RCA : le gouvernement propose 45 millions de dollars pour réussir le DDRR C'est enfin dévoilé. Sous l'initiative de l'Union Africaine, le Gouvernement centrafricain a estimé à environ 45 millions de dollars soit 25 milliards de francs CFA le coût total de la mise en œuvre du programme de Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR). Cette enveloppe a été dégagée à l’issue de deux jours de réflexion sur les principes et approches techniques du DDRR et de la Réforme du Secteur de Sécurité (RSS).

« Tout ce que nous savons, c'est que cela coûtera beaucoup. En ce qui concerne le DDR, nous avons une estimation qui, pour l'instant tourne autour de 40 à 45 millions de dollars », a fait savoir le ministre Conseiller au DDRR-RSS, Jean Willibiro Sacko.

Les travaux de cet atelier de réflexion ont permis de définir les priorités du gouvernement en termes d'activités à exécuter dans le cadre de la mise en œuvre du programme DDRR. Pour Jean Willibiro Sacko, il est question de passer à la phase concrète.

« Ce programme nécessite des activités qui puissent permettre de pouvoir sensibiliser les différents acteurs, les amener à adhérer au programme que nous comptons mettre en place à travers des activités telles que l'élaboration d'un programme et des stratégies en ce qui concerne le DDRR ».

Le Chef de l'Etat, Faustin Archange Touadéra qui a présidé l'ouverture des travaux, a déclaré que « (...) le comité consultatif et de suivi du DDRR au sein duquel contribueront les représentants des groupes armés, aura la charge de concevoir, mettre en œuvre et suivre l'exécution du programme national du DDRR ».

Le Président de la République a rassuré que des nouveautés sont apportées dans les stratégies du programme en vue d'enrichir le document de plaidoyer destiné à la table ronde de Bruxelles, « ultime rendez-vous avec les bailleurs et donateurs ».

« J'ai décidé d'engager la rédaction d'une nouvelle stratégie nationale de la Réforme du Secteur de Sécurité », a souligné le Président Touadéra, précisant que « les priorités accordées à cette réforme doivent tenir compte de la cohérence entre les missions des différents corps, le format et les équipements de nos forces de défense et de sécurité internes en mettant un accent sur la disponibilité des matériels appropriés et en nombre suffisant et la formation des hommes ».

Près d'une soixantaine d'experts venus des différents départements ministériels et de la société civile ont pris part à ces réflexions. Le document sera validé dans les prochains jours par les forces vives de la nation avant d'être présenté aux bailleurs de fonds à Bruxelles pour financement.

13 Août 2016 : ''Amour, tolérance et solidarité'', des signes forts pour le 56e anniversaire La République Centrafricaine commémore ce 13 août 2016 le 56e anniversaire de son accession à l'indépendance sous le signe de l'amour, la tolérance et la solidarité pour le développement du pays. Le Chef de l’État, Faustin Archange Touadéra, a appelé les filles et fils du pays à l'unité nationale et à la cohésion sociale pour la reconstruction de la RCA.

Au plan national, la manifestation est marquée par des dépôts de gerbes de fleurs par des personnalités de la République. Le Chef de l’État, Faustin Archange Touadéra, a déposé des gerbes de fleurs au monument du président fondateur, Barthélémy Boganda dans le 1er arrondissement de Bangui. Il a invité les Centrafricains à faire table rase du passé.


« 56e anniversaire de notre indépendance, c'est un moment fort et la République Centrafricaine renoue avec l'ordre constitutionnel. Le passé, c'est le passé. Aujourd'hui, les Centrafricains doivent être unis pour bâtir la nation nouvelle et prospère. C'est le sens de cette journée qui est inoubliable pour les Centrafricains », a déclaré à la presse Faustin Archange Touadéra.

