedi, a été le président du conseil national de transition (CNT), Alexandre Ferdinand Nguéndet.

Il a remis une enveloppe de 1 million F CFA pour appuyer les efforts de ‘‘Génération afro-acoustique’’. L’ambassade de France a soutenu le groupe à hauteur de plus de 5 millions F CFA.

L’orchestre est sur le point d’entreprendre une tournée artistique au Cameroun, au Congo Brazzaville et en France en faveur de la paix en Centrafrique.

L’écrivain Romain Bally-Kénguet Sopket pousse les jeunes à s’intéresser à la plume. Il organise depuis le dimanche dernier un atelier d’apprentissage et d’écriture poétique au Centre  Protestant pour la Jeunesse (CPJ) à Bangui. Le parcours de certains établissements scolaires a permis à Bally-Kénguet Sopket de toucher la réalité du problème.

« J’ai fait ce travail en amont en sillonnant quelques établissements de la capitale pour en parler avec les élèves et surtout les intéresser», a-t-il dit.

L’objectif vise à transmettre le savoir de l’art poétique aux jeunes qui prendront le relais.

« Je suis parti du constat que le pays regorge moins d’écrivains, et c’est grave. Un pays qui n’a pas d’écrivains, c’est un pays qui n’a pas de tête. Et un pays qui n’a pas de tête, c’est un pays qui marche sur les deux pieds et un chemin ténébreux. C’est un pays condamné a tombé dans un gouffre sans fond », a-t-il témoigné.

La ministre de la Communication et de la Réconciliation nationale, Antoinette Montaigne Moussa, a annoncé mercredi, au cours d’une visite de travail sur le site du centre émetteur de Bimbo, la réhabilitation du site.

Les trois émetteurs du centre installés à Bimbo, qui permettent la diffusion des émissions de la radio nationale sur onde courte, ont été mis à sac pendant le coup de force du 24 mars 2013, avec l’accession au pouvoir de la coalition Séléka. A cela s’ajoute l’appropriation d’une bonne partie des 71 hectares par des particuliers. Aujourd’hui, l’onde courte, installée à Bimbo, ne permet plus de lancer des messages de paix, de réconciliation nationale et de cohésion sociale en direction des citoyens centrafricains se trouvant dans les villes de province, particulièrement en brousse.

« Actuellement, nous avons des compatriotes qui sont dans la brousse et qui manquent d’information. La radio Centrafrique ne permet pas aujourd’hui aux autorités de la transition de parler à la nation », a présenté la ministre.

Un défi se pose avec acuité au gouvernement qui est appelé à tout mettre en œuvre pour ressusciter ce centre émetteur, comme le montre le chef de département de la Communication. « Comment convaincre les partenaires à venir nous aider afin de reconstruire une radio nationale. C’est le défi auquel nous sommes confrontés. J’espère que nous aurons l’écoute des partenaires qui sont aujourd’hui fatigués », a mentionné le membre du gouvernement.

Radio Ndeke Luka souffle sa quatorzième bougie ce jeudi 27 mars Il y a 14 ans, aujourd’hui, Radio Ndeke Luka (RNL), « l’oiseau de bon augure » diffusait sa première émission en République Centrafricaine (RCA). Elle venait de succéder à Radio Minurca, la radio de la Mission des Nations Unies en République Centrafricaine, qui avait cessé d’émettre le 1er février 2000.

Fondée sur les principes et les valeurs de la Fondation Hirondelle, RNL a su s’imposer comme le média national de référence. Elle joue un rôle positif dans le pays à travers ses différents programmes notamment Patara, les Matins de Ndeke Luka, Mossékatitude, Club de la Presse et autres.

Toutes les émissions sont axées sur la paix, les droits humains, la jeunesse, la promotion de la femme, le développement, la santé et la bonne gouvernance. RNL jouit ainsi d’une large audience dans le pays, avec près de 340.000 auditeurs, pour la seule ville de Bangui.

Malgré les pressions des régimes qui se sont succédés à la tête de la  Centrafrique et les attaques multiformes dont elle fait l’objet, RNL a su garder son professionnalisme et sa ligne éditoriale qui est celle de promouvoir la paix, le développement en privilégiant l’impartialité dans le traitement des informations.

