RCA : le budget 2017 de l’État centrafricain voté Le budget de l’État centrafricain pour l'exercice 2017 a été adopté avec amendement et s'élève à « plus de 237 milliards de Fcfa » avec « un solde déficitaire de plus de 33 milliards de Fcfa ». Il connaît une nette augmentation par rapport au budget précédent qui était de « 210 milliards Fcfa ».

Sur 124 députés présents à l’hémicycle ce 28 décembre, « 124 ont voté pour alors que 7 d'entre eux ont voté contre ».

Ce budget qui ne prend pas en compte les promesses des bailleurs faites lors de la table ronde de Bruxelles pourra être réaménagé lors des prochaines sessions rectificatives, selon les informations recueillies par RNL.

Si Martin Ziguélé, président de la commission finance se réjouit de ce vote, il n'en est pas le cas pour André Nalké Dorogo, président du groupe parlementaire de l'URCA – parti fondé par Anicet Georges Dologuélé.

Déplorant « l'augmentation des frais spéciaux de la présidence de la République au détriment de certains départements ministériels », André Nalké Dorogo a voté « non pour ce budget ».

Au mois de septembre dernier, le gouvernement issu des dernières élections a soumis à l'approbation des élus du peuple, un collectif budgétaire permettant de corriger le budget de l’année 2016.

 

 

 

Centrafrique : les PME du secteur des BTP dénoncent l'attribution des marchés à des entreprises étrangères « … il n'est pas normal que les entreprises nationales soient éliminées sur des critères de chiffres d'affaires alors que la RCA a traversé trois années de crise », a déclaré Jean Stanislas Alima, gérant de l'entreprise Alizé Constructions. Une dénonciation qui intervient après l'attribution par le ministère de l'économie, du Plan et de la Coopération de 3 des 4 lots des marchés des infrastructures scolaires de plus d'un milliard Fcfa.

Mécontent de cette attribution, le comité chargé de la restructuration des Petites et Moyennes Entreprises (PME) du secteur des Bâtiments et Travaux Publics (BTP) a adressé une correspondance au ministère de l'économie, du Plan et de la Coopération pour lui demander de « reconsidérer sa position » par rapport à cette situation qui « ne favorise pas leur émergence après la crise ».   

Pour Jean Stanislas Alima, « lorsqu’un bailleur de fonds apporte une contribution pour le développement d'un pays, il faut qu'il fasse en sorte que ce soit les fils du pays qui participent au développement de leur nation ».

« Lorsque des appels d'offres sont lancés avec des critères qui éliminent systématiquement les entreprises nationales, il y a problème », relève-t-il.

Mis en cause, le ministère de la Coopération rejette les accusations et précise que « les marchés ont été attribués conformément aux règles de procédures de la Banque Africaine de Développement ». Les responsables contactés expliquent que « dans le cas du marché des infrastructures scolaires, le chiffre d'affaires arrêté était de 2,5 milliards Fcfa et non 5 milliards comme le soutiennent les PME centrafricaines ». Des critères qui, selon eux sont «  contenus dans le Document d'Appel d'Offres ».

Pour rappel, 3 des 4 lots des marchés des infrastructures scolaires de plus d'un milliards Fcfa ont été attribués par la cellule de suivi et de coordination du ministère de l'économie aux entreprises BACEL et COBAT de la République du Congo. Un seul, lot dit-on, de « consolation », a été attribué à une entreprise centrafricaine notamment la SNCMBA pour un montant de 124. 980.961 Fcfa.

 

 

 

 Centrafrique : une loi de finances rectificative présentée au Parlement Un projet du collectif budgétaire de l’année 2016 est en phase d’examen par les députés centrafricains réunis au cours de la 4e session extraordinaire qui s’est ouverte ce 13 septembre à l’hémicycle de l’Assemblée Nationale à Bangui. Estimées à 162,9 milliards Fcfa pour 213,80 milliards de Fcfa, ce projet de collectif budgétaire présente un solde déficitaire de 51 milliards Fcfa soit 4, 95 % du Produit Intérieur Brut (PIB).

Selon Abdou Karim Meckassoua, président de l’Assemblée Nationale, « le collectif budgétaire qui est soumis à la lecture de l'assemblée nationale devra permettre de corriger le budget de l'année 2016 de manière à le faire correspondre à la réalité du moment ».

Karim Meckassoua invite à cet effet le gouvernement à « poursuivre le contrôle de l'effectif de la fonction publique afin de maîtriser la masse salariale », avant d'ajouter que l'Assemblée nationale « fera tout pour soutenir l'action du gouvernement allant dans le sens de création de richesses nationales ».