Pour le président Touadéra qui ne perd pas d’occasion d’interpeller sur ses priorités, « le grand chantier actuellement, c'est la paix, c'est la sécurité et la réconciliation nationale », estimant qu'il y a « bien d'autres chantiers sur le plan économique, la mobilisation des ressources au niveau interne et externe ».

« Nous préparons en ce moment une table ronde des bailleurs de fonds avec l'Union Européenne et d'autres pour voir dans quelle mesure on peut mobiliser des ressources pour le financement d'un certain nombre de projets prioritaires pour notre pays », a voulu rassurer le président centrafricain.

La population a diversement apprécié cette commémoration. Les sentiments étaient mélangés de remords. Le député de la 1re circonscription du 2e arrondissement, Coul Sony Bayonne, a reçu le chef de l’État. Pour lui, des efforts ont été fournis par les nouvelles autorités nationales.

« Je pense qu'il y a eu des avancées qu'il faut reconnaître, mais il y a eu aussi des obstacles, des difficultés à travers les crises que nous avons connues. (…) Nous allons continuer à nous battre pour pouvoir faire avancer le pays », a fait savoir l'élu du peuple.

« Nous sommes en ce moment tous focalisés sur la sécurité, la consolidation de la paix », a-t-il indiqué car toujours selon le député « nous devons regarder et envisager la croissance, redonner du pouvoir d'achat aux Centrafricains pour que dans chaque foyer il y ait la chaleur afin que la RCA puisse retrouver le chemin du développement ».

Des dépôts de gerbes sont également prévus sur la tombe de l'ancien président David Dacko à Mokinda axe Mbaïki ainsi que sur la tombe d'Abel Goumba au village Gbago au PK55 route de Damara.

Une conférence-débat radio télévisée est prévue à 11h à la Télévision Centrafricaine et dans l'après midi, un match de football est programmé pour clôturer les festivités.

Vendredi 12 août, à la mosquée centrale au PK5 dans le 3e arrondissement, une délégation parlementaire et gouvernementale a honoré de leur présence un office religieux.

C'est le 13 août 1960, c'est-à-dire exactement 56 ans aujourd'hui que la République Centrafricaine a accédé à l'indépendance.

Table ronde de Bruxelles : la société civile satisfaite de la main tendue du Gouvernement Dirigeants et partenaires de la République Centrafricaine sont toujours à pied d’œuvre pour la réussite de la prochaine table ronde de Bruxelles sur la RCA. Le Collectif « Sauvons La Centrafrique », qui regroupe plus d'une cinquantaine d'organisations de la société civile œuvrant dans différents domaines de développement, se félicite de la main tendue du Gouvernement à la Société civile.

Cette réaction fait suite à la déclaration du Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji lors de la deuxième réunion du comité de pilotage de la table ronde de Bruxelles tenue au Palais de la Renaissance.

Pour Clément Yabada, président de la commission préparatoire de la table ronde de Bruxelles, « C'est pour la première fois que le Gouvernement centrafricain ouvre la porte à toutes les structures, à tous les Centrafricains de contribuer aux projets bancables » précisant qu'une commission est mise en place « pour essayer de monter des projets ».

« Nous sommes en train de faire un travail de compilation en collaboration avec certains frères africains, des Maliens, qui ont eu à passer cette étape avant nous. Les Maliens ont demandé plus de 1800 milliards de francs, on leur a donné plus de 3000 milliards de francs. Comment ont-ils fait pour en arriver là ? », s'est interrogé Clément Yabada qui a estimé que « c'est un cas d'école » et qu'il est « important que le Collectif puisse s'imprégner de ce modèle malien pour aider notre pays à sortir de ce problème de sous développement ». Il a promis un rapprochement Collectif-Gouvernement en vue de « présenter » les projets.

Mardi lors de la deuxième réunion du comité de pilotage de la table ronde de Bruxelles, le Premier ministre Mathieu Simplice Sarandji, a fait savoir que le projet de développement du pays est l'affaire des Centrafricains.

