La France au chevet de l’Autorité Nationale des Elections La France vient d’octroyer 131 millions de F CFA à l’Autorité Nationale des Elections (ANE). La convention de cet appui a été signée vendredi 18 avril au siège de cette institution centrafricaine  à Bangui.

L’objectif vise à appuyer la structure à aménager ses locaux, par la reconstruction des bâtiments afin de favoriser de meilleures conditions de travail.

Selon l’ambassadeur de France en Centrafrique, Charles Malinas, la France apportera tous les moyens possibles à l’ANE pour la mise en place de bonnes conditions de travail.

« C’est un accord qui va permettre l’installation de l’ANE dans ses locaux, un accord qui prévoit une aide pour l’aménagement des locaux et une aide pour la modifications des bâtiments pour que l’institution puisse avoir de meilleures conditions de travail », a déclaré le Haut représentant de la France en Centrafrique.

Charles Malinas rassure que son pays est partant pour que les élections groupées prévues au mois de février 2015, puissent avoir lieu dans les délais prévus.

« La France aidera de toutes ses forces et de tous ses moyens possibles l’ANE et les autorités centrafricaines pour que les élections puissent avoir lieu dans les délais prévus », a-t-il ajouté.

« Nous allons aider en rétablissant les conditions de sécurité dans le pays pour permettre au Ministère de l’Administration Publique, de réinstaller l’autorité de l’Etat dans les différentes préfectures et sous préfectures, afin de faciliter à l’ANE le processus du recensement électoral », a conclu l’ambassadeur.

Les opérations de vérification et de contrôle du fichier de la solde et de la fonction publique sont lancées ce lundi dans les différents  Ministères à Bangui. A travers cette opération, le Gouvernement veut maitriser avec exactitude le nombre de ses fonctionnaires et agents,  mais aussi avoir une idée claire de l’enveloppe nette des salaires. RNL s’est rendue dans quelques départements ministériels pour voir l’effectivité des opérations.

Au Ministère des transports et de l’aviation civile, les opérations ont été perturbées par le manque de moyens de transport notamment les taxis et bus. Néanmoins, plusieurs agents ont répondu à l’appel comme Noël Glaméndé, directeur des ressources humaines au Ministère des transports.

« Nous avons démarré avec un léger retard et je suis la 30e personne à me faire recenser. Tout le monde a battu le pavé pour être au lieu de service », a-t-il dit.

A quelques 500 mètres, se trouve le Ministère de la fonction publique. L’engouement est réel. Sur les 237 fonctionnaires que compte ce département, 116 se sont déjà recensés. Mais aucun détail sur les différentes étapes n’est laissé au hasard, ce que précise Joseph Ngaidama, directeur des ressources humaines par intérim.

« Avant de prendre la fiche, l’agent ou le fonctionnaire doit s’inscrire sur une liste prévue à cet effet. Il prend la fiche, la rempli et la ramène, la soumet à la vérification avant l’enregistrement et le classement », a expliqué le contrôleur.

Si certaines voix ont jugé ces opérations inopportunes, Robert Bokiko, fonctionnaire de l’Etat, n’y voit pas d’inconvénient. « C’est le patron qui a demandé qu’on vienne vers lui justifier notre présence et prouver que nous sommes en activité. C’est une opération totalement opportune », a-t-il déclaré.

Au lendemain de l’annonce de ces opérations, la Confédération syndicale des travailleurs de Centrafrique (CSTC) sans pour autant s’opposer au projet, a jugé le moment inopportun.

Le Premier ministre, André Nzapayéké, appelle la population Centrafricaine à la retenue. Dans une déclaration à la nation vendredi après midi à Bangui, le chef du gouvernement demande aux Centrafricains de ne pas perturber la circulation durant le passage de ces troupes.

« Je voudrais demander à toutes les familles qui se trouvent le long de la route, d’éviter les provocations, de dire à leurs enfants de rester chez eux et de laisser la circulation libre pour permettre à nos amis du Tchad de rentrer tranquillement dans leur pays et dans leurs foyers, en espérant que ce retour n’est pas définitif et qu’ils reviendront très bientôt parmi nous », a déclaré André Nzapayéké, qui ajoute que « Nous continueront à travers des voies diplomatiques à renforcer nos liens de coopération avec ce pays frère, le Tchad ».

