"La cause de la disparition des enfants en RCA s'explique par l’irresponsabilité des parents". (Affaires sociales).

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Vendredi, 25 Mai 2012 15:31

Capitulation

2 rebelles de la LRA ont capitulé le 22 mai à Obo. Ils ont été conduits à la base de la Force de l’Union Africaine contre la LRA au Sud Soudan par l’Armée ougandaise.

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Vendredi, 25 Mai 2012 15:30

Société

Une femme démunie donne naissance ce 25 mai à un quadruplé à Obo. Il s’agit des nouveau-nés de sexe masculin.

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La République centrafricaine est toujours en proie à un conflit impliquant de nombreux groupes armés et la situation des droits humains reste très préoccupante. La population est victime d’atteintes aux droits humains généralisées – homicides illégaux, enlèvements, actes de torture et violences sexuelles (y compris viols) notamment.

C’est ainsi qu’on peut résumer le constat de Amnesty International fait sur la RCA. Près de 3 pages sont consacrées à la Centrafrique dans son rapport 2012 rendu public ce jeudi 24 mai 2012.

Le rapport note que des groupes armés ont perpétré en toute impunité des exactions à l’encontre de la population civile dans une grande partie des zones au conflit. Des civils ont été tués ou blessés, des femmes et des jeunes filles violées, et des maisons, des réserves de nourriture et des commerces pillés et détruits. En raison du niveau d’insécurité, il était difficile pour les organisations humanitaires et de défense des droits de l’homme, de recueillir des informations sur ces exactions. Le rapport mentionne que l’APRD (Alliance des patriotes pour la restauration de la démocratie – mouvement déclaré dissoute récemment) avait exécuté 5 personnes déclarées coupables de sorcellerie par des tribunaux populaires gérés par le groupe armé.

Mention est faite également des accusations de viols, meurtres, pillages et extorsion de fonds portées contre la CPJP (Convention des patriotes pour la justice et la paix) dans le nord-est de la RCA. En septembre, des combattants de la CPJP ont tué 7 personnes parmi lesquelles un représentant de l’Etat à Bria.

Amnesty fait mention par ailleurs d’une centaine d’attaques perpétrées par la LRA (Armée de résistance du seigneur), l’occupation de la ville de Nzako en février pendant plusieurs heures, le rapt de nombreux civils, la mort dans une embuscade, du médecin de Zémio et de son chauffeur. La LRA est aussi indexée, en même temps que d’autres mouvements, au sujet de l’enrôlement des enfants-soldats. Toutefois, le rapport salue la démobilisation de 1300 enfants des rangs de l’APRD.

Au chapitre des libertés et de l’Etat de droit, Amnesty note que « des détracteurs présumés du gouvernement, ainsi que des collègues et des proches de ces personnes, ont été emprisonnés sur la base de fausses accusations ». Il s’agit de 11 personnes maintenues en détention, suite à l’incendie du Supermarché Rayan à Bangui en juin 2010, alors que la justice a ordonné leur libération. Elles ont toutes été inculpées d’incendie volontaire, d’incitation à la haine et d’association de malfaiteurs. L’organisation de défense des droits de l’homme les considère comme des prisonniers d’opinion.

Par ailleurs, plusieurs membres de l’opposition et au moins un journaliste se sont vus interdire de voyager à l’étranger, sans la moindre explication. Le rapport mentionne à ce sujet qu’« une tendance à l’autocensure prévaut dans les médias ».

Enfin, à propos des tortures et mauvais traitements, Amnesty fait remarquer que des membres des forces de sécurité ont été accusés de torture, mais que « le gouvernement n’a pris aucune mesure contre ceux qui avaient été visés par de telles accusations ».

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Une grande première dans le centre de santé de la ville de Obo (est). Une démunie a donné ce 25 mai 2012, naissance à 4 bébés tous de sexe masculin. Ils ont pesé respectivement 1,250, 1,300, 1,350 et 1,600 kilogrammes à la naissance.

« La nouvelle a fait bouger toute la ville et mobiliser les autorités locales et les ONG humanitaires de la ville d’Obo. Les nouveau-nés et leur mère biologique   ont été secourus en médicaments et vêtements. La multipare est ses enfants sont en bonne santé. Toutefois, ces quadrijumeaux n’ont pas encore commencé à téter, a déclaré à Radio Ndeke Luka Stella Waténdé », sage femme de l’hôpital de Obo.

