Le PUR rejoint le camp Faustin Archange Touadéra à la présidentielle Le parti de l'Unité pour la Reconstruction (PUR) de Symphorien Kparékouti a décidé d'apporter son soutien au candidat indépendant Faustin Archange Touadéra. La déclaration est faite ce mercredi au cours de la rencontre du président du PUR Symphorien Kparékouti avec la presse. Cette énième alliance s'est ajoutée à celles de certains candidats malheureux au 1er tour de la présidentielle et des plates-formes politiques.

Selon Symphorien Kparékouti, aucun accord politique n'a précédé cette prise décision. Il s'agit selon lui d'une décision de principe, justifiée par la conviction qui anime le parti.

« Les raisons du soutien au candidat numéro 2, Faustin Archange Touadéra, sont basées sur une conviction. Après avoir fait plusieurs analyses et réflexions, nous nous sommes décidés de supporter le candidat numéro 2. Nous pensons que c'est lui qui peut donner l'espoir au peuple centrafricain ».

Des candidats aux législatives se retirent des élections

Alors que la campagne électorale pour le double scrutin du 14 février est à sa dernière ligne droite, 111 candidats ont annoncé leur retrait de la course. Ils évoquent comme raison majeure, le manque des moyens financiers. L’Autorité Nationale des Elections (ANE) dit prendre acte des désistements.

« L’Autorité Nationale des Elections a enregistré des lettres de désistement d'un certain nombre de candidats... 111 candidats ont déclaré se désister. L'ANE a pris acte de ces désistements... », a précisé Julius Rufin Ngouadé Baba, rapporteur général et porte-parole de l’ANE.

Par ailleurs, L'ANE a prononcé le mardi 9 février des sanctions allant de la suspension à la radiation de certains membres de ces démembrements. Dix sept personnes ont été suspendues et une autre radiée.

La liste des membres suspendus

Bruno Kolaba, Président de l'ANE locale du 1er arrondissement de Bangui ;

Alpin Yangué, Président de l'ANE locale du 2e arrondissement de Bangui ;

Moctar Galibassi, Rapporteur de l'ANE local de la 3e circonscription du 5e arrondissement de Bangui ;

Archimède Oguéré-Youwélé, Rapporteur de l'ANE locale de Bimbo ;

Gilbert Yakossi, Président de l'ANE locale de Danga Gboudou et Haute Baïdou ;

Allal Féfionam, Président de l'ANE sous-préfectorale de Grimari ;

Zéphirin Gaston Ronguia, Président de l'ANE locale de Mboula ;

Jean Noël Gbalémbéti, Président de l'ANE locale de Niem Yéléwa ;

Côme Bosco Armand Docta, Président de l'ANE locale de Niem Yéléwa ;

Sylvestre Péndéré, Président de l'ANE locale de Paoua ;

Clet Magloire Gollomboutigué, Président de l'ANE locale de Bossangoa ;

Jean Kanda, Président de l'ANE locale de Ouango ;

Dieudonné Makélélé, Membre de l'ANE locale de Ouango ;

Pierre Loudiaga, Président de l'ANE locale de Mingala ;

Paul Mokoïsse, Vice-président de l'ANE locale de Bossemptélé ;

Pawo Bénine Gbabetté, Président de l'ANE locale de Mobaye ;

Alain Bambou, Chargé des opérations électorales de l'ANE d'Ambassade ou Consulat des élections de Yaoundé.

Sur la radiation prononcée

Mme Lucienne Lebouandji Ndakala, membre de l'ANE du 5e arrondissement de Bangui est radiée de l'effectif dudit démembrement. Motif : abandon de poste.

Anicet Georges Dologuélé et Faustin Archange Touadéra en meeting en province Mbaïki et Mobaye, deux chefs lieux de préfectures Lobaye et Basse Kotto, ont accueilli respectivement ce lundi les meetings des candidats Anicet Georges Dologuélé et de Faustin Archange Touadéra.

Le candidat de l'Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA), Anicet Georges Dologuélé, a tenu à Lobaye deux meetings, d'abord à Mbaïki puis à SCAD. Au cours de la présentation de son projet de société, il a mis l’accent sur l'éducation, la santé et la mise en œuvre du barrage hydraulique de Mbéko.

