Michel Djotodia annonce chasser la LRA de la RCA dans 3 mois « Laissez nous un peu le temps de relancer le pays sur le chemin de développement. Et, dans 3 mois, les rebelles de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) seront boutés hors du territoire centrafricain ». Cette déclaration a été faite ce 30 mars 2013 par le nouvel homme fort de Bangui Michel Djotodia Am Nondroko. Il l’a dit à l’occasion d’une marche de soutien à sa prise de pouvoir week-end dernier par un coup de force.

Il s’agit d’une marche pacifique qui a regroupé plusieurs milliers de personnes venues de différents arrondissements de la ville. Les manifestants ont remis un mémorandum au leader de la coalition Séléka tombeur de François Bozizé.

La marche a regroupé plusieurs points de départ à savoir le monument Koudoukou dans le 3ème arrondissement, la place de la réconciliation dans le 4ème arrondissement, et la maison d’arrêt de Ngaragba dans le 7ème arrondissement de Bangui.

Les reporters de Radio Ndeke Luka ont pu lire sur les banderoles les messages suivants : la jeunesse soutient le gouvernement de transition, un nouvel élan avec le président Michel Djotodia, Séléka éradicateur de tribalisme, promoteur de la paix et, la vie change avec Djotodia.

Selon Alexandre Nguéndet, ancien parlementaire et initiateur de cette marche, « il est temps de tourner la page de l’histoire du pays avec un régime qui a servi sans partage. Les centrafricains éprouvent à ce jour d’énormes problèmes liés à leur survie quotidienne : le chômage, l’éducation, la santé, l’insécurité, la famine. Les nouvelles autorités doivent tout mettre en œuvre pour améliorer les conditions de vie de ce peuple meurtri, trompé et trahi ».

De son côté, le Chef de l’Etat a « réitéré son engagement de travailler avec toutes les filles et tous fils du pays sans exclusion. A travers cette lancée, nous avons l’obligation de restaurer l’autorité de l’Etat, qui passe par les exigences souhaitées par les manifestants ».

Il faut dire qu’au cours de sa rencontre vendredi avec la presse, le président centrafricain, a condamné lui-même son accession à la magistrature suprême de l’Etat par les armes et a précisé qu’il agira  « dans l’esprit de l’accord de Libreville de janvier 2013 ». D’après le chef de l’Etat, il n’avait pas le choix face à la gestion chaotique de François Bozizé.

Selon lui, l’accord de Paix de Libreville a disposé que les responsables politiques de l’actuelle transition en Centrafrique, ne devront pas se présenter aux élections de 2016.

Cependant, 9 entités issues du Collectif des Partis et Associations de l’Opposition démocratique en Centrafrique ont de leur côté pris acte de ce changement politique du 24 mars dernier.

Ils ont demandé dans un communiqué de presse à la nouvelle équipe : la mise en place d’une véritable transition consensuelle avec tous les acteurs politiques signataires des accords de Libreville, des efforts accentués de sécurisation en faveur de la population afin de garantir la libre circulation des personnes et des biens sur toute l’étendue du territoire national.

Ils n’ont pas manqué d’ajouter une vigilance accrue face au triomphalisme béat de certains acteurs politiques qui ont animé hier le parti au pouvoir Kwa Na Kwa et bien d’autres, lesquels s’empressent de réclamer a cor et a cri l’organisation des marches de soutien sans objectif et ce, au détriment de l’intérêt supérieur du peuple centrafricain.

 

 

 

Le nouveau Président centrafricain dissout certaines institutions. Michel Djotodia Am Nondroko, nouveau président de la République Centrafricaine,  a dissout ce 25 mars 2013, l’Assemblée Nationale, la Cour Constitutionnelle et a suspendu la Constitution du 27 décembre 2004. Il a  promis par la même occasion l’amélioration des conditions de vie des centrafricains.

Cette décision a été prise lundi dernier par le chef de la coalition Séléka après qu’il ait renversé dimanche François Bozizé du pouvoir depuis 10 ans. Le Chef de l’Etat sortant avait aussi chassé en mars 2003, Ange Félix Patassé, alors leader du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) élu démocratiquement.

