RCA : Les collecteurs de diamant appelés à mettre à jour leurs cahiers de charge Les collecteurs de diamant centrafricains ont jusqu’au 31 mars 2017 au plus tard, pour passer devant une commission pour vérification spécialisée afin de mettre à jour leurs dossiers.

Cette mesure prise par le ministère centrafricain des Mines a été annoncée par Sylvain Marius Ngbatouka, directeur général des Mines lors d’une mission dans la Mambéré-Kadéï. A travers cette mise en demeure, le ministère des Mines voudrait disposer d’une base de données réelles de tous les collecteurs de diamant du pays.

« On a mis en place une commission chargée de la vérification des carnets et bordereaux d’achats des collecteurs. Chacun doit se présenter muni de ces deux documents devant la commission avant le 31 mars afin de montrer la quantité de diamants achetée en 2016 », a indiqué Sylvain Marius Ngbatouka.

Une opération qui permettra de mieux accompagner le diamant en 2017. « Nous voulons suivre la traçabilité du diamant de cette année. En 2017, nous comptons mener une lutte sans merci avec les fraudeurs », a-t-il souligné.

Pour Waziri, un collecteur de diamant de Berberati, « on s’attendait à la décision que les impôts avaient prises en faveur du paiement des patente sur place par rapport aux contrainte de l’insécurité », a-t-il expliqué qui promettant s’y soumettre, car  « la loi ne se négocie pas ».

L’Unité spéciale anti fraude (USAF) sera chargée de veiller à l’application de cette décision.



Le Fonds Monétaire International renouvelle son entière confiance à la RCA Christine Lagarde, directrice générale du FMI qui boucle ce mercredi une visite de 48 heures en Centrafrique se dit disposer à accompagner la République Centrafricaine. La promesse a été faite mardi à l’occasion d’une conférence de presse conjointe avec le président Faustin Archange Touadéra.

Occasion pour ce dernier de plaider auprès du FMI pour soutenir les efforts de relèvement entrepris par son pays. « En dépit de la coopération agissante entre la RCA et le FMI, beaucoup reste à faire. Le pays a encore besoin de soutien. C’est pourquoi je sollicite à nouveau l’appui du FMI pour la mobilisation des ressources extérieures ».

Cette sollicitation du Chef de l’Etat centrafricain est adressée à Christ ine Lagarde. Elle devrait, selon le Président Touadéra, permettre à la Centrafrique de mettre en œuvre le processus DDRR, le retour des personnes déplacées, le développement économique et social ou encore la réconciliation nationale. Une sollicitation qui a trouvé écho auprès de la patronne du FMI qui s’est engagé à appuyer le pays dans ses efforts.

« Nous avons souhaité être aux côtés de la RCA, aux côtés de la population centrafricaine pour l’accompagner dans un moment qui est particulièrement difficile », a déclaré Christine Lagarde.

Selon la patronne du FMI, tout cela n’est possible que si les efforts entrepris profitent aux populations. « Bien sûr que les grands équilibres macro-économiques doivent être rétablis. L’autorité de l’Etat en matière fiscale budgétaire doit être exercée dans la plénitude de ses fonctions et dans le respect du rétablissements  des grands équilibres », a-t-elle prévenu.

C’est la première visite d’un directeur général du FMI en Centrafrique et la première sur le continent en 2017.

Sachez que la directrice générale du FMI était devant les députés ce mercredi. Il était question de parler du relèvement socio-économique du pays. Les parlementaires attendent du FMI une aide constante pour la relance de l'économie.

Première visite en Centrafrique de Christine Lagarde La directrice générale du Fonds Monétaire Internationale (FMI), Christine Lagarde attendue cet après-midi à Bangui. Durant deux jours, elle aura à passer en revue avec les autorités centrafricaines la situation économique actuelle.

Au programme de cette première visite, des discussions sur les réformes entreprises, comme l’a annoncé il y a quelques jours, le ministre des Finances et du Budget, Henri-Marie Dondra.

