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Nana Gribizi : L’installation du nouveau préfet a du plomb dans l’aile

samedi 11 novembre 2017 14:36

Nana Gribizi : L’installation du nouveau préfet a du plomb dans l’aile
Le nouveau préfet de la Nana Gribizi, qui devrait être officiellement installé par les autorités de Bangui, a été empêché ce vendredi 10 octobre 2017 par les ex-Séléka, branche FPRC basé dans la région de prendre poste.

Pour Mahouloude Moussa, coordonnateur et porte-parole  de ce mouvement rebelle, le préfet peut s’installer à Kaga-Bandoro sans se faire accompagner des éléments de sécurité.

« Nous n’avons pas été associés ni de prêt ni de loin à l’arrivée du préfet de la Nana Gribizi, c’est pourquoi les troupes ont manifesté. Il peut venir comme tout autre Centrafricain sans problème mais pas avec des armes ni des militaires » a expliqué le porte-parole du FPRC.

Une position soutenue par le MPC du chef rebelle Al-Khatim basé à Kaga Bandoro. Ce groupe refuse lui aussi au préfet entrant de se faire accompagner par plus de deux aides-de-camp dûment affectés par les autorités du pays. Les ex-Séléka s’opposent farouchement à l’envoi dans la région d’un détachement militaire, des éléments de la police centrafricaine et de la gendarmerie nationale.

« Nous avons parlé avec la Minusca concernant l’arrivée du préfet. Notre position est qu’il vienne avec deux aides de camp pas plus. Il a quitté Bangui avec les militaires, la gendarmerie et la police, c’est pourquoi le MPC a refusé », a expliqué Abdousalam Tidiani Algoni, porte-parole de ce mouvement, mentionnant que la Minusca et le gouvernement sont au courant de ces mesures.

Une attitude qualifiée d’agitation injustifiée par le Ministre de l’Administration du Territoire dans une interview exclusive à Radio Ndeke Luka.

« Dans la recherche de la cohésion sociale et dans les missions de restauration de l’autorité de l’Etat, missions fondamentales dévolues à mon Ministère, il est évident que les actes qui ont été posés par des hommes de Al-Khatim ne sont pas de nature à faciliter nos missions et contribuent à nous fragiliser davantage », a regretté Jean Serge Bokassa, ministre de l'administration du territoire, qui se dit indigné par cette attitude.

Le ministre Bokassa a interpellé « ces derniers à éventuellement se ressaisir » afin de faciliter la restauration de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire.