.bandeau_provisoire{ background-color:#576c67; height:40px; line-height:40px; text-align:center; font-weight:bold; vertical-align:middle; } .bandeau_provisoire a{ color:#b9d09a; font-size:14px; }

Ebola, le DG de l'OMS visite la RCA Docteur Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), est arrivé lundi 11 juin 2018 à Bangui. La mission du numéro 1 de l'OMS a pour but de s'imprégner de la situation sanitaire dans le pays afin de faire face aux urgences de santé publique, dont l'épidémie Ebola qui sévit en RD Congo.

Sur invitation du Chef de l’Etat Faustin Archange Touadéra, Dr Tedros Adhaonm Ghebreyesus vient ainsi se rendre compte des défis en matière de Santé publique en République Centrafricaine. Il est aussi dans le pays pour renforcer les dispositifs de riposte contre le virus Ebola. Son agenda a prévu une rencontre avec les autorités nationales, les partenaires humanitaires et la société civile.

"Ma mission sur invitation des autorités, c'est de venir évaluer différents points de programme sanitaire. Nous savons qu'il y a l'épidémie d'ébola qui est en train d'évoluer. C'est vrai, nous avons stabilisé, mais l'hémorragie continue. Nous travaillons pour la RD Congo et sommes venus en RCA pour discuter sur ce point ", a expliqué le directeur général de l'OMS. Il a indiqué l'autre point de son déplacement porte sur "l'aide humanitaire accordée aux Centrafricains".

Après son arrivé à l'aéroport Bangui M'Poko, Dr Tedros Adhaonm Ghebreyesus s'est rendu au centre de traitement des épidémies. Une rencontre avec la presse est prévue ce mardi 12 juin pour faire le point de sa mission avant de quitter la République Centrafricaine.

Le virus hémorragique d'Ebola n'a jamais été enregistré sur le territoire national alors que sa présence est signalée dans des pays voisins comme la RDC mais également au Nigéria, un des centre d'approvisionnement en marchandises.

RCA : Un nouveau-né sur 24 meurt chaque mois selon l'Unicef Le rapport de l'Unicef intitulé : "le monde manque à ses devoirs envers les nouveau-nés" rendu public mardi 20 février 2018 à New York place la République Centrafricaine au deuxième rang des dix pays au monde où la mortalité à la naissance reste "élevée et alarmante". Le pourcentage selon le document s'élève à 41%.

"La République Centrafricaine est deuxième sur la liste des pays où il est dangereux de naître avec un enfant qui meurt sur les 24 qui sont nés dans le mois des causes évitables pour la mortalité néo-natale", a précisé Docteur Speciose Hakizimana Ndabihore, Représentante de l'Unicef à Bangui.

L'Unicef à travers ce rapport relève que "les bébés nés dans les pays les plus sûrs ont jusqu'à 50 fois moins de risques de mourir au cours du premier mois de leur vie".

"Les bébés nés au Japon, en Islande et à Singapour ont le plus de chances de survie, tandis que les nouveau-nés au Pakistan, en République Centrafricaine et en Afghanistan sont les plus mal lotis", souligne le rapport.

"Si le nombre de décès chez les enfants de moins de 5 ans a été divisé par plus de deux au cours de ces 25 dernières années, il n'en va pas de même pour les décès intervenus durant le premier mois de vie", a indiqué Henrietta H. Fore, directrice générale de l'Unicef. "Sachant que la majorité de ces décès peuvent être évités. Nous manquons à l'évidence à nos devoirs envers les bébés les plus pauvres", a-t-elle mentionné.

L'agence onusienne précise par ailleurs que ce taux élevé aux "principaux facteurs" dont "les naissances prématurées, les complications pendant l'accouchement et les infections, responsables de 80% des décès". Or, ces décès peuvent être évités grâce à l'accès à des personnels soignants qualifiés. Aujourd'hui dans les dix Etats au monde, "les femmes ont moins de chances de bénéficier d'une assistance à l'accouchement compte tenu de la pauvreté, des conflits et de la faiblesse des institutions".