L’agenda de cette première journée de Christine Lagarde prévoir un tête-à-tête dans la soirée au Palais avec le Chef de l’Etat, Faustin Archange Touadéra. Cette rencontre sera suivie d’une conférence de presse des deux personnalités dans la salle du cinéma de la Présidence de la République.

La journée de mercredi sera ponctuée par deux discours d’abord à l’Assemblée Nationale puis à l’Université de Bangui avec les étudiants. La directrice générale du FMI se rendra à la Fondation Voix du Cœur pour remettre un don aux enfants démunis. Enfin Christine Lagarde prendra son déjeuner avec les femmes centrafricaines de la société civile avant son envol dans l’après-midi pour Kampala.

 RCA : le budget 2017 de l’État centrafricain voté Le budget de l’État centrafricain pour l'exercice 2017 a été adopté avec amendement et s'élève à « plus de 237 milliards de Fcfa » avec « un solde déficitaire de plus de 33 milliards de Fcfa ». Il connaît une nette augmentation par rapport au budget précédent qui était de « 210 milliards Fcfa ».

Sur 124 députés présents à l’hémicycle ce 28 décembre, « 124 ont voté pour alors que 7 d'entre eux ont voté contre ».

Ce budget qui ne prend pas en compte les promesses des bailleurs faites lors de la table ronde de Bruxelles pourra être réaménagé lors des prochaines sessions rectificatives, selon les informations recueillies par RNL.

Si Martin Ziguélé, président de la commission finance se réjouit de ce vote, il n'en est pas le cas pour André Nalké Dorogo, président du groupe parlementaire de l'URCA – parti fondé par Anicet Georges Dologuélé.

Déplorant « l'augmentation des frais spéciaux de la présidence de la République au détriment de certains départements ministériels », André Nalké Dorogo a voté « non pour ce budget ».

Au mois de septembre dernier, le gouvernement issu des dernières élections a soumis à l'approbation des élus du peuple, un collectif budgétaire permettant de corriger le budget de l’année 2016.

 

 

 

Centrafrique : les PME du secteur des BTP dénoncent l'attribution des marchés à des entreprises étrangères « … il n'est pas normal que les entreprises nationales soient éliminées sur des critères de chiffres d'affaires alors que la RCA a traversé trois années de crise », a déclaré Jean Stanislas Alima, gérant de l'entreprise Alizé Constructions. Une dénonciation qui intervient après l'attribution par le ministère de l'économie, du Plan et de la Coopération de 3 des 4 lots des marchés des infrastructures scolaires de plus d'un milliard Fcfa.

Mécontent de cette attribution, le comité chargé de la restructuration des Petites et Moyennes Entreprises (PME) du secteur des Bâtiments et Travaux Publics (BTP) a adressé une correspondance au ministère de l'économie, du Plan et de la Coopération pour lui demander de « reconsidérer sa position » par rapport à cette situation qui « ne favorise pas leur émergence après la crise ».   

Pour Jean Stanislas Alima, « lorsqu’un bailleur de fonds apporte une contribution pour le développement d'un pays, il faut qu'il fasse en sorte que ce soit les fils du pays qui participent au développement de leur nation ».

« Lorsque des appels d'offres sont lancés avec des critères qui éliminent systématiquement les entreprises nationales, il y a problème », relève-t-il.

Mis en cause, le ministère de la Coopération rejette les accusations et précise que « les marchés ont été attribués conformément aux règles de procédures de la Banque Africaine de Développement ». Les responsables contactés expliquent que « dans le cas du marché des infrastructures scolaires, le chiffre d'affaires arrêté était de 2,5 milliards Fcfa et non 5 milliards comme le soutiennent les PME centrafricaines ». Des critères qui, selon eux sont «  contenus dans le Document d'Appel d'Offres ».

