RCA : combats à Zémio, aucun bilan disponible A Zemio dans le Haut-Mbomou, de nouveaux combats ont opposé jeudi des groupes d’auto-défenses à des peuhls armés. Difficile pour le moment de donner des précisions sur ce qui s’y passe puisque les réseaux téléphoniques sont coupés dans la ville. Selon certaines informations recueillies par RNL, « la gendarmerie, l’hôpital et même les locaux de certaines ONG seraient pillés ». Et aucun bilan exact de cette violence n’est disponible.

A RNL, Martin Dalou-Wamboli, député de Zemio a donné un bref aperçu de l’identité de l’une des parties impliquées dans ces combats.

« Des peuhls qui tressent leurs cheveux sont sortis de partout pour venir en renfort à l’équipe qui est sur place », a révélé le député de Zemio ajoutant que « dès leur arrivée, ils ont progressé vers l’hôpital d’où ils ont échangé des coups de feu durant 2 heures du temps avec les auto-défenses qui essayaient de défendre le site des déplacés ».

Face à cette situation, Martin Dalou-Wamboli appelle le gouvernement à « prendre ses responsabilités pour rappeler à l’ordre les responsables de la Minusca pour qu’elle protège la population civile ».

La ville de Zemio est plongée dans le chao depuis le 28 juin dernier poussant ainsi plus de la moitié de la population à trouver refuge en brousse, sur le site des déplacés ou encore en RD Congo.


 

 

 

 Centrafrique : Une dizaine de morts et de blessés à Bria dans la Haute-Kotto A Bria dans la Haute-Kotto, une dizaine de personnes sont mortes dans des combats  qui opposent depuis 48 heures, les éléments FPRC aile Abdoulaye Hissène aux éléments auto-défenses de la localité. Selon un bilan encore provisoire donné par un habitant joint par RNL,  « il y a eu 10 morts dont 3 civils, 7 éléments FPRC et 10 autres blessés dans les rangs des auto-défenses dont 5 ont été transférés par MSF sur Bangui ». La ville connaît depuis un calme apparent mais la population a toujours peur d’une reprise des hostilités.

Selon Vladimir Monteiro, porte-parole de la Minusca, « la situation est tendue », mais il y a une « coordination entre la force et la police de la Minusca pour s’assurer qu’il n’y ait pas de dommages ».

Mais il reconnaît que la Minusca est confronté à un problème : « le fait qu’il y ait des hommes armés dans le camp des déplacés ». Pour M. Monteiro, « lorsqu’un groupe provoque l’autre qui est à l’extérieur, il y a toujours des tentatives de revanche, d’où la nécessité de travailler pour qu’il n’y ait plus d’armes dans les camps ».

Calme au PK 5 de Bangui

Cette accalmie qui règne à Bria dans la Haute-Kotto est également constatée au PK 5 dans le 3ème arrondissement de Bangui qui a été secoué hier par un incident survenu après l’explosion d’une grenade qui a fait « 8 blessés dont 5 cas graves ».

Selon Abdouramane Bornou, porte-parole du Comité des Sages du PK 5 « deux individus qui ont un kiosque en partage se sont disputés le recouvrement de leurs créances ». N’ayant pas pu s’entendre, « l’un a sorti son couteau tandis l’autre a sorti une grenade. Voulant désarmer celui qui avait une grenade, il l’a dégoupillé puis lancé dans la foule faisant des blessés et provoquant une panique ».

Pour le moment, les deux individus responsables de ce dégât sont toujours en cavale.

 

 

 

 RCA : la ville de Bria à nouveau sous tension Le site des déplacés de PK3 à Bria dans la Haute-Kotto est en ébullition ce 16 août. Les informations fournies à RNL par des sources locales signalent qu’une première attaque avait déjà été repoussée dans la matinée par des éléments d’auto-défense. Le bilan provisoire de celle-ci fait état de « 3 morts côté FPRC et des blessés dans les deux camps ».

Joint au téléphone par RNL, un habitant de Bria reconnaît qu’un « accrochage a opposé ce matin les auto-défenses aux éléments FPRC », créant selon lui, un « mouvement de panique » dans le plus grand centre pour personnes déplacées de la ville. Ce qui a contraint ces compatriotes à se concentrer tout autour de la base de la Minusca.

