L'Union Africaine dresse le bilan de sa mission en Centrafrique L'Union Africaine a perdu beaucoup de soldats dans la résolution de la crise centrafricaine. C'est le Mauritanien, Professeur Mohamed El Hacen Lebatt, chef de la délégation en Centrafrique qui l'a dit au cours d'une conférence de presse en marge de la journée de l'Afrique.

« La première mission qui a fait face à la crise, c'est la mission de l'Union Africaine. C'est cette mission qui est la première à donner des vies humaines. Nous avons perdu 33 officiers et soldats, et nous avons eu plus de 170 blessés graves. Aucune autre mission n'a fait ce sacrifice ».

La mission s'est félicitée d'avoir atteint son objectif visant à contribuer à réduire la violence dans la capitale. « Nous sommes aujourd'hui fier d'avoir entre autre actions été les premiers à rétablir la paix à Bangui et dans d'autres régions. Nous sommes fiers d'être la mission qui a transféré à la mission des Nations Unies 6000 officiers et soldats », a expliqué Professeur Mohamed El Hacen Lebatt.

L’Union Africaine se dit disposée à apporter son soutien à la RCA pour le désarmement des groupes armés. « Nous agissons dans un concert international et nous sommes avec le Gouvernement pour que cette question soit résolue. Notre souhait est qu'il puisse être résolu par le dialogue inclusif, par la voie pacifique et qu'on aboutisse à un désarmement volontaire même si on est tous pressé de finir avec cette situation », a souhaité le chef de la délégation en Centrafrique.

Pour Mohamed El Hacen Lebatt, en cas d’échec dans les négociations avec les groupes armés, l'utilisation de la force n'est pas exclue. « Si au bout d'un certain nombre de choses, le Gouvernement prend une autre option pour laquelle il est souverain, nous l'accompagnerons parce que ce pays et son peuple doivent retrouver la paix et la sécurité sur l'ensemble du territoire », a averti le Représentant de l'UA à Bangui.

L'UA, qui fête ce mercredi son 53e anniversaire, est née en 1963. Elle a pour principale mission, l'intégration des pays d'Afrique, la contribution au développement et la restauration de la paix et de la sécurité sur le continent.

Le patrimoine de Touadéra publié par la Cour Constitutionnelle de Transition Déposé au greffe de la Cour Constitutionnelle de Transition (CCT) le 6 mai dernier, la déclaration écrite de patrimoine du Président Faustin Archange Touadéra a été déjà rendue publique par cette juridiction.

Selon les responsables du greffe de la CCT, la déclaration écrite de patrimoine du Président Touadéra a été aussitôt publiée dans le délai de 8 jours prévu par la loi, après la date du dépôt le 6 mai 2016. Le document a été affiché par la suite devant l'institution pendant quelques temps avant d'être retiré. On ignore le contenu de cette déclaration.

Jusqu'à ce mardi, neuf (9) ministres et quatorze (14) députés ont également déclaré leurs patrimoines au greffe de la CCT.

Les mêmes sources indiquent par ailleurs que neuf membres du Gouvernement Sarandji ont déjà déclaré leurs patrimoines selon la Constitution. Il s'agit notamment d'Arlette Sombot-Dimbélé à l'Environnement, de Flavien Mbata à la Justice, d'Honoré Féïzouré à l'Agriculture, de Charles Armel Doubane aux Affaires étrangères, de Léopold Mboli-Fatrane aux Mines, de Sylvère Ngarso à la Promotion de la jeunesse, de Côme Hassane au Commerce, de Bernard Touaboy à l'Entrepreneuriat et de Félix Moloa au Plan.

A l'Assemblée Nationale jusqu'à ce mardi 24 mai, 14 députés sur 128 ont aussi déclarés leurs patrimoines.

D'après les dispositions de l'article 58 de la loi fondamentale, le Premier ministre et tous les ministres et députés doivent faire une déclaration écrite de patrimoine, déposée au greffe de la Cour Constitutionnelle de Transition qui la rend publique dans les 8 jours francs, avant leur entrée en fonction.

