RCA : le siège de la CEMAC de retour en Centrafrique Délocalisé en Guinée Équatoriale lors de la crise qui a frappé la République Centrafricaine, le siège de la commission de la CEMAC sera de retour à Bangui.  La décision a été prise par les chefs d’États de la communauté lors du sommet tenue le 17 février à Djibloho en Guinée Équatoriale.

« C'est une très bonne nouvelle puisque dans les résolutions qui ont été prises, le siège de la CEMAC va revenir à Bangui en République Centrafricaine », a déclaré Albert Mokpem Yaloké, porte-parole de la Présidence. Il précise par ailleurs que les Chefs-d’État ont considéré que « la situation du pays va dans le bon sens », puisque après le retour à la légalité constitutionnelle, la RCA, renchérit le porte parole de la présidence est revenu « dans le concert des Nations ».

Ce qui, selon lui, « redonne confiance aux partenaires et investisseurs », indiquant également que cela est possible parce qu'il y a une « nette amélioration de la situation sécuritaire », ainsi que du climat des affaires qui se met en place petit à petit.

Autre décisions prises par les Chefs-d'Etats de la CEMAC, la présidence de la commission revient au Gabon, la vice-présidence au Tchad qui assure en même temps la présidence en exercice de la CEMAC. Il en sera de même pour la libre circulation des biens et des personnes dans les Etats de la CEMAC tel que recommandée par les dirigeants de la communauté.

Une décision d'application immédiate qui devra permettre au Gabon et à la Guinée Equatoriale – deux Etats de la CEMAC encore réticents à la libre circulation, d'ouvrir leurs frontières aux ressortissants d'autres Etats membres. C'est depuis plus de trois ans que le siège de l'institution communautaire a été délocalisée en Guinée-Equatoriale en raison de la crise en Centrafrique.


 

 

 

 

RCA : le démenti du président de l'Assemblée nationale Abdou Karim Meckassoua Accusé d’intelligence avec l’UPC par un responsable du FPRC, le président Abdou Karim Meckassoua dément être impliqué dans les conflits qui opposent depuis plusieurs semaines, les deux groupes rebelles rivaux. Une réaction intervenue ce vendredi, 17 février. « Mon nom a été cité par un entrepreneur politico-militaire dans la presse et sur les médias sociaux », a déclaré Abdou Karim Meckassoua qui précise que cette accusation vise à le « mêler à des projets de déstabilisation du pays ».

Le président de l’Assemblée Nationale précise par ailleurs qu'il « désapprouve catégoriquement ces accusations »,qu'il juge « irresponsables ». Il ajoute se consacrer depuis son élection à rendre la première chambre du Parlement « plus crédible », afin d'en faire « une institution phare de la RCA », assumant sa mission au « service de son peuple et de ses seuls intérêts ».

Serein quant à la mise en œuvre de la mission confiée au Parlement, Abdou Karim Meckassoua déclare que « rien ne le fera dévier de la voix constitutionnelle librement choisi avec l'Assemblée nationale au service de la démocratie à bâtir ».

C'est depuis plusieurs mois que le FPRC de Nourredine Adam et l’UPC d'Ali Darassa s'affrontent dans la Ouaka et une partie de la Haute-Kotto. La semaine dernière, la Minusca a dû faire usage de la force pour arrêter une colonne armée qui avait franchi la ligne rouge afin d'attaquer Bambari. Le chef-détat major du FPRC le général Joseph Zoundeko a été victime d'un bombardement par hélicoptère de la force onusienne.

Kémo : Les députés dénoncent une répartition illégale des fonds aux chefs de quartiers et villages Hier lundi, les députés de la préfecture de la Kémo se sont élevés contre ce qu’ils qualifient de ‘‘mauvaise gestion’’ des fonds destinés à indemniser des chefs de quartiers et villages. Selon eux l’enveloppe a été manipulée dans la répartition des fonds.

Ces différences sont relevées ici par l’un d’eux, Gina Sanzé, députée de Dékoa. « Sur 1.660.000 francs qui ont été alloués séance tenante, une somme de 178.000 francs a été remise au sous-préfet de Sibut pour payer les 52 chefs de cette commune en raison de 3500 francs CFA par chef. 150.000 ont été dégagés pour la commune de Ngoumbélé (Sibut) à répartir entre 65 chefs soit 2307 francs par chef », a-t-elle indiqué.