« Le projet de développement que nous comptons mettre en place englobe tout le monde. Ce n'est pas seulement l'apanage du seul Gouvernement, c'est l'affaire de tous les Centrafricains. Le Gouvernement a sa part, la société civile a sa part, le secteur privé a sa part, la population à la base a sa part, nos députés à l'Assemblée Nationale ont leur part. C'est une affaire nationale ».

A l'issue de cette deuxième rencontre, le chef du Gouvernement a indiqué que 198 projets dont 36 bancables seront présentés le 17 novembre prochain à Bruxelles.

Le comité de pilotage de la table ronde présentera ces projets le 21 août prochain devant les parlementaires. Il sillonnera également les villes de province pour les présenter aux populations de l’intérieur du pays.

Première visite officielle du Président Touadéra à Kaga Bandoro Le Président Faustin Archange Touadéra est arrivé officiellement ce jeudi à Kaga Bandoro dans la Nana Gribizi. Le Chef de l'Etat est allé rendre visite à la population, mais aussi s'entretenir les groupes armés basés dans la localité. C'est sa première visite depuis son élection à la magistrature suprême de l’État. Il est accompagné du Représentant spécial de Ban Ki-moon en Centrafrique, Chef de la Minusca, Parfait Onaga Anyanga et d'une forte délégation.

Dès son arrivée à 10 heures, heure de Bangui, le Président centrafricain a échangé avec le préfet de la Nana-Gribizi, Gaston Yéndémo et le maire de Kaga-Bandoro, Abel Chérif. L'échange avec ces autorités locales a porté sur la restauration de l'autorité de l’État et la sécurité dans la région. Joint au téléphone, Abel Chérif résume sa rencontre avec le chef de l’État.

« Nous avons parlé de sécurité, on a parlé de nos champs dévastés par les Peuhls. On a aussi parlé de la restauration de l'autorité de l’État. Nous avons demandé qu'on nous envoie la police et la gendarmerie. Le Président a promis prendre nos doléances en compte », a indiqué le Président de la délégation spécial de la ville de Kaga Bandoro.

Abdel Chérif a souligné également que « La population de Kaga Bandoro est très contente par rapport à l'arrivée du Chef de l’État ».

A l'agenda du déplacement de Kaga Bandoro figure le processus Désarmement-Démobilisation-Réinsertion et Rapatriement (DDRR). Selon toujours le Premier citoyen de la ville, Faustin Archange Touadéra a rencontré des responsables du Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC), du Mouvement patriotique centrafricain (MPC) et des Antibalaka de la Nana Gribizi. Pour l'instant, rien n'a encore filtré de ces échanges.

A l'occasion de cette visite, Faustin Archange Touadéra et Parfait Onanga Anyanga vont inaugurer un projet de renforcement des capacités des femmes victimes des conflits. Ce projet va permettre à 200 femmes et 20 jeunes filles victimes des conflits de suivre une série de formations en couture afin de s'auto-prendre en charge.



Bangui: le gouvernement à la rescousse des sinistrés du 6e arrondissement Le gouvernement, à travers le ministère des Affaires sociales, a entamé ce jeudi la distribution des kits aux familles sinistrées des dernières pluies diluviennes à Bangui. La première phase a eu lieu au quartier Kpéténé 2 en fin d'après-midi dans le secteur où les maisons d'habitation se sont écroulées.

Les sinistrés ont reçu des non vivres constitués de bâches, de nattes, de couvertures mais aussi de vivres. L'une des victimes, Casimir Mesmin Ngrérénzongoumon, remercie le geste des autorités centrafricaines. Par ailleurs, il a demandé la construction d'un site pouvant les abriter.

« Le geste que notre Président a fait, nous en sommes très contents. Présentement, nous n'avons pas de maisons. Les gens passent les nuits dehors. Il faudra vraiment construire des tentes », a sollicité Casimir Mesmin Ngrérénzongoumon.

