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Les professionnels de la Justice de la vile de Bouar (ouest) sauront bientôt mieux dire le droit sur les pratiques du charlatanisme et de la sorcellerie dans l’exercice de leurs fonctions. A cet effet, 12 d’entre eux relevant du ressort de la Cour d’Appel de la localité poursuit ce 22 février 2012, une formation sur l’anthropologie.
Il s’agit d’édifier ces magistrats sur les dispositions du code de la procédure pénale, en ce qui concernent les infractions de charlatanisme et de la sorcellerie qui suscitent depuis belle lurette des débats entre les professionnels de droit.
Selon le correspondant de Radio Ndeke Luka qui a relayé l’information mercredi, « cette formation constituerait une bouffée d’oxygène pour les personnes âgées souvent accusée de crimes relevant de ces pratiques. Ces dernières ont toujours fait les frais de la vindicte ou Justice populaire ».
La formation est organisé par le ministère de la Justice avec l’appuie l’Union Européenne. Il prendra fin le 25 février 2012.
Notons que la pratique de la Justice populaire liée au charlatanisme et de la sorcellerie n’est pas l’apanage de la ville de Bouar. A titre d’exemple, en 2011, plus 3 cas ont été signalés à Bozoum (nord-ouest).
La Cour Pénale Internationale vient encore de suspendre le procès de Jean-Pierre Bemba. Les audiences reprendront le 20 février 2012. C’est ce qu’a indiqué le week-end dernier, la présidente de la chambre, Sylvia Steiner. A la reprise, la Cour entendra le dernier témoin de l’accusation par vidéo conférence depuis Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo (RDC).
En janvier dernier, le procureur avait indiqué aux juges que le témoin souffrait de traumatismes. La chambre avait estimé que permettre au témoin de déposer par vidéoconférence pourrait « prévenir les inévitables peines et souffrance qu’il pourrait endurer en se rendant à La Haye ».
L’audition du témoin « 15 », trente-neuvième témoin appelé par l’accusation depuis le début du procès, en novembre 2011, a déposé le 13 février sous pseudonyme et à huis clos.
Le procureur devrait donc boucler la présentation de ses preuves la semaine prochaine. Ce sera ensuite au tour des représentants des victimes d’appeler à la barre leurs propres témoins.
Jean-Pierre Bemba est poursuivi pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis en 2002 et 2003 en Centrafrique. Le sénateur congolais, président du Mouvement pour la libération du Congo (MLC) doit répondre des crimes commis par ses soldats, appelés en renfort par Ange-Félix Patassé, alors président de Centrafrique.
Il a fallu une visite dans les locaux de la prison de Sibut, localité située à 186 kilomètres de Bangui effectuée par l’ONG Caritas, pour se rendre des conditions difficiles dans lesquelles se trouvent les détenus. 20 prisonniers sur 50 sont atteints de la varicelle. Un constat fait le 13 février 2012 par ladite ONG basée dans la localité.
Selon le correspondant de Radio Ndeke Luka qui a rapporté les faits, face à cette situation, la Caritas s’est vue obligée de demander une autorisation auprès des responsables pénitentiaires pour évacuer d’urgence les détenus à l’hôpital préfectoral de Sibut.
Le correspondant a ajouté que l’ONG Caritas a profité de la même occasion pour procéder aussi au nettoyage et à la désinfection de la maison carcérale de cette localité.
Les autorités de cette prison ont loué l’initiative qui contribue au respect des principes fondamentaux aux Droits de l’Homme, même en prison.
Les procès intentés par le Mouvement de Libération du Congo (MLC) contre ses propres soldats pour leurs exactions en République Centrafricaine étaient fictifs. Ces procès visaient simplement à rassurer la communauté internationale. Bemba voulait par là se dédouaner. Ces propos sont tenus il y a quelques jours par le témoin « 45 », un haut cadre du Mouvement pour la libération du Congo (MLC). Il a été cité par l’accusation dans le procès du Sénateur congolais Jean-Pierre Bémba.
Selon le témoin « 45 », « chaque fois que les troupes du MLC prenaient une localité, il était question d’exactions, de pillages, de viols, et de meurtres. Il fallait faire quelque chose pour sauver l’image du MLC qui était ternie, et dégager la responsabilité militaire du MLC. C’est pour cette raison qu’un procès a alors été organisé, début 2003 ».
Le témoin a ajouté que « l’accusé était sous une forte pression de la part des ONG, des médias, de la communauté internationale et qu’il cherchait des moyens pour s’en sortir ».