Le président de l'Assemblée nationale rassure par ailleurs que « des engagements ont été pris et des dépenses programmées par le gouvernement », précisant que « si les recettes attendues ne correspondent pas aux attentes, il est du devoir du Parlement de  procéder aux corrections nécessaires ».

La 4e session extraordinaire de l’Assemblée Nationale exclusivement portée sur l’examen du projet  du  collectif budgétaire 2016 prendra fin le 26 septembre prochain.

 

 

 

La RCA enregistre une croissance de 5 à 6 % du Produit Intérieur Brut en 2016 Le Produit Intérieur Brut (PIB) de la République Centrafricaine connaît un bond qui avoisinerait les 5 à  6 % pour l'année 2016.  Des chiffres communiqués à l'issue de la réunion du Comité monétaire et financier national de la RCA qui s'est tenue ce 7 septembre dans la Capitale centrafricaine.

« Grâce à l'ambiance de paix et de sécurité qui progresse beaucoup dans ce pays, l'activité économique avance positivement », a déclaré Lucas Abaga N'Chama, gouverneur de la Banque des Etats de l'Afrique Centrale (BEAC) à l'issue de cette réunion présidée par Henri-Marie Dondra, ministre centrafricain des Finances.

« Le taux de croissance du PIB depuis l'année dernière, est en pleine progression et nous attendons atteindre même 5 à 6 % pour cette année voire l'année prochaine », a ajouté le gouverneur.

Une croissance due en partie à la sécurité mais aussi à la reprise d'activités pour certaines entreprises. A cet effet, mentionne  Lucas Abaga N'Chama « la plupart des secteurs ont repris leur rythme de croisière »,même si « beaucoup d'efforts restent à faire notamment en ce qui concerne le financement de l'économie » note-t-il.

Le gouverneur de la BEAC rappelle que son institution a toujours soutenu la République Centrafricaine et a même dû concevoir au profit du pays, une « avance exceptionnelle » tout en espérant « en faire davantage afin de soutenir l'activité économique ».

Reconnaissant que le taux de croissance du PIB « est très important », Lucas Abaga N'Chama salue cet effort soulignant que « la République Centrafricaine fait mieux que certains pays membres de la CEMAC », ce qui, à son avis, est « historique ».

 

 

 

La RCA sur la voie de réintégrer le processus de Kimberley Les ministres des mines du Cameroun, du Congo et de la République Centrafricaine (RCA) ainsi que plusieurs experts africains se réunissent dans un atelier sous régional de deux jours à compter de ce mercredi à Bangui la capitale centrafricaine, pour réfléchir sur la réintégration de la RCA dans le processus de Kimberley. Au-delà, ils vont se pencher sur la question de la fraude et de la contrebande transfrontalière des diamants bruts. 

« Nous sommes là pour rechercher à rétablir la Centrafrique dans ses droits à savoir réintégrer le processus de Kimberley puisque la Centrafrique avait été suspendue pour des raisons que nous connaissons », précise Ernest Gbwabougou, ministre camerounais des Mines et de l'industrie.

La réintégration de la Centrafrique dans le processus de Kimberley ne peut se faire sans l'implication de ces pays limitrophes et des organisations internationales.

« Aujourd'hui que la paix est revenue et que le processus est en cours, il est question de voir dans quelle mesure les pays voisins, les organisations internationales qui sont dans ce processus fassent des efforts pour que la Centrafrique soit à nouveau acceptée dans le processus de Kimberley pour lui permettre de vendre maintenant ses produits dans de bonnes conditions, et que ses produits ne soient plus taxés d'illicites », explique-t-il soulignant que la rencontre de Bangui « résulte quand même des résolutions qui ont été prises lors de l'intercession de Dubaï en mai 2016 ».

Selon Ernest Gbwabougou, « C'est la Centrafrique qui a demandé et obtenu que ces rencontres se tiennent et que les autres pays la soutiennent et l'accompagnent dans cette initiative ; d'où l'afflux des délégués et des experts qui sont là aujourd'hui pour aider la Centrafrique effectivement à adopter les bonnes pratiques, les bonnes manières pour lui permettre maintenant d'intégrer le processus de Kimberley ».

Les représentants du Cameroun, du Congo, de la RCA, ainsi que plusieurs autres experts africains auront à formuler des recommandations en vue de la coordination des actions pour la réduction de la fraude et de la contrebande des diamants bruts.

Depuis le retour à la légalité constitutionnelle, le pays met tout en œuvre afin de réintégrer le processus de Kimberley dont elle a été suspendue en 2013 après la crise.