Le Chef du gouvernement précise aux Centrafricains que les éléments du contingent Tchadien de la MISCA sont en fin de mission dans le pays. « Aujourd’hui nos amis du Tchad qui font partie de la MISCA, leur mandat est arrivé à terme. Le gouvernement a demandé leur retrait. Je voudrais au nom de la Nation centrafricaine avec beaucoup de regret les remercier pour le travail qu’ils ont fait en RCA, pour le sang qu’ils ont versé en territoire centrafricain pour aider dans le processus de stabilisation de cette Nation. Ces amis sont venus pour nous aider en ami », a indiqué le Premier ministre.

Au cours de cette déclaration, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Léopold Narcisse Barra et le ministre conseiller spécial du Premier ministre, Joachim Kokaté ont également abordé dans le même sens.

C’est ce vendredi que les soldats tchadiens de la MISCA ont regagné leur pays d’origine.

La décision du retrait du contingent tchadien de la MISCA est tombée jeudi lors de la clôture du 4e sommet UE-Afrique à Bruxelles. Les responsables de la MISCA ont aussitôt tenu une réunion d'urgence à Bangui, au cours de laquelle ils ont affirmé prendre acte de la nouvelle.

Le Tchad a envoyé un contingent de 850 hommes en Centrafrique dans le cadre du maintien de la paix, MISCA qui compte 6000 hommes.

Bangui : Ban Ki-moon laisse trois messages aux Centrafricains Avant de quitter Bangui le samedi dernier pour Kigali au Rwanda, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a expliqué que la raison de son déplacement en Centrafrique est pour que le monde sache ce qui se passe dans ce pays en proie à la violence depuis plus d’un an. Le secrétaire général de l’ONU, très ému par la situation humanitaire catastrophique des déplacés, a laissé trois messages aux Centrafricains.

Selon Ban ki Moon, « Le 1er message s’adresse à la population centrafricaine. Les Centrafricains ne sont pas seuls. Les Nations unies sont honorées d’être à vos côtés. Je vous ai entendu et soutient votre appel. La sécurité doit être au centre du processus de réconciliation ».

Après le peuple centrafricain, le secrétaire général de l’ONU s’adresse à la communauté internationale.

« Le second message s’adresse au monde qui n’agit pas sur ce qui se passe. Il faut faire davantage pour la RCA et il faut le faire maintenant. Le Conseil de sécurité des Nations Unies (NU) est sur le point d’autoriser le déploiement d’une nouvelle mission de maintien de la paix des NU en Centrafrique », a insisté le responsable onusien.

Enfin, Ban Ki Moon appelle les centrafricains à espérer à un avenir prometteur avec l’aide de tout un chacun.

« Le 3e et dernier message, je suis convaincu que le peuple centrafricain, malgré les difficultés qu’il traverse, pourra envisager comment sortir de cette situation. L’avenir est prometteur », a indiqué Ban Ki-moon.

La visite de Ban Ki-moon à Bangui est intervenue à la veille de la célébration du 20e anniversaire du génocide rwandais. Le secrétaire général de l’ONU rappelle aux leaders centrafricains leurs responsabilités afin d’éviter une telle commémoration dans le pays. Pour Ban Ki Moon, les centrafricains doivent apprendre les leçons du passé.

« En même temps que je lance un appel au monde, je lance également un appel au peuple centrafricain. D’ici, je vais à Kigali pour commémorer le 20e anniversaire du génocide rwandais. C’est votre responsabilité à tous en tant que leaders, d’assurer de ne jamais commémorer un tel anniversaire en Centrafrique. N’oubliez pas de   tirer les leçons du passé. Le sort de votre pays est entre vos mains. Les Centrafricains ne doivent pas s’entretuer », a conclu le secrétaire général de l’ONU.

Le parti politique Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA) a exigé, ce jeudi, l’ouverture d’une enquête internationale indépendante sur la tuerie de Pk12.
 
Docteur Gaétan Roche Moloto-A-Kénguémba, secrétaire général de ce parti politique, a affirmé qu’un centrafricain tué, est un évènement. « Nous disons au général Tumenta Chomu, qu’un seul Centrafricain qui meurt pour le peuple centrafricain est un évènement, à forte raison plus de soixante ».

Le secrétaire général qualifie d’injure les propos tenus pour justifier l’incident du Pk12, « Le parti politique Union pour le Renouveau Centrafricain est outré par la position du commandant de la MISCA, qui qualifie de non évènement, les évènements de Fatima et du Pk12 ».