Anicet Georges Dologuélé a été accompagné de Steeve Koba, candidat indépendant aux législatives dans la circonscription électorale de Mbaïki 1. Il s'est aligné dans la droite ligne de la politique de l'URCA. Pendant ce temps, Jocelyn Makando, candidat indépendant de la 5e circonscription électorale de Mbaïki a procédé au lancement des travaux de réhabilitation de la route rurale de Dolobo-Bac-Bangandou.

Cyriaque Souké, également candidat aux législatives à Mbaïki est arrivé ce mardi dans sa circonscription électorale. Il soutient le candidat indépendant Touadéra.

Par ailleurs, c'est devant un public venu nombreux au centre commercial de Mobaye que le candidat indépendant Faustin Archange Touadéra a dévoilé aux électeurs les grands axes de son projet de société. Plusieurs points ont fait l'objet de son analyse politique notamment la relance économique à travers l'autosuffisance alimentaire, la sécurisation du territoire national devant garantir le bien-être de la population. Il s'est également exprimé sur la cohésion sociale et a promis la création d'une gouvernance locale en vue de renforcer le pouvoir des chefs de quartiers et de villages.

Le candidat indépendant a profité de l'occasion pour exhorter la population de Mobaye à faire table rase du passé pour bâtir une République forte et unie.

L'ONE lance un monitoring sur les élections

L'Observatoire National des Élections (ONE) a lancé ce mardi à Bangui un projet de monitoring. L'objectif est de recenser les multiples violations des droits humains dans un contexte électoral.

Selon Me Serge Soleil Séramalet, coordonnateur de l'ONE, les multiples crises qui ont affecté la République Centrafricaine ont pour origine des élections viciées entre autres par les truquages et les intimidations. Plusieurs moniteurs formés seront déployés dans les villes de la Lobaye, de l'Ombella-M'Poko ainsi que dans les 3e, 4e  et 8e arrondissements de Bangui.

De son côté, le National Democratic Institut (NDI) a renforcé à Bangui les capacités de plus d'une soixantaine de représentants des deux candidats à la présidentielle sur la supervision des scrutins. Ce renforcement de capacité, appuyé par l'ambassade des États Unis et le Fond de Consolidation de la Paix du (PNUD), s'est déroulé lundi et mardi.

Présidentielle : le RDC s'allie à Dologuélé et le MLPC à Touadera Au second jour de la campagne pour la présidentielle du 14 février, les deux candidats en lice pour la magistrature suprême de l’État multiplient des stratégies pour gagner le suffrage des centrafricains. Les candidats du Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) et du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), arrivés respectivement en 3ème et 4ème position lors du premier tour, choisissent leurs camps.

Le RDC de Désiré Nzanga Bilal Kolingba s'allie avec l'Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA) d'Anicet Georges Dologuélé tandis que le MLPC de Martin Ziguélé apporte son soutien au candidat indépendant Faustin Archange Touadera.

Selon Désiré Nzanga Bilal Kolingba, l'accord politique signé ce 07 février vise à conduire à l'élection d'Anicet Georges Dologuélé à la présidence de la République.

« Je viens à l'instant de signer au nom du Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC), avec l'Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA), un accord politique qui doit conduire à l'élection de M. Anicet Georges Dologuélé à la présidence de la République », a déclaré le président du RDC.

Désiré Nzanga Bilal Kolingba Bilal, explique par ailleurs que pour prendre cette décision, le bureau politique de son parti a fait « une analyse comparative des deux projets de société de l'URCA et du RDC » et qu'il en résulte « une convergence de vue sur plusieurs sujets ».

Dans cette dynamique, le candidat du RDC précise que « la RCA – notre patrimoine commun se doit d'être à nouveau debout » avant de conclure que « le RDC - après voir mûri la question - a décidé de dire oui à la main que l'URCA via son candidat qualifié pour le second tour de la présidentielle lui a tendue ; le RDC dit oui à l'URCA et Anicet Georges Dologuélé».

« Je vous remercie de rejoindre cette grande famille mise en place pour conquérir et gérer ensemble le pouvoir politique »,  déclare le candidat de l'URCA Anicet Georges Dologuélé qui précise que « l'heure est au combat, un combat démocratique ».

De son côté, le MLPC de Martin Ziguélé donne son soutien au candidat indépendant Faustin Archange Touadera. Par communiqué de presse rendu public le 1er février, le secrétaire général adjoint du MLPC instruit les organes de base dudit parti à « reporter leurs voix en faveur de Faustin Archange Touadera ».