La situation est telle que "si chaque pays parvenait à ramener son taux de mortalité néo-natale au niveau des pays à revenu élevé d'ici à 2030, 16 millions de vies pourraient être sauvées", relève le rapport.

L'inégalité en matière de survie d'après l'Unicef est palpable. Le taux de mortalité néo-natale les plus élevés se situe au Pakistan (1 pour 22), en République Centrafricaine (1 pour 24) en Afghanistan (1 pour 25) et le dernier au Tchad (1 pour 28). Le taux le plus faible est enregistré au Japon ( 1 pour 1111), en Islande (1 pour 1000), au Singapour (1 pour 909) .... en République de Corée (1 pour 667).

RCA : Le 13e président du Conseil de l’ordre des médecins, chirurgiens, dentistes et pharmaciens élu ce vendredi à Bangui Professeur Boniface Koffi a été élu ce 22 décembre à ce poste. Les médecins, chirurgiens dentistes et pharmaciens lui ont unanimement accordé crédit. Une caution appréciée par le président entrant.

« C’est une joie quand vos pairs vous font confiance et vous désignent pour les aider à avancer, c’est un privilège », a-t-il confié à la presse.

Le vice-doyen de la Faculté de Santé a invité ses confrères au strict respect de l’art. « Il va falloir que les médecins, chirurgiens dentistes et les pharmaciens qui ont pour principale tâche de s’occuper de la santé de la population puisse faire leur travail dans le respect de la déontologie. Soigner quelqu’un, c’est un sacerdoce. (…) il va falloir que le médecin soit responsable », a souligné Professeur Boniface Koffi.

Le nouveau président du Conseil de l’ordre des médecins, chirurgiens dentistes et pharmaciens, qui a un mandat de deux ans, fixe ses prérogatives. « Notre priorité, c’est de redorer le blason pour que le système de santé au final puisse se relever », a-t-il indiqué. Pour ce spécialiste de l’anatomie pathologique, « le rôle du Conseil de l’ordre est de veiller en sorte que le médecin puisse se rappeler qu’il a prêté serment pour faire son travail à la satisfaction de la population »

Le 13e président du Conseil créé en 1980, succède à une autre Professeur Pascal Mbélésso.

RCA : Une campagne de chirurgie craniofaciale lancée à Bangui Une vaste campagne de chirurgie faciale gratuite est lancée du lundi 8 au dimanche 15 janvier à Bangui. Les personnes dont l’âge commence à partir de 6 mois et plus, et qui sont nées avec des malformations au niveau de la tête et du visage sont principalement concernées.

« C’est une chirurgie qui concerne des gens qui ont des malformations au niveau de la tête et au visage ou qui ont un traumatisme du visage qu'il faut réparer », a expliqué Dr Oben Sammy Orock, chirurgien plasticien venu de Yaoundé.

Les activités médicales sont menées au Centre National Hospitalier Universitaire de Bangui (CNHUB). Au moins 20 malades peuvent être traités par jour. Les chirurgiens sont venus du Cameroun.

Seules les personnes nées avec des bouches fendues seront soignées. « On s'occupe uniquement des malades qui sont nés avec la fente labiopalatine », ajoutant qu’il s’agit de « malade né avec la bouche fendue ou bien le plafond de la bouche fendu ».

« Si c'est un malade qui n'est pas né avec cette malformation, on ne s'occupe pas de lui », a prévenu le chirurgien plasticien.

Dr Oben Sammy Orock ajoute qu’il existe « des malades atteints de traumatisme du visage ou qui ont la maladie qu'on appelle le noma » qu’il est capable d’opérer s’il dispose d’un peu de temps.