 Le chef du gouvernement Simplice Mathieu Sarandji et le président de l'Assemblée Nationale, Abdou Karim Méckassoua ne se sont pas mis en règle avec la Constitution Centrafricaine.


La Minusca en phase d'identification des ex-Combattants à Sékia Plusieurs centaines d'ex-Antibalaka ont reçu cette semaine leurs certificats d'enregistrement dans le cadre des opérations d'identification des ex-combattants. Les opérations se déroulent pour le moment à Sékia à une vingtaine de Kilomètre au Sud de Bangui.

Tout se déroule dans la cour de l’école de Sékia où plusieurs centaines d’ex-Antibalaka sont mobilisées, mais seulement un petit nombre, 500 hommes sont sélectionnés.

A l’appel de son nom, chaque combattant se dirige dans l’une des trois salles de classe pour retirer son certificat ou pour se faire enregistrer.

« Nous distribuons en même temps, nous enregistrons les absents. C'est un peu les passeports pour accéder au projet de la réduction de la violence communautaire en Centrafrique », indique Michel Apollinaire Bangui, chargé des opérations d’enregistrement et de profilage socio-professionnel au Haut-Commissariat au DDR, représentant du gouvernement.

Certains ex-combattants qui n'ont pas été retenus pour la première phase de cette opération se disent mécontents et appellent le gouvernement à plus de prudence. Constant Ndoutingaï, commandant de zone adjoint du secteur Sékia attend lui aussi, la seconde phase.

« Nous sommes plus de 3000, mais seulement 500 sont sélectionnés; un petit nombre pour ce projet. Beaucoup de combattants pour la plupart des anciens du groupe ne sont pas sélectionnés. C'est ce qui fait nous fait mal » explique-t-il avant d'ajouter que « Puisqu'ils ont dit que c'est la première phase, nous allons patienter. Cependant, nous appelons le Gouvernement à plus de prudence et à prendre en compte notre situation ».

Pour le gouvernement, ce projet pourrait être élargi aux autres combattants avec l’appui de ses partenaires en fonction des résultats de la première phase. Toutefois, la mise en œuvre doit encore faire l’objet d’une analyse minutieuse.

« Il faudrait bien analyser les données que nous avons parce que ce projet concerne les activités génératrices de revenu. Il faut à la fin, faire un travail d'analyse pour voir option par option. Cela demandera du temps. L'objectif, c'est qu'au mois de juillet-août, toutes les les donnés soient prêtes pour qu'on entre dans le projet », Michel Apollinaire Bangui.

Le rendez-vous est pris pour la suite des opérations d’identification au PK5 dans les jours à venir.

3000 ex-combattants devront être identifiés avant le lancement du projet « Réduction de violence communautaire » initié par la Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation de la Centrafrique, Minusca et le gouvernement en faveur des groupes armés de Bangui et ses périphéries.

Premier tour des partiels rendu public ce vendredi L'Autorité Nationale des Elections (ANE) a publié ce vendredi les résultats provisoires des législatives partielles du 15 mai organisées dans les dix circonscriptions de la République Centrafricaine. Le taux de participation s'élève 42 %.

Sur les 452 procès verbaux consolidés par l'ANE, 158 572 électeurs ont exprimé leur droit de vote pour un suffrage exprimé de 65 708 électeurs. L'ANE a estimé que des candidats sont susceptibles de passer au 1er tour des partielles.

La présidente de l'ANE, Marie Madeleine N'Kouet Hoornaert, a tout d'abord donné lecture de la liste provisoire des trois (3) candidats ayant obtenu la majorité absolue.

Pour la préfecture de Bangui, le candidat n°4 Henri Tago 1245 voix soit 71,27 % est retenu dans la 3e circonscription du 3e arrondissement. Le candidat n° 3 Rufin Francis Ouaténdé de l'UNDP, qui a obtenu 3165 voix soit 52,56 % prend la tête dans la 1re circonscription d'Ippy dans la Ouaka. Dans la 4e circonscription de Bossangoa, préfecture de l'Ouham, c'est le candidat n°6 Aristide Symphorien Nampéssa avec 5757 voix soit 59,30 %.

