Centrafrique : le 21 septembre célébrée sous le signe de la réconciliation « Pour la Paix, le vivre ensemble et la réconciliation en Centrafrique », c'est la thématique autour de laquelle est célébrée au niveau national, la journée internationale de la paix en RCA.

Des travaux de salubrité ont été menés dans des écoles maternelles de Bangui, Bimbo et Bégoua, des échanges communautaires pour le vivre ensemble, la réconciliation et des manifestations culturelles pour la paix figuraient au menu de cette journée consacrée à la paix.

21 septembre, journée de deuil en RCA

En Centrafrique, cette paix tant recherchée tarde à être une réalité. Ce qui fait dire à Gervais Lakosso, coordonnateur du Groupe de Travail de la Société Civile (GTSC) que c'est une journée de deuil.

« Pour la République Centrafricaine, la journée du 21 septembre ne peut pas être appelée journée internationale de la paix mais une journée de deuil », a-t-il déclaré, arguant que « la paix n’a aucun sens aujourd’hui en Centrafrique vu la montée en puissance de l’insécurité ».

Selon le coordonnateur du  Groupe de travail de la Société Civile, « les populations centrafricaines sont abandonnées par ceux que le peuple a élus » et ceux qui ont « prétendu venir dans le pays pour défendre le peuple».

Allusion faite ici aux nouvelles autorités issues des dernières élections en République Centrafricaine et la Minusca qui vient de fêter le deuxième anniversaire de sa présence dans le pays. « Protéger la population civile, c'est marqué dans leur mandat », a précisé Gervais Lakosso qui déplore que « lorsque les populations civiles sont tuées, ils ne se contentent que des déclarations ».

Les déclarations, « c'est un outil de travail des organisations de la société civile et des organisations » qui, selon M. Lakosso, « n'ont pas le droit de faire recours à la force ».

Du côté du gouvernement, Théodore Jousso, porte-parole du gouvernement met en garde les auteurs des troubles à l'intérieur du pays et promet « qu'ils seront traduits devant les juridictions compétentes afin de répondre de leurs actes ».

C'est en 1981 que  l'Assemblée générale des Nations Unies a décidé que le 21 septembre de chaque année sera consacrée à la paix. Pour l'année 2016, "les objectifs de développement durable, composantes de la paix", est le thème de cette Journée.

 

 

 

 Minusca, deux ans de mission au service de la paix en Centrafrique La Minusca appelle les Centrafricains à retrouver la foi dont ils ont fait preuve lors de la visite du Pape François et du processus électoral afin d'aider à l'avancement du pays. Appel lancé à l'occasion de la célébration, ce 15 septembre, du deuxième anniversaire de cette mission onusienne en Centrafrique.

Selon Vladimir Monteiro, le porte-parole de la Minusca, « plusieurs réalisations dans le cadre de la stabilisation de la République Centrafricaine ont été faites en deux ans ».

Réaffirmant l'impartialité et l'engagement de la Minusca à collaborer avec tous les acteurs centrafricains soucieux de contribuer pour la  paix, Vladimir Montéiro indique que  « l'une des principales taches de la Minusca et ses partenaires des forces internationales était de mettre fin aux violences ».

En termes de bilan, le porte parole de l'institution onusienne mentionne « qu'il y a eu plusieurs interventions avec usage de la force » mais qu'il faut, souligne-t-il, surtout retenir l'appui de la Minusca à la tenue du « dialogue politique ayant permis de jeter les bases d'une Centrafrique post-conflit ».

En plus de ce soutien, des projets importants comme « le pré-DDRR » ont été lancés, ce qui a permis, selon Vladimir Montéiro à « 4000 ex-combattants de renoncer à la violence » ajoutant qu'avec le nouveau mandat de la Minusca, l'objectif stratégique est de « réduire la présence et la menace des groupes armés ».

