Bangui: le gouvernement à la rescousse des sinistrés du 6e arrondissement Le gouvernement, à travers le ministère des Affaires sociales, a entamé ce jeudi la distribution des kits aux familles sinistrées des dernières pluies diluviennes à Bangui. La première phase a eu lieu au quartier Kpéténé 2 en fin d'après-midi dans le secteur où les maisons d'habitation se sont écroulées.

Les sinistrés ont reçu des non vivres constitués de bâches, de nattes, de couvertures mais aussi de vivres. L'une des victimes, Casimir Mesmin Ngrérénzongoumon, remercie le geste des autorités centrafricaines. Par ailleurs, il a demandé la construction d'un site pouvant les abriter.

« Le geste que notre Président a fait, nous en sommes très contents. Présentement, nous n'avons pas de maisons. Les gens passent les nuits dehors. Il faudra vraiment construire des tentes », a sollicité Casimir Mesmin Ngrérénzongoumon.

En réponse, la ministre des Affaires sociales et de la Réconciliation nationale, Virginie Baïkoua, a exhorté les sinistrés à prendre leur mal en patience. Selon le membre du gouvernement, il y a des étapes à suivre.

« Nous faisons les choses étape par étape. D'abord, il fallait porter secours pour qu'il puisse avoir un minimum. J'ai pu avoir quelques kits », a-t-elle expliqué.

« Pour les reste, c'est un travail qui va se faire tranquillement. Aujourd'hui, il y a quelques maisons écroulées, nous allons voir avec les moyens dont nous disposons, comment répondre », a fait savoir la ministre Baïkoua.

Le ministère des Affaires sociales a affirmé que les habitants des autres quartiers touchés vont également bénéficier d'une aide gouvernemental. Les quartiers les plus ravagés sont Sica, derrière Université de Bangui, Bimbo 1, Sapéké, Damala et Kpéténé 2. Environs 600 maisons se sont écroulées et plus de 2400 personnes sont sans abri selon le dernier bilan officiel.

Mercredi dernier, le Chef de l'Etat Faustin Archange Touadéra s'est personnellement rendu sur les lieux.

Paix et sécurité toujours un défi pour Touadéra après 100 jours au pouvoir La paix et la sécurité restent une préoccupation des nouvelles autorités démocratiquement élues. Lors du bilan de ses 100 jours à la magistrature suprême de l'Etat, Faustin Archange Touadéra a réitéré sa disponibilité à tout mettre en œuvre pour que les filles et fils de Centrafrique puissent vivre en paix dans leur pays.

« Dans le domaine de la paix, de la sécurité et de la réconciliation nationale, il convient de noter que depuis mon investiture, je n'ai ménagé aucun effort pour permettre aux Centrafricaines et Centrafricains de tous les horizons de vivre en paix et en sécurité sur tout le territoire national. C'est donc dans la recherche effrénée de la paix que j'ai reçu et discuté avec les responsables des groupes armés et des groupes militaro-politiques afin de les exhorter à adhérer volontairement au processus du DDRR », a indiqué samedi dernier M. Touadéra dans son discours bilan.

Le locataire du palais de la Renaissance estime qu'il faudra asseoir la sécurité en engageant des discussions avec les groupes armés. « Ce n'est pas un acte de faiblesse mais c'est parce que j'ai la conviction que la paix réside dans le dialogue et qu'aucun pays ne peut se développer sans la paix et la sécurité ». Faustin Archange Touadéra soutient que « Pour répondre à cet impératif de sécurité et de défense du territoire national, nous avons, grâce à l'appui de la communauté internationale et au retour à l'ordre constitutionnelle, entamé le processus de réorganisation des Forces armées centrafricaines, FACA », étant donné que l'ambition du Chef de l’État est « de passer d'une armée de projection à une armée de garnison ».

De l'espoir pour l'Education nationale et l’enseignement supérieur

Sur le plan éducatif, plusieurs ouvertures sont annoncées par le Chef de l'exécutif. Faustin Archange Touadéra évoque l'augmentation du budget octroyé par le gouvernement à l'Education nationale. « En termes de perspectives, l'éducation et la formation de qualité resteront au cœur de mes priorités. C'est ainsi qu'en ce qui concerne l'éducation de base F1, F2 et l'enseignement général, le gouvernement a été instruit de redynamiser le système scolaire par la formation des ressources humaines de qualité et en quantité. Ainsi, deux écoles normales d'instituteurs seront créées à l'ouest et au nord pour la formation de 120 instituteurs en raison de 360 enseignants et passer ainsi du ratio enseignants-élèves de 1 à 120/220 à 1 sur 80. Dans cet élan, j'ai instruit le gouvernement d'augmenter le budget de l'Education nationale qui est de 4 % à 22 % pour qu'elle s'assume pleinement ».

