Kaga-Bandoro retrouve son calme après la tension de la veille A Kaga-Bandoro, localité secouée le 27 avril par une manifestation de la population contre la relève des casques bleus rwandais et burundais par ceux du Pakistan, l'atmosphère est de plus en plus détendue. Même si un civil grièvement blessé a été transféré au Camp de la Minusca pour des soins, le porte parole de l'institution onusienne affirme que la « situation est désormais sous contrôle ».

Selon Wilfried Zounalé, Président de la jeunesse de Kaga-Bandoro, c'est lorsque «  la population a appris que la Minusca voulait procéder à la relève des casques bleus rwandais et burundais », qu'elle s'est soulevée. Ceci pour protester parce que les contingents relevés assument bien « leurs missions de protection des populations civiles », selon les habitants de cette localité.

Ceux-ci entendaient aussi dénoncer les casques bleus pakistanais qu'ils soupçonnent de « connivence avec les éléments de l'ex coalition Seleka qui sévissent à Kaga-Bandoro ».

Contactée par RNL,  le porte parole de la Minusca Vladimir Monteiro a indiqué à ce sujet qu'il s'agit d'une « restructuration des forces », d'autant plus que la présence des burundais à Kaga-Bandoro n’était que « temporaire ».

Tout en rassurant que les soldats pakistanais déployés dans la localité vont travailler avec « professionnalisme pour assurer la sécurité des civils », il a appelé les populations « au calme ».

 

 

 

 RCA, des personnes enlevées et tuées, la Minusca en alerte dans l’Est A Rafaï dans le Mbomou, au moins 6 personnes sur 7 enlevées par des hommes armés non identifiés ont été tuées. Les faits se sont déroulés les 24 et 25 avril 2017 selon les informations recueillies par RNL.

Sur les « 7 personnes enlevées,  6 corps ont été retrouvés, aucune trace de la dernière personne jusqu’à présent », a déploré Benjamin Zanga Bero, député de Rafaï. Une situation qui replonge toute la région dans la psychose poussant ainsi les populations à fuir en brousse et les empêchant de vaquer librement à leurs occupations.

S’il indique avoir tenu informer le gouvernement centrafricain de la situation, Benjamin Zanga Bero demande que de concert avec la Minusca, « qu’un secours soit apporté à cette population qui ne réclame que la  paix ». 

Alerte

Suite à cette recrudescence de l’insécurité dans l’Est de manière générale, la force de la Minusca est en alerte, selon  le major Rahhali Khalid, son porte-parole. « Dans le secteur Est, la force reste en alerte et maintient une présence mobile et permanente », a-t-il relevé.

Si la « situation est sous contrôle à Bria et Bakouma », comme a mentionné Rahhali Khalid, une « mission de reconnaissance », de la Minusca a été effectuée sur « l’axe Bangassou – Kitikra ». Ceci, en vue de « garantir une intervention rapide de la force en cas de menace dans la région ».

La force de la Minusca, toujours selon le porte parole, a renforcé sa présence à « Bangassou et les régions environnantes » afin de « stopper », dit-il, « toute volonté d’offensive de la coalition et contre les exactions des groupes armés ».

 

 

 

 Des affiches pour montrer la progression de la refondation des FACA Une campagne d'affichages de promotion des Forces Armées Centrafricaines (FACA),  a été lancée 25 avril à Bangui. Une initiative de l’EUTM qui consiste à « poser des autocollants sur les taxis, bus et panneaux publicitaires », afin de « rendre visibles les appuis de l'EUTM aux FACA et rassurer la population quant à l’effectivité du travail de refondation de l’armée ».

Démarrée à la mairie de Bangui, « cette campagne a trait à la formation militaire que l’EUTM est en train de mener auprès des militaires centrafricains », a déclaré Alain Georges Ngatoua, chargé de mission au ministère de la Défense. Il indique qu’une telle formation ne peut se faire « sans une opération médiatique »,  permettant selon lui de donner une « nette visibilité de l’effort de reconstruction par l’EUTM pour remettre à flot les FACA ».

Alain Georges Ngatoua a par ailleurs indiqué que cette campagne d’affichages constitue une réponse à la demande des Centrafricains relatives à « ce que sont devenues les FACA et à quoi servent-elles ? ». Une manière aussi de mettre fin aux « rumeurs, la désinformation et l’amertume », des populations centrafricaines par rapport à leur armée. Elle vise également à rapprocher selon lui, les « populations de leur armée ».