Après les violences commises le 30 mars derniers dans certains quartiers nord de Bangui et attribuées à des soldats Tchadiens, plusieurs autorités politiques du pays, des organisations de la société civiles ainsi que d’autres voies se sont élevées pour réclamer le retrait de ce contingent de la force africaine, MISCA.

Le Premier ministre de transition, André Nzapayéké, a réaffirmé ce jeudi en présence des diplomates, des représentants des organisations internationales et des chefs des troupes étrangères, son soutien à la communauté internationale pour son appui au peuple centrafricain. Selon lui, toutes les actions menées par le gouvernement sont en conformité avec les règles préétablies.

« Nous devons tout faire pour soutenir nos amis de la communauté internationale qui sont avec nous. Evitons de leur rendre la vie difficile. Globalement, je voudrais seulement rassurer ceux qui sont chez nous et qui travaillent avec nous, que le gouvernement est en phase totale avec les règles qui ont été arrêtées et que toutes les actions sont inscrites dans le cadre de cette politique, qu’il s’agisse de des actions politiques, militaires et humanitaires », a indiqué le chef du gouvernement.
 
« Nous souhaitons que notre coopération se renforce, que les rencontres et les échanges se multiplient entre nous pour éviter que certains ne pensent que le gouvernement a des positions divergentes de la communauté internationale », a-t-il aussi mentionné.

André Nzapayéké s’est élevé avec force contre certaines choses qui se disent au sujet des responsables des forces internationales présentes en Centrafrique. « Celui ou celle qui croit aujourd’hui que nous pouvons nous passer des troupes étrangères, qu’il se lève et dise oui on peut, et on le laisse trouver la solution et on avance. C’est tellement facile. Arrêtons de dire et d’écrire des choses qui démoralisent les gens », a martelé le Premier ministre.

Il affirme que les commandants des forces internationales à savoir MISCA et Sangaris font leur travail dans les règles de l’art. « On me questionne pour savoir si le général Tumenta est sérieux. Oui, c’est un monsieur compétent. On me demande si le général Soriano est sérieux. Oui, il fait très bien son travail. C’est bien la position du gouvernement », a conclu M. Nzapayéké.

La ministre de la Santé Publique et des Affaires Sociales, Marguerite Samba Maliavo, les maires et chefs de groupes de Bangui et Bimbo ont échangé ce mercredi sur l’identification  des espaces propices pour l’implantation des sites transitoires. L’objectif de cette réflexion est de désengorger les sites des déplacés existants surtout à l’approche de la saison des pluies.

Les échanges qui se sont déroulés au Complexe Sportif Barthélémy Boganda, ont permis à la ministre Samba Maliavo de donner sa motivation. « L’objet de cette rencontre est de voir avec les maires, les chefs de groupe et de quartier, ce que nous pouvons faire pour permettre à nos frères et sœurs qui sont sur les sites des déplacées de regagner leurs domiciles respectifs », a indiqué la ministre.

Les échanges ont permis aux autorités locales de faire savoir que la sécurisation des sites alternatifs a été leur principale préoccupation avant de définir les modalités de gestion humanitaire. Ces autorités locales s’inquiètent comme le signale Paul Layenmiliwo, Chef du quartier Guitangola 5. « Le comportement de certains soldats du contingent burundais laisse à désirer. Ils usent de ce chapeau pour masquer des tchadiens qui sèment la désolation au sein de la population », a-t-il dit.

Trois espaces ont été finalement proposés à l’appréciation de la ministre. Ce que souligne Jean-Baptiste Grémboutou, chef de groupe dans le 2e arrondissement de Bangui. « Dans la ville de Bangui, nous avons pu trouver trois sites, deux à côté du BINUCA et le dernier au port amont ; ce site qui devra au  préalable faire l’objet d’une vérification technique ».

Les notables ont émis le vœu que le Km5 dans le 3e arrondissement soit désarmé,  que les déplacés soient correctement pris en charge sur les sites et dans les familles d’accueil. L’autre aspect du problème demeure la mise en place d’un plan d’action d’urgence pendant les crises.

En réponse, le membre du gouvernement a proposé une prochaine réunion regroupant les départements de la Sécurité Publique, la Défense ainsi que les forces internationales, MISCA et Sangaris. Elle a souhaité qu’un travail soit fait en amont en ce qui concerne l’identification des familles d’accueil sans oublier un appui aux autorités locales déplacées.