Cette campagne de chirurgie est réalisée par le ministère de la Santé publique et la Fondation WECCARE sur financement de l'ONG américaine Smile Train.

 

 

 

Centrafrique : « Levons la main pour la prévention du VIH » C’est autour de ce thème qu’est célébrée ce samedi en différé en République Centrafricaine, la journée mondiale de lutte contre le VIH/SIDA. Les manifestations officielles sont organisées au lycée Barthélémy Boganda dans le 4e arrondissement de Bangui en présence du Premier ministre, Simplice Mathieu Sarandji.

« Selon les données qui ont été communiquées au gouvernement par la coordination nationale du CNLS, le nombre de nouvelles infections à VIH durant ces 5 dernières années dans notre pays est estimé à 35.000 », a indiqué Simplice Mathieu Sarandji.

Le Chef du gouvernement a réitéré l'engagement de son équipe à mobiliser les ressources pour réduire ce fléau. Selon lui, « Ce chiffre montre que la population centrafricaine continue de s’infecter au VIH malgré les efforts considérables qui ont été faits avec l’appui des partenaires nationaux et internationaux ».

Il a saisi l’occasion pour inscrire une courte phrase dans la paume de sa main à savoir « tester et traiter » mettant en exergue l’engagement du Président de la République pris à la réunion de haut niveau sur le VIH-SIDA au mois de juin dernier à New York aux Etats Unis.

Selon Docteur El Hadj Abdallahi Fah, directeur Pays de l’ONUSIDA en Centrafrique, des avancées notables dans la riposte au SIDA sont enregistrées, « mais nous ne constatons pas de progrès partout. De nombreuses nouvelles infections ne diminuent pas chez les adultes et le risque d’infection par le VIH-SIDA reste particulièrement élevé pour les jeunes femmes ».

M. Fah de préciser par ailleurs que « Les co-infections chez les personnes vivant avec le VIH-SIDA telle que la tuberculose, le cancer du col de l’utérus, l’hépatite B et C mettent en péril l’objectif de moins de 500 mille personnes décédées des maladies liées au SIDA d’ici 2020 ».

Il a fait remarquer qu’« En 2015, la tuberculose a été l’origine tout entière de maladies associées au SIDA » « sans compter que les femmes vivant avec le VIH ont 4 à 5 fois plus le risque du cancer du col de l’utérus ».

En 2016, le nombre des personnes vivant avec le VIH-SIDA (PVVS) est estimé à près de 120 mille malades selon le Comité National de Lutte contre le SIDA (CNLS). Seulement, au moins 30 mille parmi lesquels 10 mille enfants sont sous Anti-Rétro-Viraux (ARV). Le comité déplore le manque de moyens auquel il est confronté pour bien mener cette lutte. Il compte sur ses traditionnels bailleurs que sont le gouvernement, l'ONUSIDA et l'OMS pour l’intensifier en 2017.

RCA:  Le Complexe Pédiatrique de Bangui renoue avec l'afflux des malades Les activités ont normalement repris ces derniers jours au Complexe Pédiatrique de Bangui. Le décès d'un enfant de 9 mois à la suite d'une intervention chirurgicale en octobre dernier a créé une forme de panique dans la capitale. Les parents étaient réticents à amener leurs enfants dans les services de l'hôpital pédiatrique. 

Quelques semaines plus tard et grâce à des sensibilisations, les parents d'enfants malades affluent à nouveau dans cette formation sanitaire. Il en est de même pour l’ONG internationale Emergency qui offre gratuitement des soins aux enfants âgés de moins de 5 ans.

« Suite à cet évènement malheureux, Emergency avait suspendu temporairement ses activités d'abord au niveau de sa clinique et au niveau du complexe pédiatrique », a déclaré Dr Germain Piamalé, directeur par intérim du Complexe pédiatrique.

