Un nouveau cadre de coopération entre la RCA et les Nations Unies Plus de 500 milliards de Fcfa, c’est le montant qui sera injecté par les Nations-Unies dans des projets de développement de la République Centrafricaine. L’accord y relatif dénommé « Plan Cadre des Nations-Unies pour l’Assistance au Développement (UNDAF+) »,  a été signé ce 09 août entre le ministre du plan Félix Moloua et Najat Rochdi, représentante adjointe du secrétaire général de Nations Unies.

Ce programme dont les agences onusiennes sont les principaux acteurs de mise en œuvre couvre la période 2018-2021 et concernera la « consolidation de la paix, la sécurité, le relèvement économique et les droits de l'homme ».

Les trois grands piliers de cette UNDAF + concerne en premier lieu tout ce qui est renforcement de l’état de droit, a déclaré Najat Rochdi reconnaissant par la même occasion « qu’elle est fondamentale puisqu’elle est la concrétisation d’une volonté gouvernementale ».

Elle précise par ailleurs que les Nations-Unies « viennent en appui en termes de renforcement de capacité, d’accompagnement, de réhabilitation d’un certain nombre d’infrastructures ». Ce nouveau cadre de coopération entre la RCA et les Nations Unies s'inscrit également dans le cadre du RCPCA, plan national de relèvement du pays présenté en novembre dernier à Bruxelles en Belgique.

RCA : présence réduite de l’Etat à Bozoum La ville de Bozoum dans l’Ouham-Pendé pourrait échapper au contrôle du gouvernement central. Pour l’instant, indiquent certaines sources contactées par RNL, « aucune autorité locale n’est en poste à part le Secrétaire général de la Préfecture ». Conséquence directe, même les fonctionnaires ont déserté les lieux.

Gabin Serge Nakombo, préfet de l’Ouham-Pendé avance des « raisons sanitaires et sécuritaires », pour justifier les absences de la localité ajoutant « qu’ils se sont battus depuis 4 ans  pour que  tous les représentants de l’Etat ainsi que les différentes administrations puissent être opérationnels ».

Cette situation a aussi quelques répercussions sur les activités dans la ville. Le tribunal de grande instance n’est que son reflet d’autant plus que son président, le procureur ainsi que les greffiers sont absents de la ville depuis « au moins 6 mois », selon certaines sources. Dans cette ville abandonnée par les casques bleus, un seul élément de la gendarmerie nationale et 5 autres de la brigade de recherche essaient d’assurer un semblant de sécurité. Du côté de la police, on compte 4 policiers hommes peu armés.

Gabin Serge Nakombo justifie la réticence des fonctionnaires et agents de l’Etat à rester à Bozoum par « l’attitude quasi hostile d’une partie de la population », ce qui, selon lui, pousse à quitter la localité.

Le préfet de l’Ouham-Pendé ajoute par ailleurs que pour assurer réellement le redéploiement de l’administration, « l’Etat et la communauté internationale devraient mettre les moyens ». Mais en attendant, la population craint pour sa sécurité.


 

 

 

Le Gouvernement évalue la situation sécuritaire et humanitaire à Zémio Une délégation gouvernementale conduite par la ministre des Affaires sociales, Virginie Baïkoua, s’est rendue ce vendredi à Zémio, cette ville du Haut Mbomou située à 1050 kilomètres de Bangui, la capitale pour « s’enquérir de la situation humanitaire et sécuritaire » et mesurer le degré « d’amélioration » en dépit des besoins énormes en assistance.

Sur le plan sécuritaire, « il y a moins de tirs, mais les belligérants sont toujours armés », a fait savoir le membre du Gouvernement. Virginie Baïkoua a souligné que « la population est encore très éprouvée après le départ des humanitaires ». La ministre Baïkoua a insisté pour que des produits pharmaceutiques soient mis en route dans un bref délai et que l’ONG Médecins Sans Frontières reprenne ses activités de soins dans la ville.