L'Autorité Nationale des Elections a retenu provisoirement deux candidats qualifiés pour le second tour.

A Bangui : la candidate n°7 Ernestine Annette Lamine du RDC 1649 voix soit 43,77 % dans la 3e circonscription du 5e arrondissement et la candidat n°3 Francine Danga Saritou Lakoué de PSD 870 voix soit 23,10 %.

Préfecture de la Kémo : circonscription de Sibut, candidat n°10 Marcelin Yoyo 4885 voix soit 47,22 % et le candidat n°2 Anselme Yangbadja de PGD 2878 voix soit 27,82 %.

Préfecture du Mbomou : 1re circonscription de Bangassou, candidat n°2 Serge Aimé Singha-Bengba 3436 voix soit 43,46 % et le candidat n°4 Yvon Didier Zélété du RPR 2359 voix soit 29,83 %.

Préfecture de la Nana Gribizi : 2e circonscription de Kaga Bandoro, candidat n°7 Jean Louis Ndama du CRPS 3263 voix soit 36,97 % et le candidat n°1 Luc Mbétigaza 2350voix soit 26,63 %.

Préfecture de l'Ombella M'Poko : 1re circonscription de Bimbo, candidat n°1 Brice Rufin Léon Molomadon de MDD 2693 voix soit 46,87 % et le candidat n°2 Ghislain Samba Mokamanédé 3255 voix soit 41,31 %.

Préfecture de la Ouaka : 2e circonscription d'Ippy, candidat n°4 Emile Endjiomatchi Sandjiaba 1671 voix 42,13 % et le candidat n°5 Jacques Ouagoneye de l'UNDP 981 voix 24,74 %.

Préfecture de l'Ouham Péndé : circonscription de Kouï, candidat n°1 Mathurin Zalé 2236 voix soit 40,36 % et le candidat n°5 Euzebe Augustin Ngaïssé du MLPC 1874 voix soit 33,83 %.

Le cabinet présidentiel composé de 22 ministres conseillers Le cabinet du nouveau président centrafricain Faustin Archange Touadéra est désormais connu à travers un décret publié ce mercredi. Il est composé de 22 personnalités dont 3 femmes. Un cabinet présidentiel proche du Gouvernement qui compte 23 ministres.

Obed Namsio est désigné secrétaire général de la présidence. Au poste de Chef d'État major particulier, le général de brigade Antoine Gambi. Pierre Mapouka remplace Jean Edouard Koyambounou à l'inspection général d’État. Donatien Maleyombo occupe le poste du chef de cabinet particulier.

Au cabinet civile, Jean Wilibiro Sacko est nommé ministre conseiller spécial, coordonnateur au Désarmement-démobilisation et réinsertion (DDR), à la Réforme du Secteur de Sécurité (RSS) et la réconciliation nationale. Fidèle Ngouandjika refait surface comme ministre conseiller spécial charge des relations avec des organisations nationales.

Au poste de ministre conseiller :

Marie Noëlle Koyara s'occupe désormais de l'agriculture. Rameaux Claude Biro devient ministre conseiller économique. Le poste du ministre conseiller en charge du suivi des projets revient à Georges Kougoué. Jean Baptiste Koba, ministre conseiller chargé des investissements. Stanislas Moussa-Kembé ministre conseiller diplomatique. Regina Kozimongo, ministre conseillère en matière de Réconciliation nationale.

Au poste de conseiller :

Conseiller à la RSS, le général de division François Mobebou. Conseiller au DDR, le colonel Noël Bienvenu Séléson. Conseiller en matière des Finances, Lazare Dokoula. Isidore Alphonse Dibert conseiller politique. Conseiller en matière des ressources naturelles, Rufin Bénam. Gina Roseline Nalotèyé Roosalem est nommée conseillère en matière de l'habitat du logement et de la reforme foncière. Conseiller en communication, porte parole de la présidence, Albert Mokpem.