Malgré la réticence des parents suite à cet incident, ce centre hospitalier de référence n'a cessé de fonctionner. « Certains parents qui étaient partis sont revenus quelques jour après et on a continué leur prise en charge », a indiqué Dr Piamalé. Ainsi, il demande aux parents de ne pas « se faire d'illusion, de ne pas penser que ce qui est dit est vrai puisqu'il n'en est pas le cas ».

Le constat fait ce jeudi par RNL prouve que les fréquentations au niveau de cette structure de santé ont connu une hausse. Cette reprise d'activité est diversement appréciée par les parents des malades même si une certaine unanimité s'est faite quant aux soins donnés aux enfants.

« On nous accueille normalement, il n'y a plus rien. C'est pourquoi j'ai amené mon enfant », a déclaré une mère d'enfant venue de Boali. Elle exhorte par ailleurs d'autres parents à ne pas « avoir peur et d'amener leur enfants au Complexe pédiatrique pour des soins car les enfants sont l'avenir du pays ».

Si certains parents sont ravis, d'autres se plaignent du manque de personnels soignants disponibles.

« J'étais venu à 11 heures pour être reçu avec mon enfant à 15 heures », a-expliqué une dame. Et une autre de renchérir « le Complexe pédiatrique de Bangui existe depuis longtemps et les enfants tout comme certaines personnalités ont toujours été soignés dans cet hôpital ».

Le Complexe pédiatrique de Bangui est l'unique centre de prise en charge des enfants de la Capitale centrafricaine.

Centrafrique : épidémie de choléra confirmée selon le ministre de la Santé L’épidémie du choléra qui sévit dans deux préfectures en Centrafrique est finalement confirmée par les autorités sanitaires. La ministre de la Santé publique, Dr Fernande Ndjengbot a officiellement déclaré mercredi l’existence de l'épidémie.

« Le Gouvernement de la RCA voudrait déclarer officiellement la notification de l'épidémie du choléra dans la commune de Ndjoukou faisant une dizaine de décès ».

Des premiers cas sont enregistrés à Bangui, à Ndjoukou dans la Kémo et au village Zawara dans l’Ombella-M'Poko. Une dizaine de personne sont déjà mortes des suites de la maladie.

« Au début du mois d'août 2016, le ministère de la Santé, de l'Hygiène publique et de la Population, a enregistré 19 cas de diarrhée aqueuse dont 8 décès dans la population de Ndjoukou et ses environs. En date du 7 août 2016, 3 cas dont 2 décès ont été enregistrés dans le village Zawara dans la préfecture de l'Ombella M'Poko », a signifié la ministre Ndjengbot qui a attesté « un autre cas dans la ville de Bangui au quartier Bruxelles ».

Pour le membre du Gouvernement, « Les résultats biologiques réalisés par l'Institut Pasteur de Bangui ont mis en évidence les germes responsables du choléra ».

Le respect des règles d'hygiène comme mesures de prévention à la base

Face à la gravité de l'épidémie du choléra qui a déjà fait au moins 10 morts, les mesures de prévention à la base restent et demeurent la seule condition de protection contre la contamination.

Le directeur de l'hôpital de l'Amitié, Dr Germain Piamalé, a estimé que le choléra est une maladie guérissable, dès les premiers signes cliniques.

« Heureusement que c'est une maladie qui peut se guérir très facilement parce que lorsque quelqu'un qui est malade se rend à l’hôpital, très rapidement lorsqu'il a des signes de diarrhée, de vomissement et autres, il y a des solutions de réhydratation orale qu'on peut lui donner pour la guérir », a déclaré Dr Germain Piamalé, Directeur de l'hôpital de l'Amitié.

Il précise par ailleurs que « si quelqu'un a cette maladie et que son entourage prenne des précautions pour par exemple se laver les mains, entretenir les ustensiles de cuisine et tout ce qu'ils mangent, il n'y a aucun risque que cette maladie se propage ».