Sur le plan humanitaire, la situation n’est pas très déplorable. « J’ai trouvé une population mieux qu’il y a une semaine, le moral commence à être bon », a-t-elle mentionné. « Des initiatives locales » ont aussi été lancées pour répondre aux attentes des populations.

A Bangui, il est  difficile d’expédier de l’aide pour soutenir les vulnérables. L’assistance nécessaire est restée stoquer à l’aéroport depuis une semaine. « Nous n’avons pas la possibilité d’acheminer des dons parce qu’il est question d’envoyer un cargo, or la piste n’est pas faite pour ce genre de gros porteur », a indiqué la ministre des Affaires sociales.

Les membres de la délégation ont échangé avec les autorités locales et les leaders communautaires de la ville. La présence de l’Imam Omar Kobine Layama de la plateforme religieuse et du président de la jeunesse islamique, Baga Timbé, a été d’une importance capitale pour asseoir la paix dans cette partie du pays à en croire la ministre. Une mission à Zémio est envisagée. Il vise à discuter avec les belligérants sur un cessez-le-feu permettant de rouvrir le couloir humanitaire.

Distant de 300 Kilomètres de Bangassou, Zémio a connu une détérioration des conditions humanitaires et sécuritaires depuis le 11 juillet, lorsque des hommes armés s’étaient impunément introduits dans les locaux de l’Hôpital et avaient commis de graves forfaits contre des civils.

Depuis la fin du mois de juin 2017, plus de 20 000 personnes ont été contraintes de quitter leurs domiciles suite à une série d’affrontements et de représailles entre groupes armés à Zémio.

Etaient également à Zémio, la ministre résidente du Haut Mbomou, Fernande Ndjengbot et le coordonnateur humanitaire en République Centrafricaine,  Najat Rochdi.

Des députés dénoncent l’inaction face à la recrudescence des violences à Bangassou Le collectif des élus de la nation du Haut Mbomou, Mbomou et Basse Kotto ont unanimement déploré ce mercredi les récentes exactions à Bangassou. Ils ont estimé que les autorités nationales n’ont pas mis en application les recommandations de la population du mois dernier.

Dans une déclaration faite à la suite d’une visite de terrain, Serge Singha-Béngba, député de Bangassou, a relevé qu’il « est temps aujourd’hui que ces demandes soient entendues. Quand nous étions là-bas, il y a un mois et demi, nous avons rencontré tous les protagonistes de la crise et leurs demandes étaient claires : remplacement du contingent marocain, nomination d’un nouveau préfet et déploiement des FACA ».

Selon le député, « si toutes ces questions avaient été prises à bras le corps, nous aurions aujourd’hui évité ce qui se passe », soulignant que « la crise de Bangassou n’est pas confessionnelle ».

Au nom du collectif, Serge Singha-Béngba, a présenté des « condoléances à la population civile de Bangassou et aux soldats de la paix, les Marocains qui paient un lourd tribu ».

L’ONU de nouveau attaquée à Bangassou selon Vladimir Monteïro

Le porte-parole de la Minusca s’est indignée une fois de plus face à l’attaque ciblée contre le contingent marocain à Bangassou. Pour lui, l’Organisation des Nations Unies est choquée.

« Concernant les attaques des présumés Antibalaka contre les Casques bleus marocains, il ne s’agit pas uniquement d’attaque contre ce contingent, c’est contre la Minusca, contre les Nations Unies ».

« Ils sont pris pour cible parce qu’ils s’opposent au projet macabre des présumés Antibalaka d’éliminer une communauté (…) projet extrêmement dangereux », a indiqué M. Monteïro condamnant de nouveau ces attaques.

« Le plus important pour nous aujourd’hui, c’est de mettre fin à ce projet », a-t-il souligné promettant des renforts « avec des soldats de la force mais également avec des éléments de la police ».

Ces derniers temps, certains habitants de Zémio dans le Haut Mbomou et Bangassou dans le Mbomou, accusent les soldats marocains de la Minusca de connivence avec les ex-Séléka.