En réponse, la ministre des Affaires sociales et de la Réconciliation nationale, Virginie Baïkoua, a exhorté les sinistrés à prendre leur mal en patience. Selon le membre du gouvernement, il y a des étapes à suivre.

« Nous faisons les choses étape par étape. D'abord, il fallait porter secours pour qu'il puisse avoir un minimum. J'ai pu avoir quelques kits », a-t-elle expliqué.

« Pour les reste, c'est un travail qui va se faire tranquillement. Aujourd'hui, il y a quelques maisons écroulées, nous allons voir avec les moyens dont nous disposons, comment répondre », a fait savoir la ministre Baïkoua.

Le ministère des Affaires sociales a affirmé que les habitants des autres quartiers touchés vont également bénéficier d'une aide gouvernemental. Les quartiers les plus ravagés sont Sica, derrière Université de Bangui, Bimbo 1, Sapéké, Damala et Kpéténé 2. Environs 600 maisons se sont écroulées et plus de 2400 personnes sont sans abri selon le dernier bilan officiel.

Mercredi dernier, le Chef de l'Etat Faustin Archange Touadéra s'est personnellement rendu sur les lieux.

Paix et sécurité toujours un défi pour Touadéra après 100 jours au pouvoir La paix et la sécurité restent une préoccupation des nouvelles autorités démocratiquement élues. Lors du bilan de ses 100 jours à la magistrature suprême de l'Etat, Faustin Archange Touadéra a réitéré sa disponibilité à tout mettre en œuvre pour que les filles et fils de Centrafrique puissent vivre en paix dans leur pays.

« Dans le domaine de la paix, de la sécurité et de la réconciliation nationale, il convient de noter que depuis mon investiture, je n'ai ménagé aucun effort pour permettre aux Centrafricaines et Centrafricains de tous les horizons de vivre en paix et en sécurité sur tout le territoire national. C'est donc dans la recherche effrénée de la paix que j'ai reçu et discuté avec les responsables des groupes armés et des groupes militaro-politiques afin de les exhorter à adhérer volontairement au processus du DDRR », a indiqué samedi dernier M. Touadéra dans son discours bilan.

Le locataire du palais de la Renaissance estime qu'il faudra asseoir la sécurité en engageant des discussions avec les groupes armés. « Ce n'est pas un acte de faiblesse mais c'est parce que j'ai la conviction que la paix réside dans le dialogue et qu'aucun pays ne peut se développer sans la paix et la sécurité ». Faustin Archange Touadéra soutient que « Pour répondre à cet impératif de sécurité et de défense du territoire national, nous avons, grâce à l'appui de la communauté internationale et au retour à l'ordre constitutionnelle, entamé le processus de réorganisation des Forces armées centrafricaines, FACA », étant donné que l'ambition du Chef de l’État est « de passer d'une armée de projection à une armée de garnison ».

De l'espoir pour l'Education nationale et l’enseignement supérieur

Sur le plan éducatif, plusieurs ouvertures sont annoncées par le Chef de l'exécutif. Faustin Archange Touadéra évoque l'augmentation du budget octroyé par le gouvernement à l'Education nationale. « En termes de perspectives, l'éducation et la formation de qualité resteront au cœur de mes priorités. C'est ainsi qu'en ce qui concerne l'éducation de base F1, F2 et l'enseignement général, le gouvernement a été instruit de redynamiser le système scolaire par la formation des ressources humaines de qualité et en quantité. Ainsi, deux écoles normales d'instituteurs seront créées à l'ouest et au nord pour la formation de 120 instituteurs en raison de 360 enseignants et passer ainsi du ratio enseignants-élèves de 1 à 120/220 à 1 sur 80. Dans cet élan, j'ai instruit le gouvernement d'augmenter le budget de l'Education nationale qui est de 4 % à 22 % pour qu'elle s'assume pleinement ».