Léontine Bona, conseillère municipale qui apprécie cette initiative de formation des FACA, demande aux populations de « soutenir l’armée nationale en pleine reconstruction ». Car très bientôt, celles-ci seront appelées à « reprendre leur mission de défense de l’intégrité du territoire national », a-t-elle ajouté.

C’est depuis plus de 6 mois que l’EUTM – cette force militaire de l’Europe a entrepris la formation des Forces Armées Centrafricaines. Un premier bataillon déjà formé, pourrait être redéployé prochainement.


 

 

 

Paoua : l’appel de Parfait Onanga Anyanga pour une cessation des violences Le représentant du Secrétaire général des Nations-Unies en Centrafrique Parfait Onanga-Anyanga appelle à la fin des violences commises par les groupes armés à Paoua. Cet appel a été lancé ce 21 avril 2017 à Paoua dans l’Ouham-Pendé lors d’une rencontre du patron de la Minusca avec les autorités, les acteurs et les groupes armés.

À l’ordre du jour de l’entretien de Parfait Onanga Anyanga avec les différentes parties, les « questions d’insécurité et le DDRR », dont la mise en œuvre pourrait démarrer très bientôt. Les principaux acteurs de Paoua ont non seulement apprécié l’appui de la Minusca quant au retour de la paix dans leur localité mais ont également regretté le fait que « l’insécurité persiste dans les zones environnantes en raison de la présence de groupes armés du MPC, la RJ, le 3R et les anti balakas ».

Face à ses différentes préoccupations, le représentant du SG de l’ONU a rassuré les populations de Paoua que son institution va travailler en étroite coordination avec les autorités nationales et les partenaires pour consolider la paix. A propos du processus DDRR, Parfait Onanga Anyanga a indiqué qu’un « dialogue est en cours avec les 14 groupes armés ».

Entre temps, le président du Comité Consultatif et de Suivi (CCS) du processus DDRR, Colonel Noël Bienvenu Selesson a précisé que « pour le moment, la phase de planification est presque finalisée ». Cette phase intervenue après la validation du plan stratégique concerne selon lui, « tous les documents techniques ». Reste aujourd’hui selon le président du CCS, la finition du document de programme qui consiste à traduire en termes opérationnels, la stratégie.

Dans cette même dynamique, Noël Bienvenu Selesson a révélé que le programme triennal du  processus DDRR est financé en majeure partie par la Banque Mondiale, les États-Unis d’Amérique, la Minusca ainsi que d’autres bailleurs. Le coût est évalué à 45.000.000 de dollars américains soient un plus de 27 milliards Fcfa dont plus de 13 milliards Fcfa sont déjà disponibles.

Sud-est RCA : Une alternative au retrait des soldats ougandais Le porte-parole de la République, Albert Yaloké-Mokpème, annonce le déploiement des Forces Armées Centrafricaines (FACA) à Obo dans le Haut Mbomou. Ces soldats vont être appuyés par les Casques bleus de la Minusca. La réaction fait suite au retrait de l’armée ougandaise basée dans cette ville d’ici le mois de mai prochain.

Reconnaissant que l’armée ougandaise a fait un travail de sécurisation remarquable, « nous déplorons ce départ compte tenu de l’état actuel de nos forces », a indiqué Albert Yaloké-Mokpème.

Selon le porte-parole, « la nouvelle n’est pas fraîche. C’est une information qui avait déjà été communiquée au Président au mois de juillet 2016 » lors du sommet de l’Union Africaine à Kigali et que Faustin Archange Touadéra « en avait pris acte ».

Ce rendez-vous inter africains avait permis au Chef de l’Etat de plaider auprès de ses pairs pour une force de compensation. « L’Union Africaine en a fait sienne », ce qui avait occasionné le renforcement des forces internationales dans cette partie du pays.

Albert Yaloké-Mokpème a assuré que le Président a soulevé cet aspect lors de ses nombreux voyages. Un certain nombre de pays dont les Etats-Unis avaient décidé d’apporter leur contribution au renforcement des forces de défense et de sécurité.

Les soldats ougandais se retirent d’ici mai

Les troupes, engagées dans la lutte contre l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA), vont quitter la ville de Obo où elles sont basées. L’annonce a été faite mercredi dernier par le commandant de la troupe ougandaise lors d’une réunion avec les autorités locales.

En rendant public ce retrait (d’ici mai), l’officier ougandais s’est dit satisfait des résultats  de la traque de Joseph Kony. « Nous avons réduit l’effectif des éléments de la LRA à moins de 150 hommes. Bien que Joseph Kony ne soit pas encore arrêté ou tué, nous nous réjouissons du travail abattu », annonce-t-il sans donner de précision sur le calendrier du retrait.