Une dynamique soutenue par la concertation élargie des plate-formes, partis, associations politiques et personnalités politiques indépendantes qui apportent  son soutien à Faustin Archange Touadera. La déclaration de cette plate-forme signée du président du présidium, Me Crépin Mboli-Goumba en date du 04 février précise « qu'ayant des candidats et des militants sur toute l'étendue du territoire, les consignes sont déjà données pour permettre au candidat indépendant Touadera une victoire nette et lui assurer la majorité parlementaire nécessaire à l’exécution de son programme politique, en attendant la formalisation d'un accord politique ».

 

 

 

Deuxième tour de la présidentielle : arrivée des bulletins de vote Les bulletins de vote du second tour de la présidentielle couplée avec le premier tour des législatives sont arrivées ce samedi à Bangui. Le matériel de vote sera distribué à partir de dimanche dans toutes les circonscriptions électorales du pays.

L'avion cargo avec le matériel de vote a attéri à l'aéroport Bangui M'Poko à 11h 10mn en provenance de Doubaï. A son bord, deux millions trois cent mille bulletins de vote pour le deuxième tour de la présidentielle. A cela s'ajoute une bonne partie des deux millions cent quarante deux mille bulletins de vote pour les législatives. Le reste est attendu ce soir par un vol en provenance de Cotonou.

Il y a maintenant une semaine de temps pour distribuer les bulletins de vote dans les 16 préfectures du pays. L'Autorité Nationale des Elections (ANE) est optimiste. « Techniquement, nous avions dit que nous étions prêts pour organiser les élections du 2e tour et les élections du 1er tour des législatives. A presque dix jours d'avance, nous avons déjà les bulletins et les formulaires notamment les procès verbaux, les fiches des résultats. Nous avons assez de temps pour commencer à déployer les bulletins, les matériels sensibles dans les préfectures les plus éloignées, de telle sorte qe le jour J, tout le matériel soit disponible dans les bureaux de vote », a expliqué Bernard Kpongaba, Vice-président de l'ANE.

L'opération du déploiement du matériel électoral se fait avec l'assistance de la Minusca. « Sur la base des leçons tirées des précédents scrutins, ce matin nous venons de réceptionner la totalité des bulletins pour le second tour de la présidentielle. Nous avons aussi reçu une partie des deux millions cent quarante deux mille bulletins pour les législatives, soit en totalité 80 circonscriptions. Nous reçu la totalité des cent trente deux mille formulaires nécessaires pour le scrutin », a précisé Mathieu Boa Mbilé, directeur de l'assistance électorale intégrée des Nations Unies.

Les efforts de l'ANE et des Nations Unies ne mettent pas à l'abri de possibles erreurs. Les organisateurs des élections du 14 février sont toutefois confiants.

La campagne pour la présidentielle a débuté ce 6 février

La pendule est lancée ce samedi à 6 heures pour la campagne du 2e tour de la présidentielle. Anicet Georges Dologuélé et Faustin Archange Touadéra ont une semaine pour présenter leurs projets de société à la population.

A l'occasion du déroulement de cette campagne présidentielle, l'ANE appelle à l'apaisement. La présidente de l'organe en charge des élections dans le pays, Marie Madeleine N'Kouet Hoornaert invite les candidats à la présidentielle et aux législatives au respect du Code de bonne conduite.

« Selon la loi électorale, chaque candidat en course bat campagne librement. Mais, il ne doit jamais oublier la souffrance qu'a traversé le peuple centrafricain. Il ne doit jamais perdre de vue les énormes sacrifices consentis pour qu'on n'en arrive là aujourd'hui. L'ANE exhorte donc les candidats à la retenue dans leurs propos et divers actes afin de préserver la cohésion sociale ».

En marge de cette campagne électorale, des ralliements se font encore enregistrés. Le mouvement Séléka Rénovée du général Mohamed Moussa Dhaffane marque son soutien au candidat Faustin Archange Touadéra. Cette position est exprimée au cours d'un point de presse vendredi à Bangui.

Un autre pacte d'alliance pour le second tour de la présidentielle est celui du candidat Sylvain Ngakoutou Patassé avec Anicet Georges Dologuélé. Le document a été signé ce mardi 02 février à Bangui.