Selon elle, la femme a parcouru plus de 45 kilomètres pour atteindre ledit hôpital. Cette dernière a ainsi pris des risques dans une localité où les rebelles de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) dictent leur loi.

En mars dernier une femme a donné naissance un quadruplé à l’Hôpital Communautaire de Bangui. Dans le même mois, une autre femme a accouché 3 autres nouveau-nés à l’Hôpital de l’Amitié.

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Vendredi, 25 Mai 2012 07:33

Journée de l'Afrique

La représentante de l'Union Africaine à Bangui encourage le dialogue entre pouvoir et opposition en Centrafrique. Déclaration faite à Radio Ndeke Luka.

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La défense de Jean-Pierre Bemba commencera à appeler ses témoins à partir du 14 août 2012, selon une décision rendue jeudi par les juges de la Cour pénale internationale (CPI).

« Le vrai procès va commencer le 14 août », a affirmé l’avocat principal de Jean-Pierre Bemba lors d’un entretien téléphonique avec l’agence Hirondelle. Les avocats du sénateur congolais ont l’intention de faire venir soixante témoins à la barre pour contrer les accusations de crimes contre l’humanité et crimes de guerre portées par le procureur.

L’accusation reproche à Jean-Pierre Bemba les viols, les meurtres et les pillages commis par les soldats du Mouvement pour la libération du Congo (MLC) qu’il avait envoyé en Centrafrique en 2002 et 2003 pour soutenir le régime de feu Ange-Félix Patassé, menacé par une rébellion.

Parmi ses témoins, la défense appellera plusieurs officiers et sous-officiers congolais et centrafricains, a indiqué maître Aimé Kilolo. Ils raconteront « ce qu’ils ont vécu sur le terrain, pendant quatre mois et demi. Ils étaient présents sur le théâtre des opérations, impliqués dans les trois principaux domaines d’opération militaire : la logistique, dont l’armement et les télécommunications, la gestion des opérations sur le terrain et le renseignement militaire, c’est-à-dire le repérage des activités de l’ennemi ».

Plusieurs victimes viendront aussi déposer. « Elles vont raconter ce qu’elles ont subi et vont citer les noms des auteurs des crimes. Ceux qui ont commis les crimes seront dénoncés publiquement », précise maître Kilolo, qui cite notamment les exactions commises par les soldats du général François Bozize, à l’époque chef de la rébellion conduite contre le président Patassé. Il est aujourd’hui le chef de l’Etat centrafricain.

L’avocat affirme qu’ « il y a eu beaucoup de dérapages dans les rangs des troupes du MLC, mais les crimes à grande échelle dont on parle n’ont rien à voir avec le MLC ». Le Mouvement, dirigé par Jean-Pierre Bemba, était venu, « comme d’autres forces étrangères, prêter son concours » à l’armée centrafricaine. Les officiers du MLC agissaient comme des chefs d’unité, affirme l’avocat, « le tout était orchestré par l’Etat-major général » de l’armée centrafricaine, placé sous l’autorité du président d’alors, Ange-Félix Patassé. Selon maître Kilolo, ce dernier n’a pas été interrogé par la défense avant son décès, en avril 2011.

Le procureur avait bouclé la présentation de ses preuves le 21 mars, après avoir appelé 40 témoins depuis l’ouverture du procès, le 22 novembre 2010. L’essentiel de ces dépositions ont été entendues à huis clos. La défense affirme que ses propres témoins comparaîtront publiquement. « Beaucoup nous ont dit que lorsqu’on on à dire une vérité, on n’a pas besoin de se cacher », conclut maître Kilolo.

Arrêté en Belgique le 24 mai 2008, Jean-Pierre Bemba est incarcéré dans la prison de Scheveningen, en banlieue de La Haye, depuis juillet 2008.

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Vendredi, 25 Mai 2012 07:24

CPI

Jean-Pierre Bemba appellera ses témoins à partir du 14 août prochain. Parmi eux des officiers et sous-officiers centrafricains.

