Le sultanat de la ville de Bangassou (est) entend combattre l’insécurité alimentaire dans sa région. Il vient de mettre en jeu 1 million de francs CFA (environ 1538 euros). La somme récompensera l’ agriculteur d’un quartier ou d’un village de Bangassou qui produira le meilleur rendement.

Cette initiative, la 1ère du genre, vise à encourager davantage les cultivateurs de cette région à doubler d’efforts dans leurs activités quotidiennes, afin de répondre à la crise alimentaire que connait la population.

Selon le correspondant de Radio Ndeke Luka qui a confirmé l’information ce 13 février 2012, « cette initiative intervient au moment où la pénurie des denrées alimentaires bat son plein. Pour preuve, la cuvette du manioc qui, souvent provient de la ville voisine qu’est Obo, coûte déjà à la base 6000 francs CFA au lieu de 2000. Cette situation fait que les habitants ne peuvent plus manger à leur faim ».

A titre de rappel, la préfecture de Haut Mbomou (est) est en proie à l’insécurité provoquée par les exactions des rebelles de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA)  de Joseph Kony. La population ne peut plus se promener au-delà de 5 kilomètres, périmètre de sécurité autorisé par les autorités locales.

Les activités de la Jeunesse Pionnière Nationale (JPN) sont désormais relancées à Kaga Bandoro (nord), après plusieurs années de silence. L’élément déclencheur a été la formation de 46 jeunes dont 9 filles issus de la ville à Bossangoa pour une période de 3 mois.

Les apprenants ont été formés dans plusieurs domaines notamment l’agriculture, l’élevage, l’art culinaire, la menuiserie, la maçonnerie, la soudure.

Une chose est sure, d’après le correspondant de Radio Ndeke Luka, « ces jeunes seront une fois de plus  encadrés par les groupements locaux dans leurs domaines de compétences respectifs avant d’être opérationnels ».

Le Fonds des Nations Unies pour la Population prévoit d’ailleurs de les doter en kits, une fois leur formation achevée.

Il ne va pas sas dire que les autorités de la localité ont déploré la disparition des parchemins de ces jeunes occasionnée par une personne malintentionnée.

La formation des JPN intègre le processus du Désarmement Démobilisation et Réinsertion des ex-combattants de Centrafrique. Plus de 200 enfants soldats, issus des mouvements rebelles ayant signé des accords de cessez-le-feu avec le gouvernemen,t ont été formés à Bouca (nord).

La République Centrafricaine sera bientôt dotée d’un Institut Supérieur d’Agronomie d’Afrique Centrale (ISSAC). A cet effet, un accord cadre a été signé le jeudi 9 février 2012, entre le gouvernement centrafricain et la Conférence Episcopale de Centrafrique (CECA) à Bangui.

Un accord assorti d’affectation des sites par le gouvernement centrafricain à la CECA pour le démarrage des travaux de la construction de cet institut.

Interrogé par Radio Ndeke Luka, l’Abbé Richard Filakota, recteur de l’Université Catholique de Yaoundé, a expliqué qu’ « après le Cameroun et le Congo Brazzaville, la République Centrafricaine a été éligible pour la construction dudit institut. Pour lui, le choix du pays s’impose par la fertilité de son sol et une main d’œuvre qualifiée pour conduire à bon port ce projet au niveau de la sous région d’Afrique Centrale ».

La République Centrafricaine a été l’un des phares en matière d’essor agropastoral dans les années 70. Plusieurs instituts et usines y ont été installés. Toutefois, bon nombre de ces patrimoines nationaux sont tombés en ruine où, dans certains cas, ce sont les clés qui sont derrières les portes.

205 jeunes enfants soldats des 2 sexes sur 300 initialement prévus ont reçu le week-end dernier leur diplôme de fin de formation Boubou localité située à 35 kilomètres de Bouca (nord-ouest). La cérémonie s’est déroulée dimanche 29 janvier 2012 en présence du président François Bozizé.

Elle marquait la fin d’une formation professionnelle dans les domaines de maçonnerie, menuiserie, l’art culinaire, la soudure l’agriculture et l’élevage. Un apprentissage piloté par la Jeunesse Pionnière Nationale JPN. Tous les jeunes, garçons et filles, étaient des démobilisés issus de plusieurs factions rebelles du pays.

La formation a été dispensée dans le cadre du projet de prévention de recrutement, démobilisation et réinsertion des femmes et enfants vulnérables initié par le fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA).

Une autre étape de formation doit suivre d’une durée de 6 mois. Le processus est long en effet, pour une véritable et complète réinsertion dans la vie sociale.

Grâce à l’ONG COOPI, les groupements agricoles de la région de Nola (ouest de la RCA) disposent désormais de machines agricoles pour développer leurs activités. Une dizaine de groupements agricoles viennent en effet de bénéficier d’équipements pour la transformation de leurs produits. Le matériel est composé entre autres, des décortiqueuses d’arachides, de broyeurs de manioc et d’arachide, de pousse pousses, et de vélos.

Selon les responsables de COOPI, il s’agit d’une récompense aux agriculteurs qui ont réalisé d’importants rendements au cours de l’année écoulée. A travers cet appui, ceux-ci seront à même de combattre la faim et l’insécurité alimentaire dans leurs localités.

En 2009, une centaine d’enfants ont été atteints de la malnutrition. Plusieurs en sont morts. La population de cette région s’intéresse beaucoup à la recherche de diamant et d’or au détriment des travaux champêtres.