« Concernant les sous-préfectures de Dékoa et Mala, une somme globale de 320.000 francs CFA a été remise au sous-préfet pour à peu près 139 chefs soit une répartition de 2300 francs CFA par chef », a révélé Gina Sanzé. « Pour la sous-préfecture de Ndjoukou, la somme de 300.000 francs a été remise pour 200 chefs ce qui reviendrait à 1500 francs CFA par bénéficiaire », a regretté la députée.

Elle a estime que « sur 1.660.000 francs CFA donné au préfet, seulement 948000 ont été répartis sur les quatre sous-préfectures ». Une situation également reconnue par Marcellin Yoyo, député de la circonscription de Sibut.

De son côté, Lazare Morales Ngaya, préfet de la Kémo, a systématiquement rejeté ces accusations. Pour lui, le gouvernement n’a pas pris en compte les réalités de terrain et a pris une décision depuis la capitale.

« Le nombre des chefs a augmenté, alors qu’au département, ce sont des anciennes données qui datent de plus de 10 ans. Aujourd’hui la préfecture compte plus de 600 chefs et la mission n’a amené l’argent que pour 400 ».

« L’essentiel c’est de faire quelque chose pour que chaque chef ait quelque chose ne fut-ce que pour s’acheter du savon, du café », a relevé Lazare Morales Ngaya ajoutant qu’il s’agit d’un « truc symbolique ». Taxant sa mise en cause « d’allégations non fondées », il a souligné que les responsables préfectoraux sont en train de gérer une situation de terrain qui poursuit son cours.

En décembre 2016, le gouvernement a octroyé un montant de 60 millions de francs CFA (91.469,4 euros) pour indemniser les chefs de quartiers et de villages de la République Centrafricaine.

Embargo sur les armes en RCA : L’opposition dénonce l’absence d’actions concertées Plus d’une semaine après que le Comité de sanction de l’ONU ait prorogé l’embargo sur les armes jusqu’au 31 janvier 2018,  Anicet Georges Dologuélé, président de l’Union pour le renouveau centrafricain (URCA) estime qu’il n'y a pas eu d'actions concrètes pour faciliter la levée de cette sanction.

« Tout ce qui a conduit à ce que ces sanctions soient renouvelées montre que nous, centrafricains, n’avons pas fait ce qu’il fallait pour que celles-ci soient levées ». Selon le président de l’URCA, « il n’y a pas eu de vrai débat au niveau national ; il n’y a pas eu d’actions concertées pour y arriver » car « on n’en parle dans tous les discours mais de manière concrète, rien n’a été fait ».

Pour Anicet Georges Dologuélé, « c’est malheureux qu’un problème qui aurait pu trouver des solutions puisse être encore repoussé à un an ».

Rejetant toute accusation ciblée, le politique affirme être dans son « rôle d’opposition de dire il y a des questions cruciales pour lesquelles il faut laisser de côté les égos et entamer une vraie discussion pour trouver des solutions idoines ». 

Qualifiant les mandats d’arrêt internationaux contre des auteurs de crime de « sanctions de façade », M. Dologuélé a souhaité que « s’il  y a des centrafricains qui sont soupçonnés ou accusés de crime de sang, c’est normal que des sanctions soient prises ». Il doute toutefois de la mise en application de ces sanctions qui visent la libre circulation et le gel des avoirs de certaines personnalités du pays.

L’absence de l’Etat est décriée

En dépit des efforts menés ça et là pour ramener la paix et la réconciliation nationale dans la préfecture de Ouham-Péndé, Anicet Georges Dologuélé relève « une absence totale de l’Etat » dans la gestion des affrontements entre les hommes du 3R et les Antibalaka. Par conséquent, « chacun s’érige en justicier ».

Selon lui, « ce trafic autour du bétail qui fait qu’il y a des voleurs et des gens improvisés défenseurs de ces bétails est en train de devenir un problème communautariste » puisque cela ne peut être arrêté et « c’est dangereux ».

Il a également indiqué que des humanitaires sont pris pour cible et que « le marché a été brûlé, des commerces saccagés, tout cela participe à la destruction d’une ville et donc, on cherche à affamer les populations ».