Radio Ndeke Luka émet sur 100.9 FM, 24 heures sur 24, et en ondes courtes sur l’ensemble du pays. Elle dispose également d’un site web : www.radiondekeluka.org.

La ministre de la Communication et de la réconciliation nationale, Antoinette Montaigne Moussa salue le travail réalisé par cette radio de proximité. Elle a fait part de son appréciation jeudi matin lors de son passage à la radio.

« Je suis frappée par la qualité du travail qui est fait dans cette station », a indiqué la ministre, exhortant RNL à aller de l’avant.  « Si en plus (ndlr : de ses programmes actuels), RNL lance une émission dédiée à la réconciliation, on pourrait demander aux auditeurs de la radio de faire des propositions (d’activités) réconciliation, et de montrer ce qu’ils ont eu à faire dans ce sens ».

Le travail de RNL est aussi apprécié par les ONGs centrafricaines. « RNL fait son travail dans le sens de la déontologie d’une radio. Cela fait la fierté de la RCA et du monde des médias. Nous l’encourageons à continuer dans ce sens », a déclaré Gervais Lakosso, au nom de la société civile.

Gervais Lakosso a salué une radio qui tend son micro à tout le monde, sans discrimination, dans le respect de la diversité et de la démocratie.

Journée de la musique 2013, un panorama sur la musique centrafricaine« La bonne musique c’est la musique ou les gens ne doivent pas crier. Lorsqu’on chante en criant, il n y a pas d’harmonie ». Il s’agit là d’une analyse de l’artiste-musicien centrafricain, Julien Fred Aggas Zokoko de l’orchestre Tropical Fiesta. Laquelle analyse est faite  à l’occasion de la Journée de la musique célébrée ce 21 juin 2013 sur Radio Ndeke-Luka.

En République centrafricaine, la musique appelée« mozoko »ou encore « N’gombi » en Sango (langue nationale) se fait sous plusieurs genres tels que : le Monté – Guéné (style tiré de la danse traditionnelle de pygmées Aka originaires de la Lobaye et de la Sangha-Mbaéré ; régions situées au sud et sud-ouest de la RCA), les folklores, la Rumba, le Jazz,  le Rap, etc…

« Il y a une nette différence entre la musique d’hier et celle d’aujourd’hui. Les jeunes d’aujourd’hui apprécient ce que font les jeunes artistes. Et la série 60 apprécie également ce qu’on faisait. Donc aujourd’hui s’il ya médiocrité quelque part, les gens trouvent ça bien. Beaucoup de radios à bangui aujourd’hui jouent que les musiques des années soixante parce qu’elles sont posées. Les chansons d’aujourd’hui sont à jeter parce qu’ils ne durent pas 3 mois. Mais ce n’est pas seulement au niveau de la RCA ». a constaté Julien Fred Aggas Zokoko de l’orchestre Tropical Fiesta.

« Les jeunes artistes centrafricains ne font que l’éloge des dignitaires du pays. Si on écoute les musiques d’hier, elles transmettent des message qui sont  éducatifs », ont fait savoir certains amoureux de la musique centrafricaine au micro de Radio Ndeke Luka.

On compte au total une centaine de groupes musicaux en République centrafricaine. Mais la richesse et la diversité musicale de ce pays demeure à ce jour inexploité dû au retard  qu’a pris ce pays. Comme exemple, les troubles politico-militaires vécues de 1996 à 2003 entrainant  la destruction à plusieurs reprises de la station de Radio Centrafrique, précisément la Bandothèque, lieu de conservation des œuvres musicales.

La Fête de la Musique a été lancée le 21 juin 1982 en France. Par la suite, il y a eu une mobilisation des musiciens professionnels et amateurs portée à tous les genres musicaux allant du  jazz, à la chanson et aux musiques traditionnelles, jusqu’ aux musiques dites sérieuses ou savantes.

Musicien

Rubrique rendez vous / Culture / samedi 1 juin 2013 10:55

Le parcours Musical de Amsa Yaya du Groupe Tropical Fiesta

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