La campagne pour le premier tour des législatives se poursuit. Il est à son septième  jour ce samedi.

L’ONE recommande la sécurisation des prochains scrutins L'Observatoire national des élections (ONE) met l’accent sur la sécurisation des élections du 14 février prochain.

 L’ONE intervient alors que la campagne électorale du premier tour des législatives invalidées par la Cour Constitutionnelle de Transition se poursuit avec beaucoup de lenteur sur l'ensemble du territoire national.

Selon Origine Békondji, secrétaire chargé des programmes à l'ONE, différentes mesures doivent être prises en prévision des prochains scrutins du 14 février. 

« Nous avons recommandé de constituer un fichier électoral fiable…, de prendre en compte l'intégrité et le professionnalisme…, des membres devant siéger dans les comités locaux, préfectoraux et régionaux des élections pour s'assurer de son fonctionnement harmonieux et efficace ». Par ailleurs Origine Békondji recommande « de respecter l'équilibre genre dans le choix du personnel électoral affecté dans les bureaux de vote, corriger les imperfections et irrégularités constatées sur les bulletins de vote des législatives et enfin mener des campagnes de sensibilisation d'éducation civique sur les élections pour parer aux éventuels conflits électoraux ou post-électoraux ».

A l'endroit du gouvernement de la transition ainsi qu'à la Mission onusienne, l'ONE a également formulé des recommandations. Entre autres, la mise en place d'un dispositif adéquat de sécurisation des bureaux de vote dans les villes de province.  

Les partenaires au développement très préoccupés par les élections

Le National democratic institut (NDI), a organisé un atelier de renforcement de capacités de monitoring et de la vulgarisation du Code de bonne. Les travaux qui ont duré deux jours visent à mieux veiller sur l’engagement des candidats pris lors du premier tour des élections. Plus d’une trentaine de participants, parmi lesquels les membres du Cadre de concertation, les médias, les candidats et les partis politiques sont la cible de ces assises qui a pris fin hier jeudi à Bangui.

« Pendant cette formation le rôle du Cadre de concertation a été développé et approfondi par les experts venus du Mali et du Togo. Hors-mis ce rôle, des exercices ont été menés, surtout sur le dispositif de communication », a spécifié Docteur Pierrette Sokambi, membre du Cadre de concertation et présidente du comité ad-hoc pour l’élaboration du Code de bonne conduite. 

Les acquis de cette formation vont être relayés sur l'ensemble du territoire en vue d'une meilleure visibilité du processus électoral. « Après cette formation, les membres des concertations vont aller à l'intérieur du pays. Une équipe part pour Paoua et Bangassou ce samedi. La semaine prochaine, une autre équipe se rendra dans une autre partie du pays pour la formation », a-t-elle ajouté.

L’atelier a été organisé en partenariat avec la Mission onusienne en Centrafrique, le PNUD et l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique.

Le passage des candidats à la présidentielle dévoilé par le HCCT Le Haut Conseil de la Communication de Transition (HCCT) a dévoilé ce mercredi 3 février, l'ordre de passage dans les médias publiques des deux candidats au second tour de la présidentielle en République Centrafricaine. Le tirage au sort a été effectué en présence des représentants des candidats, Anicet Geroges Dologuélé et Faustin Archange Touadéra.

C'est dans le bureau du président du Haut Conseil de la Communication de Transition que le tirage au sort a eu lieu. L'initiative, saluée par les représentants des deux finalistes du 1er tour de la présidentielle, vise à éviter les mauvaises interprétations sur l'ordre de passage des candidats dans les médias nationaux.

« La période est sensible. Quand on va désigner le candidat poisson de passer en première position, le candidat gazelle va dire pourquoi il est passé en première position. Il fallait qu'on le fasse dans la transparence en présence des candidats », a expliqué Richard Pouambi, président de cette institution.

Pour les représentants des deux candidats à la présidentielle, c'est une satisfaction. Gaétan Moloto-A-Kénguémba, conseiller du candidat Anicet George Dologuélé promet de respecter les principes fixés par le HCCT.

« Je suis satisfait du tirage. Nous avons pris le numéro 2. Donc le président Dologuélé interviendra après. Le président Faustin Archange Touadéra qui a pris le numéro 1 va ouvrir l'ordre de passage des déclarations à la radio et nous interviendront au second plan. Mais à la télévision, l'ordre sera inversé », a indiqué Gaétan Moloto-A-Kénguémba, conseiller du candidat Anicet George Dologuélé.