Et enfin au poste des chargés de mission, Wilfrid Sébiro à la Communication, Thierry Oronfio aux nouvelles technologies, et Alain Mbaya, à la Jeunesse et aux ONG.

 Législatives partielles du premier tour, 8 procès verbaux de 8 circonscriptions déjà disponibles Les procès verbaux (PV) de vote de 8 circonscriptions électorales sur 10 pour les élections législatives partielles du 15 mai sont déjà arrivés au centre de traitement des données de l'Autorité Nationale des Élections (ANE). L'information est donnée par Richard Gueregbagba, commissaire des opérations électorales à l'ANE.

« Sur les 10 circonscriptions dans lesquelles les élections législatives partielles du 15 mai ont eu lieu, nous avons déjà au niveau du centre de traitement des donnés 8 procès verbaux des 8 circonscriptions qui sont arrivés » a indiqué Richard Gueregbagba qui ajoute que l'ANE n'attend plus que « les PV des circonscriptions d'Ippy 1 et 2 pour lesquelles il y a eu quelques problèmes logistiques par rapport au partenaire de la Minusca qui pourrait l'acheminer au courant de la journée ».

Le commissaire des opérations électorales à l'ANE annonce que « les données de la circonscription de Bimbo 1, la 3e circonscription du 3e arrondissement et celles de la 3e circonscription du 5e arrondissement sont déjà traitées par le CTD et pourraient être rendus publics dans la journée, si tout se passe comme prévu », tandis que les opérations de dépouillement des autres circonscriptions se poursuivront.

Les dix circonscriptions électorales concernées par les élections législatives partielles sont les suivantes : la 3e circonscription du 3e arrondissement, la 3e circonscription du 5e arrondissement, Kouï (Ouham-Pendé), Sibut (Kémo), la 2e circonscription de Kaga Bandoro, les 1re et 2e circonscriptions de Ippy (Ouaka), la 1re circonscription de Bimbo (Ombella M'Poko), a 1re circonscription de Bangassou (Mbomou) et la 4e circonscription de Bossangoa (Ouham).

 

 

 

 Peu d'engouement pour les élections législatives partielles du dimanche Le scrutin qui s'est déroulé ce 15 mai dans les 10 circonscriptions électorales invalidées par la Cour Constitutionnelle de Transition (CCT) n'a pas mobilisé autant d’électeurs qu'au premier tour.

Ce faible engouement est constatée dans la 3e circonscription du 5e arrondissement de Bangui. Pour Alexis Pagone, président local de l'Autorité Nationale des Elections (ANE), peu d’électeurs se sont déplacés pour ce vote : « ...ce que nous déplorons, c'est qu'il n'y a pas assez d'électeurs qui sont venus faire leur devoir civique ».

L'essentiel, selon Alexis Pagone est que l'ANE a corrigé les erreurs constatées lors des précédents scrutins. « Nous sommes satisfaits parce que la dernière fois, nous avons eu beaucoup de problèmes avec les candidats. Mais l'ANE a pris ses responsabilités sur le plan de l'organisation, la formation des membres des bureaux de vote. Nous espérons que rien ne va conduire à une annulation, à des requêtes relatives à des imperfections sur l'organisation de ces partielles », a-t-il indiqué.

« L'ANE a fait sa part, la dernière décision reste à la Cour Constitutionnelle de Transition », a conclu Mr Pagone.

Entre temps dans la 3e circonscription du 3e arrondissement de Bangui, certains électeurs déplorent le fait que, nombreux sont les électeurs qui n'ont pas rempli leur devoir civique. « Au 1er tour, le taux de participation a été fort cette fois, on sent une démotivation de la part des électeurs », a souligné une électrice.

Le vote est un devoir civique pour tout Centrafricain en âge de voter. « En tant que Centrafricain, j'aime beaucoup mon pays, raison pour laquelle je suis venu m’acquitter de mon devoir civique. Par rapport à la crise que nous avons traversée, il est de notre devoir de choisir les députés pour pouvoir défendre notre cause, voilà pourquoi je suis venu élire le député de ma circonscription », a ajouté un autre électeur.