 RCA : rebondissement dans l’affaire A. K. Meckassoua accusée de haute trahison L’Association politique dénommée « Le Chemin de l’Espérance », sort de sa réserve et dénonce les accusations portées par Didacien Kossimatchi, président du comité de soutien à Touadera à l’encontre du président de l’Assemblée nationale, Abdou Karim Meckassoua. Dans un document signé par Albert Boris Mbagalé, président du comité de pilotage du Chemin de l’Espérance et dont RNL a obtenu copie, ce comité de soutien à M. Meckassoua qualifie de « démesurés et d’attentatoires », les propos tenus par Didacien Kossimatchi.

« Face à cette situation jugée grave, nous réfutons toutes ses accusations de coup d’Etat non fondées qui ont entraîné la psychose parmi la population », a déclaré Albert Boris Mbagalé. Il ajoute par ailleurs que cette accusation est « imaginaire puisque orchestrée par les ennemis de la paix ».  L’association « Le Chemin de l’Espérance », déplore qu’à ce jour, « rien n’est fait pour calmer les esprits troublés », interpellant ainsi le pouvoir en place à une action énergétique.

Dans le même élan, Ibrahim Zérabou, conseiller en matière de jeunesse de l’association « Le Chemin de l’Espérance » a appelé la population à la « retenue », réclamant que « toute la vérité soit rendue dans cette affaire ». Tout comme la société civile centrafricaine qui avait également dans l’une de ses déclarations souhaité que « lumière soit faite dans cette affaire de coup d’Etat ».

Lors d’un point de presse en date du 13 juillet, Didacien Kossimatchi, président du comité de soutien au président Touadéra a accusé Abdou Karim Meckassoua « d'intelligence avec certaines personnes suspectées d'organiser un coup d'Etat ». Une accusation rejetée par Albert Yaloké-Mokpème, porte-parole de la Présidence de la République même si aujourd’hui, de nombreux Centrafricains se posent la question de savoir pourquoi l’Exécutif tarde à mettre fin à ce feuilleton qui pollue l’atmosphère au niveau politique et sécuritaire.

Au mois de juin dernier, le même Didacien Kossimatchi avait déjà accusé les présidents des partis politiques Ferdinand Alexandre Nguendet (RPR), Maîtres Crépin Mboli-Goumba (PATRIE) et Nicolas Tiangaye (CRPS), d’être les auteurs intellectuels des violents combats qui ont ensanglanté la ville de Bangassou. Leurs torts, c’est d’avoir claqué la porte de la majorité présidentielle pour l’opposition démocratique.

Par le truchement de son avocat Innocent M’Poko, Me Crépin Mboli-Goumba avait porté l’affaire devant la justice pour que les responsabilités soient situées.

Depuis la prestation de serment de Faustin Archange Touadera le 30 mars 2015 comme Président de la RCA, le pays ne vibre qu’au rythme d’accusations de coup d’Etat portées à l’encontre de certaines personnalités politiques.

 

 

 

Haut-Mbomou : Minusca et gouvernement au chevet de la population à Zémio La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies de stabilisation en Centrafrique (Minusca) et le gouvernement ont effectué samedi, 15 juillet, une mission conjointe à Zémio. Un déplacement qui a permis aux deux parties de toucher du doigt la réalité humanitaire et sécuritaire dans cette localité. « C’était une caravane de la paix pour aller marquer notre solidarité avec les communautés affectées », a expliqué Parfait Onanga Anyanga, Représentant du secrétaire général des Nations Unies.

« Ce que nous avons vu est extrêmement douloureux. Nous avons vu des populations en profonde détresse, meurtrie et avec un sentiment d’abandon », a relevé M. Onanga Anyanga soulignant que « nous sommes dans une situation où il y a manifestement les graines de la division qui ont été semées dans cette localité ».

D’après lui, « ces graines ont malheureusement poussé dans le cœur de beaucoup et ont laissé des racines dans les communautés ».  Ces germes selon le Représentant du secrétaire général de l’ONU sont entre-autres : «  la frustration, la violence et le rejet intercommunautaire ».

