| Bangui | 100.9 FM |
| Bambari | 100.9 FM |
| Bouar | 100.9 FM |
En ondes courtes
sur 6030KHZ,
tous les jours 18-20h
Les habitants des villes de Berberati (ouest) et Birao (nord) viennent d’entamer, chacune de son côté, une vaste campagne de lutte contre l’insécurité alimentaire. Elle consiste surtout à lutter contre la hausse récurrente des prix des denrées alimentaires.
A Berbérati le préfet poursuit lui-même ce mercredi 24 aout 2011, une phase de sensibilisation à l’endroit des éleveurs et agriculteurs pour relever le niveau de leur rendement dans leur secteur respectif à travers de travaux en groupement.
Pour preuve, remarque le correspondant de Radio Ndeke Luka, « les habitants de la commune de la Basse-Mambéré abandonnent désormais les activités diamantifères au profit de l’agriculture. Toutefois, ces derniers se plaignent de l’absence des techniciens en la matière. L’autre plainte évoquée par ces agriculteurs concerne aussi la mévente de la banane plantain produite en quantité suffisante. Ils lancent à cet effet un appel au gouvernement pour une aide appropriée dans ce sens ».
De leur côté les agriculteurs de Birao profitent ces derniers temps de l’importante pluviométrie pour s’adonner activement à leurs activités quotidiennes. D’importantes surfaces cultivables regorgent entre autres : mil, maïs, arachide, haricot, sorgho, indique le correspondant de Radio Ndeke Luka.
Objectifs poursuivis, améliorer les rendements, réduire la hausse du prix des denrées alimentaires et enrayer la famine dans cette localité en proie à l’insécurité.
Le correspondant affirme que pour mener à bout leur mission, « 32 groupements ont déjà bénéficié d’un encadrement technique de la part des services agricoles présents à Birao ».
Il y a plus de 4 ans, la ville de Birao a été secouée par de troubles militaro-politiques fragilisant ainsi le secteur agropastoral.
Treize bœufs appartenant à une dizaine d’éleveurs ont été abattus au cours des deux derniers mois, par des inconnus. Les évènements se sont déroulés dans la commune d’Adamou Langué, à 12 km de la ville de Bouar dans la préfecture de Nana Mambéré, à l’Ouest de la Centrafrique. Sous l’effet de la psychose généralisée, ces éleveurs ont pris la résolution de quitter la localité, pour d’autres régions plus paisibles, de peur de perdre l’ensemble de leur bétail.
Ces évènements sont intervenus au moment où la compagne économique 2011 dans la préfecture de Nana Mamberé, cherche à promouvoir le développement de l’élevage. Les auteurs de ces actes sont toujours en cavale.
Informé de la situation, Basile Yakité, coordonateur régional de la Fédération National des Eleveurs de Centrafrique (FNEC), tout en condamnant l’acte « qui est souvent à l’origine du déplacement définitif des éleveurs vers l’extérieur » selon ces termes, a promis de « mener une enquête en vue de traquer et sanctionner ces malfrats ».
La Journée nationale de l’Arbre est célébrée le 30 juillet 2011 à Yaloké, ville du Nord-ouest située à 225kms de Bangui. Il s’agit de la 27e édition de cette journée organisée. Elle est célébrée autour du thème : « Arbre pour un développement durable et responsable ».
Les manifestations se dérouleront en présence du Chef de l’Etat, François Bozizé. Cette cérémonie, à laquelle prennent part la quasi-totalité des hautes personnalités du pays, est organisée par le Ministère des eaux et forêts avec l'appui financier du Compte d'affectation spéciale du développement forestier et d'autres partenaires.
La ville de Yaloké est en ébullition depuis le 29 juillet. Un site est aménagé à 7 km de la ville pour accueillir la traditionnelle opération de plantation d’arbres.
L’évolution du secteur forestier en Centrafrique, d’ici à 2020 est conditionnée par la situation de l’exploitation actuelle des ressources forestières. Dans l’étude de prospective du secteur forestier centrafricain, la vision pour le futur est posée en termes de la disponibilité. L’identification des problèmes liés à l’aménagement des forêts, la mise place des stratégies environnementales et de biodiversité, montrent les efforts consentis pour l’amélioration et la préservation des ressources forestières.
Cependant, les interrogations sur l’accroissement démographique, l’afflux des réfugiés étrangers, les conséquences de la pauvreté, l’immigration des populations à la recherche de bonnes terres, les modes d’exploitation peu durables sont des facteurs d’incertitudes qui amènent à réfléchir.