A l'issue du dépouillement, les procès-verbaux desdites élections sont en cours d’acheminement au Centre de traitement des données de l’ANE. 12 sièges restent donc à pourvoir au Parlement. 128 députés sont déjà installés depuis le 3 mai dernier à l'Assemblée nationale.

****

 

 

 

Le président français François Hollande a été élevé à titre exceptionnel dans l'ordre national de la reconnaissance centrafricaine à la dignité de Grand Croix par un décret signé de Faustin Archange Touadéra. Cette dignité de Grand Croix lui est décernée lors de son rapide passage à Bangui.

Bien avant d’honorer son hôte de marque, Faustin Archange Touadéra a échangé à hui-clos avec François Hollande au palais de la Renaissance. Au sortir de leur entretien, ils ont livré chacun un discours à la nation centrafricaine.

Dans son adresse, Faustin Archange Touadéra a axé son intervention sur le Désarmement-Démobilisation-Réinsertion et Rapatriement des ex-combattants (DDRR) et la sécurisation du territoire national. Intervenant à son tour, François Hollande a d'abord salué l'élection réussi de Faustin Archange Touadéra à la magistrature suprême de l’État avant d'annoncer la fin de l'opération française de maintien de la paix ''Sangaris'', l'objet de sa visite en terre centrafricaine.

Mr Hollande a toutefois rassuré que : « la France est et restera toujours aux côtés des Centrafricains » à travers la mission onusienne, Minusca et la mission européenne, EUTEM pour permettre à la République Centrafricaine de retrouver la sécurité sur son territoire.

Evoquant l'affaire des allégations de viols qui pèsent sur des soldats français, François Hollande a indiqué que la justice doit établir la vérité si cela venait à s'avérer.

Lors de sa visite marathon, le président français s'est rendu au Pk5 dans le 3e arrondissement où il a été ovationné par la foule. Il a enfin rencontré la force Sangaris à la base M'Poko, dernière étape de cette courte visite en République Centrafricaine et qui le conduit au Nigéria pour un sommet consacré à la lutte contre le groupe islamiste Boko Haram.


Législatives partielles en Centrafrique : minute par minute L'Autorité Nationale des Elections (ANE) organise ce dimanche 15 mai les législatives partielles dans les 10 circonscriptions invalidées le 14 mars 2016 par la Cour Constitutionnelle de Transition (CCT). Le taux de participation à l'ouverture du scrutin est faible malgré les stratégies mises en place par l'ANE. Dans la majorité des centres de vote, les bureaux de vote sont ouverts entre 6h 00 et 6h 30mn.

Situation à Bangui : faible taux de participation

Au centre de vote dit des Aveugles dans le 5e arrondissement de Bangui, un incident électoral s'est produit à l'ouverture de l'opération à 6h 00. Un jeune homme a été appréhendé avec un faux mandat grâce à la vigilance des agents de l'Autorité Nationale des Elections (ANE).

« Un jeune qui venait voter était suspecté. Je lui ai posé des questions sur le nom de son père et de sa mère qu'il était incapable de répondre. Par la suite, il a présenté un mandat appartenant à une candidate. Nous avons constaté que ce sont des manipulations destinées à jeter des discrédits sur des candidats », a expliqué Yvon Adalla, rapporteur et chargé des opérations au démembrement de l'ANE du 5e arrondissement.

Au centre social de Malimaka (5e arrondissement), Don Rodrigue Mbokoupa, l'un des électeurs, s'indigne des conditions de vote. « Notre constat est que les agents de l'ANE travaillent à ciel ouvert dans la broussaille. Les agents de l'ANE et les représentants des candidats sont exposés aux morsures des serpents ».

« Ces partielles constituent un autre départ. Je demande aux électeurs de la 3e circonscription du 5e arrondissement de voter massivement pour le développement du secteur », a souhaité Don Rodrigue Mbokoupa.

A 6h 33mn, le vote est ouvert au Lycée des Martyrs pour le compte de la 3e circonscription du 3e arrondissement de Bangui, où le manque d'engouement des électeurs est constaté.