Des stratégies sont mises en place pour assurer une meilleure remise à niveau des enseignants.

Le nouveau Président a atteint le cap des 100 premiers jours à la tête de la République Centrafricaine le 7 juillet dernier.

100 premiers jours au pouvoir de Touadéra : un bilan globalement satisfaisant Le président Faustin Archange Touadéra a dressé ce samedi au Palais de la Renaissance le bilan de ses 100 premiers jours à la magistrature suprême de l'Etat. Un bilan qu’il juge de « globalement positif ». Ce bilan est axé sur 4 piliers : la Paix, la Sécurité et la Réconciliation Nationale, l'Assainissement des Finances Publiques, la Relance des secteurs productifs, la Relance de l'administration et enfin, la Satisfaction des besoins essentiels.

C'était le 31 mai dernier, que le professeur Touadéra avait pris les reines du pouvoir en Centrafrique, à l'issue d'une élection démocratique mettant ainsi fin à trois ans de transition politique. 

Des réactions au sujet des 100 jours

Après ces 100 premiers jours au pouvoir, certains acteurs politiques centrafricains pensent que le président Faustin Archange Touadéra a mené une offensive diplomatique dont les résultats ne pourront être capitalisés en 100 jours.

« Sur le plan politique, je constate qu'il y a cette offensive diplomatique que mène toute l'équipe du professeur Faustin Archange Touadéra et dont les résultats ne vont pas se faire voir aujourd'hui, tout de suite après les cent jours, puisqu'il n'a pas été élu pour les cent jours. Il faut lui laisser le temps », a expliqué Jean Pierre Guérékpidou, président du Mouvement pour l’évolution sociale de l'Afrique noire (MESAN).

Sur le chapitre économie, les acteurs de ce secteur dressent un bilan mitigé. Selon Noël Bernard Lokomo, 3e vice-président du Collectif des Petites et moyennes entreprises, les orientations données par le nouveau président lors de son investiture ne sont pas respectées par le gouvernement de Simplice Mathieu Sarandji.

« Sur le plan économique, si on se réfère au discours programme, (...) le Président avait donné des orientations plus claires. Mais quand le gouvernement a été formé et que le Premier ministre devait donner son discours programme, l'économie avait été évoquée mais non chiffrée. Nous crayons que c'était une littérature qui n'avait pas bien précisé les choses », a souligné Noël Bernard Lokomo.

Il ajoute par ailleurs que les Petites et moyennes entreprises (PME) et les Petites et moyennes industries (PMI) ont été relayées au second plan. « Les 100 jours ont été pour nous, la gestion au quotidien. Cela veut dire que ça n'a pas beaucoup bougé sur le plan économique. (...) Les PME et les PMI ont été presque oubliées ».

Un bilan mitigé après 100 jours de Touadéra au pouvoir Le Président Faustin Archange Touadéra vient de passer ce jeudi ses 100 jours à la magistrature suprême de l’État. Les manifestations officielles sont reportées au 11 juillet. Sur le plan sécuritaire, le pays est toujours sujet à l’insécurité, aux violences, et les droits de l'homme foulés au pied. Un bilan qui reste mitigé.

Lors de sa conférence de presse hebdomadaire, la Mission de l'ONU en Centrafrique, Minusca, qui a réitéré sa volonté à rétablir la paix et la sécurité dans le pays, a souligné que le climat sécuritaire s’est dégradé ces derniers temps à Bangui et dans certaines villes de province. « La situation reste inquiétante dans les préfectures de Mambéré Kadéï et Nana Mambéré. La force de la Minusca est en train d'intensifier ses patrouilles tant terrestres qu'aériennes de jour comme de nuit dans les localités de Batangafo et Kabo pour éviter tout affrontement entre les groupes armés FPRC-MPC et UPC. Elle va aussi augmenter les patrouilles motorisées à Bocaranga et Kouï pour dissuader toute attaque pour des raisons de transhumance. Au centre, la situation sécuritaire reste un peu visible suite au problème persistant de la transhumance dans la Basse Kotto. A Mbata le 27 juin, des éléments de l'UPC ont attaqué des chrétiens et un de ces derniers a trouvé la mort ».

