Bientôt un nouveau centre de formation de la JPN dans l’Ombella M’Poko Le Haut-commissariat à la Jeunesse Pionnière Nationale (JPN) a sillonné ce mercredi les villages Bogoula, Mandjo, Mardoché et Boali dans l’Ombella M’Poko pour sensibiliser les populations de ces localités sur la protection des infrastructures du futur centre de formation et de production en construction au village Mandjo, 65 Km de Bangui axe Boali.

Les infrastructures sont constituées de salles de formation, de bâtiments administratifs, de logements, d'entrepôts et de poulaillers. Ce centre servira à apprendre la couture, la menuiserie, la mécanique, l’hôtellerie, l’élevage et l’agriculture.  

A Mardoché, situé à 70 Km sur l’axe Boali, Pierre Bolégué, chef dudit village, pense que ces formations seront bénéfiques pour l'éducation civique de la population.
 
« Certains jeunes filles et garçons du village ont fait le déplacement de Boali pour prendre part à la formation de la JPN. Une telle initiative favorise le développement du pays à la base », s’est-il félicité.

A Boali centre, un atelier de sensibilisation et d’éducation des jeunes est organisé depuis mercredi pour préparer les mentalités. Ils sont une quarantaine venus des villages environnants à prendre part à ces assises de trois jours. Michel Mounet, sous-préfet de Boali, salut cette initiative et demande aux participants d’être attentifs.
 
« Cette sensibilisation vient à point nommé à partir du moment où le pays est à plat. Il fallait une action pour relancer les activités économiques », a indiqué le sous-préfet. Il invite les jeunes à « suivre les modules enseignées qui vont contribuer au développement du pays ».

Le projet est financé par la Banque Africaine de Développement à hauteur d’un milliard de francs CFA.

RCA : La menuiserie du BSS de nouveau opérationnelle à Bangui La menuiserie du Bataillon des Services et de Soutien (BSS), réhabilitée à hauteur de 88 millions de francs CFA par la France (134.155 euros), a été remise ce lundi à l’armée nationale. Cette structure a la spécificité de servir de cadre à la réinsertion socio-professionnelle des ex-combattants à travers le programme Désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement (DDRR).

« La reconversion est l’un des programmes importants », a indiqué Jean Wylibiro Sacko, ministre conseiller en matière du DDRR à la Présidence de la République. Pour lui, « il nous faudrait faire en sorte que rapidement tous les anciens éléments des groupes armés puissent retrouver une vie normale, une vie positive, une place dans la société à travers des activités qui pourront leur permettre de vivre leur vie autrement », expliquant que « ce premier projet que soutient la France est un début ». 

Ce centre de formation et de production sera un endroit idéal pour la réinsertion des ex-combattants et des militaires qui sont déjà admis à faire valoir leur droit à la retraite. Selon le ministère de la Défense, ces prestations ne seront pas exclusivement réservées aux militaires. « C’est toute la population centrafricaine  qui pourra en bénéficier », a fait savoir le colonel Thierry Yarafa, coordonnateur de ce projet.

D’après l’officier supérieur de l’armée, « en Centrafrique nous avons des menuiseries, mais ces derniers temps, nous sommes butés à des problèmes de qualité ». Le colonel Yarafa relève que le militaire centrafricain « fait un travail de qualité », et qu’il convient dès lors de « démarrer avec le minimum que nous avons en ce moment ».

Plusieurs autres projets appuyés par l'EUTM, la France, la Minusca et certains partenaires au développement, sont en vue dans le cadre de la reforme du secteur de sécurité.

www.illao.cf, un nouveau site internet ouvert à tous à Bangui Une adresse internet professionnel, la première du genre en Centrafrique, vient d'être lancée ce mardi à Bangui. www.illao.cf, permet au public de vendre l’image du pays en ligne.

Ce site va également faire la promotion de la communication et offrir au Centrafricains le moyen de mettre en ligne gratuitement leur curriculum vitae (CV). 

« C'est mon métier de base. Je suis diplômé dans ce domaine et du coup je ne fais que mettre en pratique le fruit de mes études et de mon expérience professionnelle », explique Brice Ekomo Soignet, directeur de la Communication NILLA (qui signifie ‘‘c’est ça’’ en langue nationale). Car selon lui, « J'ai joué les apparences pour cerner quels sont les réels besoins de mon pays et de la population ». 

« Si les autorités ne font rien pour qu'il y ait une réelle décentralisation, créer ce site internet est une porte ouverte pour une décentralisation d'un point de vue numérique », souligne-t-il.