Du coté du représentant du candidat Faustin Archange Touadéra, Lord Moïse Nganamokoï, coordonateur chargé de la communication, se dit content des acquis de la rencontre.

« Je suis satisfait dans la mesure où le travail qui a été fait est transparent. Le président du HCCT nous a demandé d'aller dire à nos candidats d'être serein dans les débats dans les prochains jours ».

Le HCCT a rappelé aux représentants des deux finalistes le respect du Code de bonne conduite. La campagne présidentielle sera lancée le 6 février prochain. Les centrafricains se rendront aux urnes le 14 février 2016 pour élire le nouveau chef d’Etat.

Du côté des élections législatives la campagne a déjà été lancé officiellement samedi dernier. Les premiers 5 jours ont été caractérisés par une ambiance morose dans tout le pays. Quelques banderoles, quelques affiches, mais pas de meetings et de caravanes. Il y a toutefois encore une dizaine de jours de temps. En effet la campagne pour les législatives se clôturera le 12 février.

Les dessous du limogeage d'Abdallah Kadre Assane Abdallah Kadre Assane, ne fait plus partie du gouvernement de transition que dirige le Premier ministre Mahamat Kamoun. Il a été limogé de son poste de ministre des Finances et du Budget par le chef du gouvernement et le chef de l’État de Transition, Catherine Samba-Panza.

Le décret de son limogeage a été lu à la radio nationale. Jusqu'à lundi matin, Abdallah Kadre Assane était encore au gouvernement de Kamoun 3. Depuis le régime l'ancien président François Bozize, il a changé plusieurs fois de porte feuille ministérielle. D'abord, ministre du Plan et de la coopération internationale, il est passé par le département des Postes et télécommunications pour chuter au ministère des Finances et du Budget.

Après son limogeage, les interrogations se multiplient. Nombreux sont ceux qui veulent savoir ce qui a motivé cette décision à seulement deux mois de la fin de la transition. Selon les indiscrétions qui fusent depuis ces derniers temps, le ton n'est pas au beau fixe entre Abdallah Kadre Assane et le Premier ministre Mahamat Kamoun qui ne voulait même plus le voir. Les mêmes indiscrétions font état des cas de détournements qui pourraient être l'une des raisons du limogeage de l'ex patron du département des Finances.

Abdallah Kadre Assane est le seul ministre des Finances qui depuis 1960 à ce jour, a apporté de profondes réformes comme la bancarisation qui a mis fin aux fonctions des « billeteurs » qui appauvrissaient les fonctionnaires et agents de l’état au plus bas salaire mensuel. L'ancien membre du gouvernement est ressortissant de l’Ecole Nationale de l’économie Appliqué (ENA) de Dakar au Sénégal. Il a poursuivi ses études supérieures au centre de formation des sciences économique à Libourne en France.

Le gouvernement nomme un nouveau ministre des Finances

Le ministre délégué aux Finances et au Budget, Célestin Yanindji, est nommé depuis hier lundi après midi ministre en charge des Finances et du Budget de la République Centrafricaine. Il remplace à ce poste Abdallah Kadre Assane. L'information a été donnée sur les ondes de la radio nationale.

Célestin Yanindji est autorisé à prendre les rênes du ministère des Finances et du Budget aux termes d'un décret pris conjointement par le Premier ministre Mahamat Kamoun et le Chef d’État de Transition, Catherine Samna Panza le 1er février 2016.

Le nouveau ministre des Finances et du Budget était entré au gouvernement Kamoun 2 en janvier 2015. Son accès dans le cercle fait suite à l'instruction de Mme Samba Panza de procéder à un réaménagement technique de l'équipe. Mr Yanindji était alors, ministre délégué aux Finances et au Budget.

5e arrondissement de Bangui : les candidats aux législatives crient à la fraude Les candidats aux législatives des trois circonscriptions électorale du 5e arrondissement sont montés au créneau ce lundi. Ils ont réclamé au cours d'une réunion regroupant une trentaine d'entre eux, le départ du rapporteur général du démembrement de l'Autorité Nationale des Elections (ANE) local.