Selon ce témoin, la veille, « une dizaine de taxi-moto aurait été braquée par les éléments du FPRC », provoquant ainsi une sorte de tension. Il ajoute également que le « pont qui sépare le site pour personnes déplacées de la ville de Bria a été barricadée hier ».

Ce 16 aout, rajoute cet habitant, « quelques éléments FPRC qui ont essayé d’évoluer vers le site se sont accrochés avec les auto-défenses » déclenchant cette tension.

Craignant une reprise des hostilités, les déplacés appellent à l'aide. Déjà, un hélicoptère de la Minusca survole la ville à nouveau paralysée par cette tension.

 

 

 

 Approvisionnement en armes via les 2 Congo, le démenti des antibalaka La coordination des Ex-Antibalaka a rejeté l'accusation du groupe d'experts des Nations-unies relative à son approvisionnement en armement via les deux Congo voisins. « Nous apportons un démenti formel aux informations véhiculées via ce rapport », a déclaré Igor Bérenger Lamaka, porte-parole de la Coordination des antibalaka qui considère de « fantaisistes », les accusations portées par les experts des Nations-Unies.

Tout en dénonçant ce qu’il qualifie de « diabolisation insistante des experts de l’ONU », M. Lamaka précise que la coordination des antibalaka se réserve le « droit de prendre toutes les mesures y compris d’ordre judiciaire devant le parquet de Bangui et Paris pour diffamation contre les auteurs de ce rapport ».  La mouvance Antibalaka, selon son porte-parole réaffirme son attachement au processus du DDRR en cours dans le pays.

Dans un rapport rendu public le 08 août dernier et en partie consacré à la question de l’armement des mouvements rebelles opérant en RCA, le Groupe d’experts de l’ONU sur la Centrafrique a relevé que « la coopération des antibalakas avec le FPRC leur a permis d’acquérir des armes conventionnelles principalement des fusils d’assauts de type AK-47 et des lance-roquettes  type AK-47».

En janvier 2017, révèlent aussi les experts de l’ONU, « un chef antibalaka et un général du FPRC se sont procurés des armes notamment des munitions pour mortier à la frontière avec le Tchad ».

 Il en est de même pour l’UPC de  Ali Darassa qui, selon le groupe d’experts des Nations-Unies « continue d’acquérir des armes et des munitions depuis la République démocratique du Congo ». A ce titre, ils ont souligné qu’en janvier 2017, « 18 000 cartouches auraient voyagé par bateau de Yakoma en RDC vers Béma en Centrafrique que contrôle l’UPC ».

Outre les antibalaka, les ex-Séléka, selon ce rapport « continueraient de s’approvisionner en armes aux frontières avec le Tchad et le Soudan », notant également que « le FPRC semble également avoir réactivé ses contacts au Soudan du Sud pour acquérir des armes. »

 

 

 

 RCA : situation sécuritaire tendue à Béma dans le Mbomou De violents combats ont opposé ce 10 août les ex séléka et un groupe d’auto-défense assimilé aux antibalaka. Plusieurs personnes seraient tuées mais aucun bilan précis n’est encore disponible. Toutefois, la tension est encore vive dans cette localité actuellement contrôlée par les autodéfenses, selon des sources contactées par RNL.

Par peur de représailles, la majeure partie de la population a, selon nos informations, trouvé refuge en brousse ou dans les villages environnants. Leurs conditions de vie restent dramatiques.

La recrudescence de l’insécurité dans le Mbomou de manière générale a aussi des conséquences dans les sous-préfectures. A Gambo, localité secouée ces derniers jours par de violents affrontements entre ex-seleka et auto-défenses, « 6 volontaires de la Croix-Rouge Centrafricaine ont été tués le 03 août dernier par des hommes armés ».