A titre d’exemple, « On peut aller dans la Lobaye où on pense que les gens n'ont pas internet, il y a des ONG et des forces internationales qui sont là-bas. Ils ont des V SAT, il suffit de se rapprocher d'elles et leur dire créer leur des cybercafés », indique le responsable de ce site internet.

Mr Ekomo Sougnet estime que c’est « ce genre d'initiatives qu'on peut prendre à Bruxelles ». « Cela va permettre de dire qu'il y a des gens qualifiés qui ont besoins de formation », conclut-il.

L’Economie numérique : un défi en Centrafrique L’économie numérique reste un défi à relever en République Centrafricaine sans une référence. Un atelier national de deux jours s’ouvre ce lundi, le premier du genre. Elle est organisée par le Ministère de la Télécommunication chargé de la promotion des Nouvelles technologies de l’information et de la communication.

Les travaux ont pour objet de poursuivre et d’intensifier la réflexion sur les acteurs de l’administration publique du secteur privé et de la société civile en vue de l’élaboration d’une stratégie de l’économie numérique.

Le Représentant pays de la CEMAC, Jeannot Christophe Gouga III, définit l’économie numérique comme : « L’ensemble des activités de production et de commercialisation des biens et services dans le domaine des télécommunications et d’autres moyens de communication tels que l’internet et l’informatique ».

« Tous les Etats du monde sont aujourd’hui très en avance dans le domaine du numérique. L’Afrique en générale vient de rattraper son retard », a-t-il souligné indiquant que : « La RCA, dans ce peloton des Etats africains, a décroché ».

Selon, le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, la population est toujours confrontée à des difficultés de communication.

« Quoi de plus révoltant pour un citoyen confronté à des défis sécuritaires, lorsqu’il prend son téléphone pour appeler un interlocuteur on lui répond par une voix douce et charmante, cet interlocuteur n’est pas joignable » et « Deux seconde plus tard lorsqu’on récidive, on joint cet interlocuteur ».

Pour le chef du gouvernement qui s’adresse aux responsables des sociétés de téléphonie mobile, « On ne pas relevé le défi de cette carence en matière de la facture numérique sans une référence », a-t-il indiqué poursuivant que « la référence, c’est Telecel, c’est Azur, c’est Moov, c’est Orange ».

Selon le chef du gouvernement, « Nous ne pourrions pas comprendre que la République Centrafricaine avec quatre sociétés de téléphonie mobile est toujours confrontée à ce défi de communication ».

Pour le ministre de la Télécommunication chargé de la promotion des Nouvelles technologies de l’information et de la communication, Justin Gourna-Zacko, « La révolution numérique marquée par la convergence entre  l’informatique et les télécommunications a pleinement bouleversé les modèles économiques traditionnels des entreprises,  le fonctionnement de nos sociétés et nos modes de vie »

Le membre du gouvernement estime que : « Dans une ascension fulgurante, le numérique a pénétré notre intimité au point que nous n’imaginons pas nous passer d’outil pourtant tout à fait récent ».

Ces assises de 48 heures regroupent des opérateurs de téléphonie mobiles, des Banques et micro-finances, les cadres de l’université de Bangui et d’autres institutions de la place.

La France octroie 475 millions de francs CFA pour appuyer trois préfectures La France octroie une enveloppe de 475 millions de francs CFA (724.133 Euros) à deux ONG, Solidarité Internationale et Triangle Génération Humanitaire œuvrant dans les zones en difficulté en République Centrafricaine.

Les documents ont été signés ce jeudi entre l'ambassade de France à Bangui et les deux ONG en présence de plus d'une dizaine des personnes. Le Projet Solidarité International bénéficie d'une subvention de 213 millions F CFA (325.000 Euros) alors que le Projet Triangle Génération Humanitaire (TGH) s'est vu octroyer l'enveloppe de 262 millions F CFA (400.000 Euros).

De la répartition des tâches

L'ONG Solidarité Internationale, qui doit intervenir dans la Nana Gribizi et dans l'Ouham principalement dans la sous-préfecture de Kabo, devra au moyen de ce financement apaiser les tensions sociales par des activités impliquant les membres des communautés agropastorales et pastorales. 5.150 ménages environ 25.000 personnes sont la cible du Projet Solidarité Internationale. Il est prévu que Solidarité Internationale, à travers cette enveloppe, couvre les besoins urgents des populations les plus vulnérables par un soutien direct en aide humanitaire, relance l'agriculture et soutient les filières d'élevage dans la sous préfecture de Kabo, et la préfecture de la Nana Gribizi.