L’ancien ministre de la Jeunesse et des Sports, Jean Serge Bokassa, exige le retrait du contingent tchadien de la Mission africaine, MISCA. Selon M. Bokassa, il s’agit de la voie de sortie de crise qui perdure dans le pays.  « Le retrait du contingent tchadien de la MISCA et la non ingérence d’Idriss Déby dans les affaires centrafricaines seraient une grande contribution à la paix en Centrafrique », a déclaré l’ancien ministre.

Jean Serge Bokassa réclame également la suspension des relations diplomatiques entre la République Centrafricaine (RCA) et le Tchad. « Nous proposons une suspension des relations diplomatiques entre la Tchad et la RCA, pour nous laisser le temps à nous Centrafricains, de nous parler entre nous et de trouver les voies de la paix, de la réconciliation », a-t-il martelé. Car pour lui, « Tant que ces acteurs qui ne cessent de semer les troubles en RCA seront toujours là, le chaos va être toujours entretenu en Centrafrique », a-t-il conclu.

Une autre condamnation est celle du bureau provisoire du Forum Démocratique pour la Modernité (FODEM). Le président de ce parti politique, Stéphane Pentchoaki, condamne avec la dernière rigueur les évènements qui se sont produits dans le 3e arrondissement de Bangui et à Pk12 avec cette violence commise par des éléments tchadiens introduits sur le sol centrafricain. Il condamne cette infiltration et cet acte de cruauté ».

Il demande aux autorités de transition de donner des explications au peuple centrafricain, « Il faudrait que le gouvernement nous dise qu’est-ce qui a motivé cet acte criminel. Le bureau politique va demander au gouvernement de rompre la coopération entre la RCA et le Tchad ».

Stéphane Pentchoaki souhaite que la communauté internationale prenne ses responsabilité, « Le bureau du FODEM demande à la communauté internationale de voir le comportement affiché par le Tchad sur le sol centrafricain».

Ces prises de position font suite aux actes de tueries orchestrés le samedi 29 mars par les soldats du contingent tchadien de la MISCA au Pk12, Gobongo et Combattant après une attaque des antibalakas ; ce que nient ces derniers.

Le gouvernement centrafricain condamne avec fermeté les évènements meurtriers de Fatima, Bégoua et Gobongo. Selon le Premier ministre, André Nzapayéké, « …ces actes relèvent du terrorisme et vise incontestablement à plonger le pays dans le chaos  pour compromettre le processus de transition ». Le chef du gouvernement a fait cette mise au point mardi au cours d’une conférence de presse à la présidence de la République.

C’est un chef de gouvernement visiblement affecté par les violences meurtrières survenues le weekend dernier à Bangui qui était en face des journalistes. André Nzapayéké a pris la mesure de la gravité des évènements et, est toutefois resté évasif en ce qui concerne le Pk12.

« Un incident grave a eu lieu au Pk12 impliquant un contingent de la MISCA qui a du répondre à des attaques à la grenade. Le bilan provisoire est lourd. Des dizaines de morts et de blessés, des dizaines de maisons incendiées, des hommes et des femmes mutilées par les éclats d’une roquette lancée sur le quartier Gobongo par des hommes armés. Un bilan qui pourrait s’alourdir, vu le nombre de blessés admis dans les hôpitaux dans un état grave ».

Sur la question du gel des salaires dont les rumeurs circulaient depuis un moment à Bangui, le Premier ministre répond qu’il n’en est pas question. « Nous nous engageons à résorber les trois mois. Au fur et à mesure que nous allons avancer, nous paierons dès que nous le pourrions un et demi, deux mois » a-t-il précisé.

André Nzapayéké a justifié les mesures visant à opérer un contrôle physique des fonctionnaires et agents de l’Etat par une meilleure gestion.

« En ce concerne le fichier du personnel, nous ne sommes pas là pour lutter contre les intérêts des travailleurs. Une bonne maîtrise du fichier du personnel permettrait à la transition de mieux faire son travail, de mieux programmer le redéploiement du personnel, la réouverture des écoles, le fonctionnement des hôpitaux et les ressources de l’Etat », a martelé le Premier ministre.

Concluant sur les troupes internationales, le chef du gouvernement Nzapayéké a déclaré : « il est aussi de notre devoir, nous, centrafricain de ne pas transformer les forces internationales venues nous aider en ennemis ».

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