Des stratégies sont mises en place pour assurer une meilleure remise à niveau des enseignants.

Le nouveau Président a atteint le cap des 100 premiers jours à la tête de la République Centrafricaine le 7 juillet dernier.

100 premiers jours au pouvoir de Touadéra : un bilan globalement satisfaisant Le président Faustin Archange Touadéra a dressé ce samedi au Palais de la Renaissance le bilan de ses 100 premiers jours à la magistrature suprême de l'Etat. Un bilan qu’il juge de « globalement positif ». Ce bilan est axé sur 4 piliers : la Paix, la Sécurité et la Réconciliation Nationale, l'Assainissement des Finances Publiques, la Relance des secteurs productifs, la Relance de l'administration et enfin, la Satisfaction des besoins essentiels.

C'était le 31 mai dernier, que le professeur Touadéra avait pris les reines du pouvoir en Centrafrique, à l'issue d'une élection démocratique mettant ainsi fin à trois ans de transition politique. 

Des réactions au sujet des 100 jours

Après ces 100 premiers jours au pouvoir, certains acteurs politiques centrafricains pensent que le président Faustin Archange Touadéra a mené une offensive diplomatique dont les résultats ne pourront être capitalisés en 100 jours.

« Sur le plan politique, je constate qu'il y a cette offensive diplomatique que mène toute l'équipe du professeur Faustin Archange Touadéra et dont les résultats ne vont pas se faire voir aujourd'hui, tout de suite après les cent jours, puisqu'il n'a pas été élu pour les cent jours. Il faut lui laisser le temps », a expliqué Jean Pierre Guérékpidou, président du Mouvement pour l’évolution sociale de l'Afrique noire (MESAN).

Sur le chapitre économie, les acteurs de ce secteur dressent un bilan mitigé. Selon Noël Bernard Lokomo, 3e vice-président du Collectif des Petites et moyennes entreprises, les orientations données par le nouveau président lors de son investiture ne sont pas respectées par le gouvernement de Simplice Mathieu Sarandji.

« Sur le plan économique, si on se réfère au discours programme, (...) le Président avait donné des orientations plus claires. Mais quand le gouvernement a été formé et que le Premier ministre devait donner son discours programme, l'économie avait été évoquée mais non chiffrée. Nous crayons que c'était une littérature qui n'avait pas bien précisé les choses », a souligné Noël Bernard Lokomo.

Il ajoute par ailleurs que les Petites et moyennes entreprises (PME) et les Petites et moyennes industries (PMI) ont été relayées au second plan. « Les 100 jours ont été pour nous, la gestion au quotidien. Cela veut dire que ça n'a pas beaucoup bougé sur le plan économique. (...) Les PME et les PMI ont été presque oubliées ».

Un bilan mitigé après 100 jours de Touadéra au pouvoir Le Président Faustin Archange Touadéra vient de passer ce jeudi ses 100 jours à la magistrature suprême de l’État. Les manifestations officielles sont reportées au 11 juillet. Sur le plan sécuritaire, le pays est toujours sujet à l’insécurité, aux violences, et les droits de l'homme foulés au pied. Un bilan qui reste mitigé.

Lors de sa conférence de presse hebdomadaire, la Mission de l'ONU en Centrafrique, Minusca, qui a réitéré sa volonté à rétablir la paix et la sécurité dans le pays, a souligné que le climat sécuritaire s’est dégradé ces derniers temps à Bangui et dans certaines villes de province. « La situation reste inquiétante dans les préfectures de Mambéré Kadéï et Nana Mambéré. La force de la Minusca est en train d'intensifier ses patrouilles tant terrestres qu'aériennes de jour comme de nuit dans les localités de Batangafo et Kabo pour éviter tout affrontement entre les groupes armés FPRC-MPC et UPC. Elle va aussi augmenter les patrouilles motorisées à Bocaranga et Kouï pour dissuader toute attaque pour des raisons de transhumance. Au centre, la situation sécuritaire reste un peu visible suite au problème persistant de la transhumance dans la Basse Kotto. A Mbata le 27 juin, des éléments de l'UPC ont attaqué des chrétiens et un de ces derniers a trouvé la mort ».