Pour rappel, 3 des 4 lots des marchés des infrastructures scolaires de plus d'un milliards Fcfa ont été attribués par la cellule de suivi et de coordination du ministère de l'économie aux entreprises BACEL et COBAT de la République du Congo. Un seul, lot dit-on, de « consolation », a été attribué à une entreprise centrafricaine notamment la SNCMBA pour un montant de 124. 980.961 Fcfa.

 

 

 

 Centrafrique : une loi de finances rectificative présentée au Parlement Un projet du collectif budgétaire de l’année 2016 est en phase d’examen par les députés centrafricains réunis au cours de la 4e session extraordinaire qui s’est ouverte ce 13 septembre à l’hémicycle de l’Assemblée Nationale à Bangui. Estimées à 162,9 milliards Fcfa pour 213,80 milliards de Fcfa, ce projet de collectif budgétaire présente un solde déficitaire de 51 milliards Fcfa soit 4, 95 % du Produit Intérieur Brut (PIB).

Selon Abdou Karim Meckassoua, président de l’Assemblée Nationale, « le collectif budgétaire qui est soumis à la lecture de l'assemblée nationale devra permettre de corriger le budget de l'année 2016 de manière à le faire correspondre à la réalité du moment ».

Karim Meckassoua invite à cet effet le gouvernement à « poursuivre le contrôle de l'effectif de la fonction publique afin de maîtriser la masse salariale », avant d'ajouter que l'Assemblée nationale « fera tout pour soutenir l'action du gouvernement allant dans le sens de création de richesses nationales ».

Le président de l'Assemblée nationale rassure par ailleurs que « des engagements ont été pris et des dépenses programmées par le gouvernement », précisant que « si les recettes attendues ne correspondent pas aux attentes, il est du devoir du Parlement de  procéder aux corrections nécessaires ».

La 4e session extraordinaire de l’Assemblée Nationale exclusivement portée sur l’examen du projet  du  collectif budgétaire 2016 prendra fin le 26 septembre prochain.

 

 

 

La RCA enregistre une croissance de 5 à 6 % du Produit Intérieur Brut en 2016 Le Produit Intérieur Brut (PIB) de la République Centrafricaine connaît un bond qui avoisinerait les 5 à  6 % pour l'année 2016.  Des chiffres communiqués à l'issue de la réunion du Comité monétaire et financier national de la RCA qui s'est tenue ce 7 septembre dans la Capitale centrafricaine.

« Grâce à l'ambiance de paix et de sécurité qui progresse beaucoup dans ce pays, l'activité économique avance positivement », a déclaré Lucas Abaga N'Chama, gouverneur de la Banque des Etats de l'Afrique Centrale (BEAC) à l'issue de cette réunion présidée par Henri-Marie Dondra, ministre centrafricain des Finances.

« Le taux de croissance du PIB depuis l'année dernière, est en pleine progression et nous attendons atteindre même 5 à 6 % pour cette année voire l'année prochaine », a ajouté le gouverneur.

Une croissance due en partie à la sécurité mais aussi à la reprise d'activités pour certaines entreprises. A cet effet, mentionne  Lucas Abaga N'Chama « la plupart des secteurs ont repris leur rythme de croisière »,même si « beaucoup d'efforts restent à faire notamment en ce qui concerne le financement de l'économie » note-t-il.

Le gouverneur de la BEAC rappelle que son institution a toujours soutenu la République Centrafricaine et a même dû concevoir au profit du pays, une « avance exceptionnelle » tout en espérant « en faire davantage afin de soutenir l'activité économique ».

Reconnaissant que le taux de croissance du PIB « est très important », Lucas Abaga N'Chama salue cet effort soulignant que « la République Centrafricaine fait mieux que certains pays membres de la CEMAC », ce qui, à son avis, est « historique ».