« Dans mon bureau, il y a 472 inscrits. Il n' y a pas assez d'électeurs, il y a un manque d'engouement », a expliqué Bienvenu Donatien Ngoabingui, président du bureau de vote n°2. Pour lui, ce faible taux de participation serait lié à la célébration de la fête de Pentecôte ou à une insuffisance de sensibilisation autour des partielles. Il lance un appel aux électeurs de venir massivement élire leur député. Ce qui est un devoir civique.

Au centre de l’Église Saint Jacques, toujours dans la 3e circonscription du 3e arrondissement, les quatre bureaux de vote, initialement installés dans l'enceinte de l’Église, ont été délocalisés pour se tenir sous des arbres en face de la paroisse. Raisons évoquées, la célébration de la fête de Pentecôte a perturbé le scrutin. Ne pouvant pas attendre la fin de cette célébration, il fallait réinstaller les bureau de vote sous les manguiers en face de l’Église afin de rattraper le retard enregistré. C'était vers 9 heures. Les bureaux de vote ont ensuite été ramenés dans l'enceinte de la paroisse pour la suite des opérations électorales.

« Le choix de Saint Jacques (…) a coïncidé avec la cérémonie de la fête de Pentecôte. Nous sommes obligés, pour pallier à cette éventualité, d'utiliser un plan B », s'est justifié Clotaire Lotomo, formateur national à l'ANE. Il lance un appel aux électeurs de la 3e circonscription du 3e arrondissement de venir massivement élire leur député. Ce qui est un devoir civique. Selon Clotaire Lotomo, les opérations de vote se déroulent sous la surveillance des forces nationales et internationales, des observateurs nationaux et internationaux ainsi que des représentants des partis politiques et membres des bureaux de vote.

A 6h 25mn,  le centre de vote du Lycée de Bimbo dans l'Ombella M'Poko ouvre ses portes pour le vote dans la 1re circonscription de Bimbo selon les responsables de l'Autorité Nationale des Élections. Jusqu'à 7h 54mn, tout est désert. Seulement huit (8) électeurs ont pu remplir leur devoir civique.

Jusqu'à 9 heures, Eric Bertrand Issa, président du bureau de vote n°3 relève que : « Le bureau de vote est ouvert à 6h 25mn et il n'y avait pratiquement pas d'électeurs. Jusqu'à 9 heures, nous avons enregistré 23 électeurs dont 5 femmes ». Il demande aux électeurs de venir voter car le bureau de vote ferme ses portes à 16h 25mn.

Un inconnu électoral à Bangassou : le taux de participation

L'ANE veut avoir plus de lisibilité dans les partielles en province. A Bangassou, chef lieu du Mbomou, le vice-président de l'institution en charge des élections en mission de supervision, Bernard Kpongaba, parle d'un inconnu.

« Ce matin dès 6h 30mn, les bureaux sont ouverts. Nous avons supervisé 4 centres de vote. L'inconnu de cette élection, c'est le taux de participation », a mentionné Bernard Kpongaba.

« Techniquement, l'ANE a pris toutes les dispositions pour que les choses se passent bien », a-t-il signalé soulignant par ailleurs que les quatre bureaux de vote sont à 100 votants à 9 heures. Ce constat, selon lui, augure qu'après le culte, les bureaux de vote « qui ont 350-380 électeurs, les carnets seront totalement épuisés ». « Le sentiment que j'ai, est un sentiment de satisfaction » a ajouté Mr. Kpongaba.

Une sentiment également partagé dans le 2e arrondissement de Bangassou. « Nous avons ouvert le bureau exactement à 6h 00. Il y avait quelques électeurs qui attendaient et le scrutin est ouvert. Nous venons de finir un carnet de 50 feuilles. Après les cultes de ce dimanche, les électeurs vont se rendre massivement aux urnes », a souligné Jean Baptiste Zouté-Yangbo, président du bureau de vote n°3204 au centre social Maliko 2.

Page 1 sur 87