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Bangui : Tension sauvée de justesse à l’Université

vendredi 17 mars 2017 12:59

Bangui : Tension sauvée de justesse à l’Université
Les étudiants de la Faculté des Sciences Economiques et de Gestion (FASEG) de l’Université ont manifesté ce vendredi pour réclamer des autorités administratives le prolongement du délai fixé pour leur inscription.

Plus de 5000 étudiants ont pris en otage pendant plus de 2 heures le recteur et tout son Staff. Sur les cartons qu’ils ont brandis, on peut lire : « Pas de travail », « Pas d'évaluation », « Pas de cours ». Ces étudiants ont brûlé des vieux pneus à l’entrée du rectorat pour dire non à la réforme fixant le délai de paiement des frais d'inscription.

« Nous avons constaté que le recteur veut amener des réformes. Nous ne sommes pas contre cela, mais les facteurs qui peuvent favoriser cette démarche ne sont pas réunies », a dénoncé un étudiant sous couvert de l'anonymat.

Pour lui, il y a une insuffisance dans les conditions requises pour se mettre en règle avec les différents départements. « Après le baccalauréat, les étudiants ont des difficultés pour retirer leurs diplômes au niveau de la Direction des Examens et Concours (DEC). Il y a aussi un problème d’authentification des diplômes au niveau de la DEC. A cela s’ajoute le retard au bureau du Doyen empêchant les étudiants de s’inscrire dans le temps », a souligné cet étudiant.

Les responsables de l'Université et les leaders de l'association de ladite faculté ont pris plusieurs heures pour avoir un consensus. Informé, le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, s'est dépêché sur le lieu pour mesurer l’ampleur du problème. Empêché à son arrivé, le chef du gouvernement a fini par calmer les nerfs et a rassuré les manifestants.

« Je vais de ce pas instruire les autorités de l’université de vous concéder un délai supplémentaire. Puisqu’il en est ainsi, le délai que ces autorités vont vous concéder, vous devez les respecter », a-t-il martelé.

Les éléments de la Compagnie Nationale de Sécurité (CNS), ceux de la gendarmerie et les policiers onusiens sont intervenus pour ramener le calme.