Anicet Georges Dologuélé précise par ailleurs que le contingent Bangladais déployés dans l’Ouham-Péndé est « moins offensif que toutes les autres forces » car il s’agit « d’une zone où il y a beaucoup de combats, c’est un choix assez curieux ».

 RCA : 2ème session extraordinaire du Parlement, 2 projets de loi sur 7 adoptés Alors que les travaux de la 2ème session extraordinaire de l’Assemblée nationale doivent être clos officiellement ce 6 janvier, seulement 2 des 7 lois envoyés par l’exécutif ont été adoptés. Ce qui devient une source d’incompréhension au sein du Parlement centrafricain. Raison évoquée, « l’indisponibilité des membres du gouvernement qui doivent défendre ces textes ». 

C’est le cas par exemple du projet de loi portant code de justice militaire, non encore adopté à cause de « l’absence », du ministre de la défense. Attendu au Parlement le week-end dernier, le cabinet du ministre de la défense a fait parvenir un message au bureau de l’assemblée nationale sollicitant le report de l’examen de ce projet de loi. Il en serait de même pour le département de l’environnement.

Le ministre de la justice devait être entendu sur la « ratification de la loi organique sur la commission nationale des droits de l’homme et des libertés fondamentales ». Contacté par RNL, Flavien Mbata a expliqué « être disposé à défendre ce projet de loi », mais c’est le « parlement qui a décidé du report ».

Celle de l’environnement devrait se rendre à l’assemblée nationale pour justifier le bien fondé du « projet de loi sur l’accord de Paris, sur le changement climatique ainsi que le protocole de Nagoya Kuala Lampur sur la prévention des risques biotechnologiques ». 

Une situation déplorée par certains élus du peuple qui ont déjà renvoyé pour non conformité à sa mise en place, le projet de loi sur la communication électronique et la poste.

Pour cette seconde session extraordinaire de l’Assemblée nationale, 7 projets de loi ont été soumis aux élus du peuple pour adoption.

 

 

 

Faustin Archange Touadéra appelle à une mobilisation contre les groupes armés Au cours d’une adresse à la population à Bossangoa dans l’Ouham, Faustin Archange Touadéra a appelé ce vendredi les Centrafricains à se mobiliser pour dire non aux groupes armés. Propos tenus lors du lancement des activités de relance de la filière cotonnière en République Centrafricaine.

« Je lance un appel pressant à tous les hommes politiques, tous les filles et fils de Centrafrique, pour une union sacrée comme nous l’avons démontré à Bruxelles pour dire non aux groupes armés qui sont encore actifs dans certaines de nos régions ».

Pour le président de la République, la reconstruction du pays reste et demeure sa principale préoccupation depuis la table ronde de Bruxelles en novembre 2016.

« Après Bruxelles où les partenaires ont accueilli favorablement le programme national pour le relèvement et la consolidation de la paix en Centrafrique, l’heure est à la mobilisation des financements annoncés », a rappelé Faustin Archange Touadéra. Pour lui, l’appel des fonds favorisera la  « mise en œuvre » du « programme en faveur des jeunes et des femmes » et du « programme de désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement », des programmes contenus dans le document présenté aux donateurs.

Environs 2,3 milliard de dollars soit plus de 1000 milliards de franc CFA, étaient annoncés par les bailleurs de fonds au profit de la République Centrafricaine pour couvrir les trois premières années du quinquennat Touadéra.

Touadéra satisfait les producteurs de coton du pays Lors de sa dernière journée de visite officielle ce vendredi à Bossangoa, le Chef de l’Etat Faustin Archange Touadéra a lancé les opérations de paiement des 5 ans d’arriérées aux producteurs de coton. Les préfectures de l’Ouham, de l’Ouham-Péndé, de la Nana Gribizi, la Kémo et la Ouaka sont particulièrement concernées.

La première tranche de cette dette est chiffrée à plus d’un milliard de francs CFA. 300 millions de francs CFA vont être payés aux groupements des cotonculteurs de l’Ouham. Symboliquement, le Chef de l’Etat a versé 30 millions de francs CFA aux groupements du village Kouki.

Faustin Archange Touadéra a remercié la population de Bossangoa suite à son élection à la magistrature suprême. Dans son adresse, le président appelle les partis politiques ainsi que la population à une union sacrée pour dire non aux groupes armés.