Situation humanitaire alarmante

Les récentes violences dans le pays ont de nouveau augmenté les besoins humanitaires. Stephen O’Brien, le coordonnateur des situations d’urgence de l’ONU, est arrivé ce dimanche pour une visite de deux jours en Centrafrique. Il vient évaluer les besoins d’appui aux populations, qui souffrent d’un sous-financement chronique.

A travers l’onusien, le bureau de la Coordination des affaires humanitaires (OCHA) va constater l’ampleur des besoins après les dernières violences. Ce plan de réponse de 399,5 millions de dollars n’a reçu que 30% de financement.

De Bangui à Bangassou, Stephen O’Brien devra échanger avec les communautés touchées, les autorités, les partenaires de terrain et les diplomates sur la question de la protection des déplacés internes (DPI), passé de 503.600 en mai 2017 à 534.000 en juin.

La France réitère son soutien à la RCA C’est sous le signe de l’amitié historique entre la République Centrafricaine et la France qu’a été célébrée ce 14 juillet à Bangui, la fête nationale française. Occasion pour Christian Bader, Ambassadeur plénipotentiaire de la France de renouveler le soutien de sa patrie à la RCA. Pour l’occasion, le diplomate français s’est insurgé contre les violences qui ont repris dans plusieurs localités à l’intérieur du pays.

« Au moment où nous parlons, des hommes armés, armés et manipulés par d’autres continuent de faire régner la terreur en toute impunité », a déclaré Christian Bader qui pointe du doigt, les milices et groupes armés.  Selon lui, alors que « des milices villageoises prétendent débarrasser le pays des musulmans, des arabes ou des peuhls », des « chefs de guerre ou des moudjahidines prétendent défendre leurs frères contre des exactions des antibalaka ou proclamer la partition du pays ».

Une triste situation qui, selon l’Ambassadeur de France en Centrafrique fait que des centrafricaines et centrafricains « risquent chaque jour de perdre leurs vies et tout ce qu’ils possèdent ».

Pour l’occasion, le ministre centrafricain des affaires étrangères Charles Armel Doubane sollicite une fois de plus le « soutien accrue de la France pour le relèvement de la RCA ». Un appui qui, selon le membre du gouvernement devrait contribuer à « la reconstruction du pays ainsi que l’opérationnalisation des forces de défense et de sécurité ». En réaction à cette sollicitation, M. Bader précise que son pays n’a d’autres positions que celle de « soutenir le Chef de l’Etat centrafricain et les autorités souveraines de ce pays ».

L’actuel président centrafricain Faustin Archange Touadéra et Catherine samba-Panza, ancienne chef d’État de la transition, ont rehaussé de leur présence, la fête nationale française.

 

 

 

RCA, le dialogue pour la paix : leaders des groupes armés, société civile et pouvoirs publics renforcent leurs capacités Autour de cette problématique, les autorités nationales, la société civile et les groupes armés sont en pourparler sur la médiation ce mercredi, et pour deux jours à Bangui.

Les échanges vont porter sur les approches des mécanismes pour la résolution de conflits.

Le Président de la République, Faustin Archange Touadéra, a réitéré son engagement pour la paix à travers le dialogue. « Nous sommes à un tournant décisif et les hommes politiques, députés, Centrafricains, chacun doit prendre sa part. La paix n’est pas seulement l’apanage du Président de la République, du gouvernement et autres », a-t-il déclaré.

Pour le Chef de l’Etat : « le moment est propice, il ne faut pas le laisser passer », reconnaissant qu’il y a « tous les amis de la République Centrafricaine, la communauté internationale »  et que « tout le monde a le regard tourné vers nous », parlant du pays.

Faustin Archange Touadéra a estimé que la voie est ouverte : « nous devrions saisir cette opportunité et démentir ce que prédise le mal, la violence, la cruauté pour la RCA ». « J’en appelle au sens patriotique de tous les acteurs », a indiqué le Président, mentionnant être « engagé à soutenir, à faire ce qu’il faut », car « le chemin n’est pas un long cours d’eau tranquille, mais il nous faut beaucoup de courage ». 

