Au dernier jour de leur conférence à Bangui, plus de 200 maires francophones ont appelé mercredi l'Unesco à organiser une caravane artistique en Centrafrique, dans le cadre des efforts visant à ramener la paix dans ce pays. Pendant trois jours, des maires centrafricains ont échangé avec leurs homologues d'autres pays francophones sur la situation en Centrafrique.

Les maires étrangers ont également eu l'occasion de visiter des camps de personnes déplacées.

S'agissant du retour de ce déplacés, ces maires ont insisté, à l'intention des  autorités nationales et internationales, sur l'obligation de désarmer tous les groupes armés pour permettre un retour libre et pacifique.

Ils ont par ailleurs exhorté les autorités centrafricaines de transition à sécuriser le pays sans oublier le développement des régions de l'est, en particulier les villes de Bangassou et Djema.

« L'association des maires de Centrafrique doit se redynamiser après les quelques jours d'échanges de manière à ce que nous puissions fédérer les ressources dont chaque municipalité a besoin pour reprendre les activités et accomplir au mieux la mission de proximité auprès de nos populations », a estimé à la fin de la rencontre la présidente de la délégation spéciale de Bangui, Hyacinthe Wodobodé.

Parmi les délégués étrangers qui ont pris à ces travaux, figurent le maire de Brazzaville, Hugues Ngouelondele, vice-président de l'Association internationale des maires francophones (AIMF), et un représentant d'Anne Hidalgo, la maire de Paris.

Les maires francophones au chevet de la Centrafrique Les maires de Centrafrique et d'autres homologues de l'Association internationale des maires francophones (AIMF) sont réunis depuis lundi à Bangui pour des échanges sur la situation dans le pays.

Lors de leur séjour, les maires étrangers pourront également aller à la rencontre des Centrafricains dont plusieurs milliers sont des déplacés internes dans leur propre pays.

En procédant à l'ouverture des échanges, la présidente de transition Catherine Samba-Panza a souligné le rôle que doivent jouer les autorités administratives dans le retour à la paix en Centrafrique.

« Les préfets et les délégation spéciales ont un rôle extrêmement important à jouer dans ce processus. Il y a bien entendu les autorités religieuses et traditionnelles », a-t-elle dit.

Pour sa part, le député-maire de Brazzaville (Congo), Hugues Gweolondele, a exhorté les Centrafricains à transcender leurs différences. « Ce qui vous unit est plus fort que ce qui vous divise. C'est ce message de paix et de solidarité que je suis venu vous transmettre », a-t-il déclaré, en sa qualité de vice-président de l'AIMF.

De son côté, Hyacinthe Wodobodé, présidente de la délégation spéciale de la ville de Bangui, a souligné que les jeunes et les femmes restaient les principales victimes de la crise centrafricaine. « Les jeunes sont les premiers manipulés et envoyés à la boucherie. Le second groupe, ce sont les femmes qui ont été les plus grandes victimes de la barbarie qui a secoué notre pays », a-t-elle déploré.

Prenant également la parole, le maire de Dakar (Sénégal) Kalifha Sall, a rappelé que les autorités locales « sont les premiers interlocuteurs des populations ». « Les autorités locales sont les premières autorités légitimes dans nos Etats », a-t-il insisté.

Mardi, les participants devaient se retrouver en ateliers de discussions sur trois sujets : la paix, le retour des personnes déplacées internes et la relance des activités de développement économique.

L'agenda de la délégation de l'AIMF prévoit, en marge des travaux, des visites de terrain sur certains sites de déplacés internes et des remises des kits scolaires dans deux établissements de la capitale centrafricaine.

Le parlement de transition exige la révision des mesures de confiance Le président du Conseil national de transition (CNT), parlement provisoire en Centrafrique, Alexandre Ferdinand Nguéndet, demande la révision des mesures de confiance signées entre le gouvernement centrafricain et la communauté internationale au début de la crise centrafricaine. Selon Alexandre Ferdinand Nguéndet, « le contexte n’est plus le même ». Il l’a dit lors de l’interview accordée dimanche à RNL, suite à l’attaque contre sa sécurité à Bambari au centre du pays la semaine dernière.