Du côté de la population, il y a divergence de réactions à propos de ce deuxième anniversaire. Certains centrafricains interrogés par RNL demandent à la Minusca de « doubler encore d'efforts pour faire de sorte que la sécurité soit rétablie sur toute l'étendue du territoire centrafricain ». D'autres exigent par contre « le départ de la Minusca de la République Centrafricaine » car disent-ils qu'en 2 ans, « elle n'a rien fait ». Tant et si bien qu'ils sont « venus pour leurs intérêts et certains d'entre eux ont même été accusés de violence sexuelle contre des couches vulnérables de notre société », soutiennent certains citoyens centrafricains. 

C'est le 15 septembre 2014 que « le vert de l'Union africaine a été remplacé par le bleu des Nations-Unies ». Un passage de flambeau intervenu dans un contexte où il y a avait « la violence, des risques de génocide », conclut Vladimir Monteiro.

 

 

 

RCA : L'ancien 1er conseiller de l'Ambassade américaine appelle à un leadership national Jean Pierre Louis, ancien 1er conseiller de l'Ambassade américaine en fin de mission en Centrafrique a plaidé pour un leadership national en ce qui concerne la conduite des affaires centrafricaines. Un appel lancé ce 11 septembre à l'occasion de la cérémonie d'adieu en son honneur à la  résidence de l'ambassadeur américain à Bangui.

« Nous serons là pour appuyer mais il ne faut attendre à ce que ce soit les gens qui viennent de l'étranger qui dictent ce qu'il faut faire pour ce pays », a déclaré Jean Pierre Louis ajoutant que « c'est à vous de nous montrer ce qu'il faut faire et nous allons suivre ».

En présence du Chef de l'Etat Faustin Archange Touadera, du premier ministre Mathieu Simplice Sarandji et autres personnalités de la République, l'ancien conseiller de l'Ambassade américaine reconnaît que « tout est à refaire, à rebâtir et à construire ». A cet effet, il invite les centrafricains «  à se mettre au travail », ajoutant que « c'est aux centrafricains de diriger la reconstruction de leur pays ».

Se disant fortement marqué par les centrafricains,  Jean Pierre Louis aujourd'hui remplacé par Mathieu Victor Casseta, quitte la RCA sur une note d'optimisme : « les gens ont beaucoup souffert mais ils sont là en train d’œuvrer pour le développement et la réconciliation de leur pays».

 Centrafrique : Faustin Archange Touadera à Sibut Sibut, capitale de la Kémo accueille ce 10 septembre, le président de la République Centrafricaine Faustin Archange Touadera. Une visite officielle qui intervient après celles effectuées à Bouar dans la Nana-Mambéré, Kaga-Bandoro dans la Nana-Gribizi et récemment Bria dans la Haute Kotto.

Selon le programme officiel, le Chef de l’État centrafricain entend profiter de ce déplacement pour remercier la population de cette localité pour l’avoir massivement élu à la magistrature suprême. Il fera un détour par le bureau de la Minusca de Sibut pour s'enquérir de la situation des armes et munitions de guerre saisies dans le convoi des ex-seleka stoppé par ces forces à Galafondo dans la nuit du 12 au 13 août dernier.

Ensuite, Faustin Archange Touadera procédera officiellement à la remise au maire de la ville, des clés de certains bâtiments administratifs, la gare routière et le marché réhabilités.

Comme dans les précédentes villes, le président de la République aura aussi à discuter avec les autorités locales puis invitera les populations de cette localité à adhérer au processus de la consolidation de la paix. Aux groupes armés, il entend une fois de plus les inviter à cesser de défier les nouvelles autorités de la République et à s'inscrire dans la dynamique du Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR).

 

 

 

Faustin Archange Touadera en visite officielle à Bria Bria, capitale de la Haute Kotto a accueilli ce 05 septembre, Faustin Archange Touadera, président de la République Centrafricaine. Une visite officielle aussi chargée pour le Chef de l’État qui s'y rend pour la première fois depuis qu'il a accédé à la magistrature suprême de l’État.

Selon de sources proches de la présidence de la République, cette visite vise à «  remercier la population de la Haute pour l'avoir choisi à la tête du pays », mais aussi et surtout discuter de la problématique du « DDRR, de la réconciliation nationale et de la relance économique à travers les activités minières ».  