Sur les 23 ministres que compte le gouvernement de Mathieu Simplice Sarandji, 20 ont effectué le déplacement de Bossangoa.

Le chef de l’Etat a procédé en même temps à une double pause de première pierre de construction d’un débarcadère et d’un building administratif, le tout premier en dehors de la capitale. La pose de cette première pierre a clôturé sa visite.

Hier, le président a tenu à Bossangoa le conseil des Ministres (une première dans l’histoire du pays) dans l’objectif de d’accompagner le redéploiement de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble de territoire.  La soirée a été marquée par une série de rencontres avec les différentes couches sociales.

Un match de football a opposé dans l’après midi les ex-miliciens Antibalaka à la sélection de la ville, histoire d’encourager l’effort de la population de l’Ouham pour le retour de la paix et de la cohésion sociale.

 Ouham : Faustin Archange Touadera attendu à Bossangoa Le Président Faustin Archange Touadéra séjournera du 2 au 3 février à Bossangoa dans l'Ouham. Une première visite en tant   que Président de la République et qui  devrait lui permettre de lancer officiellement le projet de la culture du coton mais aussi d'assister au paiement des arriérés de 5 ans que l’État doit aux contonculteurs.

Selon les informations recueillies, Faustin Archange Touadera profitera de son séjour dans cette ville pour remercier les populations, discuter avec elles de cohésion sociale et les inviter surtout « à renouer avec les cultures vivrières ».

D'ores et déjà, et selon nos sources, une forte équipe s'est déjà mobilisée pour cet événement à travers les missions précurseurs arrivées dans la localité.

La RCA salue l'élection de Moussa Faki Mahamat

Alors que le Chef de l’État est attendu à Bossangoa, le porte-parole de la présidence centrafricaine, Albert  Yaloké Mokpem apprécie l'élection du tchadien Moussa Faki Mahamat comme nouveau président de la Commission de l'Union Africaine.

Ce choix va « consolider davantage les relations entre le Tchad et  la RCA », a indiqué le porte parole de la présidence qui ajoute que cela constitue aussi « une raison d'espérer ». Tant, issu de l'Afrique Centrale et notamment du Tchad voisin,  Moussa Faki Mahamat va contribuer à la « résolution des problèmes de la RCA », a estimé  Albert Yaloké Mokpem.

 

 

 

La deuxième session extraordinaire 2017, ouverte ce lundi au siège du parlement, est consacrée à l'examen de sept projets de loi. Jusqu'au 6 février prochain, les élus de la nation examineront entre autres la loi sur la réglementation et la communication électronique de la poste, le code de la justice militaire, la création de la commission nationale des droits de l’homme et des libertés fondamentales.

« Nous avons sept textes qui vont passer à l’Assemblée Nationale pendant deux semaines. Nous allons travailler de manière ardue pour pouvoir les voter », a expliqué Thimoléon Baïkoua, 2e Vice président de l'Assemblée Nationale. Pour lui, « le pays a besoin aujourd’hui que chacun prenne sa place dans la société et fasse en sorte que nous puissions faire avancer la nation ». C’est la raison pour laquelle « le gouvernement a élaboré un certain nombre de ces textes que nous nous sommes convenus à faire le travail », a-t-il précisé.

L’application de la loi fondamentale de la République Centrafricaine reste aujourd’hui le seul moyen pour sortir le pays de sa situation actuelle. « Cela est du essentiellement aux exigences de la Constitution centrafricaine » a reconnu le 2e Vice-président qui a soutenu « qu’après l’installation du gouvernement et surtout le serment du Président de la République, les institutions doivent être mise en place ».

Les députés de la 6e législature, mise en place au mois de mai 2016, ont eu une session ordinaire et quatre sessions extraordinaires dont deux en 2017.

Un deuil à l’ouverture des travaux

Cette deuxième session extraordinaire s'est ouverte avec un malheur qui a frappé vendredi dernier les parlementaires. Étienne Sélékon, député de Damara et suppléant de Faustin Archange Touadéra, l’actuel chef de l’Etat, est décédé à Douala au Cameroun des suites de maladie. Son décès porte à deux le nombre des députés disparus en l’espace d'un an. La première victime était Mama Ndoyo, député de la 2e circonscription du 8e arrondissement de Bangui.


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