Triangle Génération Humanitaire, qui va œuvrer dans la préfecture de la Vakaga, devra faire en sorte que les populations puissent produire et diversifier leurs activités, que ce soit dans l'agriculture ou l'élevage. 11.135 ménages soit environ 55.675 personnes sont visées par le Projet Triangle Génération Humanitaire. Le financement vise à réussir la campagne agricole par la distribution d'intrants, à soutenir la filière d'élevage et enfin à appuyer la mise en place d'activités génératrices de revenus dans la préfecture de la Vakaga.

Le Représentant de l'ONG Solidarité Internationale, Eric Escudero, l'un des exécuteurs, de ce projet se dit très satisfait de ce financement. « L'activité sera menée avec la FNEC et l'ANDE dans le but d'apaiser les tensions inter-communautaires afin de les protéger et de les mettre en valeur »

L'ambassadeur de France à Bangui, Charles Malinas explique le contexte qui a conduit à ce financement.

« Aujourd'hui, nous signons pour une remise de subvention avec deux organisations qui mènent des actions en particulier dans le domaine du pastoralisme dans la Vakaga, l'Ouham, la Nana Gribizi et la Lobaye », a-t-il indiqué. « Mais nous signerons sans doute avec d'autres organisations pour d'autres projets » ; a promis Charles Malinas.

La Vakaga est jugée « zone très fragile » sur le plan de la cohabitation entre les communautés, agriculteurs et éleveurs. Par ailleurs, l'Ouham et la Nana Gribizi sont marquées par l'influence de la mouvance Séléka et une insécurité persistante liée au contrôle des factions, ex-Séléka et Antibalaka.

Dégradation du tronçon Baoro/Bouar : les transporteurs se plaignent La dégradation très avancée du tronçon Bouar/Baoro, distant de 60 kilomètres, sur l'axe Bangui(RCA)/Douala(Cameroun), perturbe sérieusement le transport sur ce corridor, considéré comme le poumon de  l'économie nationale. La détérioration de ce segment empêche le respect scrupuleux du calendrier des convois qui prévoit deux voyages dans la semaine.

Selon le Syndicat national des transporteurs centrafricains, la route national numéro 1 est impraticable pour l'heure. Les camions, qui quittent Garoua/Boulaï à destination de la capitale Bangui, sont souvent obligés de passer plus de jours que prévu sur la portion Bouar/Baoro.

« Il y a un problème entre Baoro et Bouar. La route est vraiment impraticable », a déploré Abdoulaye Seï, délégué du Syndicat national des transporteurs et coordonnateur de la Mission de Suivi Route nationale 1 et 2.

« Au niveau de Garoua-Boulaï, le convoi quitte mardi et passe la nuit à Bouar. Le lendemain, il arrive à Bosseptélé et va directement sur Bangui. Maintenant ce n'est plus le cas, il y a la boue, il y a les crevasses et parfois les camions peuvent faire trois à quatre jours pour atteindre Bosseptélé », a-t-il ajouté.

M. Abdoulaye Seï regrette l’inertie du gouvernement de transition face à cette situation, malgré les tentatives de réparation du tronçon par la Mission onusienne.

« La Minusca est au courant, ce sont ses soldats qui escortent les véhicules. Le gouvernement également est au courant. Il leur appartient de voir ce qu'il faut faire. Je pense que le corridor Bangui/Douala est emprunté par les autorités centrafricaines », a conclu le délégué du Syndicat national des transporteurs.

D'importantes décisions sont prises lors de cette rencontre à l'issue du 12e sommet ordinaire de la Communauté Economique et Monétaire des Etats de l'Afrique Centrale (CEMAC) qui s'est tenu à Libreville au Gabon du 5 au 6 mai 2015.

La conférence a nommé des centrafricains notamment M. Armand Guy Zounguéré-Sokambi est nommé vice-président de la Banque de Développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC) en remplacement de M. André Nzapayéké, l'ancien Premier ministre centrafricain de la transition. M. Maurice Christian Ouanzin est nommé secrétaire général adjoint de la Commission bancaire de l’Afrique centrale (COBAC).

Les Chefs d'Etats et de gouvernement se sont félicités de la normalisation progressive de la situation en République centrafricaine. Ils ont décidé de la relocalisation immédiate et sans conditions du siège de la commission de la CEMAC, de l’école Inter-États de Douanes (EIED) et de la Carte Rose à Bangui.

Les Chefs d'Etats et de gouvernement ont émis le vœu, que le dialogue inter-centrafricain de réconciliation en cours à Bangui, soit conduit avec sérénité et détermination pour une sortie définitive de crise et le retour à la paix.