A son arrivée, le Président centrafricain s'est entretenu avec les autorités politico-administratives. Profitant de la circonstance, le Maire de Bria, Maurice Balékouzou déroule les attentes de ses populations.

« Nous demandons au Chef de l’État de tout mettre en œuvre pour que soient reconstruits les ponts de notre localité », a déclaré le Maire de Bria joint par RNL. « Ces ponts », renchérit-il « vont aider les populations qui se trouvent de part et d'autres de la rive ».

Maurice Balékouzou n'a pas manqué de rappeler la situation sécuritaire dans la région marqué aussi par les « exactions des rebelles de la LRA de Joseph Kony » tout comme les « peuhls qui sévissent sur les différentes artères de la localité ».

C'est la quatrième fois depuis son élection que le nouveau président centrafricain se déplace dans les villes de l'intérieur. Les premières étapes étant Bouar, Kaga-Bandoro, et Sibut.

 

 

 

RCA : Le GIC-RCA tient sa 9e réunion ce jeudi à Bangui Les travaux de la 9e rencontre du Groupe international de contact sur la République Centrafricaine (GIC-RCA) se déroulent ce jeudi à Bangui. C'est le Chef de l’Etat centrafricain, Faustin Archange Touadéra, qui a officiellement lancé les travaux qui durent une journée.  L’évènement est placé sous le signe du « soutien et solidarité de la communauté internationale au Gouvernement et au peuple centrafricain ».

Les organisateurs estiment que « cette 9e réunion de Bangui marque l’aboutissement d’un processus d’accompagnement des amis de la République Centrafricaine au retour et à la légalité constitutionnelle », selon la note de la réunion. Les experts et partenaires examinent la situation politique et sécuritaire du pays à travers le Désarment, démobilisation et réinsertion (DDR) et la Réforme du secteur de sécurité (RSS), la justice avec le volet réconciliation et lutte contre l’impunité, et, la situation humanitaire avec la question des réfugiés et des déplacés internes. Les questions du relèvement et de la consolidation de la paix dans ce pays qui sort de trois années de crise militaro-politique, sont aussi au menu des échanges.

Pour Faustin Archange Touadéra, des efforts ont été faits, mais les défis restent immenses. « Les appuis multiformes apportés ont permis le retour à la paix et à la légalité constitutionnelle », a reconnu le Chef de l’État, mais ajoute-t-il, « la situation demeure fragile et précaire » et « nécessite un accompagnement soutenu de la communauté internationale ».

Selon le Président Touadéra, le soutien continu des partenaires de la RCA est un facteur non négligeable, « la RCA a toujours besoin du soutien et de la solidarité de la communauté internationale ».

« La RCA est sur la bonne voie. Je voudrais vous exhorter à consolider cette chaîne de solidarité pour non seulement pérenniser les acquis mais aussi conduire le pays vers un avenir serein et prospère à travers un cadre plus adapté à l'évolution de la situation », a plaidé Faustin Archange Touadéra.

Cette rencontre du Groupe international de contact sur la République Centrafricaine, a vu la participation de nombreux pays et institutions internationales telles l’Union Africaine qui en est l’initiateur, les Nations-Unies, l’OIF, la CEEAC, la République du Congo, la République du Soudan.

Les participants sont convenus de tenir leur prochaine réunion à une date qui sera fixée après consultations. Le GIC-RCA a été mis en place pour accompagner le pays, confronté à une détérioration de sa situation politique, sécuritaire et humanitaire.

Le Groupe international de contact sur la République centrafricaine a tenu sa 8e réunion à Addis Abeba en Ethiopie, le 27 juillet 2015, sous la coprésidence de l’Ambassadeur Smaïl Chergui, Commissaire à la Paix et à la Sécurité de l’Union africaine (UA) et de M. Charles Richard Mondjo, Ministre délégué à la Présidence chargé de la Défense nationale de la République du Congo.

RCA : le gouvernement propose 45 millions de dollars pour réussir le DDRR C'est enfin dévoilé. Sous l'initiative de l'Union Africaine, le Gouvernement centrafricain a estimé à environ 45 millions de dollars soit 25 milliards de francs CFA le coût total de la mise en œuvre du programme de Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR). Cette enveloppe a été dégagée à l’issue de deux jours de réflexion sur les principes et approches techniques du DDRR et de la Réforme du Secteur de Sécurité (RSS).