La Centrafrique, redevable à l’extérieur d’une dette de 450 milliards F CFA L'endettement plonge l’État centrafricain dans une situation financière préoccupante. Le pays fait face aujourd’hui à une dette extérieure de l’ordre de plus de 450 milliards de francs CFA (686.021.000 euros). Ce montant est communiqué à la presse nationale et internationale ce mercredi à Bangui par le ministre en charge des Finances et du Budget, Henri Marie Dondra.

Le membre du gouvernement estime que cette situation constitue un handicap pour le pays de pouvoir bénéficier d'autres financements de la part des bailleurs de Fonds.

« Un endettement de 450 milliards de francs CFA. Quelque chose qui pose un problème sur la capacité de l'endettement de l’État. Aujourd'hui l’État ne peut plus s'endetter parce que nous n'avons pas les recettes suffisantes pour couvrir nos engagements », a indiqué le ministre des finances.

Henri Marie Dondra pense qu'avec le soutien de la France, de la Banque des États de l'Afrique Centrale (BEAC) et de l'Union Européenne, le gouvernement parvient à supporter les charges régaliennes de l’État depuis plus de trois mois.

« Nous avons pu mobiliser 9 milliards de francs CFA (13.720.400 euros) sur les recettes enregistrées auprès de la Banque centrale. A cela s'est ajouté la mobilisation des ressources auprès de l'Union Européenne d'au moins 5 milliards 200 millions de francs CFA (7.927.350 euros) et nous sommes en train de bénéficier d'une aide budgétaire de la France ».

Selon le ministre des Finances et du Budget, « le plus urgent, c'est déjà d'arriver à couvrir les salaires. Une mission a été dirigée auprès de la Banque centrale pour pouvoir mobiliser les ressources ».

Les douaniers à la chasse des contrebandiers La direction générale des douanes et des droits indirects, dénonce un cas de contrebande à Bangui. Ce jeudi, elle a procédé à la saisie d'un véhicule de marque Renault, qui a échappé au contrôle des douaniers. Le camion en provenance de Douala au Cameroun n'a pas respecté les normes prévues par les textes douaniers.

Le directeur général des douanes et des droits indirects, Frédéric Inamo, entend faire application des mesures correctives. « C'est une véritable contrebande. Lorsque les véhicules quittent Douala pour Bangui, ils doivent emprunter la route légale jusqu'au niveau du Bureau d'Affrètement Routier de Centrafrique (BARC) », a-t-il indiqué.

Le véhicule, qui porte une double immatriculation BG 45 PM à l'arrière et 00 31 48 à l'avant, sorti du convoi au niveau du quartier Foûh dans le 4e arrondissement, s'est retrouvé dans une concession privée à Miskine dans le 5e arrondissement.

« Arrivé au niveau de Foûh, ce véhicule a échappé au contrôle des douaniers et est venu rentrer dans cette concession. Ce n'est pas normal cette manière de faire. C'est donc une véritable contrebande que nous allons sanctionner conformément à la réglementation douanière », a martelé M. Inamo.

Pris la main dans le sac, Séraphin Anilissié, le responsable du véhicule a rejeté purement et simplement le qualificatif de contrebande.

« Je n'ai pas fait de contrebande. Tout ce que j'ai transporté, je me suis présenté à tous les services des douanes de la frontière jusqu'au Pk26. Je ne suis pas un fugitif. Le seul malentendu, le colonel des douanes au Pk26 ne m'a pas dit d'aller au BARC, c'est comme ça que je suis venu à la maison », a-t-il expliqué, mentionnant qu'il n'a pas échappé à la fiscalité présentant les preuves matérielles.

Faisant allusion à cet adage : « En voulant trop gagner on perd », le directeur général des douanes et des droits indirects, qui s'est opposé à cette démonstration, a parlé d'une pénalité.

« Il va non seulement payer les droits et taxes, éventuellement il y aura des pénalités. La pénalité est égale à la valeur des marchandises multipliée par trois », car souligne-t-il, « ce sont  des cas fréquents » que la nouvelle équipe va s'atteler à combattre tout en lançant un appel aux opérateurs économiques qui doivent jouer franc jeu avec les services douaniers.

Le véhicule saisi par la douane et conduit au Bureau d'affrètement routier centrafricain (BARC) transportait du ciment, de la boisson camerounaise empaquetée et beaucoup d'autres marchandises.

La douane appelée à renflouer la caisse de l'Etat Le chef du Gouvernement Simplice Mathieu Sarandji exhorte les fonctionnaires de la douane à s'appliquer davantage pour renflouer les caisses de l’État. L'appel est lancé ce lundi 23 mai, à l'occasion du grand rapport de la douane, présidée par le Premier ministre.