Le Président de la Croix Rouge Centrafricaine, Antoine Mbao Bogo a, dans un communiqué rendu public mercredi, dénoncé ces assassinats et a décrété, « trois jours de deuil en mémoire des victimes à compter du 09 août ».  La Coordonnatrice humanitaire de l’ONU en République Centrafricaine, Najat Rochdi a, elle aussi condamné sur Twitter cette attaque contre les humanitaires qui, selon elle est « inadmissible et empêche l’assistance à la population ».

La localité de Gambo a été le théâtre la semaine dernière d’un violent combat entre un groupe d’auto défense et une faction Séléka. Jusqu’aujourd’hui, aucun bilan officiel de ces heurts n’est disponible.

 

 

 

 RCA : des armes de guerre saisies à Obo dans le Haut-Mbomou « Trois Kalachnikov, deux masses 36, un G3, trois armes de fabrication artisanale ainsi que deux chargeurs garnis », ont été saisis ce 08 août au domicile du Maire de Obo dans le Haut-Mbomou. Une opération rendue possible grâce aux révélations du fils même du Maire de cette ville interpellé la veille en possession d’un pistolet automatique.

Conduits à la brigade de gendarmerie de Obo, le fils de l’autorité municipale, selon les informations recueillies par RNL, a déclaré aux enquêteurs « qu’il n’est pas le seul à détenir les armes », citant son père qui aurait, aussi selon lui, des armes de guerre en sa possession.

Informées de cette situation, les Forces Armées Centrafricaines (FACA), ont, selon un constat de RNL, quadrillé très tôt ce 8 août  le domicile du Maire et y ont effectué des fouilles pour mettre la main sur ces armes.

Interrogé par RNL, le commandant de la zone a précisé que les enquêtes vont se poursuivre pour  découvrir le réseau d’approvisionnement des armes. Mais en attendant, le Maire ainsi que son fils sont actuellement en garde à vue à la brigade territoriale de Obo pour « nécessité d’enquêtes ».

La ville de Obo à l’instar d’autres localités de la République Centrafricaine fait face à la circulation d’armes de guerre de différents calibres. Localité investie depuis plusieurs années par la rébellion de la LRA, cette zone est aussi victime de la crise de 2013 qui a vu l’avènement au pouvoir de la coalition rebelle Seleka.

Le 1er avril dernier, un Groupe d’Experts des Nations-Unies a, dans un rapport rendu public, établi que malgré l’embargo sur les armes qui frappe la RCA, les groupes armés (Seleka et Antibalaka), responsables du chaos continuent de s’approvisionner en armes. La RD Congo, le Congo Brazzaville, le Soudan et le Tchad sont les pays de départ des armes de guerre à destination de la République Centrafricaine.


 

 

 

RCA : Gambo encore sous tension malgré un calme précaire Plusieurs personnes auraient perdu la vie à Gambo dans le Mbomou à l’issue  d’un violent affrontement le 3 juillet dernier entre un groupe d’auto défense et une faction ex séléka. Pour le moment, aucun bilan exact des heurts n’est encore disponible mais un calme apparent règne dans la localité.

Face à cette situation, le Député de Gambo, Michel Kpingo accuse le contingent Marocain de la Minusca d'être de connivence avec les hommes armés de l'ex Séléka qui ont contre attaqué la ville.

 « A la suite de cette descente des auto-défenses à Gambo, les peuhls se sont réorganisés et avec l’appui du contingent marocain de la Minusca, ils sont revenus en force et ont commencé à abattre les gens avec les flèches », a déclaré Michel Kpingo. Ce dernier avance un bilan d’une « trentaine de morts », même si celui-ci n’est pas encore confirmé par d’autres sources.

Mis à l’index, la Minusca rejette ces accusations et appelle la population à plus de confiance. « Ces informations selon lesquelles les casques bleus seraient en train de s’en prendre aux populations sont inexactes », a déclaré son porte –parole Vladimir Monteiro indiquant « faire confiance aux forces qui continueront de protéger les populations ».

M. Monteiro précise en outre que  c’est par rapport à toutes ses menaces que la Minusca a « déployé dans un premier temps les soldats marocains, ensuite les bangladais et gabonais qui sont en train de faire un travail pour que la paix revienne, que les populations leurs fassent confiance et quelles ne cèdent pas aux rumeurs ».