Face à cette situation, plusieurs observateurs se demandent si « peut-on affirmer si les ressources forestières actuelles sont-elles suffisantes pour répondre de manière durable aux exigences environnementales, écologiques, économiques et sociales du pays ? ».
La République Centrafricaine est en phase de lancer sa première industrie d’exploitation des gisements aurifères. Il s’agit du gisement de Ndassima dans la préfecture de la Ouaka (Centre). Ce site était à l’étude depuis une dizaine d’années. Les résultats de ces études ont révélé une réserve suffisante d’or exploitable. Il s’agit également de l’industrie de commercialisation de ces minerais.
Une étude d’évaluation d’impact environnemental a été également mené il y’a quelques années, dans le but d’informer la population, sur la plus value que cette société apportera à la population de ladite localité. Selon Pauline Voga, directrice de la Communication et du développement communautaire de la société Aurafric et Axmin, « ces études ont été faites dans un rayon de 25 km à partir du site du gisement ».
« Des avancées positives sont enregistrées, en termes d’acquisition des documents administratifs, devant permettre à la société d’exploiter les mines d’or de Ndassima » a-t-elle ajouté. Elle précise « qu’une société canadienne a obtenu du gouvernement centrafricain le permis d’exploitation depuis 2008 et la société est dans la recherche de financement pour la mise en œuvre de ce projet ».
Au sujet de la méthode qui sera mise en place pour l’exploitation de l’or de Ndassima, Pauline Voga affirme qu’il s’agira d’une exploitation industrielle et non d’exploitation artisanale, pratiquée jusque là en Centrafrique.
Il y a désormais un nouvel Etat aux frontières de la République Centrafricaine. Il s’agit du Sud Soudan. La proclamation officielle du nouvel Etat se fera ce samedi 9 juillet 2001. Le ministre des Affaires Etrangères, le Général Antoine Gambi, a confié à Radio Ndeke Luka, que le président centrafricain François Bozizé, sera présent à Juba, pour assister aux manifestations officielles.
Le tracé de la frontière passe par les villes du nord et nord-est de Centrafrique à savoir Birao, Obo, Yalinga, Bria et Sam-Ouadja. Ce nouveau pays voisin s’est finalement détaché du Soudan et devient désormais un Etat indépendant suite à un référendum. C’est 193ème pays du monde et 55ème de l’Afrique.
« La RCA ouvrira bientôt une représentation diplomatique au Sud Soudan et compte entretenir de bons rapports avec lui à l’instar des autres. D’ailleurs, au dernier Sommet de l’Union Africaine à Malabo, le Vice président de ce nouveau pays a été ovationné par les Chefs d’Etats africains pour cet évènement », a indiqué le général Antoine Gambi, ministre des affaires étrangères de Centrafrique.
Le chef de la diplomatie centrafricaine a expliqué que « la Centrafrique partage des valeurs culturelles avec son voisin. Des milliers de civils fuyant la guerre avec le Nord Soudan vivent actuellement dans la ville de Mboki, une des Sous-préfectures du Haut Mbomou (nord-est). En ce qui concerne la sécurité transfrontalière, les trois pays notamment, le Tchad, Soudan et la République Centrafricaine ont tenu une réunion pour la circonstance et des mesures ont été prises pour combattre tous bandits de grands Chemin dont les rebelles de l’Armée de Résistance du Seigneur de Joseph Koni ».
Le Sud Soudan partage également ses frontières à l’Est avec l’Ethiopie, au sud avec le Kenya et l’Ouganda et à l’Ouest avec la République Démocratique du Congo et la République Centrafricaine. Vers le Nord, il y a bien évidemment le désormais Nord Soudan avec toujours Khartoum, pour capitale.
Le nouvel Etat couvre une superficie totale de 589 000 745 kilomètres carrés, soit 24% du territoire des deux Soudans. La population est de 8 500 000 habitants soit 20% de la population soudanise. Il regorge d’immenses ressources naturelles dont le pétrole. D’autres minerais sont aussi répertoriés.
Au Sud-Soudan, la religion dominante est le christianisme avec une minorité musulmane. A cela s’ajoute l’animisme. Deux langues officielles sont parlées, l’anglais en priorité, suivie de l’arabe qui est parlé largement sur l’ensemble du territoire.
La diversité ethnique est l’une des principales caractéristiques du Soudan : on y compte 56 groupes ethniques. En outre, l'hétérogénéité géographique du pays influe directement sur la vie économique, sociale, politique et culturelle de ces groupes, leur forte mobilité liée à l'exploitation du milieu naturel étant la source de nombreux conflits entre des tribus qui se disputent les ressources naturelles depuis le dix neuvième siècle jusqu’à nos jours.