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Les épreuves écrites du Certificat de l’Enseignement du Fondamental I (CEF I) ont débuté ce 23 mai 2012, sur toute l’étendue du territoire national centrafricain. Elles sont couplées avec les épreuves physiques du baccalauréat composées dans certaines régions du pays à l’exception de la circonscription scolaire de la ville de Bangui.

S’agit-il d’une erreur de calendrier ou d’un disfonctionnement dans le chronogramme des activités scolaires de cette année académique 2011-2012 ? Difficile d’apporter une réponse précise à ces interrogations.

Le nombre des candidats en lice n’est pas encore rendu disponible par la Direction des examens et Concours. Ce que l’on peut dire, c’est qu’il y a 48 heures, plus de 7336 élèves de Cours Moyens 2ème année ont composé le concours d’entrée en 6ème.

Pour les CEFI, des matières telles que la dictée, l’étude de texte, le calcul, la récitation illustrée par des dessins sont au menu. Concernant le baccalauréat ce sont le saut en hauteur, la gymnastique, le lancer de poids, l’endurance, la course de vitesse de 80 mètres pour les filles et 100 mètres pour les garçons.

A Bangui, les épreuves du CEFI se sont déroulées sans incident majeur, ont constaté les reporters de Radio Ndeke Luka. Le constat est fait à l’issue d’une enquête réalisée dans différents établissements scolaires de Bangui comme par exemple au centre numéro I situé à l’Ecole Lakouanga où composent 1154 candidats venus des établissements comme New Tech, Groupe Elit, Ecole Avenir, Ecole Saint Charles, Ecole Turque et ceux de l’Ecole Lakouanga même.

« Nous avons noté lors de notre passage que la plupart des centres d’examens ne présentent pas les conditions appropriées d’hygiène. A cela s’ajoute le nombre pléthorique des candidats par table-banc. On compte trois candidats sur un petit table-banc », ont remarqué ces reporters.

Selon Rosalie Grémbenguia, présidente du centre numéro I à Lakouanga, les épreuves ont largement démarré en retard car, certains surveillants désignés à cet effet ne sont pas présentés à temps. Toutefois, les choses ont fin par rentrer dans l’ordre.

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Emotion, réconfort et ambiance pathétique. C’est dans ce climat que parents, élèves et responsables du système éducatif centrafricain ont accueilli ce 24 mai 2012, les élèves âgés de 8 à 12 ans avec de meilleurs prix remportés lors du jeu intitulé « Carton Rouge ». Un jeu sous-régional organisé à Yaoundé au Cameroun le week-end dernier.

Ces enfants ont en effet remporté le meilleur prix des questions réponses, du « Karaoké » ainsi que la place de la 1ère dauphine du concours Miss Carton Rouge.

Mais ces bonnes récompenses ont été remportées à quel prix ? Lors de leur départ pour cette compétition, ces enfants, issus des Ecoles Turque et Faculté de Théologie Evangélique de Bangui (FATEB) étaient tombés le 15 mai dernier dans une embuscade au cours de laquelle  3 d’entre eux ont été grièvement blessés.

Selon les explications de la délégation centrafricaine, c’« était à 25 kilomètres de Garoua-Boulaï aux environs de 9 heures que les coupeurs de route avaient ouvert le feu sur eux.  Sur 19 enfants qui se trouvaient à bord du véhicule, 2 ont reçu des balles d’arme artisanale dans leurs jambes, un autre a eu une fracture au niveau de son tibia et quelques cas d’écorchures ont été également enregistrés ».

Jubilia Kongalama, 1ère dauphine du concours miss Carton Rouge, explique,   j’ « ai été réveillée par les détonations d’armes tirées par ces malfrats. Au moment où ils ont commencé à nous fouiller, l’un d’entre eux a giflé ma mère. N’ayant pas supporté ce geste criminel, j’ai sorti 125 francs CFA de ma poche et remis à ce bourreau ».

« Ce qui a remonté le moral de ces enfants, c’est l’accueil chaleureux que nous ont réservé nos compatriotes au niveau de Garoua-Boulaï. Ils ont d’ailleurs soigné gratuitement ces victimes et ont vraiment pris soins de la délégation avant que nous ne continuions sur Yaoundé », raconte Donatien Mandazou un des encadreurs de ces enfants.

A ce jour, les 3 enfants qui ont reçu des chocs sont restés à Yaoundé au Cameroun pour des soins.

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