Selon Alexandre Ferdinand Nguéndet, le contexte a beaucoup changé et nécessite une révision. Aussi est-il que ces mesures de confiance ont été imposées. « Au début de la transition, il y avait une mesure de confiance qui avait été signée entre le gouvernement et les forces internationales. Mais cette mesure de confiance nous avait été imposée à l’époque. Le contexte a beaucoup évolué », a-t-il indiqué.

« Aujourd’hui, je demande la révision de ces mesures de confiance et que le gouvernement explique sa vision concernant le redéploiement de nos forces de défense et de sécurité », a martelé Nguéndet qui a ajouté que, « La sécurité du peuple centrafricain revient en premier au gouvernement. Il est de sa responsabilité aujourd’hui de créer les conditions nécessaires pour faciliter le redéploiement de nos forces de défense et de sécurité ».

La sécurité est l’un des piliers au moment où les choses se précisent avec les préparatifs autour du dialogue inter centrafricain. « Les autorités de la transition ont décidé d’envoyer les ministres résidents accompagnés des conseillers nationaux (parlementaires provisoires), (…) pour préparer le prochain forum de réconciliation nationale », a souligné le président du parlement provisoire.

Et par rapport au forum de Bangui prévu en 2015, des voix s’élèvent pour rejeter le projet. L’Organisation nationale des personnes handicapées (ONAPHA) estime qu’il s’agit d’un dialogue de trop. Lors de la célébration de la journée internationale des personnes handicapées, l’organisation a recommandé la stricte application des résolutions des précédents dialogues dans le pays comme l’une des pistes de sortie de crise.

« Je pense que c’est un dialogue de trop. Nous nous sommes réunis depuis le séminaire de réflexion, le grand débat, le dialogue politique inclusif, on a eu à faire des résolutions. Je ne suis pas pour ce dialogue. Je suis pour qu’on sorte les résolutions et les recommandations assorties de ces premiers dialogues, mettre un comité en place et provoquer une plénière afin de réunir les groupes armés », a souhaité François Célestin Ounda Moutengah, président de l’ONAPHA.

Le désarmement des groupes armés reste et demeure un préalable à la tenue du pourparler inter centrafricain a fait savoir Ounda Moutengah.

Et comme le reconnait le président du parlement provisoire Alexandre Ferdinand Nguéndet, « Cela fait plusieurs mois que la population est terrorisée, prise en otage par des groupes non conventionnels sous le regard des forces internationales qui sont sur place ».

« J’ai demandé aux forces internationales de relocaliser les ex-éléments de la Séléka (de la Ouaka) dans une autre région en attendant le forum de réconciliation nationale et nous aider à redéployer nos forces de défense et de sécurité. Il n’y a que les forces armées centrafricaines qui peuvent aujourd’hui défendre le peuple centrafricain et garantir l’intégrité du territoire national », a exigé Alexandre Ferdinand Nguéndet.

Lydie-Marthe Yangba, nouveau préfet de la Mambéré Kadéï dans le sud de la République Centrafricaine, est officiellement installée dans ses fonctions lundi midi-après. La présentation de cette autorité administrative s’est déroulée à la mairie de Berbérati, chef lieu de la préfecture, en présence des notables et des directeurs régionaux en poste dans la région. 

Le ministre résidant de la Mambéré Kadéï, ministre du Développement rural David Banzoukou,  qui a présidé l’installation, a saisi l’occasion pour exhorter la population à travailler d’arrache pied pour relever le niveau économique qui a considérablement baissé.

Le conseiller national, représentant la préfecture au Conseil national de transition (CNT) parlement provisoire, André Nalké Dorogo, a demandé aux habitants de la ville de Berbérati de mettre fin aux actes de vandalisme et de banditisme. Il a mis en garde les contrevenants, promettant de les traduire en justice.

Robert Baïna, chef de groupe dans la sous préfecture de Amadagaza, a indiqué que les ex-rebelles de la coalition Séléka et les peulhs armés continuent de sévir en toute impunité dans la localité.

En réponse à l’inquiétude du notable de Amadagaza, le ministre David Banzoukou a déclaré que dans un avenir proche, les éléments de la Mission onusienne se rendront dans la sous préfecture pour rétablir la paix.

Les festivités marquant le 56ème anniversaire de la proclamation de la République Centrafricaine dans la ville a été, à cette occasion, reportée au 8 décembre prochain.