Bouar : une rumeur d'épidémie de grippe crée la psychose Au moins quatre personnes sont mortes ces deniers temps dans la commune de Niem-Yéléwa, préfecture sanitaire de la Nana Mambéré après avoir contracté la grippe.

Les populations craignent une épidémie de grippe dans la localité. Alertée, une équipe de l'Institut Pasteur et de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a été aussitôt déployée dans la localité dans le cadre d'une surveillance épidémiologique.

Le médecin chef de l'hôpital préfectoral de Bouar, Dr Yves Aristide Kpangba Mangbé, a expliqué être informé de la situation. « La semaine dernière, nous étions informés par le système national d'information sur la santé qu'il y a quelques cas de décès des personnes qui ont contracté la grippe dans la commune de Niem-Yéléwa »,  a-t-il spécifié.

Il a également montré que des dispositions médicales ont été prises en vue de déterminer s'il s'agit d'une épidémie. « Nous avons dépêché une équipe de surveillance épidémiologique. Après enquête, l'équipe nous a rapportés qu'effectivement il y a eu quatre décès qui pourraient être liés à la grippe. Mais les personnes sont décédées à domicile ».

Selon Dr Yves Aristide Kpangba Mangbé, médecin chef de l'hôpital préfectoral de Bouar, la grippe qui sévit à Niem-Yéléwa peut se guérir dans les structures sanitaires. Elle est la même que celle qui se trouve dans les autres localités du pays.

« … Celles qui ont contracté la grippe et qui sont venues au centre de santé sont soignées, guéries et ont regagné la maison », a-t-il rassuré, notifiant qu' « à ce stade, on ne peut pas parler d'une épidémie » et que « c'est une grippe habituelle vécue partout ailleurs ».

Par mesure de précaution, l'équipe de l'Institut Pasteur et de l'OMS sur place à Niem-Yéléwa va faire des prélèvements sur des personnes ayant contracté la grippe dans le cadre d'une surveillance épidémiologique.

Maladie mortelle près de Ndjoukou : 8 décès selon l'Abbé Long-Gnan Une maladie d’origine incertaine sévit depuis une semaine dans la localité de Ndjoukou dans la Kémo.

Le Curé de Ndjoukou, l'Abbé Pierre Long-Gnan, a précisé avoir compté 8 décès dans un village à 17 Km de Ndjoukou. Le prêtre, niant l'existence de la maladie au centre de Ndjoukou, parle de moins d'une dizaine de morts.

« J'ai quitté Ndjoukou mercredi et quand je quittais, nous avions totalisé 8 morts », a-t-il indiqué, minimisant le bilan initial avancé par le député de Ndjoukou. « Nous pensions que c'était une chose circonscrit dans le village Mourou fleuve, situé à 17 km de Ndjoukou », a-t-il ajouté.

« J'entends sur les ondes qu'il y a plus de 20 morts », s'est étonné l'Abbé Pierre Long-Gnan trouvant ces chiffres erronés.

Le prêtre a expliqué que des mesures ont été prises pour informer la hiérarchie. « Le vendredi dernier, j'étais sorti avec M. le Maire de Ndjoukou. Nous étions allés à Sibut alerter les autorités parce qu'on a constaté que des personnes ayant assisté à un lieu de deuil, décédaient l'une après l'autre ».

Position du gouvernement

Le ministère de la Santé publique se mobilise en ce moment autour de cette maladie mortelle signalée depuis quelques jours près de Ndjoukou dans la Kémo. 

Selon des sources proches de ce département, les responsables sanitaires et les partenaires œuvrant dans ce domaine étaient en pourparlers ce vendredi. Une déclaration de la ministre, Fernande Ndjengbot, est attendue dans les heures qui suivent.

Jeudi sur les ondes de Radio Ndeke Luka, le député de Ndjoukou, Jean Claude Komia-Sambia a annoncé la mort d'une vingtaine de personnes en l'espace d'une semaine.