Par ailleurs, « La situation dans le secteur ouest demeure calme mais instable suite aux conflits permanent entre membres des communautés, d'une part les affrontements entre les Antibalaka avec les musulmans, de l'autre entre les ex-Séléka, FPRC-MPC contre UPC », a fait savoir le porte-parole militaire de la Minusca Clément Cimana.

M. Cimana estime que « sur le plan sécuritaire, la force poursuit ses opérations sur la protection des populations dans certaines localités du pays ».

Porte de sortie de crise

La République Centrafricaine entend compter sur ses relations diplomatiques avec les autres pays pour la restauration de la paix et la sécurité sur l'ensemble du territoire national.

A Bangui, le sujet a été au centre d'un échange ce jeudi entre le ministre des Affaires Étrangères Charles Armel Doubane et les ambassadeurs, chefs de missions diplomatiques accrédités en Centrafrique. Le but de cette rencontre est de présenter aux diplomates étrangers la politique du gouvernement déjà approuvée par les députés en vue d'obtenir leur soutien.

Selon le Chef de la Diplomatie centrafricaine, Charles Armel Doubane, la levée de l'embargo sur les armes s'avère indispensable pour la restauration de la sécurité et de la paix afin de favoriser le développement de la République Centrafricaine.

« L'ambition du gouvernement est d’œuvrer pour que la République Centrafricaine occupe une place respectable et fasse entendre sa voix sur la scène internationale. (…) Mon pays revient de loin, de très loin. Que les bonnes volontés participent avec nous à l’œuvre de reconstruction nationale mais surtout de la paix et de la réconciliation nationale. Nous avons besoin de votre accompagnement », a lancé Charles Armel Doubane.

RCA : Le fonds Bekou au cœur d'une session UE-Gouvernement « Résilience et relèvement, chemin vers le Développement », c'est le thème d'une session de réflexion organisée par l'Union Européenne à Bangui. Une session qui se tient à l'Alliance Française et qui regroupe des participants venus des institutions de l’État, des organisations de la société civile, d'ONG humanitaires et des organisations de défense des Droits de l'Homme.

« L'union Européenne inspirée fortement avec plein de sagesse a décidé de créer le fonds Békou qui signifie en français Espoir, cela aidera assurément notre pays à sortir des moments troubles et difficiles », a déclaré à l'ouverture des travaux, le premier ministre Simplice Mathieu Sarandji.

Durant les 2 jours de cette session, les participants auront à définir un cadre commun à l'ensemble des bailleurs actifs dans le domaine de la résilience et du relèvement rapide en conformité avec les priorités du gouvernement centrafricain en lien avec le Fonds Békou.

« ...ce jour est une occasion exceptionnelle de partager avec tous les amis de notre pays, notre vision de développement », a ajouté le Chef du gouvernement qui entend mettre à profit ces 48 heures de rencontre pour « porter une réflexion commune sur les stratégies devant permettre à notre pays de tourner définitivement les pages sombres de son histoire ».

D'autant plus que, renchérit Simplice Mathieu Sarandji, « le gouvernement est plus que jamais engagé à être à l'écoute afin de répondre aux besoins essentiels et fondamentaux de nos populations mais surtout créer les conditions d'une prospérité partagée dans l'unité, la dignité et en synergie avec nos partenaires au développement ».

Plusieurs thématiques allant des enjeux et défis du relèvement ; la réponse européenne à la crise et au relèvement ; la réconciliation, cohésion sociale, retour des déplacés/réfugiés ; la relance économique/création d'emplois ou encore l'agriculture et la sécurité alimentaire seront débattues au cours de cette session.

 

 

 

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