Le Parti Centrafricain pour l’Unité et le Développement (PCUD), est la nouvelle dénomination de l’ancien mouvement des patriotes Antibalaka. La déclaration officielle de ce parti politique est faite samedi 29 novembre par Patrice Edouard Ngaïssona, coordonnateur national de ce mouvement, à l’ouverture des travaux de l’assemblée générale organisés au Complexe sportif Barthélemy Boganda. « Je vous annonce solennellement au nom des patriotes Antibalaka et en mon nom propre, qu’à compter de ce jour, le mouvement des patriotes Antibalaka prend l’étiquette d’un parti politique : Parti centrafricain pour l’unité et le développement (PCUD) », déclare Patrice Edouard Ngaïssona.

La milice armée Antibalaka a solennellement décidé de tourner la page de l’histoire. Selon le coordonnateur général du mouvement, Patrice Edouard Ngaïssona, l’initiative prouve l’engagement des miliciens Antibalaka à contribuer au retour de la paix et de la stabilité en Centrafrique, longtemps meurtri par des violences inter communautaires. « Je puis vous assurer que les combattants sont décidés à tourner la page sombre de l’histoire que nous avons tous vécus dans ce pays. Désormais, nous nous engageons à regarder droit devant nous en homme responsable et soucieux d’un développement meilleur pour la RCA et son peuple », rassure Ngaïssona.

Le mouvement Antibalaka promet par la même occasion de traquer les auteurs des braquages et autres exactions à main armée qui sévissent en leur nom. « Aucun Antibalaka ne doit utiliser ses armes. Quels que soient les motifs, les armes doivent être égarées définitivement. Si par ailleurs, un certain mauvais grain infiltré dans notre groupe venait enfreindre à ses règles, à compter de ce jour, et bien il répondra de ses actes devant la loi », a-t-il martelé.

Par ailleurs, le Parti centrafricain pour l’unité et le développement maintient ses revendications essentielles en quatre points : la libération des Antibalaka détenus à la prison centrale, la cessation de diabolisation des Antibalaka par les autorités de la transition, la reconduction des salaires coupés aux Antibalaka intégré régulièrement dans le rang des Forces armées centrafricaines (FACA), enfin l’arrêt de l’inimitié entre les éléments FACA-Antibalaka et leurs frères d’armes civils impliqués dans le mouvement.

Le PCUD a demandé pardon à tous les Centrafricains qui ont été victimes directes ou indirectes des exactions commises par ses miliciens.

Vers la fin de la transition et les élections en août 2015 Les trois principales autorités du gouvernement de la transition ont souhaité que la transition soit prolongée. L’annonce a été faite ce mardi après-midi par le Premier ministre Mahamat Kamoun à sa descente d’avion à l’aéroport Bangui M’Poko à son retour de Brazzaville au Congo où il est allé s’entretenir avec le Médiateur de la crise centrafricaine Denis Sassou Nguesso.
 
Le chef du gouvernement de transition précise que, « La teneur de ce message a trait à la transition, Le constat qui s’est dégagé et accepté par l’ensemble des forces vives de la nation est que techniquement, le délai de février 2015, date sensée mettre un terme à la transition actuelle n’est pas tenable ».

« Pour éviter le vide constitutionnel, les autorités de la transition, plus précisément la présidente de la République, le président du conseil national de transition et le Premier ministre, avions consensuellement adressé une requête au médiateur de la crise centrafricaine, Denis Sassou Nguesso, conformément aux dispositions de la charte pour obtenir son avis conforme en vue de la prorogation de la durée de cette transition de six mois, jusqu’à août 2015 », a indiqué le Premier ministre centrafricain.

Mahamat Kamoun a saisi l’opportunité pour présenter au président congolais, médiateur dans la crise centrafricaine, les besoins de financement pour les activités de l’Autorité nationale des élections, (ANE). « Nous avons abordé la question de financement. Il est vrai que l’ANE a eu à élaborer un chronogramme du processus électoral, mais une chose est de mettre en place un chronogramme, une autre est de le financer. Sans ce financement, l’ANE ne peut pas accomplir sa mission », a-t-il déclaré.

« Sur ce sujet, il a été très sensible. Il a promis mener des actions en faveur du financement de ces élections notamment en direction de la CEEAC aussi de l’Union Africaine », a conclu le chef du gouvernement centrafricain.