La présidence de la Communauté est assurée, à compter de ce 7 mai, par M. Obiang Nguema Mbasogo, président de la République de Guinée-équatoriale.

La conférence a par ailleurs décidé de la libre circulation des personnes dans l'espace communautaire. Désormais, les ressortissants des pays de la CEMAC sont autorisés à circuler sans visa, mais munis soit de la carte d’identité biométrique, soit du passeport biométrique, soit du passeport CEMAC biométrique homologué.

Au regard des difficultés du démarrage de la Compagnie communautaire Air CEMAC, les Chefs d’Etat, de gouvernement et de délégation ont décidé de renoncer à ce projet.

Initialement, le 12e sommet ordinaire de la Communauté Economique et Monétaire des Etats de l'Afrique Centrale devait se tenir les 7 et 8 janvier dernier toujours à Libreville, la capitale gabonaise.

Hélène Légal, conseillère Afrique du président François Hollande, a indiqué lors d'une conférence de presse mercredi à Bangui, que son pays était préoccupé par la remise en marche de l'administration et d'autres institutions en Centrafrique. La conseillère du chef de l'Etat français a par ailleurs appelé les autorités concernées à préparer résolument les élections prévues en 2015.

« En République Centrafricaine, il y a plusieurs chantiers qui doivent être menés », a estimé l'émissaire de François Hollande, au deuxième jour de sa visite.

« Ce n'est pas le gouvernement tout seul, la communauté internationale est là pour accompagner, que ce soit sur le plan de la sécurité -avec la Minusca-, que ce soit à travers des financements qui permettent d'obtenir satisfaction. Il n'y a pas beaucoup de recettes propres, il y a beaucoup d'argent qui vient des bailleurs de fonds. Du coup, il y a une exigence de ces bailleurs sur l'utilisation des fonds », a-t-elle dit.

S'agissant des élections, il y a pas mal de choses à faire, selon elle, notamment la mise à jour des listes.  « D'abord, il y a un cadre législatif qui se prépare à Bangui, il y a également des décisions à prendre sur notamment le couplage des scrutins. Il y a aussi un recensement qu'il va falloir faire sans doute à partir des listes qui existent des dernières élections, mais qu'il faut revoir en profondeur. Il faut tenir compte des personnes qui se sont réfugiées à l'étranger », a-t-elle conseillé.

La conseillère Afrique du président Hollande a enfin souligné la contribution de la Minusca aux efforts de normalisation. « La Minusca a pu sécuriser le retour d'un certain nombre de personnes, que ce soit des préfets, des sous-préfets, des magistrats, des gendarmes pour que les autorités reprennent pied dans l'ensemble du pays. », s'est-elle réjouie.

Le redéploiement de l'administration est une préoccupation que partagent aussi les Nations unies, comme le disait le 7 septembre dernier, la coordonnatrice  des Affaires humanitaires de l'ONU en Centrafrique, Claire Bourgeois.

La MINUSCA entame les travaux de réhabilitation de certaines artères de Bangui La Mission des Nations unies pour le soutien à la Centrafrique (MINUSCA) n'a pas de temps à perdre. Mardi, à six jours du lancement officiel de ses activités, elle a entamé, en collaboration avec les autorités centrafricaines concernées, les travaux de réhabilitation routière dans le 6ème arrondissement de Bangui, la capitale.

Selon un responsable du ministère des Travaux publics, ce chantier d'un coût d'environ 100 millions de francs CFA (environ 152.000 euros), durera deux mois.

Le Premier ministre Mahamat Kamoun, et le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en Centrafrique, Babacar  Gaye, ont rehaussé de leur présence la cérémonie de lancement de ces travaux.

Dans une interview accordée à Radio Ndèkè Luka, le directeur général des Travaux publics, Félicien Koningué, a précisé que ces travaux concernent toutes les déviations provoquées par l'effondrement du pont Sapéké dans le 6ème arrondissement. « Les travaux seront exécutés par le génie militaire de la MINUSCA. Par la suite, conformément à un partenariat avec l'Eufor (la Force opérationnelle de l'Union européenne), nous allons poursuivre ces réalisations dans les autres arrondissements de Bangui », a-t-il indiqué. « La dégradation des routes et des rues est devenue un problème général. Il faut y remédier pour faciliter non seulement la circulation des biens et des personnes mais également sécuriser la ville de Bangui », a-t-il poursuivi. 

« Avec la rupture du pont Sica Castors dont les travaux de réparation ont été interrompus par les intempéries, nous comptons mettre en place un pont bêlé, un ouvrage métallique pour permettre aux habitants de reprendre la circulation sur l'Avenue de France », a ajouté le directeur Félicien Koningué. 

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