Dans son 1er discours diffusé sur les ondes de la radio nationale, l’ex 1er Vice Premier en charge de la Défense a  justifié sa prise de pouvoir par la force entre autres  par les propos haineux et provocateurs de Bozizé à l’endroit de Séléka, la violation de la Constitution, la volonté de l’ex Président Bozizé  de maintenir sur le territoire national les troupes non communautaires, et l’humiliation des initiateurs des accords de Libreville, lors de la nomination du Premier ministre, chef du gouvernement.

Le président Ndjotodia a, par ailleurs, pris quelques mesures telles que la reconduction du Premier ministre Nicolas Tiangaye, issu de l’Opposition centrafricaine. Le nouveau locataire du Palais de la Renaissance s’est doté ainsi du pouvoir de légiférer par ordonnance.

Le nouveau gouvernement s’est aussi engagé à continuer de travailler dans l’esprit de l’Accord de Libreville du 11 janvier 2013. Un accord signé entre toutes les forces vives de la Nations. Reconnaissant quelques dégâts collatéraux lors des évènements, il a exhorté sa population à se remettre au travail, ce, dans l’unité et la réconciliation.

S’agissant des priorités du futur gouvernement de transition, le chef de l’Etat a indiqué qu’il s’agirait d’une réponse aux souffrances des centrafricains provoquées par son prédécesseur. Il a tout de même déploré une gestion clanique, familiale axée sur la mal gouvernance prônée par François Bozizé.

A Bangui, les reporters de Radio Ndeke Luka ont constaté une ambiance générale restée morose dans les rues et quartiers : pas de circulation, les rues sont désertes, plusieurs commerces fermés, des tirs sporadiques se sont poursuivis par endroit dans la capitale. A cette liste s’ajoute le manque d’eau et d’électricité.

Cependant, les éléments de la coalition Séléka, désormais au pouvoir, ont décidé enfin de mettre fin aux pillages à Bangui. Des patrouilles mixtes composées des combattants Séléka et les Soldats de la FOMAC, s’emploient à arrêter toute personne en possession d’un bien pillé.

Pour preuve, selon les informations données par l’ancien ministre de la Communication Christophe Gazam-Bétty, environ 150 véhicules volés par les rebelles sont déjà récupérés par l’équipe de patrouille de Séléka.

Dans les hôpitaux, les malades composés essentiellement des blessés civils et militaires manquent de soins appropriés : certains professionnels de santé sont terrés chez eux, les produits pharmaceutiques sont devenus rares.

Toutefois, à l’Hôpital Communautaire, les nouveaux Dirigeants de Bangui ont offert un stock de carburant pour faire tourner le centre hospitalier et faciliter la prise en charge des malades.

 

 

 

 

 

Bozizé invite la jeunesse de la RCA à la prise de responsabilité face à SélékaLe président de la République Centrafricaine François Bozizé a appelé le 15 mars 2013, les jeunes de son pays à prendre leurs responsabilités face aux « intentions cachées » des rebelles de la coalition Séléka. La déclaration a été faite au cours de la commémoration du 10ème anniversaire du sursaut patriotique du 15 mars 2003.

Dans son adresse à une foule de jeunes venus des différents arrondissements de la ville de Bangui au Complexe Sportif Barthélémy Boganda, le Chef de l’Etat a déclaré « ne rien comprendre à ce jour aux agissements de cette coalition rebelle». Car, selon lui, « ces rebelles ne veulent pas respecter les clauses de l’accord de Libreville signé en janvier dernier ».

En prenant à témoin la communauté internationale face aux dernières conquêtes des villes de l’Est du pays, le leader du parti au pouvoir Kwa Na Kwa (KNK) n’a pas manqué de « dénoncer les exactions commises sur la population civile par Séléka ».

Mercredi dernier, le groupe des Partis Politiques de la Majorité Présidentielle GPPMP est sorti de sa reverse depuis la signature de l’accord de paix de Libreville pour « condamner les avancées rebelles ».

A travers un communiqué de presse, le GPPMP a souligné « la volonté du Chef de l’Etat pour la mise en application dudit accord. Ceci par la Formation du gouvernement d’union nationale tout en respectant les critères de sa mise en place ».

Le groupe des Partis Politiques de la Majorité Présidentielle, a aussi pris à témoin l’« opinion nationale et internationale et a demandé par ailleurs au gouvernement de tout mettre en œuvre pour contraindre Séléka à cesser définitivement ces hostilités ».