Sur le plan national à Bangui, six partis et associations politiques ont apposé leurs signatures ce mardi sur l’acte constitutif de leur regroupement dénommé « Collectif des Partis et Associations politiques sans plate forme ». La signature est intervenue cinq mois après la signature de l’accord de cessation des hostilités de Brazzaville au Congo.

L’objectif, selon le coordonnateur du collectif Rigobert Vondo, est de faire aboutir la transition centrafricaine dans une atmosphère apaisée.

« Les partis et associations politiques, partie prenante au forum Brazzaville, ont pensé qu’il fallait bien se structurer en prélude à tous les défis qui se présentent dans un délai assez court à notre pays. Il vaut mieux aller en rang unique et en étant un groupe bien préparé avec des personnes expérimentées. Mais avant les élections, il y a le dialogue. La coordination veut aider la transition à rétablir la sécurité qui est l’élément important, l’élément déclencheur de tous les engagements, les autres défis. Notre groupe se veut un groupe qui s’engage à unir les Centrafricains à travers le dialogue », a souligné le coordonateur du collectif, Rigobert Vondo.

Martin Ziguélé investit pour la présidentielle de 2015 Le Mouvement de libération du peuple centrafricain MLPC, partant pour la présidentielle de 2015. Le congrès extraordinaire dudit Parti a désigné et investi ce week-end Martin Ziguélé, président du Parti et candidat à la présidentielle de 2015. Deux fois candidats malheureux à l’élection présidentielle de 2005 et 2011 en République Centrafricaine, Martin Ziguélé bénéficie toujours de la confiance des militants du MLPC, « Le Congrès extraordinaire du MLPC conformément aux Statuts a ouvert la procédure d’élection primaire, étant candidat unique, j’ai été désigné par acclamation par les congressistes venus de toutes les régions du pays »

« En acceptant de porter les couleurs de mon parti pour la future élection du président de la République, je mesure l’immensité de la tâche qui est la mienne, et le poids des responsabilités », a déclaré Martin Ziguélé, qui compte sur le parti dont il a la charge. « J’ai avec moi tout un parti politique mobilisé, qui a mesuré l’ampleur des défis, et qui est prêt à les relever », a également reconnu l’investi. 

Martin Ziguélé note : « C’est à l’aube du mal de notre pays que nous devons repenser la stratégie du combat que nous allons mener dans les mois à venir pour aller à la victoire finale », tout en soulignant que « le train de l’histoire est en train de passer, et nous n’aurons aucune excuse devant les générations futures si nous le ratons une énième fois ».

Le Congrès extraordinaire a aussi débattu de la question de la réhabilitation des Forces armées centrafricaines (FACA). « Le credo du MLPC, c’est que nous voulons notre armée, nous voulons que les forces armées centrafricaines soient debout », a souligné le futur candidat à la présidentielle.

« Nous pensons que tous ceux qui n’ont pas le droit de porter des armes dans ce pays et qui les portent n’ont aucune raison de le faire », a-t-il déclaré, indiquant que « la légitimité de la violence armée doit revenir entre les mains de l’Etat, et à travers l’instrument constitutionnel de la défense de notre souveraineté et notre intégrité, les forces armées centrafricaines ».

Aujourd’hui les Centrafricains, dans les quatre coins du pays, n’aspirent qu’à la paix.

Martin Ziguélé se dit satisfait des travaux de ce Congrès extraordinaire. Pour lui, « le débat démocratique a pris le dessus dans cette rencontre (…) car l’objectif principal des assises, qui était de désigner le candidat du parti à la future élection présidentielle centrafricaine, a été atteint ».
 
Le MLPC à travers M. Ziguélé se dit partant pour le forum inter centrafricain de Bangui. « Nous sommes résolument pour le dialogue, mais il faut que le dialogue soit efficace », a-t-il affirmé.

Le Congrès extraordinaire du Mouvement de libération du peuple centrafricain  a connu la participation des délégués venus des différentes villes du pays, des représentants des Partis politiques des pays frères du Congo Brazzaville (Convergence citoyenne) et du Tchad (Parti pour les Libertés et la démocratie -PLD-), des membres de l’Internationale socialiste et de l’alliance progressiste mondiale de l’Afrique centrale, de l’Alliance des forces démocratiques pour la transition (AFDT) et des représentants des organisations des droits de l’homme et de la société civile centrafricaine.