« La douane centrafricaine est tombée plus bas, nous devons travailler dur pour la relever », a martelé Simplice Mathieu Sarandji lors de ce grand rapport.

Symboliquement, le Premier ministre a tenu un enfant par la main pour donner une leçon de morale à l'assistance. « L'avenir des enfants dépend du travail que nous faisons, nous devons donc travailler dur pour le préparer », a-t-il souligné.

Ce grand rassemblement de plus d'une centaine de cadres et agents des douanes en présence du ministre des Finances, Henri Marie Dondra, a permis au Premier ministre de rappeler les douaniers sous sanction à reprendre le travail.

Le ministre des Finances, Henri Marie Dondra, qui s'est adressé en premier lieu à ses cadres et agents, les a exhorté à donner le meilleur d'eux-même dans la collette des recettes de l’État pour lui permettre de faire face à ses charge régaliennes.

« Si nous faisons correctement notre travail, nous pouvons basculer la courbe de la tendance qui tente à dire que les recettes douanières peuvent valablement arriver à couvrir les charges notamment la masse salariale de notre pays », leur a-t-il demandé.

« Je tiens à ce que ce contrat de performance puisse permettre aux cadres des régies financières d'essayer de tout faire à ce que nous puissions atteindre les objectifs fixés par la loi des Finances », a poursuivi Mr Dondra.

Le chef du département des Finances a mis en garde contre toute forme de travail visant à soustraire de l'argent au profit ses intérêts égoïstes.

« Il n'y aura pas de place pour les brebis galeuses. Celles qui le méritent seront récompensés ».

Ce grand rapport intervient après l'incident survenu vendredi 20 mai 2016 lors de la passation de service à la direction générale des douanes.

26 janvier, un contrat de performance pour la douane centrafricaine « Douane numérique : pour un engagement progressif », c'est la thématique autour de laquelle la République Centrafricaine comme d'autres pays du monde célèbre ce 26 janvier, la journée internationale des Douanes. Une journée qui vise à montrer l'importance des services des douanes ainsi que leurs contributions tendant à assurer la sécurité et la prospérité des collectivités.

« L’expression douane numérique sous-tend le recours par la douane à des systèmes ou activités automatisés ou électroniques qui contribuent à l'efficacité et à la coordination de ses opérations : mise en œuvre d’un système de dédouanement automatisé, d’un environnement de Guichet unique et d’un système d’échange d'information par voie électronique, recours à des sites Internet pour communiquer l'information et favoriser la transparence, et l'utilisation de smartphones etc.», a expliqué le Colonel de la douane et président du comité d'organisation de cette journée, M. Kotokéyin Loutomo.

Une innovation qui permet ainsi à la douane de renforcer ses capacités afin d'atteindre les objectifs fixés. Dans cette dynamique, explique M. Kotokéyin Loutomo, l’État centrafricain a donc plafonné les recettes à recouvrer par la douane au courant de cette année 2016 à 40 milliards de Fcfa : « Cette année, on nous demande 40 milliards Fcfa mais pour que la douane centrafricaine puisse réaliser ces performances, le dénominateur commun reste la sécurité dans le pays ».

Il précise également qu'outre la sécurité - condition sine qua non pour que la douane centrafricaine puisse être à la hauteur de la mission que le gouvernement attend d'elle, « il faut des hommes acquis pour la cause afin de bien travailler » . Dans le sillage de cette éventualité, colonel Loutomo précise « qu'un contrat de performance sera signé avec chaque responsable ».

Ce contrat de performance, sous-tend qu'un cadre nommé à un poste de responsabilité doit être en mesure d'atteindre les montants qui lui sont fixés par la hiérarchie. « Avec chaque responsable, nous allons allouer des montants à atteindre. Si au bout de trois mois, un responsable n'est pas en mesure d’atteindre les montants fixés, il est automatiquement remplacé par un autre qui a envie de mobiliser les ressources », a expliqué M. Kotokéyin Loutomo.

Pour cela, la douane centrafricaine a inauguré au port Beach, un bâtiment des services fluviaux. Lequel devrait permettre aux douaniers centrafricains de bénéficier d'un environnement décent pour mener à bien leur mission et d'atteindre la prévision de l'année 2016 chiffrée à 40 milliards de Fcfa. « Un bâtiment a été implanté, les moyens vont être donnés, quitte aux douaniers centrafricains de se faire valoir » a conclu M. Kotokéyin Loutomo.

 

 

 

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