Le Soudan dans sa globalité regroupe environ 570 tribus réparties en 56 groupes ethniques selon divers critères linguistiques et culturels. Il existe de grandes différences de composition ethnique entre le Nord et le Sud qui est constitué la plupart des Noires. C’est pourquoi en trouvera des diversités ethniques vers le Sud -Soudan qui s’est encore subdivisé en trois groupes, notamment les Sudistes du Centre, de l’Est et de l’Ouest avec plus d’une vingtaine d’ethnies.
Janvier 2011, c’est une date historique. Tous les Sudistes ont voté la sécession entre le Nord et le Sud à 98,83 %. Tout est parti d’une prise de position des ex-rebelles Sudistes qui n’acceptaient pas la domination du Nord sur leurs intérêts.
En 2005, date de la fin de la dernière guerre civile qui a fait de milliers de morts et des personnes déplacées, le Mouvement Populaire de Libération du Soudan (SPLM) fondé par John Garang et le Parti du Congrès National (NCP) du président El Béchir ont accepté de faire la paix à travers la formation d’un gouvernement d’union nationale.
C’est dans la même année que le leader du SPLM a trouvé la mort par accident d’hélicoptère. Il a été remplacé par Salva kiir qui va être le premier président de ce nouveau pays.
Les travaux de consultation nationale pour l’ouverture d’un centre de recherche et de documentation sur les femmes en Centrafrique sont ouverts ce 6 juillet 2011. Ce centre aura entres autres missions de contribuer à l’harmonisation des politiques sur les droits des femmes et l’égalité du genre et la mise en œuvre d’instruments légaux et d’engagements politiques en faveur des droits de la femme.
Lors du troisième forum des ministres en charge de la femme dans les grands lacs en 2010 en Tanzanie, la Centrafrique avait pris l’engagement d’organiser une consultation relative à l’implantation d’un tel centre. « Le centre collectera des informations sur la femme et constituerait une base de données sur la femme en Centrafrique » a affirmé Marguerite Petro Koni Zeze ministre des affaires sociale de la RCA.
Yvonne Matutu assistante au représentant de l’UNESCO en charge des sciences humaines et sociales précise que « les participants à cette consultation auront à partager les informations et élaborer la vision nationale au regard du projet de Kinshasa ; mais feront également des propositions autours des thèmes et des activités considérées comme prioritaires pour le centre de recherche ».
Ce centre de recherches et de documentation sur les femmes, le genre et la construction de la paix selon les acteurs, sera un instrument légal et d’engagement politique en faveur des droits de la femme et de l’égalité des genres. Plusieurs agences des nations unies dont le BINUCA (Bureau intégré des Nations Uniespour la consolidation de la paix en Centrafrique) font déjà partie des partenaires dans la mise en place de ce centre.
« Les Etats Généraux des Finances avancent bien et bientôt une plénière sera organisée pour faire le point de la préparation ». C’est une déclaration de Sylvain NDOUTINGAÏ, ministre d’Etat centrafricain aux finances, le 2 juillet 2011 au cours d’un point de presse à Bangui.
Le premier point abordé dans cet entretien avec les journalistes est le soutien de la RCA à la candidature de Christine Lagarde à la direction Générale du FMI. Le ministre a indiqué que « Christine Lagarde est la personne la mieux indiquée qui maîtrise les questions africaine et particulièrement la sous région CEMAC ».
Abordant les Etats Généraux des Finances lancés il y a quelques semaines, Sylvain NDOUTINGAÏ précise que « les travaux s’avancent à merveille à merveille pour la tenue de cette plénière ».
Signalons que 7 groupes thématiques sont constitués pour poursuivre les travaux. Une plénière est prévue dans un bref délai pour faire le point sur l’état d’avancement. L’Etats généraux des finances se promettent de faire le ménage dans le domaine des finances de l’Etat centrafricain.
Le Japon accorde une aide de 12 millions de dollars (soit près de 5 milliards 400 millions de francs CFA) pour encourager l’éducation et la survie des enfants en République Centrafricaine. La contribution bénéficiera à au moins 200.000 enfants dans les régions du nord et du sud-est affectées par le conflit. Le bureau de l’UNICEF à Bangui est chargé de l’exécution des activités prévues dans ce cadre. Il s’agit principalement de reconstruire les installations de services sociaux dans les régions concernées.
Cette aide permettra à au moins 200.000 enfants parmi les plus vulnérables du pays d’accéder à l’éducation de base, aux soins de santé, à l’eau potable et à l’assainissement.