Poursuivant sa déposition, le témoin a affirmé que le point de vue de Bémba était qu’il était victime d’un complot et que les choses étaient amplifiées. Selon lui, « Jean-Pierre Bemba disait qu’il y avait une campagne de déstabilisation contre lui, parce que son intervention avait entravé les intérêts français et que la France ne voulait plus du président Patassé».
Mais pour la défense de Jean Pierre Bémba, « les procès conduits contre des soldats du MLC ont démontré que l’accusé n’était pas responsable des exactions commises en 2002 et 2003 par ses troupes en Centrafrique, commises par des éléments incontrôlés qu’il a lui-même fait juger. Et la défense de poursuivre que les éléments du MLC avaient été envoyés en Centrafrique pour soutenir le président d’alors, Ange-Félix Patassé, menacé par une rébellion ».
Le témoin « 45 » a été le Trente-septième appelé par le procureur depuis le début du procès, en novembre 2010. Il a déposé pendant quatre jours, essentiellement à huis-clos.
Le procureur compte appeler encore trois témoins à la barre. Ce sera ensuite au tour des représentants des victimes de citer leurs propres témoins. Le procès de Jean-Pierre Bemba s’est ouvert le 22 novembre 2010. Il a été accusé de crime contre l’humanité et crimes de guerre en 2002 et 2003 en Centrafrique.
Les éléments du MLC ont été appelés pour secourir justement le régime de Bangui d’alors, menacé par une rébellion dirigée par l’actuel Chef de l’Etat François Bozizé.
Les procès intentés par le Mouvement de Libération du Congo (MLC) contre ses propres soldats pour leurs exactions en République Centrafricaine étaient fictifs. Ces procès visaient simplement à rassurer la communauté internationale. Bemba voulait par là se dédouaner. Ces propos sont tenus il y a quelques jours par le témoin « 45 », un haut cadre du Mouvement pour la libération du Congo (MLC). Il a été cité par l’accusation dans le procès du Sénateur congolais Jean-Pierre Bémba.
Selon le témoin « 45 », « chaque fois que les troupes du MLC prenaient une localité, il était question d’exactions, de pillages, de viols, et de meurtres. Il fallait faire quelque chose pour sauver l’image du MLC qui était ternie, et dégager la responsabilité militaire du MLC. C’est pour cette raison qu’un procès a alors été organisé, début 2003 ».
Le témoin a ajouté que « l’accusé était sous une forte pression de la part des ONG, des médias, de la communauté internationale et qu’il cherchait des moyens pour s’en sortir ».
Poursuivant sa déposition, le témoin a affirmé que le point de vue de Bémba était qu’il était victime d’un complot et que les choses étaient amplifiées. Selon lui, « Jean-Pierre Bemba disait qu’il y avait une campagne de déstabilisation contre lui, parce que son intervention avait entravé les intérêts français et que la France ne voulait plus du président Patassé».
Mais pour la défense de Jean Pierre Bémba, « les procès conduits contre des soldats du MLC ont démontré que l’accusé n’était pas responsable des exactions commises en 2002 et 2003 par ses troupes en Centrafrique, commises par des éléments incontrôlés qu’il a lui-même fait juger. Et la défense de poursuivre que les éléments du MLC avaient été envoyés en Centrafrique pour soutenir le président d’alors, Ange-Félix Patassé, menacé par une rébellion ».
Le témoin « 45 » a été le Trente-septième appelé par le procureur depuis le début du procès, en novembre 2010. Il a déposé pendant quatre jours, essentiellement à huis-clos.
Le procureur compte appeler encore trois témoins à la barre. Ce sera ensuite au tour des représentants des victimes de citer leurs propres témoins. Le procès de Jean-Pierre Bemba s’est ouvert le 22 novembre 2010. Il a été accusé de crime contre l’humanité et crimes de guerre en 2002 et 2003 en Centrafrique.
Les éléments du MLC ont été appelés pour secourir justement le régime de Bangui d’alors, menacé par une rébellion dirigée par l’actuel Chef de l’Etat François Bozizé.
Le verdict est tombé ce jeudi 26 janvier 2012. Le directeur de Publication du quotidien Le Démocrate, Ferdinand Samba est condamné à 10 mois de prison ferme, un million de francs CFA d’amende à payer à l’Etat centrafricain, dix millions de dommages et intérêts à payer à la partie civile (le ministre d’Etat aux Finances Sylvain Ndoutingaï). Ce n’est pas tout. Fermeture du journal pendant un an. La décision du tribunal devra faire l’objet de dix publications dans Le Citoyen, un autre quotidien de la capitale centrafricaine, aux frais du condamné.