Mais en attendant, les populations de Gambo, selon  M. Kpingo « seraient en train de faire mouvement à pied vers Bangassou afin de se mettre à l’abri ». A cet effet, l’élu de la nation appelle le gouvernement centrafricain et la Minusca à « prendre leurs responsabilités » pour « mettre fin à cette situation.
 

 Bangassou : un civil tué et deux autres enlevés, accusée la Minusca nie les faits La Minusca a rejeté en bloc ce 4 août l’accusation portée à l’encontre du contingent Bangladais qui aurait abattu un civil et enlevé deux autres à Bangassou.

Selon des sources locales contactées par  RNL, l’acte se serait produit ce 03 juillet dans le 1er arrondissement de la ville. Les victimes, trois frères d'une même famille, auraient été confondues par les forces spéciales du Bangladesh à des éléments d'auto-défense.

 «Les casques bleus n’enlèvent pas des personnes », a réagi Vladimir Monteiro, porte parole de la Minusca, ajoutant que « depuis dimanche dernier, en plus des marocains, il y a les bangladais et des gabonais qui ont été envoyés en renfort dans la ville de Bangassou».

À travers ce déploiement, la Minusca veut faire en sorte « que les auteurs de violence cessent leur projet et que les populations puissent retourner chez eux », a précisé M. Monteiro.

Cette situation a de nouveau alimenté la crainte des habitants et paralysé toutes les activités.

De passage à Bangui le 31 juillet dernier, Jean-Pierre Lacroix, Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix, a reconnu que « compte tenu de la taille de ce pays et des ressources qui sont les siennes, la Minusca ne sera jamais en mesure de traiter la totalité des problèmes de sécurité ».

Jadis havre de paix, la ville de Bangassou connaît depuis mai 2017, des violences inouïes qui ont poussé plusieurs centrafricains à trouver refuge vers la RD Congo. Depuis lors, 9 Casques bleus ont été tués par les forces auto-défense à Bangassou.

 

 

 

 RCA : la morgue de l’hôpital communautaire momentanément fermée Sur initiative de l’élue de Bimbo 4, Christine Nadia Beya et du Cardinal Dieudonné Nzapalainga, la morgue de l’hôpital communautaire subi depuis le 15 juillet, des travaux de réfection. Temporairement fermée, celle-ci pourra être opérationnelle d’ici quelques semaines.

Selon Dr Joachim Paterne Tembeti, directeur de l’hôpital communautaire, 4 principales raisons ont conduit à sa suspension. « Des petites difficultés de fonctionnement, l’insalubrité provoquée par les parents des défunts, des défaillances sur le réseau électrique de la chaîne de froid ainsi que le dépassement du nombre de corps exigé dans les différents casiers ».

Ces travaux en cours ne permettront pas de résoudre globalement le problème de la morgue de l’hôpital communautaire. Selon son directeur, « le carrelage de la morgue, les réfections des portes et paillasses dont d’autres seront construites derrière, les réseaux électriques avec des lampadaires, les toilettes et la peinture du bâtiment », figurent au menu des travaux en cours.

La seconde phase, précise M. Tembéti consistera pour l’administration de l’hôpital d’apprécier « l’état des casiers.  Faut-il les augmenter, les laisser en l’état ou leur faire subir de petits aménagements ?», s’est par ailleurs interrogé, le directeur de ce centre hospitalier de référence de la Capitale.

48 heures

Toutefois, la fermeture de la morgue de l’hôpital communautaire a eu des répercussions sur le fonctionnement des deux autres morgues de la capitale. Les parents des défunts sont sommés d’enlever au plus vite les corps qui y sont gardés. « Il y a de l’espace dans la morgue mais comme il y a beaucoup de corps qui arrivent, nous sommes obligés de leur donner 48 heures pour lever les corps de leurs parents», a indiqué à RNL, Pierre Eric Maïdou, morguier à l’hôpital de l’Amitié. 

La capitale centrafricaine compte seulement trois morgues. Un à l’hôpital général, un deuxième à l’hôpital de l’Amitié et le troisième est celui de communautaire actuellement en travaux.

 

 

 

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