Une grande première en République Centrafricaine ! Tous les conseils d’Administration des entreprises publiques viennent d’être suspendus par un décret présidentiel le week-end dernier. Elles sont désormais placées sous la surveillance directe du Chef de l’Etat Centrafricain François Bozizé, à travers un conseil spécial de surveillance et de redressement (CSSREOP).

Cette décision fait suite à l’annonce fin décembre dernier par la présidence centrafricaine, des mesures afin de « sécuriser les recettes de l'Etat et améliorer la maîtrise des dépenses publiques", à partir du 1er janvier 2012 ».

Le président  François Bozizé avait annoncé au mois de septembre devant l'Assemblée Nationale vouloir prendre « toutes les mesures pour mettre hors d'état de nuire" les auteurs de malversations financières ».

Selon l’un des décrets diffusé lundi 6 janvier 2012, à la radio nationale, « il est créé un Conseil spécial de surveillance et de redressement des entreprises et offices publics (CSSREOP) en République Centrafricaine". Il a pour mission   "d'assurer la surveillance et le redressement de ces organismes" et sera dirigé par le président centrafricain François Bozizé ».

D’après  un autre décret présidentiel rendu public lundi à la radio nationale, « sont dissout tous les conseils d'administration des entreprises et offices publics (...) les pouvoirs et conseils d'administration de ceux-ci sont désormais exercés par le CSSREOP ». Sont concernées, neuf sociétés d'Etat, huit offices publics, huit agences et quatre fonds.

La Centrafrique est classée 154e, sur 182 pays, dans le dernier indice de perception de la corruption (2011) de l'organisation Transparency International.

Une base de données multisectorielles sur la République centrafricaine sera bientôt disponible internet. Un atelier de validation de la liste de ces données se est ouvert ce 27 décembre,  et ce, jusqu’au 31 décembre prochain à Bangui.

Durant 5 jours, les participants à cet atelier sont appelés à examiner et à valider la liste de ces indicateurs qui seront mis en ligne à travers une base de données dit IMIS.

Serge Matchinidé, directeur général de l’Institut centrafricaine des statistiques, des études économiques et sociales (ICASEES) et superviseur des travaux, a affirmé que « nous avons déjà compilé ces données dans une base que nous appelons IMIS, donc nous allons seulement revoir la liste de ces indicateurs ».

Ces données, une fois mises en ligne, seront à la portée de toute personne qui en aura besoin à l’intérieur ou à l’extérieur du pays. Ce sont des données sociodémographiques qui portent sur plusieurs domaines dont la santé, l’éducation.

En ce qui concerne les sources et la fiabilité de ces données, le directeur général de l’Institut centrafricaine des statistiques, des études économiques et sociales a affirmé que « nous les avons reçu à l’issue des enquêtes que nous avons menées dans le pays, donc ils sont fiables ».

Les travaux qui s’ouvrent ce mardi regroupent une trentaine de participants venus de différents départements ministériels centrafricains.

Il devient de plus en plus pénible  pour les habitants de la ville de Bozoum (nord-ouest) de vaquer normalement à leurs occupations quotidiennes. La dégradation d’ouvrages d’arts notamment plusieurs ponts affaissés, routes impraticables, en sont les principales causes.

Cette situation vient de porter un coup dur dans le panier de la ménagère : hausse du prix des denrées alimentaires et produits de premières nécessités. Selon le correspondant de Radio Ndeke Luka qui a rapporté les faits ce dimanche 25 décembre 2011, la population crie au secours et lance un vibrant appel à l’endroit du gouvernement centrafricain pour une assistance d’urgence.

A travers des moyens rudimentaires a-t-il expliqué, « les usagers de ces ouvrages d’arts se sont vus obligés de procéder eux-mêmes à leur réparation ».

Pour preuve, a remarqué le correspondant, « le tarif d’une distance de 120 kilomètres oscille entre 10 à 12 000 francs CFA. Cette tracasserie ralenti du coup l’entrée et la sortie des produits champêtres à Bozoum ».

Il est à noter que les préfectures de l’Ouham et Ouham-Péndé ont fait dans les années 1990, la fierté nationale en termes de production agricole. D’ailleurs, ce sont ces zones qui ravitaillaient en denrées alimentaires les villes de Bangui et celles de certaines provinces du pays.

Malheureusement, ces régions ont été, à partir de 2003, le théâtre d’affrontements meurtriers entre plusieurs groupes rebelles fragilisant ainsi leur essor.

La municipalité de la ville de Bambari cherche à régulariser le secteur des activités de la boucherie de la ville. Elle a organisé a cet effet le 21 décembre dernier, une grande réunion avec les bouchers afin de palier définitivement les difficultés auxquelles est confrontée la boucherie de cette ville du centre de la République centrafricaine.

Pendant cette réunion, il est ressorti que depuis plus d’une décennie, les bouchers ne répondent pas aux attentes de la municipalité de la ville et de la population.

Les bouchers sont accusés de non paiement des patentes, des taxes communales, de l’autorisation d’abatage, le manque des certificats médicaux, le refus de porter les blouses. Ces bouchers sont par ailleurs accusés de manque de respect  à l’égard des femmes clientes.

Fort de ce constat, la mair,ie en collaboration avec le service de l’agence nationale de développement de l’élevage (ANDE), l’hôpital régional et universitaire de Bambari, demandent aux bouchers d’être en règle avec les services de l’Etat et les clients en vue de bénéficier désormais d’une protection légitime.

Les 4 bouchers et aide-bouchers qui ont pris part à la réunion ont approuvé les remarques, mais ont déploré par ailleurs les accusations selon eux « à tort », concernant la cherté et la rareté de la viande de boucherie sur le marché. Ils exigent cependant de la mairie, la réfection de l’abattoir et son approvisionnement en eau.