« Tout ce que nous savons, c'est que cela coûtera beaucoup. En ce qui concerne le DDR, nous avons une estimation qui, pour l'instant tourne autour de 40 à 45 millions de dollars », a fait savoir le ministre Conseiller au DDRR-RSS, Jean Willibiro Sacko.

Les travaux de cet atelier de réflexion ont permis de définir les priorités du gouvernement en termes d'activités à exécuter dans le cadre de la mise en œuvre du programme DDRR. Pour Jean Willibiro Sacko, il est question de passer à la phase concrète.

« Ce programme nécessite des activités qui puissent permettre de pouvoir sensibiliser les différents acteurs, les amener à adhérer au programme que nous comptons mettre en place à travers des activités telles que l'élaboration d'un programme et des stratégies en ce qui concerne le DDRR ».

Le Chef de l'Etat, Faustin Archange Touadéra qui a présidé l'ouverture des travaux, a déclaré que « (...) le comité consultatif et de suivi du DDRR au sein duquel contribueront les représentants des groupes armés, aura la charge de concevoir, mettre en œuvre et suivre l'exécution du programme national du DDRR ».

Le Président de la République a rassuré que des nouveautés sont apportées dans les stratégies du programme en vue d'enrichir le document de plaidoyer destiné à la table ronde de Bruxelles, « ultime rendez-vous avec les bailleurs et donateurs ».

« J'ai décidé d'engager la rédaction d'une nouvelle stratégie nationale de la Réforme du Secteur de Sécurité », a souligné le Président Touadéra, précisant que « les priorités accordées à cette réforme doivent tenir compte de la cohérence entre les missions des différents corps, le format et les équipements de nos forces de défense et de sécurité internes en mettant un accent sur la disponibilité des matériels appropriés et en nombre suffisant et la formation des hommes ».

Près d'une soixantaine d'experts venus des différents départements ministériels et de la société civile ont pris part à ces réflexions. Le document sera validé dans les prochains jours par les forces vives de la nation avant d'être présenté aux bailleurs de fonds à Bruxelles pour financement.

13 Août 2016 : ''Amour, tolérance et solidarité'', des signes forts pour le 56e anniversaire La République Centrafricaine commémore ce 13 août 2016 le 56e anniversaire de son accession à l'indépendance sous le signe de l'amour, la tolérance et la solidarité pour le développement du pays. Le Chef de l’État, Faustin Archange Touadéra, a appelé les filles et fils du pays à l'unité nationale et à la cohésion sociale pour la reconstruction de la RCA.

Au plan national, la manifestation est marquée par des dépôts de gerbes de fleurs par des personnalités de la République. Le Chef de l’État, Faustin Archange Touadéra, a déposé des gerbes de fleurs au monument du président fondateur, Barthélémy Boganda dans le 1er arrondissement de Bangui. Il a invité les Centrafricains à faire table rase du passé.


« 56e anniversaire de notre indépendance, c'est un moment fort et la République Centrafricaine renoue avec l'ordre constitutionnel. Le passé, c'est le passé. Aujourd'hui, les Centrafricains doivent être unis pour bâtir la nation nouvelle et prospère. C'est le sens de cette journée qui est inoubliable pour les Centrafricains », a déclaré à la presse Faustin Archange Touadéra.

Pour le président Touadéra qui ne perd pas d’occasion d’interpeller sur ses priorités, « le grand chantier actuellement, c'est la paix, c'est la sécurité et la réconciliation nationale », estimant qu'il y a « bien d'autres chantiers sur le plan économique, la mobilisation des ressources au niveau interne et externe ».

« Nous préparons en ce moment une table ronde des bailleurs de fonds avec l'Union Européenne et d'autres pour voir dans quelle mesure on peut mobiliser des ressources pour le financement d'un certain nombre de projets prioritaires pour notre pays », a voulu rassurer le président centrafricain.