Par ailleurs, « La situation dans le secteur ouest demeure calme mais instable suite aux conflits permanent entre membres des communautés, d'une part les affrontements entre les Antibalaka avec les musulmans, de l'autre entre les ex-Séléka, FPRC-MPC contre UPC », a fait savoir le porte-parole militaire de la Minusca Clément Cimana.

M. Cimana estime que « sur le plan sécuritaire, la force poursuit ses opérations sur la protection des populations dans certaines localités du pays ».

Porte de sortie de crise

La République Centrafricaine entend compter sur ses relations diplomatiques avec les autres pays pour la restauration de la paix et la sécurité sur l'ensemble du territoire national.

A Bangui, le sujet a été au centre d'un échange ce jeudi entre le ministre des Affaires Étrangères Charles Armel Doubane et les ambassadeurs, chefs de missions diplomatiques accrédités en Centrafrique. Le but de cette rencontre est de présenter aux diplomates étrangers la politique du gouvernement déjà approuvée par les députés en vue d'obtenir leur soutien.

Selon le Chef de la Diplomatie centrafricaine, Charles Armel Doubane, la levée de l'embargo sur les armes s'avère indispensable pour la restauration de la sécurité et de la paix afin de favoriser le développement de la République Centrafricaine.

« L'ambition du gouvernement est d’œuvrer pour que la République Centrafricaine occupe une place respectable et fasse entendre sa voix sur la scène internationale. (…) Mon pays revient de loin, de très loin. Que les bonnes volontés participent avec nous à l’œuvre de reconstruction nationale mais surtout de la paix et de la réconciliation nationale. Nous avons besoin de votre accompagnement », a lancé Charles Armel Doubane.

RCA : Le fonds Bekou au cœur d'une session UE-Gouvernement « Résilience et relèvement, chemin vers le Développement », c'est le thème d'une session de réflexion organisée par l'Union Européenne à Bangui. Une session qui se tient à l'Alliance Française et qui regroupe des participants venus des institutions de l’État, des organisations de la société civile, d'ONG humanitaires et des organisations de défense des Droits de l'Homme.

« L'union Européenne inspirée fortement avec plein de sagesse a décidé de créer le fonds Békou qui signifie en français Espoir, cela aidera assurément notre pays à sortir des moments troubles et difficiles », a déclaré à l'ouverture des travaux, le premier ministre Simplice Mathieu Sarandji.

Durant les 2 jours de cette session, les participants auront à définir un cadre commun à l'ensemble des bailleurs actifs dans le domaine de la résilience et du relèvement rapide en conformité avec les priorités du gouvernement centrafricain en lien avec le Fonds Békou.

« ...ce jour est une occasion exceptionnelle de partager avec tous les amis de notre pays, notre vision de développement », a ajouté le Chef du gouvernement qui entend mettre à profit ces 48 heures de rencontre pour « porter une réflexion commune sur les stratégies devant permettre à notre pays de tourner définitivement les pages sombres de son histoire ».

D'autant plus que, renchérit Simplice Mathieu Sarandji, « le gouvernement est plus que jamais engagé à être à l'écoute afin de répondre aux besoins essentiels et fondamentaux de nos populations mais surtout créer les conditions d'une prospérité partagée dans l'unité, la dignité et en synergie avec nos partenaires au développement ».

Plusieurs thématiques allant des enjeux et défis du relèvement ; la réponse européenne à la crise et au relèvement ; la réconciliation, cohésion sociale, retour des déplacés/réfugiés ; la relance économique/création d'emplois ou encore l'agriculture et la sécurité alimentaire seront débattues au cours de cette session.

 

 

 

Le gouvernement américain demande la libération immédiate des otages de PK5 Par le truchement de son Ambassadeur en Centrafrique, le gouvernement américain demande la libération immédiate des 6 policiers enlevés le dimanche 19 juin par un groupe armé du PK5 dans le 3ème arrondissement de Bangui.

« ... nous demandons la libération immédiate des policiers pris en otage. Nous exhortons toutes les parties à prévaloir le dialogue et la réconciliation, la seule voie véritable à la paix », a déclaré Jeffrey Hawkins, ambassadeur des USA à Bangui.

Même si des tractations seraient toujours en cours en vue d'obtenir de manière pacifique la libération des otages, l'Ambassadeur américain en poste à Bangui pense que'« il n'y a aucun grief ni préoccupation qui mérite une réponse violente ». Une manière pour Jeffrey Hawkins de préciser que « … la violence contre les populations de Bangui, d'autres régions du pays, les forces constituées de la République Centrafricaine et les forces internationales de maintien de la paix est inacceptable et intolérable ».