 

 

 

La RCA sur la voie de réintégrer le processus de Kimberley Les ministres des mines du Cameroun, du Congo et de la République Centrafricaine (RCA) ainsi que plusieurs experts africains se réunissent dans un atelier sous régional de deux jours à compter de ce mercredi à Bangui la capitale centrafricaine, pour réfléchir sur la réintégration de la RCA dans le processus de Kimberley. Au-delà, ils vont se pencher sur la question de la fraude et de la contrebande transfrontalière des diamants bruts. 

« Nous sommes là pour rechercher à rétablir la Centrafrique dans ses droits à savoir réintégrer le processus de Kimberley puisque la Centrafrique avait été suspendue pour des raisons que nous connaissons », précise Ernest Gbwabougou, ministre camerounais des Mines et de l'industrie.

La réintégration de la Centrafrique dans le processus de Kimberley ne peut se faire sans l'implication de ces pays limitrophes et des organisations internationales.

« Aujourd'hui que la paix est revenue et que le processus est en cours, il est question de voir dans quelle mesure les pays voisins, les organisations internationales qui sont dans ce processus fassent des efforts pour que la Centrafrique soit à nouveau acceptée dans le processus de Kimberley pour lui permettre de vendre maintenant ses produits dans de bonnes conditions, et que ses produits ne soient plus taxés d'illicites », explique-t-il soulignant que la rencontre de Bangui « résulte quand même des résolutions qui ont été prises lors de l'intercession de Dubaï en mai 2016 ».

Selon Ernest Gbwabougou, « C'est la Centrafrique qui a demandé et obtenu que ces rencontres se tiennent et que les autres pays la soutiennent et l'accompagnent dans cette initiative ; d'où l'afflux des délégués et des experts qui sont là aujourd'hui pour aider la Centrafrique effectivement à adopter les bonnes pratiques, les bonnes manières pour lui permettre maintenant d'intégrer le processus de Kimberley ».

Les représentants du Cameroun, du Congo, de la RCA, ainsi que plusieurs autres experts africains auront à formuler des recommandations en vue de la coordination des actions pour la réduction de la fraude et de la contrebande des diamants bruts.

Depuis le retour à la légalité constitutionnelle, le pays met tout en œuvre afin de réintégrer le processus de Kimberley dont elle a été suspendue en 2013 après la crise.

La Centrafrique, redevable à l’extérieur d’une dette de 450 milliards F CFA L'endettement plonge l’État centrafricain dans une situation financière préoccupante. Le pays fait face aujourd’hui à une dette extérieure de l’ordre de plus de 450 milliards de francs CFA (686.021.000 euros). Ce montant est communiqué à la presse nationale et internationale ce mercredi à Bangui par le ministre en charge des Finances et du Budget, Henri Marie Dondra.

Le membre du gouvernement estime que cette situation constitue un handicap pour le pays de pouvoir bénéficier d'autres financements de la part des bailleurs de Fonds.

« Un endettement de 450 milliards de francs CFA. Quelque chose qui pose un problème sur la capacité de l'endettement de l’État. Aujourd'hui l’État ne peut plus s'endetter parce que nous n'avons pas les recettes suffisantes pour couvrir nos engagements », a indiqué le ministre des finances.

Henri Marie Dondra pense qu'avec le soutien de la France, de la Banque des États de l'Afrique Centrale (BEAC) et de l'Union Européenne, le gouvernement parvient à supporter les charges régaliennes de l’État depuis plus de trois mois.

« Nous avons pu mobiliser 9 milliards de francs CFA (13.720.400 euros) sur les recettes enregistrées auprès de la Banque centrale. A cela s'est ajouté la mobilisation des ressources auprès de l'Union Européenne d'au moins 5 milliards 200 millions de francs CFA (7.927.350 euros) et nous sommes en train de bénéficier d'une aide budgétaire de la France ».

Selon le ministre des Finances et du Budget, « le plus urgent, c'est déjà d'arriver à couvrir les salaires. Une mission a été dirigée auprès de la Banque centrale pour pouvoir mobiliser les ressources ».

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