« Selon les informations, une dame venue de la RD Congo pour s'installer à Ndjoukou meurt des suites d'une maladie. Toutes les personnes qui ont manipulé le cadavre ont attrapé la maladie, qui se manifeste par des vomissements et de la diarrhée. Au delà de 48 heures, la personne meurt », a expliqué l'élu de la nation.

Jean Claude Komia-Sambia attribue la multiplication du nombre de décès à la mort de cette femme venue de la République Démocratique du Congo (RDC).

« Le nombre de victimes ne cesse de s'accroître et cela fait peur », s'est-il inquiété.

Le député crie au secours. Il appelle le gouvernement, l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et les organisations humanitaires à circonscrire au plus vite cette maladie. « Nous lançons un cri d'alarme pour qu'au niveau du gouvernement et des ONG, une intervention d'urgence puisse être orientée en faveur de la population ».

La rage fait six victimes en Centrafrique depuis janvier Une épidémie de rage sévit depuis quelques mois en Centrafrique. Six victimes sont déjà enregistrées. Depuis janvier, plus de 10 villes sont atteintes de la maladie de la rage qui est transmise à l'homme par les morsures de chien.

Selon les statistiques vétérinaires, trois personnes sont décédées de la rage à Gamboula dans la Mambéré Kadéi, une à Dékoa dans la Nana Gribizi et deux autres à Bangui la capitale centrafricaine. Le chef de la clinique vétérinaire, Pascal Baylon Yalafa, explique que l'abandon des chiens pendant la crise est à l'origine de cette montée croissante de la rage.

« La montée de cette maladie provient des évènements militaro-politiques. Les gens qui sont sur les sites abandonnent leurs chiens et ces animaux sont dans le quartier. Quand les chiens se font mordre par un chien enragé, ils développent la maladie. Ils vont à leur tour mordre des personnes et la rage se multiplie ».

Le tableau met en exergue plusieurs autres villes affectées par l'épidémie de l'est à l'ouest et du nord au sud. Bambari, Bouar, Baboua, Kaga-Bandoro, Ndélé, Berberati et Carnot sont ciblées dans cette cartographie.

La rage selon les techniciens vétérinaires est une maladie virale qui se transmet de l'animal à l'Homme. En cas de morsure, la solution demeure l'orientation vers un centre de référence.

« Dès qu'une personne est mordue, quelle que soit sa situation géographique, elle doit se rendre immédiatement dans une clinique vétérinaire », a prévenu Docteur Marie Noël Mbaïkoua Ouaïmon.

Docteur Mbaïkoua Ouaïmon indique qu'un traitement approprié est administré sur une période déterminée. Selon cette spécialiste de la santé animale, la personne mordue « recevra un petit certificat qui va lui permettre d'être prise en charge à l'Institut Pasteur gratuitement pour ne pas que le patient ne puisse pas dépenser de sa poche. Il y trois doses qui doivent être administrées pendant deux semaines ».

Pour lutter efficacement contre la rage, le ministre de la Santé Publique, celui de la Santé Animale et l'OMS se sont accordés à abattre systématiquement les chiens errants. Ils se sont par ailleurs engagés à vacciner les chiens domestiques. Le lancement de cette campagne nécessite une enveloppe de 265 millions de francs CFA soit 403.990 euros. 

7 avril : SOS des diabétiques centrafricains « Soyez plus fort que le diabète », c'est autour de ce thème que la journée mondiale de la santé est célébrée ce 07 mai en République Centrafricaine. Organisée par le ministère de la Santé Publique en partenariat avec l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la journée a été marquée par une marche pacifique, une initiative de l'Association des Diabétiques, des membres de l'Organisation des femmes centrafricaines (OFCA), du personnel du ministère de la Santé de l'OMS et de la Croix Rouge Centrafricaine (CRCA).