Le GPPMP a encouragé par la même occasion et soutenu « les populations des zones occupées par ces rebelles. Il les a rassurées que tôt ou tard la coalition Séléka répondra de ses actes devant l’histoire ».

De son côté, le réseau des ONG de Promotion et de Défense des Droits de l’Homme (RONGDH) a également appelé les acteurs de la crise centrafricaine au respect du fameux accord de Libreville.

Le RONGDH a demandé au gouvernement de maitre Nicolas Tiangaye de « prendre des mesures d’urgence pour assurer d’abord, la sécurité des personnes et des biens. Mais aussi d’engager des poursuites judiciaires contre les auteurs des exactions dénoncées ». De ce fait, les défenseurs des Droits de l’Homme ont invité madame le Procureur de la Cour Pénale Internationale Fatou Bensouda à « observer la situation des violences massives en RCA qui constitue selon eux, des crimes de guerre et de crimes contre l’humanité ».

 

 

 

15 mars 2003 - 15 mars 2013 : quel bilan ?« De multiples grèves, le racisme, les souffrances des populations de l’arrière pays caractérisent les 10 années du règne du président Bozizé. Ces années là ont été inutiles ». Telles sont quelques réactions de certains compatriotes centrafricains recueillies par Radio Ndeke Luka ce 15 mars 2013. Ces derniers ont réagi à l’occasion de la commémoration du 10ème anniversaire du « sursaut patriotique » de François Bozizé en 2003.

A Bangui, chaque entité issue du parti au pouvoir Kwa Na Kwa s’est organisée à sa manière. Des dépôts de gerbes de fleurs au monument « Place des Patriotes » à Bangui ont aussi eu lieu. A cela s’ajoutent des manifestations socioculturelles organisées au complexe sportif Barthélémy Boganda.

« La fête du 15 mars ne mérite plus d’être célébrée. Le système éducatif a été durement affecté, sans oublier un difficile accès aux soins de qualité. Les hôpitaux se sont transformés en lieu de commerce exercé par le personnel soignant. Au rang de ces maux s’ajoute l’insécurité généralisée avec la conquête de plusieurs villes du pays par la Séléka », ont mentionné d’autres banguissois.

Toutefois, d’autres témoignages ont indiqué  que de réels progrès ont été enregistrés durant les 2 premières années écoulées sous le gouvernement de Touadera I. « Je pense que ce sont ces militaro-politiques qui ont mis en mal le fonctionnement du pays et ont contribué énormément à la régression de l’économie du pays. N’eut été ces crises militaro-politiques, franchement soyez rassurés que ce bilan serait un bilan très  positif » a déclaré Kevin Sosthène Kpefio, vice président du comité d’Organisation de cette manifestation.

Par ailleurs à Nola (ouest), selon le reporter de Radio Ndeke Luka, « pour des raisons d’organisation, aucune célébration n’est prévue à l’occasion du 15 mars. Le bilan des 10 ans au pouvoir de François Bozizé ne fait pas l’unanimité dans cette localité ».

A titre de rappel, le 15 mars 2003, alors que le président Ange Félix Patassé est en visite de travail au Niger, le général Bozizé prend le pouvoir à Bangui, sans combat. Après s’être autoproclamé président de la République, il annonce la suspension de la Constitution, la dissolution de l’Assemblée nationale et le limogeage du gouvernement de Martin Ziguélé, et met en place une transition consensuelle associant « toutes les forces vives de la nation ». Contrairement à la communauté internationale, en particulier la France qui  réprouve « toute tentative armée de renverser un chef d’État légitimement élu », les forces d’opposition, rassemblées au sein de la Concertation des partis politiques de l’opposition (CPPO) saluaient quant à elles cet événement.

Mboli Goumba condamne l’attaque de Bangassou et confirme la présence de Nourredine à BanguiLe gouvernement centrafricain par le biais de son porte parole Crépin Mboli Goumba est sorti de sa réserve ce 13 mars 2013, pour condamner la conquête des villes de Bangassou et Gambo (est). Il s’agit de la nouvelle conquête opérée par les rebelles de la coalition Séléka, malgré les clauses de l’accord de paix signé en janvier dernier à Libreville au Gabon.

C’est au cours d’une conférence de presse tenue à Bangui que le membre du gouvernement a ainsi réagi.