La population a diversement apprécié cette commémoration. Les sentiments étaient mélangés de remords. Le député de la 1re circonscription du 2e arrondissement, Coul Sony Bayonne, a reçu le chef de l’État. Pour lui, des efforts ont été fournis par les nouvelles autorités nationales.

« Je pense qu'il y a eu des avancées qu'il faut reconnaître, mais il y a eu aussi des obstacles, des difficultés à travers les crises que nous avons connues. (…) Nous allons continuer à nous battre pour pouvoir faire avancer le pays », a fait savoir l'élu du peuple.

« Nous sommes en ce moment tous focalisés sur la sécurité, la consolidation de la paix », a-t-il indiqué car toujours selon le député « nous devons regarder et envisager la croissance, redonner du pouvoir d'achat aux Centrafricains pour que dans chaque foyer il y ait la chaleur afin que la RCA puisse retrouver le chemin du développement ».

Des dépôts de gerbes sont également prévus sur la tombe de l'ancien président David Dacko à Mokinda axe Mbaïki ainsi que sur la tombe d'Abel Goumba au village Gbago au PK55 route de Damara.

Une conférence-débat radio télévisée est prévue à 11h à la Télévision Centrafricaine et dans l'après midi, un match de football est programmé pour clôturer les festivités.

Vendredi 12 août, à la mosquée centrale au PK5 dans le 3e arrondissement, une délégation parlementaire et gouvernementale a honoré de leur présence un office religieux.

C'est le 13 août 1960, c'est-à-dire exactement 56 ans aujourd'hui que la République Centrafricaine a accédé à l'indépendance.

Table ronde de Bruxelles : la société civile satisfaite de la main tendue du Gouvernement Dirigeants et partenaires de la République Centrafricaine sont toujours à pied d’œuvre pour la réussite de la prochaine table ronde de Bruxelles sur la RCA. Le Collectif « Sauvons La Centrafrique », qui regroupe plus d'une cinquantaine d'organisations de la société civile œuvrant dans différents domaines de développement, se félicite de la main tendue du Gouvernement à la Société civile.

Cette réaction fait suite à la déclaration du Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji lors de la deuxième réunion du comité de pilotage de la table ronde de Bruxelles tenue au Palais de la Renaissance.

Pour Clément Yabada, président de la commission préparatoire de la table ronde de Bruxelles, « C'est pour la première fois que le Gouvernement centrafricain ouvre la porte à toutes les structures, à tous les Centrafricains de contribuer aux projets bancables » précisant qu'une commission est mise en place « pour essayer de monter des projets ».

« Nous sommes en train de faire un travail de compilation en collaboration avec certains frères africains, des Maliens, qui ont eu à passer cette étape avant nous. Les Maliens ont demandé plus de 1800 milliards de francs, on leur a donné plus de 3000 milliards de francs. Comment ont-ils fait pour en arriver là ? », s'est interrogé Clément Yabada qui a estimé que « c'est un cas d'école » et qu'il est « important que le Collectif puisse s'imprégner de ce modèle malien pour aider notre pays à sortir de ce problème de sous développement ». Il a promis un rapprochement Collectif-Gouvernement en vue de « présenter » les projets.

Mardi lors de la deuxième réunion du comité de pilotage de la table ronde de Bruxelles, le Premier ministre Mathieu Simplice Sarandji, a fait savoir que le projet de développement du pays est l'affaire des Centrafricains.

« Le projet de développement que nous comptons mettre en place englobe tout le monde. Ce n'est pas seulement l'apanage du seul Gouvernement, c'est l'affaire de tous les Centrafricains. Le Gouvernement a sa part, la société civile a sa part, le secteur privé a sa part, la population à la base a sa part, nos députés à l'Assemblée Nationale ont leur part. C'est une affaire nationale ».

A l'issue de cette deuxième rencontre, le chef du Gouvernement a indiqué que 198 projets dont 36 bancables seront présentés le 17 novembre prochain à Bruxelles.

Le comité de pilotage de la table ronde présentera ces projets le 21 août prochain devant les parlementaires. Il sillonnera également les villes de province pour les présenter aux populations de l’intérieur du pays.

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