« Nous implorons le gouvernement d'étendre les centres du diabète à l'intérieur du pays et de favoriser la formation des diabétologues pour que le pays en dispose beaucoup afin de bien s'occuper des diabétiques », déclare Philippe Konzi, secrétaire général de l'Association des Diabétiques de Centrafrique.

Il ajoute par ailleurs que l’État centrafricain doit : « subventionner les médicaments pour les diabétiques de manière à les rendre moins chers ».

Appel entendu par le représentant de l'OMS, Dr Michel Yao qui, au nom de son organisation s'est engagé à « lutter contre le diabète dans le pays » avant d'ajouter « qu'on peut vivre avec le diabète ».

Le représentant de l'OMS indique aussi « qu’il est important de faire un diagnostic précoce, suivre les conseils des médecins, respecter son traitement, faire des exercices physiques au quotidien pour éviter les facteurs de risque et enfin, avoir une alimentation saine ». Des « petits secrets pour être plus forts que le diabète », conclut Dr Michel Yao.

Selon les statistiques globales données par le représentant de l'OMS, le diabète a causé en 2012, la mort de plus d'un million de personnes à travers le  monde. Un lot des médicaments pour la lutte contre le diabète a été ainsi offert à cette occasion par le représentant de l'OMS au ministère de la Santé Publique.

 La commune de Kabo déclarée en épidémie de méningite Le ministère de la Santé publique a déclaré ce mercredi, au nom du gouvernement,  une épidémie de méningite la commune de Kabo dans la préfecture de l'Ouham (nord du pays). Selon la ministre de la Santé Publique, Marguerite Samba Maliavo, les résultats ont été confirmés par l'Institut Pasteur de Bangui.

« Pour la période du 29 févier au 13 mars 2016 soit deux semaines durant, la seule commune de Kabo a notifié 10 cas de méningite dont respectivement 3 cas la première semaine et 7 cas la seconde semaine, dépassant ainsi le seuil épidémique », a déclaré Marguerite Samba Maliavo.

« Les échantillons testés par l'Institut Pasteur de Bangui ont confirmé la présence du germe responsable d'épidémie saisonnière de méningite. Au vu de ce résultat, le ministère de la Santé déclare la commune de Kabo en épidémie de méningite », a-t-elle ajouté.

La méningite a frappé plusieurs préfectures du pays depuis le début de l'année. Sur les 90 personnes qui ont contracté la maladie au premier trimestre 2016, 24 sont mortes.

« Le ministère de la Santé publique et de la population, à travers le service de surveillance épidémiologique, a enregistré des cas de méningite dans certaines préfectures de notre pays, appartenant à la ceinture méningitique des pays de l'Afrique subsaharienne. Il s'agit notamment des préfectures de l'Ouham, de l'Ouham Péndé, de la Nana Gribizi, de la Nana Mambéré et de la Ouaka. 90 cas de méningite dont 24 décès ont été enregistrés dans la préfecture de l'Ouham entre janvier et mars 2016 », a relevé Mme Marguerite Samba Maliavo.

Le membre du gouvernement a précisé que des dispositions sont en train d'être prises pour contenir cette épidémie. « En collaboration avec les partenaires notamment l'OMS et l'Unicef, la section de Médecins Sans Frontières Espagne conduira une mission d'investigation complémentaire dans la sous-préfecture de Kabo afin de cerner l'étendue de l'épidémie et envisager la vaccination en action aux activités mises en œuvre par l'équipe régionale et les partenaires locaux », a par ailleurs indiqué la ministre de la santé publique.

« D'ores et déjà, il sera procédé au renforcement de la surveillance et de la prise en charge médicale des cas aussi bien dans les structures de santé qu'au niveau communautaire, à la sensibilisation de la population pour une notification à base communautaire et à la collecte d'informations complémentaires en vue de décisions appropriées pour minimiser la létalité liée à cette maladie », a-t-elle rassuré.


 

 

 

Page 1 sur 17