Selon le ministre Mboli Goumba interrogé par Radio Ndeke Luka, « il y’a eu des combats, mais les Forces Armées Centrafricaines (FACA) ont du battre en retraite pour céder les villes aux rebelles. La population de ces localités a été livrée aux pires exactions des hors la loi. A ce jour rien ne justifie ces attaques. Car, toutes les parties avaient déclaré devant le monde entier à Libreville de faire une paix durable. Surprise a été de constater ces agissements qui ne font que fragiliser le processus de la concorde nationale en cours ».

« D’ailleurs la communauté internationale estime un scepticisme d’un réel pas du pays vers la paix. Pour preuve, le cantonnement des rebelles qui est un signal fort dans ce processus a été un échec », a ajouté le ministre.

Pour lui, « ces assaillants ne sont autres que les dissidents de la Séléka. Nous exhortons de ce fait la branche légale de cette faction rebelle de revenir à la raison, nous asseoir et discuter de fond en comble les problèmes de notre pays ».

Dans le même ordre d’idée de ce dialogue franc avec ces partenaires qui se mettent à ce jour en marge de l’accord de Libreville, le porte parole du gouvernement a confirmé la présence à Bangui de Nourredine Adam. Ce dernier avait réclamé les récentes attaques lancées contre la ville de Sido (nord) par ses éléments de la Convention de patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) Fondamentale. Une incursion qui avait contraint la population civile et militaire à fuir vers le Tchad voisin.

Le porte parole du Gouvernement en a profité pour aborder d’autres sujets liés à la bonne marche du pays dont les mécontentements de certains partenaires sociaux.  Ainsi, le ministre Crépin Mboli Goumba est revenu sur la colère des enseignants vacataires et celle des agents contractuels du complexe Pédiatrique de Bangui. Des sujets qui ont défrayé la chronique ces derniers temps à Bangui.

D’après lui, le gouvernement conduit par maitre Nicolas Tiangaye s’emploie à régler de manière méthodique,  les problèmes sociaux auxquels est confrontée la République Centrafricaine.

A titre d’illustration,  le gouvernement vient de décaisser  815 millions de francs CFA. Des fonds pour résorber une partie des frais de vacation des enseignants du secondaire et de ceux de l’université de Bangui.

Réaménagement technique du gouvernement, Séléka insiste« Nous avons toujours revendiqué un réaménagement technique du gouvernement comme facteur d’un retour définitif de la paix en République Centrafricaine. Le quota de la Séléka n’a pas été respecté, ce qui nous inquiète ». Cette déclaration  a été faite le 5 mars 2013 par le ministre des eaux et forêts, Moussa Dhaffane, sur les ondes de Radio Ndeke Luka.

La réaction de ce membre du gouvernement, issu des rangs de la coalition des rebelles de la Séléka, est intervenue au moment où le Président de la République Centrafricaine François Bozizé a nommé mardi dernier, certaines personnalités à des postes de responsabilités.

Selon le ministre, « il est important à ce jour de procéder à ce réaménagement technique pour apaiser les esprits, prendre en compte toutes les sensibilités nécessaires à un retour de la paix ».

« Toutefois, Séléka a toujours milité pour une paix. Même si elle a pris des armes, il n’a pas été question de faire la guerre, mais plutôt de faire entendre la voie d’une frange de la population délaissée », a indiqué le ministre.

Au sujet justement de cette nomination rendue publique sur les ondes de la radio Nationale, le Président de la République a ramené de force Albert Besse, ex-ministre des finances et du budget, Obed Namsio, ex-ministre délégué aux mines et Roger Langue. Ils sont désormais Ministres Conseillers à la Présidence.

Le même décret concerne également Egide Gouguia, ancien Premier Conseiller auprès de l’ambassade de Centrafrique à Paris et Firmin Ngrebada (ex- directeur de cabinet adjoint de l’ex-Premier ministre  Faustin Archange Touadera.

Une presse en ligne a remarqué que « malgré l’accord de Libreville signé en janvier dernier, le Président de la République continue à ce jour, de signer à tour de bras, les décrets de nominations dans l'appareil de l'Etat. Dans ses actions, il ne consulte même pas l’actuel chef du gouvernement de l’union nationale, maître Nicolas Tiangaye, et surtout le conseil des ministres. Pour cette presse, «  rien n'a vraiment changé depuis Libreville ».