Le don a été officiellement scellé lors d’une cérémonie qui s’est tenue le 27 juin 2011 à Bangui, au cours de laquelle l’Ambassadeur Keiji Yamamoto, qui représente le gouvernement japonais en RCA, et Tanya Chapuisat, représentante de l’UNICEF en RCA, ont signé l’Échange de Notes en présence du Premier Ministre Centrafricain M. Faustin Archange Touadera, de la Ministre de l’Enseignement Primaire, Secondaire et de l’Alphabétisation , du Ministre de la Santé Publique, de la Population et de la lutte contre le SIDA, ainsi que d’autres hauts fonctionnaires de l’État. L’accord de don sera signé par la JICA (l’agence japonaise d’aide bilatérale) et l’UNICEF à Tokyo.
« L'UNICEF est sincèrement touché par la générosité du peuple japonais qui a une longue histoire de soutien au monde en développement et qui n'a pas cessé à la suite de la récente catastrophe » a déclaré Mme Chapuisat, avant d’ajouter que ce don à la RCA sauvera des milliers d’enfants et en aidera une multitude d’autres dans les régions touchées par le conflit à réaliser leurs droits à l’éducation, à la santé et à la survie.
La RCA est un pays pauvre qui sort à peine de plusieurs années de conflit et la reconstruction de la nation est un processus lent. Des poches de violence continuent de déstabiliser les régions du nord et du sud-est et la plupart des infrastructures sont encore en piteux état. Les indicateurs en matière de bien-être infantile tels que la mortalité infantile sont parmi les pires au monde et il faudra des efforts spéciaux pour pouvoir s’approcher de manière conséquente des Objectifs du Millénaire pour le Développement.
« Je souhaite que les lendemains des récentes élections présidentielle et législative dont le Japon a contribué au financement soient propices à la consolidation de la paix et au renforcement de la sécurité humaine dans tout le pays, surtout dans les zones bénéficiaires de ce projet, afin que les populations de base soient les principaux bénéficiaires, » a déclaré l’ambassadeur Yamamoto.
Ce don est l’un des premiers approuvés par le gouvernement du Japon depuis le terrible tremblement de terre qui a touché l'Est du pays en mars 2011. Il couvre une période de trois ans et sera consacré à l’éducation, en faveur de 20.000 enfants touchés par le conflit, grâce à la construction, la réhabilitation et l'équipement de 260 salles de classe et 300 blocs de latrines dans 50 communautés dans le nord, ainsi que la formation de 90 associations de parents-enseignants et de responsables de l’éducation. Dans le secteur de la santé, la réhabilitation et l'équipement de 100 centres de santé primaires et la fourniture de matériel de base pour la chaîne du froid et autres ainsi que de trousses d’urgence pour les soins obstétriques et néonatals à 100 installations de soins de santé primaires amélioreront les services de santé pour plus d’un million de personnes, dont plus de 190.000 enfants de moins de 5 ans et 42.000 femmes enceintes. La formation de personnel de santé et la fourniture d’ambulances tout-terrain et de motos renforcera les systèmes de référence et les activités de sensibilisation.
Dans le secteur de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement, le don servira à construire 100 nouveaux points d’eau et à en réhabiliter 200, ce qui permettra à au moins 150.000 personnes d’avoir accès à l’eau potable. Des installations sanitaires appropriées et l’éducation à l’hygiène dans 50 écoles primaires et 100 centres de santé bénéficieront à 20.000 écoliers et 600.000 patients externes, dont 105.000 enfants de moins de 5 ans et 30.000 femmes enceintes. Le programme d’assainissement total piloté par la collectivité permettra de créer un environnement hygiénique sûr dans 300 villages, ce qui bénéficiera directement à 300.000 personnes, dont 52.000 enfants de moins de 5 ans et 15.000 femmes enceintes. Les habitants de 300 villages seront en mesure de contribuer à leur propre développement communautaire. Dans cette optique on construira 7 maisons de jeunes et on formera des jeunes éducateurs en matière de VIH et des groupes de soutien.
Le gouvernement du Japon soutient la RCA depuis l’instauration des relations diplomatiques en 1960, avec quelques interruptions pour des raisons de sécurité pendant les périodes d’intense conflit armé. Actuellement l’accent est mis sur la consolidation de la paix et les interventions pour les OMD, notamment dans les domaines de la santé maternelle et infantile, de l’éducation primaire et de l’eau et l’assainissement.
Entre 2008 et 2010, l’aide bilatérale du Japon et ses contributions à différents partenaires humanitaires et de développement en RCA se sont élevées à 45,5 millions de dollars. Cette aide s’est étendue à l’allègement de la dette et au soutien aux élections législatives et présidentielles de l’année dernière.
« Les contributions du Japon ont pour objectif d'atteindre les communautés les plus vulnérables, de leur donner des moyens d'agir et de réduire les inégalités afin de réaliser les OMD – une vision partagée par l'UNICEF » a déclaré Mme Chapuisat, « et nous avons hâte de pouvoir œuvrer ensemble pour atteindre ces objectifs. »
Le secrétaire général de l’ONU vient de publier, un rapport sur la RCA. Un rapport dont les conclusions et les recommandations indiquent que l’absence de l’opposition politique au sein des institutions démocratiques, depuis les élections de 2011, « nuit sérieusement au processus de réconciliation nationale en Centrafrique ».
Dans ce rapport, Ban Ki Moon félicite toutes les parties prenantes d’avoir organisé avec succès les élections présidentielle et législatives et d’avoir assuré leur déroulement dans un climat pacifique. Mais il ajoute que pour permettre le développement durable et sans exclusive de la République centrafricaine, il est essentiel que le pays se dote de solides institutions démocratiques au sein desquelles les représentants des diverses communautés, tirant parti de la richesse et de la diversité de leurs points de vue, peuvent travailler ensemble à l’édification de la nation. « L’opposition politique doit y trouver sa place et avoir la liberté de s’y exprimer pour contester la politique du Gouvernement dans le respect de la moralité et de la légalité ».
L’ONU demande déjà de tirer les enseignements des élections de 2011. Pour cela, mentionne le rapport, « il faut remédier sans délai aux irrégularités et aux faiblesses relevées par les observateurs nationaux et internationaux, et appliquer les recommandations de la Cour constitutionnelle. La création récente d’un organisme professionnel, permanent et autonome, rattaché à la Commission électorale indépendante, constitue une avancée encourageante dans ce sens ».
Le SG de l’ONU encourage les autorités à s’atteler à l’organisation des élections municipales, première étape importante dans la poursuite du processus de démocratisation, de décentralisation et de rétablissement de l’autorité de l’État dans tout le pays. Il importe selon lui, que « le Gouvernement renforce l’état de droit et la sécurité dans toutes les régions, ce qui permettrait d’établir un environnement stable et démocratique propice au développement économique ».
Bien que le mandat du Comité de suivi ait expiré, toutes les recommandations formulées au cours du dialogue politique sans exclusive n’ont pas été mises en œuvre. Il faut que le Président Bozizé et son nouveau gouvernement « continuent de s’attacher à mettre fin aux dissensions nationales et à réunifier le pays. J’encourage le nouveau Gouvernement à hâter l’application de l’ensemble des recommandations issues du dialogue politique sans exclusive ».
Ban Ki Moon appelle une nouvelle fois le Gouvernement et les groupes politico-militaires à faire avancer le processus de désarmement, de démobilisation et de réintégration, en vue de rétablir la stabilité et de favoriser le relèvement de l’économie du pays. Avant de passer à un processus rigoureux de désarmement et de démobilisation, il est indispensable d’obtenir des précisions sur les ressources nécessaires à l’heureux aboutissement du processus de réintégration. En tant que partie intégrante du processus de désarmement, de démobilisation et de réintégration, « la stratégie de réintégration se doit d’être infiniment crédible aux yeux des groupes politico- militaires en répondant à leurs attentes et à celles des groupes de population touchés par le conflit, en particulier ceux qui sont sous la menace de rebelles nationaux ou étrangers, de bandits, de contrebandiers et de la LRA ».
Le désarmement, la démobilisation et la réintégration doivent également être assortis et accompagnés d’une réforme profonde du secteur de la sécurité dont l’objectif est de fournir aux forces de défense et de sécurité les moyens et les compétences dont elles ont besoin pour remplir leur mission de protection de la population centrafricaine. « Cette action doit être menée indépendamment de l’appartenance ethnique et permettre de protéger le pays de la menace des rebelles nationaux et étrangers, des bandits, des contrebandiers et de la LRA ».
La culture de la corruption inquiète l’ONU. Le rapport invite le Gouvernement à prendre d’importantes mesures pour lutter contre cette « entrave majeure au développement socioéconomique à tous les niveaux et décourage l’investissement à même de le soutenir ». Mais ce qui est encore plus important, c’est de s’attaquer rigoureusement à la culture de l’impunité, génératrice d’atteintes aux droits de l’homme.
Enfin le texte exhorte le Gouvernement centrafricain et l’Assemblée nationale à arrêter et à adopter le texte final révisé du Code de la famille, qui viendra renforcer le respect des droits des femmes. Le Gouvernement et les groupes politico-militaires à élaborer et à mettre en œuvre leur propre plan d’action pour mettre fin au recrutement et à l’emploi d’enfants soldats.