Quant à Patrick Agoundou, directeur de publication du quotidien La Plume, poursuivi pour les mêmes accusations et considéré en fuite, il a été jugé par contumace et condamné à un an de prison ferme. Un mandat d’arrêt international a été lancé contre lui.
Ferdinand Samba a été arrêté lundi 15 janvier 2012 à Bangui à la suite d'une plainte pour diffamation déposée contre lui par le ministre d’Etat aux Finances, Sylvain Ndoutingaï. L'affaire avait été repoussée à trois reprises à la demande du journaliste et celle de sa défense, qui voulait prendre connaissance des pièces du dossier. Mais le président du tribunal avait finalement délivré un mandat d'amener contre le journaliste et celui-ci fut arrêté. Il lui est reproché d'avoir publié plusieurs articles depuis octobre 2011, à caractère diffamatoire, injurieux et incitant à la haine, visant précisément le ministre d’Etat aux Finances.
Les mêmes poursuites avaient également été engagées contre Patrick Agoundou. Ce dernier a depuis lors, quitté le pays et se trouverait, selon plusieurs sources, en France.
Pour marquer leur soutien, les professionnels des médias de presse écrite ont unanimement, sous la coupe de leur entité, le Groupement des Editeurs de la Presse Privée Indépendante de Centrafrique (GEPPIC), organisé récemment une « journée sans Journaux » à Bangui.
Le Réseau des ONG de défense des droits de l’Homme en Centrafrique a également dénoncé, à propos de ces affaires « les graves dérives ainsi que les manœuvres visant à museler la presse indépendante ». Dans un communiqué publié le 23 janvier 2012 et signé de Me Mathias Barthélémy Morouba, le RONGDH a exprimé « sa vive préoccupation devant la multiplication ces derniers temps des cas d’atteintes à la liberté de la presse et d’arrestations des journalistes en République Centrafricaine, par des hautes personnalités de l’Etat contre les Directeurs de Publication des Quotidiens de la place et des journalistes, au motif de diffamation, d’incitation à la haine ou autres » Pour le RONGDH l’illustration de ces dérives est manifestement l’arrestation du Directeur de Publication du Journal «Le Démocrate», Ferdinand Samba.
La Déclaration estime par ailleurs que les procédures, réquisitions du Parquet et demandes en réparation, visent à «créer un climat de terreur dans la presse indépendante, de bâillonner et finalement la démanteler». Le Réseau des ONG de promotion et de défense des droits de l’homme exprime sa vive préoccupation par rapport à la volonté du parquet de Bangui de ne poursuivre les journalistes que sur la base du code pénal en l’espèce non applicable d’autant plus que les délits de presse ont été dépénalisés, alors que le texte applicable est l’ordonnance de 2005 sur la liberté de la communication en Centrafrique.
Tout en rappelant que « la justice à son devoir d’indépendance, d’impartialité et de saine application de la loi», le RONGDH exige du Gouvernement centrafricain, de respecter les dispositions légales et instruments juridiques internationaux qui garantissent la liberté d’expression en Centrafrique. Il demande « à toutes les forces éprises de justice et de démocratie », une mobilisation pour préserver la «sûreté à laquelle ont droit les journalistes dans l’exercice de leur métier».
Les 7 militaires et gendarmes retraités, arrêtés dans l’affaire contre Francis Bozizé pour détournement de leurs arriérés de salaires, sont finalement condamnés ce mercredi 25 janvier 2012 à 10 mois d’emprisonnement ferme par la Cour d’Appel de Bangui. Ils étaient initialement poursuivis pour violences et voix et faits, séquestration, vol, menace de mort, pillage. Ces derniers avaient en 2011, enlevé et séquestré le Médiateur de la République, Paulin Pomodimo, puis l’ont conduit à la représentation de l’Union Européenne à Bangui.
La Cour d’Appel a, au cours de ce délibéré, rejetée en bloc les précédents chefs d’accusations. Elle les a désormais poursuivis et condamnés pour destruction de l’édifice public et la dégradation de l’édifice public.
L’une des décisions issue de cette affaire a été la restitution des motos des militaires retraités confisquées au cours des enquêtes préliminaires.
Selon Armand Keko, délégué des gendarmes et militaires interrogé par Radio Ndeke Luka, « cette condamnation a été qualifiée de mesure « inquisitoriale ». Le procureur avait pourtant requis une peine d’un an de sursis, ce qui n’a pas été le cas lors de ce délibéré. Le collectif entend interjeter appel auprès de la Cour de Cassation ».
Ces anciens militaires et gendarmes retraités avaient revendiqué le paiement de leurs 31 mois d’arriérés de salaire ainsi que leurs frais d’accompagnement qui s’élèvent à 19.650.000 frs pour chacun (environ 30230 euros).
Dans cette même affaire, ces militaires en retraite avaient pointé un doigt accusateur vers le ministre délégué à la Défense nationale, Jean Francis Bozizé pour détournements de fonds. Un dossier relayé par les directeurs de publication « Les Collines de Bas-Oubangui » et « Médias + » traduits en Justice puis libérés par la suite.
Le procès de Jean-Pierre Bemba devant les juges de la Cour pénale internationale (CPI) a de nouveau été reporté, lundi 23 janvier 2012. Il devrait reprendre jeudi 26. L’information est rapportée par l’Agence Hirondelle basée à Arusha (Tanzanie) et spécialisée dans la couverture des événements liés à la Justice internationale.
Selon plusieurs sources à La Haye, les quatre derniers témoins que le procureur entend appeler refuseraient cependant de venir déposer. Pour boucler la présentation de ses preuves avant de laisser la parole aux victimes et à la défense, le procureur souhaite faire comparaitre quatre anciens alliés de Jean-Pierre Bemba. Or, ces témoins dont les noms sont confidentiels, refuseraient de se présenter devant les juges.
La Cour dispose de très peu de moyens de contrainte pour faire venir les témoins. Mais en leur absence, le procès est dans l’impasse. Leur statut en fait des témoins clés pour le procureur. L'essentiel de la présentation de la preuve de l'accusation s'étant déroulée à huis clos, il est cependant difficile d’évaluer si leur non comparution pèserait sur le résultat final de l’affaire.
En principe, l’accusation devait boucler la présentation de ses preuves dans le courant du mois de février. Après quoi, les représentants des victimes pourraient appeler quelques témoins à la barre. Ce sera ensuite au tour de la défense de Jean-Pierre Bemba de démontrer que l’opposant congolais n’a pas ordonné les crimes commis en Centrafrique en 2002 et 2003.
Depuis l’ouverture du procès, en novembre 2010, le procureur a pu conduire à la barre 36 témoins contre le sénateur congolais, poursuivi pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre.
Le Réseau des ONG de défense des droits de l’Homme en Centrafrique dénonce « les graves dérives ainsi que les manœuvres visant à museler la presse indépendante ». Dans un communiqué parvenu à Radio Ndeke Luka lundi 23 janvier 2012 et signé de Me Mathias Barthélémy Morouba, le RONGDH « exprime sa vive préoccupation devant la multiplication ces derniers temps des cas d’atteintes à la liberté de la presse et d’arrestations des journalistes en République Centrafricaine, suite à des plaintes déposées en justice par des hautes personnalités de l’Etat contre les Directeurs de Publication des Quotidiens de la place et des journalistes, au motif de diffamation, d’incitation à la haine ou autres » Pour le RONGDH l’illustration de ces dérives est manifestement l’arrestation du Directeur de Publication du Journal «Le Démocrate», Ferdinand Samba.
La Déclaration estime que les procédures, réquisitions du Parquet et demandes en réparation, visent à «créer un climat de terreur dans la presse indépendante, de bâillonner et finalement la démanteler». Le Réseau des ONG de promotion et de défense des droits de l’homme exprime sa vive préoccupation par rapport à la volonté du parquet de Bangui de ne poursuivre les journalistes que sur la base du code pénal en l’espèce non applicable d’autant plus que les délits de presse ont été dépénalisés, alors que le texte applicable est l’ordonnance de 2005 sur la liberté de la communication en Centrafrique.
Tout en rappelant que « la justice à son devoir d’indépendance, d’impartialité et de saine application de la loi», le RONGDH exige du Gouvernement centrafricain, de respecter les dispositions légales et instruments juridiques internationaux qui garantissent la liberté d’expression en Centrafrique. Il demande « à toutes les forces éprises de justice et de démocratie », une mobilisation pour préserver la «sûreté à laquelle ont droit les journalistes dans l’exercice de leur métier».