Ils ont accusé le rapporteur général d’être à l'origine de nombreuses fraudes enregistrées lors du scrutin législatif dans cette circonscription, annulé par la Cour Constitutionnelle de Transition (CCT).

« Les candidats à la députation des trois circonscriptions du 5e arrondissement se sont réunis pour dénoncer un certain nombre de choses notamment le fait que certains membres du démembrement local de l'ANE puissent prendre cause pour certains candidats et organiser toute une stratégie pour pouvoir privilégier ces candidats lors du scrutin prochain. (…) C'est une réalisation qui est mise en place pour profiter à certains candidats. Ce stratagème est mis en place par le rapporteur du démembrement local de l'ANE. Nous réclamons son départ si cela est possible », a expliqué Cécile Digo Kolingba, candidate dans la 2e circonscription du 5e arrondissement.

« Nous allons adresser une requête à l'ANE pour que des mesures soient prises pour que, lors du scrutin prochain, les mêmes choses ne puissent pas se reproduire, à savoir la distribution de la carte électorale à des fins d'un candidat », a-t-elle précisé.

Elle a conclu que les  candidats aux législatives des trois circonscriptions électorales du 5e arrondissement vont formuler des recommandations à l'endroit de l'institution en charge de l'organisation des élections. « Nous allons faire des recommandations à l'ANE pour  demander d'échanger les membres du bureau de vote d'un arrondissement à un autre pour plus de transparence pour le scrutin prochain ».

Gervais Ngouaye, candidat dans la 3e circonscription du 5e arrondissement, a soutenu cette dénonciation. Il a estimé que les fraudes électorales constatées le 30 décembre dernier, ont été à l'origine de l'annulation des résultats des législatives sur l'ensemble du territoire.

La rédaction de Radio Ndeke Luka n'a pas pu joindre le président du démembrement de l'ANE du 5e pour avoir sa version des faits.

La campagne électorale s'ouvre sur fonds d'inquiétude La campagne électorale pour les législatives fixées au 14 févier 2016 s'est ouverte ce samedi sur l'ensemble du territoire national. Les candidats en compétitions ont 14 jours pour convaincre et persuader les électeurs. La campagne pour la présidentielle va, quand à elle, démarrer le 6 février et va durer une semaine. Les électeurs iront aux urnes le 14 février. Ils voteront en même temps pour le second tour de la présidentielle et le 1er tour des législatives.

Le 25 janvier dernier, la Cour Constitutionnelle de Transition a annulée le 1er tour des législatives du 30 décembre 2015.

Par ailleurs, la haute juridiction de la République Centrafricaine a retenu pour le deuxième tour de la présidentielle, les candidatures de Anicet Georges Dologuélé de l'Union pour le renouveau centrafricain (URCA) et du candidat indépendant, Faustin Archange Touadéra.

Inquiétudes des candidats aux législatives

Dans les QG des partis et associations politiques, les candidats aux législatives n'accordent pas leur violon au sujet de la campagne électorale qui s'ouvre ce 30 janvier.

Certains candidats affirment qu'ils n'iront pas aux élections. Selon eux le délai intenable.

« Conformément à la loi, la Cour Constitutionnelle avait prévu qu'en cas d'annulation totale, la loi prévoit  une reprise dans les 60 ou 90 jours. Aujourd'hui, un décret du gouvernement centrafricain nous invite à repartir tout de suite aux élections. Techniquement, nous ne sommes pas prêts. La loi est claire et ce n'est pas pour rien que le législateur a prévu 60 ou 90 jours », a expliqué Timothée Feïkoumon-Mandja, président du comité de suivi et d'appui aux candidats législatifs. Il est candidat à la députation dans la circonscription électorale n°2 du 8e  Arrondissement de Bangui.

Par contre, Anne Marie Goumba, candidate indépendante à la députation dans la 1re     circonscription du 5e arrondissement, affiche sa disposition à battre campagne en dépit du délai difficile et du désordre.

« Nous avons écouté le décret du Chef d’État de transition, convoquant le corps électoral. Comme nous avons commencé dans le désordre, nous continueront dans le désordre et nous verront ce que cela va nous donner, tout en espérant que les choses vont bien se passer », a-telle indiqué. Elle précise toutefois qu’elle est prête pour le terrain.

Le public attend de voir concrètement qui ira ou non à la nouvelle campagne qui démarre ce samedi 30 janvier.

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