Le diplomate américain a par ailleurs précisé que son pays est non seulement « engagé dans la reconstruction du système judiciaire centrafricain et dans le processus de DDRR » mais aussi et surtout  les États-Unis, sont aussi disposés à soutenir « les efforts des services de sécurité de la République Centrafricaine et des Nations-Unies pour rétablir l'ordre.... », en République Centrafricaine.

Alors que le gouvernement américain appelle à la libération des otages, le ministère de la sécurité publique interdit tout regroupement et manifestation publique dans le pays. Une interdiction qui fait suite à la situation sécuritaire de plus en plus précaire ces derniers temps.

Clôture de la 42e réunion ministérielle de UNSAC : mutualiser les efforts Booster, rassembler et amener les États membres du Comité consultatif des Nations-Unies chargée des questions de sécurité en Afrique Centrale (UNSAC) à mutualiser leurs efforts dans le cadre de la lutte contre l'insécurité en Afrique centrale, c'est la principale attente de l'ambassadeur du Cameroun en Centrafrique Nicolas Nzoyoum. Ce vœu est exprimé à l'issue de la 42e réunion ministérielle du Comité consultatif des Nations-Unies chargée des questions de sécurité en Afrique Centrale (UNSAC) qui s'est achevée ce 10 juin à Bangui.

« Nous attendons de cette présidence que nous puissions booster, rassembler et amener tous les États membres à mutualiser nos efforts dans cette lutte contre le terrorisme qui est une épreuve. Vous coupez la tête ici, elle réapparaît de l'autre côté », a indiqué le diplomate camerounais.

Selon Nicolas Nzoyoum, Haut représentant de la République du Cameroun en Centrafrique, La République Centrafricaine, qui assure la présidence du comité de l'UNSAC, devra passer des discours aux actes.

 «Tous nos États sont concernés et donc nous devrons mutualiser nos efforts pour pouvoir tacler le terrorisme dans notre sous-région. Ce n'est pas l'affaire d'une seule personne, mais de nous tous. Tant que l'un de nous est dans une situation de tension sécuritaire, toute la sous-région est menacée. Donc, nous devrions être solidaires et nous tenir ensemble dans cette lutte », a-t-il plaidé, concluant que « Nous souhaiterions que durant cette présidence centrafricaine, la Centrafrique qui a vécu une expérience douloureuse puisse faire avec l'ensemble du bureau à ses côtés en sorte que nous puissions davantage passer des paroles aux actes ».

La 42e réunion du Comité consultatif des Nations-Unies chargée des questions de sécurité en Afrique Centrale (UNSAC) s'est achevée ce vendredi dans la capitale centrafricaine. La présidence du comité sera assurée par la République Centrafricaine qui succède ainsi au Gabon pour les 6 prochains mois.

Dans une déclaration dite de Bangui et lue par Alfred Moungara Moussotsi, ministre gabonais des Affaires étrangères, les ministres et chefs de délégation des Etats membres de l'UNSAC, après avoir examiné la situation géopolitique et sécuritaire de la sous région d'Afrique centrale, constatent avec satisfaction le retour à l'ordre constitutionnel en République Centrafricaine.

Se félicitant de l’amélioration de la situation sécuritaire sur l'étendue du territoire national en dépit de nombreux défis à relever, les ministres et chefs de délégation appellent à la vigilance des autres Etats membres de l'UNSAC.

Ils encouragent de ce fait les autorités élues à maintenir le cap dans cette recherche effrénée de la paix, de la restauration de l'autorité de l’État tout en exhortant les acteurs politiques et les organisations de la société civile à participer au dialogue et à s'engager dans le processus de Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR) afin, disent-ils, de jouer pleinement leur rôle dans le renforcement de la démocratie et de la consolidation de la paix.

Les ministres et chefs de délégation ont par ailleurs demandé au gouvernement centrafricain de réactiver la commission nationale de lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre.

Il faut dire que les activités des groupes armés et des mouvements terroristes : l'Armée de résistance du seigneur de Joseph Kony, Boko Haram… et autres, la piraterie maritime dans le golfe de Guinée, la prolifération des armes légères et de petit calibre, le phénomène du braconnage, le trafic de drogue, la criminalité transnationale organisée, les violences électorales sont les principales thématiques au cœur des travaux de la 42e réunion ministérielle de l'UNSAC qui se sont achevés ce 10 juin à Bangui.