La même source a précisé que, « un des hélicoptères de guerre ukrainiens que François Bozizé tentait depuis à la hâte de faire voler, aurait effectué le week-end dernier, un tour de reconnaissance sur la ville de Sido (nord). Cette ville qui avait fait l'objet quelques heures plus tôt, d'une attaque des éléments de Nouredine Adam de la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) Fondamentale. Une attaque qui a fait fuir plus de 4000 habitants de Sido vers le Tchad voisin ».

Toutefois, sur le terrain, une partie dissidente des éléments de la Séléka cantonnés à Sibut (186  kilomètres nord de Bangui) continuent de semer la terreur parmi la population. 9 d’entre eux ont blessé par balle un habitant et fils d’un Général des Forces Armées Centrafricaines (FACA) à Libi (45 kilomètres sur l’axe Damara-Sibut. La victime en question se trouve à ce jour à l’Hôpital de l’Amitié de Bangui pour des soins.

Les bourreaux du jeune lui auraient reproché la détention des armes de guerre appartenant à son père. Outre ce cas de blessé, les malfrats ont emporté 10 tonnes d’ignames, 7 tonnes et demi de riz ainsi que d’autres biens appartenant au Général.

 

 

 

Le nouveau bureau parlementaire dominé par le parti au pouvoir KNKLes députés centrafricains viennent de renouveler leur bureau pour un an. Laurent Gon Baba, du parti au pouvoir Kwa Na Kwa (KNK) de Baboua (nord), a été maintenu au poste du 1er Vice président avec 68 voix. Il a été  face à Moïse Kotayé (indépendant) de Alindao est) et Aurélien Simplice Zingas KNK du 6ème arrondissement de Bangui.

Le vote s’est déroulé à l’Hémicycle de l’Assemblée Nationale à Bangui, 5 jours après l’ouverture de la première session ordinaire de cette année. Sur 102 députés inscrits, seulement 99 ont donné leurs voix.

C’est dans un climat calme que le bureau de la législature 2013 a été mis en place, ont remarqué les reporters de Radio Ndeke Luka. Le poste de la 2ème Vice présidence a été remporté par Bea Bertin du KNK de Boali (95 kilomètres de Bangui). Il a battu  Anatole Koue (indépendant) du 3ème arrondissement de Bangui avec 42 voix contre 39 voix ainsi que Marcel Djimassé (indépendant) de Kouango I (est) qui n’a recueilli que 18 voix.

La 3ème Vice présidence a été remportée par Gina Michelle Sanzé, KNK de Dékoa (nord) avec 50 voix. Elle a ainsi battu Marie Solange Pagonéndji Ndakala, KNK de Bambari I (centre-est). Le candidat Jérôme Lavou,  (indépendant du 7ème arrondissement de Bangui), s’est retiré de la course à ce poste à quelques minutes du scrutin.

Un autre candidat du KNK, Salomon Kotro Bomba de Satéma  (est), a été élu au poste du 1er Questeur avec 43 voix. Il a été face à Gilbert Bitty, KNK de  Boganangone qui a obtenu 16 voix. Les autres challengers à ce même poste ont été Maxime Bondjo, KNK de Boda (ouest) et Jean-Marie Mokolé, KNK de Mbaïki III (sud) qui ont recueilli respectivement 12 et 3 voix.

Le candidat Alain Albert Andjigbo-Ndjanga KNK de Zangba (est) s’est quant  à lui, retiré de la course. Boniface Sambo, KNK de Gazi (ouest), a maintenu son poste de 2ème Questeur avec 83 voix face à Ghislain Samba  Mokamanédé, KNK de Bimbo I qui a eu 15 voix.

Ésaïe Ggbanné,  KNK de Bocaranga I (nord), a fait sa 1ère expérience au poste du premier Secrétaire parlementaire avec 51 voix face à N’zafio Dogonéndji,  KNK de Bouca (nord) qui a occupé ce poste pendant 5 ans. Il a été secondé  par Barthelemy  Boua, KNK de  Koui (nord), qui a maintenu son fauteuil de 2ème Secrétaire avec 68 voix. Ce dernier a  battu Clément Ndombé de Berberati III (ouest).