Le Chef de l’Etat est conscient aujourd’hui que la « population est dans la détresse et souvent endeuillée ».

Plainte du député de Bouar 4

Pendant que Faustin Archange Touadéra multiplie les efforts avec l’aide des partenaires au développement, deux nouveaux cas d'exactions ont été signalés dans cette circonscription électorale. Des actes violents ont été perpétrés par des hommes armés sur la population. Celle-ci a interpelé le gouvernement et la Mission des Nations Unies en Centrafrique à prendre leurs responsabilités.

« Vendredi et samedi, il y avait eu une attaque manquée près du village Bacam contre un musulman qui allait à Ngaouï. Acte que je condamne », s’est indigné Jonas Donon, le député de Bouar4. Le parlementaire a pensé que « pour l’heure, nous sommes en train de faire des efforts pour ramener la paix et il faut obligatoirement passer par la cohésion sociale. Il ne faut pas passer par des attaques pour créer des problèmes ».

Mettant en cause les éléments armés de Sidiki, Jonas Donon, a soutenu que ce sont les éléments de ce chef rebelle, se trouvant dans la commune de Niem-Yéléwa, qui ont attaqué ce musulman en plus de la prise d’otages des populations du village Bacam. « Il y a eu tortures », a-t-il relevé expliquant qu’il « faut chercher à trouver les vrais auteurs ».

Contacté par Radio Ndeke Luka, le porte parole de 3R a rejeté l'accusation portée contre son mouvement.

 RCA : l’Assemblée nationale s’oppose au départ des congolais de la Minusca dans l’Ouest Le bureau du Parlement centrafricain réagit au retrait annoncé du contingent congolais de la Minusca. Une décision qui, selon la représentation nationale va « laisser un vide sécuritaire dans l'Ouest jusqu'a maintenant épargné par la violence ».

Selon Bernard Dillah, porte parole de l'assemblée nationale, « l’application des sanctions générales et indifférenciées touchant les 629 soldats sans une alternative de remplacement priveraient les populations d’une force qui a su jusqu’à présent  assurer sa sécurité face aux groupes armés ». Ce qui, selon lui, jette de « l’opprobre sur la contribution appréciable du Congo dont le rôle de médiation dans la résolution de la crise centrafricaine demeure indispensable ».

Le porte-parole de l’assemblée demande par ailleurs que soient étendues à d’autres contingents, les enquêtes ouvertes par la Minusca. « Ces enquêtes ne doivent épargner les autres contingents ni même la chaîne de commandement de la Minusca ».

Une prise de position justifiée selon M. Dillah par le fait que « de Bangassou, Mobaye, Alindao, Bocaranga et Koui », les populations n’ont cessé de « relever, décrier et condamner les comportements graves, intolérables et nuisibles de certains contingents qui opèrent aussi dans ces localités ».

Inquiétude

Cette décision de l’ONU relative au retrait du contingent congolais n’est pas du tout appréciée par les populations de Berberati. Selon la Préfète de la Mamberé-Kadéï, Lydie Marthe Yangba, « il n’y a jamais eu de trouble depuis que le contingent congolais est arrivé dans la Mambéré-Kadéï ».

Tout en déplorant le fait que le bureau de la Minusca à Berberati n’ait pas indiqué quel contingent allait remplacer ceux du Congo, la Préfète signale que cette décision a provoqué des « perturbations dans les activités aussi bien dans le milieu des fonctionnaires, des populations que des opérateurs économiques ».

C’est le 20 juin dernier que l’ONU a annoncé le retrait des 629 casques bleus congolais déployés dans le sud-ouest du pays car accusés « d'exploitation et d'abus sexuel sur des enfants ». Cette décision intervient après le renvoi en 2015 des militaires de la République Démocratique du Congo.


 

 

 

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