Faustin Archange Touadéra met en garde les fauteurs de troubles Lors de sa première visite officielle lundi dernier à Bouar dans la Nana Mambéré, le Président de la République, Faustin Archange Touadéra, a mis en garde les groupes armés qui sèment la terreur et la désolation sur l'axe Bangui/Garoua-Boulaï.

« Ceux qui excellent dans ces pratiques doivent les cesser, cela cause du tord au pays », a martelé le Chef d’État centrafricain.

Selon Mr Touadéra, la sécurisation du corridor reste et demeure aujourd'hui la stratégie qui pourra permettre une circulation fluide. « Sur la principale voie qui dessert la République Centrafricaine depuis le port de Douala, la circulation n'est pas libre. Il faut mettre des forces de l'ordre tout au long du corridor jusqu'à Bangui », a-t-il dit tout en s'interrogeant sur la motivation des auteurs de ces troubles.

« Pourquoi tout cela ? Pourquoi souffrir ainsi le peuple centrafricain ? »

« Tous ceux qui continuent dans ces désordres et qui prennent des gens en otage, il faudrait qu'ils cessent », a indiqué le Président qui invite les fauteurs de troubles à lire le verset d’Ecclésiaste qui dit qu'il y a un temps pour faire la guerre et un temps pour faire la paix.

Faustin Archange Touadéra a fait de la paix et de la sécurité son cheval de bataille pour son quinquennat. « La première des choses qui me tient à cœur, c'est la paix et la sécurité. Après mon accession à la magistrature suprême de l’État, j'ai convoqué tous les leaders des groupes armés pour leur dire que le temps est révolu. Si c'est pour diverses raisons qu'ils ont pris les armes, aujourd'hui ce n'est plus le cas, la population veut vivre dans la paix ».

C'est à travers ce slogan, « E ké ba ndo, é ké ba ndo », autrement dit en Sango langue nationale, « Nous observons, nous observons » que le président centrafricain a introduit son message à la population de la Nana Mambéré, première étape de sa sortie officielle dans les villes de l’intérieur de la RCA.

Le déplacement de Bouar a donné lieu au président Centrafricain de remettre officiellement des tables bancs dans certaines écoles de la ville ; un don de la mission des Nations-Unies en Centrafrique.

 Le premier ministre présente sa politique générale aux élus du peuple Présenter la politique générale du gouvernement, c'est à cet exercice que le nouveau premier ministre Simplice Mathieu Sarandji se prête en ce moment à l'hémicycle de l'Assemblée nationale. Une obligation prévue par les dispositions de l'article 54 de la constitution Centrafricaine qui donnent 60 jours maximum au premier ministre après la nomination des membres de son gouvernement, de présenter aux élus, les grands axes de la politique générale qu'il est appelé à mener.

« Les choses sérieuses commencent avec cette session qui est essentiellement axée sur la déclaration de politique générale du chef du gouvernement et d'autres textes qu'on aura à examiner », a précisé Laurent Ngon-Baba député de Baboua 1 et président de la commission Intérieure, Loi et Affaires administratives à l'Assemblée Nationale.

Il indique par ailleurs que la déclaration de politique générale « est un exercice impératif et déterminante pour l'avenir du pays » en ce sens que le projet de société sur la base duquel le nouveau président de la République a été élu « devra à travers ce programme être traduit dans les faits afin de rassurer la population ».

Laurent Ngon-Baba n'a pas manqué de préciser qu'au sortir de la crise qui a secoué la République, le pays fait face à d'énormes problèmes comme ceux relatifs  « à la sécurité, à la cohésion sociale, aux infrastructures tout comme la relance économique ».

Dans cette optique, le « premier ministre doit les rassurer et à travers eux – les populations centrafricaines sur ce qu'il entend faire pour faire face aux différents problèmes afin de ramener la paix et la cohésion sociale dans le pays », conclut le président de la commission Intérieure, Loi et Affaires administratives de l'Assemblée Nationale.

Cette déclaration de politique générale du gouvernement se fait à l'occasion de la 2e session ordinaire de l'Assemblée Nationale dont les travaux ont démarré ce 7 juin. Outre la présentation du programme de société du gouvernement, les élus du peuple auront également à se prononcer sur  5 principaux points. Entre autres, la ratification du protocole relatif à la création du conseil de paix et de sécurité de l'Union Africaine et la ratification de la charte Africaine des Droits et du Bien-être de l'enfant.
 

 

 

 

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