Mamadou Gari, KNK de Mbaïki I (sud) a aussi maintenu son poste du 1er membre du bureau avec 54 voix. Il a été face  à Serge Mayer qui a obtenu 43 voix. Socrate Bozizé KNK de Gambo (nord) a été élu par acclamation comme 2ème membre. Le 3ème poste de membre a été occupé par  Issa Marc, KNK de Aba (ouest) qui a eu 54 voix face à Sylvain Dofone, KNK de Nana Boguila (nord) et William Wabem, KNK de Bossémbélé (nord).

Pour le poste du 3ème membre toujours, Evodie Nakoumbou, (indépendante) de Bangassou II a désisté à la dernière minute.  Selon elle, les élections ont été la volonté d’une personne qui est sans doute le président fondateur du KNK François Bozizé. Elle a, de  ce fait, demandé à ce que les prochains membres du bureau soient directement nommés par décret au lieu de passer par des élections commanditées.

 

 

Les élus de la nation reprennent leurs activités  après la crise politico-militaire en RCALa première session ordinaire de l’Assemblée Nationale au titre de l’année 2013 a débuté le 1er mars 2013 au sein de l’hémicycle à Bangui et va durer 3 mois. Elle regroupe plusieurs députés.  Au total, 12 projets et 4 propositions de Loi déposées sur leur table  depuis le mois de décembre 2012 devront être examinés.

«  Nous avons hérité de la précédente session, 12 projets et 4  propositions de Loi et dont l’examen devra reprendre immédiatement au niveau des commissions permanentes », a expliqué  le Président de l’Assemblée Nationale, Célestin Le Roy Gombalet dans son allocution de circonstance. Selon ce dernier, la grande crise politico-sécuritaire due à l’avènement de la coalition Séléka qui a secoué la République Centrafricaine depuis le 10 décembre 2012, est à l’origine de ce retard.

le Président de l’Assemblée Nationale qui déclare avoir adressé une correspondance au Premier ministre Maître Nicolas Tiangaye, indique que le chef du gouvernement a estimé à juste titre que : « ces projets de texte fassent l’objet d’un réexamen et d’une sélection qui tiennent compte de la nature des missions assignées au Gouvernement d’Union Nationale ( GUN) et des axes prioritaires définis dans l’accord de Libreville ». Il souhaite pour sa part une réaction rapide du côté du  gouvernement pour éviter un retard dans  les travaux ordinaires.

Les projets de loi sont entre autres « relatifs au code de la décentralisation; au code électoral, au code foncier agropastoral. Un autre fait état de la loi instituant la parité  entre les hommes et les femmes. Il y a également un projet de loi portant création d’une commission nationale des droits de l’homme et des libertés fondamentales, et un autre, constitutionnel portant création du Senat, auxquels il faut ajouter les 4 propositions de loi ».

Il convient de signaler qu’en application de l’article 51 de la constitution du 27 décembre 2004, les élus de la nation dont les mandats prendront fin d’ici 2014 conformément à l’Accord politique de Libreville,  procéderont dans quelques jours, au renouvellement annuel partiel du Bureau de l’Assemblée Nationale.

 

 

Retour simultané des anciens militants de Patassé dans le MLPCLa famille du MLPC s’élargit. Une frange  du comité de soutien à l’ancien Président Ange Félix Patassé, regagne le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC).  La réconciliation a eu lieu ce 17 février au quartier Galabadja 6 dans le 8e arrondissement de Bangui.

Ces anciens militants ont invité le bureau politique présidé par Martin Ziguélé, pour lui faire part de  leur retour au sein du MLPC.  Selon Jackson Mazett, 2e vice président de ce parti politique, « ces militants étaient d’abord des militants du MLPC qui au retour du président Ange Félix Patassé l’avaient rejoint ». Il  considère  ces  retours simultanés déjà effectués dans le 5ème, 4ème ,3ème et 7ème arrondissements  comme «  une journée de réconciliation qui permet à ces militants de continuer leur lutte politique au sein de notre parti politique ».

En rappel, le parti MLPC avait annoncé en 2006, la suspension de toute activité politique pour non-respect de sa ligne par Patassé. Puis en mi-juin de la même année, ledit  parti  décide  son exclusion définitif pour les mêmes raisons, avant d'investir son ex-Premier ministre Martin Ziguélé comme candidat à la présidentielle de 2010 à l'issue d'un congrès.

Signalons que  la famille du MLPC s’élargit depuis le  3 février dernier avec la reconversion d’un groupe d’anciens militants du parti KNK du 6ème arrondissement de Bangui  au sein du  parti MLPC.