Le parlement de transition décide de surseoir à son enquête sur l’utilisation de l’aide angolaise Le Conseil national de transition (CNT), le parlement provisoire centrafricain, a décidé mardi de surseoir à son enquête sur les allégations de détournement d’une partie de l’aide financière de l’Angola.

La décision des parlementaires de transition a été saluée par le Groupe international de contact sur la République centrafricaine (G8). « Le Conseil national de transition a pris une décision sage et correcte en vue de faire avancer les choses », s’est réjoui le général Léonard Essongo, représentant du médiateur dans la crise centrafricaine, après une rencontre jeudi avec le bureau du CNT. Pour lui,  cette affaire de détournement n’honore pas l’image d’un pays qui vit aujourd’hui de l’aide de la communauté internationale.

Il a assuré que la lumière serait faite un jour sur ces allégations, tout en soulignant la nécessité d’aller de l’avant.

Le représentant du président congolais, Denis Sassou Nguesso, médiateur dans la crise centrafricaine, a également abordé le processus électoral prévu pour 2015.

Il a souligné que les Centrafricains et la communauté internationale attendaient « des élections libres, crédibles et acceptables par tous ».

« Au sein de la communauté internationale, nous nous sommes retrouvés avec le président du CNT pour voir comment nous pouvons aborder ces échéances sans trop de casses. Mais nous n’avons pas réussi à mettre au point toute la stratégie nécessaire pour février 2015 », a indiqué le général Essongo.

« Les dispositions au niveau de notre charte nous donnent la possibilité d’élargir de quatre à six mois. Je crois que dans les délais, au-delà de février, il nous faudra aller aux élections », a-t-il ajouté.

Ouaka : le président du parlement de transition appelle à la protection des civils Face à la recrudescence des attaques contre des civils dans la préfecture de la Ouaka, le président du parlement de transition, Alexandre Ferdinand Nguéndet, lance un appel pour la protection  de la population.

« Ces derniers temps, il a été révélé que certaines forces ennemies de la paix, identifiées au sein d'une partie de la population peuhle de la Ouaka sèment la mort et la désolation parmi les populations », a-t-il dit le week-end dans une déclaration à la presse.

« J'en appelle aux forces internationales présentes dans la localité de veiller sur la liberté d'aller et de venir de la population, et d'empêcher ces forces nuisibles de poursuivre leurs forfaits en appliquant fermement les dispositions des résolutions des Nations unies », a poursuivi le président du Conseil national de transition (CNT) qui est un fils de la Ouaka.

Le président du parlement de transition a lancé un appel similaire au gouvernement. « J'interpelle le gouvernement à prendre ses responsabilités pour ramener la paix et la sécurité sur toute l'étendue du territoire national d'une part, et d'autre part, trouver des solutions aux interminables souffrances quotidiennes de la population de la Ouaka en assurant la protection des personnes et des biens », a-t-il dit.

Des attaques ciblées ont fait la semaine dernière au moins 30 morts à Yamalé sur l'axe Bambari-Bakala et plus de 40 autres dans les villages Timanguéré et Gbakomalékpa sur l'axe Bambari-Grimari.

Mais la Ouaka n'est pas la seule à compter les morts. Dans l'Ouham-Péndé, dans le nord, des hommes armés assimilés aux éléments du rebelle tchadien Baba Ladé ont investi une nouvelle fois ce week-end deux villages de la sous-préfecture de Ngaoundaye. « Dans la sous-préfecture de Ngaoundaye, nous vivons une situation sécuritaire difficile. Sur l'axe Ngaoundaye-Mbaïboum, les éléments armés de Baba Ladé ont tué un homme à Ndanga. Une femme a également été blessée et huit huttes  brûlées », a témoigné un habitant de Ngaoundaye joint au téléphone par RNL. Selon la même source, « ces assaillants ont progressé jusqu'au Ndèrè-pont où un conducteur de taxi-moto a été abattu ». « Sur l'axe Ndakoul, à 13 Km de Ngaoundaye, ils ont enlevé deux personnes qui ont passé des heures en brousse avant d'être relâchées », a ajouté le témoin.

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