Ghislain Dieu Béni Kolengo, s’est inquiété de ce départ. « Le retrait des troupes ougandaises intervient au moment où la LRA multiplie les exactions. Cette nouvelle nous inquiète tous dans la région », a-t-il déclaré. Le préfet du Haut Mbomou appelle au renforcement du dispositif militaire centrafricain à Obo et dans les environs pour maintenir la pression sur la LRA, cette rébellion ougandaise très active dans la partie sud-est de la République Centrafricaine depuis 2008.

Déjà au mois de mars dernier, Ernest Mizédio, député de Obo s’était dit inquiet du retrait des troupes américaines de la ville. Le parlementaire avait exigé en contrepartie un bataillon des FACA pour sécuriser la population contre les exactions de ces rebelles ougandais.

Ce retrait américain annoncé, et qui se fera à partir du 25 avril, intervient dans un contexte où la LRA multiplie des attaques et des enlèvements à l’est du pays.

RCA, Deux chefs rebelles Seleka et antibalaka placés sous sanction par le gouvernement américain Abdoulaye Hissene, ancien leader d’une branche de l’ex rébellion Seleka et Maxime Mokom, chef de file d’une aile des ex anti-balaka ont été placés sous sanction par le gouvernement américain.n Les comptes dont ils disposent sur le sol américain « seront gelés », a indiqué John E. Smith, un des responsables du Trésor américain.

Ces deux leaders de groupes armés encore actifs dans le pays sont accusés par les Etats-Unis d’avoir « contribué à l’instabilité de la RCA depuis 2013 et prolongé la crise sécuritaire jusqu’à présent ».

Dans un communiqué rendu public par les Etats-Unis, Washington a également regretté le fait « que ces hommes armés aient perturbé un référendum constitutionnel en 2015 », puis « fragilisé en 2016, l’autorité du président Faustin-Archange Touadéra ».

Réticents au départ, le FPRC et l'aile anti balaka dirigée par Maxime Mokom ont finalement adhéré au processus DDRR. C'est le Président Faustin Archange Touadera qui l'avait annoncé dans son discours du 30 mars 2017.
















 

 

 

 

 

 

RCA, Deux chefs rebelles Seleka et antibalaka placés sous sanction par le gouvernement américain Abdoulaye Hissene, ancien leader d’une branche de l’ex rébellion Seleka et Maxime Mokom, chef de file d’une aile des ex anti-balaka ont été placés sous sanction par le gouvernement américain.n Les comptes dont ils disposent sur le sol américain « seront gelés », a indiqué John E. Smith, un des responsables du Trésor américain.

Ces deux leaders de groupes armés encore actifs dans le pays sont accusés par les Etats-Unis d’avoir « contribué à l’instabilité de la RCA depuis 2013 et prolongé la crise sécuritaire jusqu’à présent dans le pays ».

Dans un communiqué rendu public par les Etats-Unis, Washington a également regretté le fait « que ces hommes armés aient perturbé un référendum constitutionnel en 2015 », puis « fragilisé en 2016, l’autorité du président Faustin-Archange Touadéra ».

Réticents au départ, le FPRC et l'aile anti balaka dirigée par Maxime Mokom ont finalement adhéré au processus DDRR. C'est le Président Faustin Archange Touadera qui l'avait annoncé dans son discours du 30 mars 2017.
















 

 

 

RCA : Bangassou encerclée par les groupes armés ? La Minusca reconnaît une tension Le collectif des députés du Mbomou demande à la Minusca et au gouvernement de prendre leurs responsabilités. Ceci, en vue de prévenir un probable affrontement à Bangassou, ville qui serait encerclée par les groupes armés de l'UPC et du FPRC.

« Depuis le 11 avril, nous avions été alertés par les populations que Bangassou est encerclée par les groupes rebelles », a déclaré Michel Kpingo, député de Gambo précisant par ailleurs qu'il s'agit d’éléments de « l'UPC et du FPRC qui convergent dans la région ». Ville n'ayant jamais été touchée par la crise qui a secoué le pays depuis 2013, Bangassou est une ville de cohésion sociale.

« Il n'y a pas de groupes armés à Bangassou », renchéri Michel Kpingo qui assure que chrétiens et musulmans ont toujours « vécu en harmonie ».

Dans un communiqué rendu public, les parlementaires de cette région indiquent que « la présence des ces groupes armés à Bangassou va déstabiliser l'harmonie sociale ». Ils demandent ainsi à la Minusca et au gouvernement de tout mettre en œuvre pour prévenir un possible affrontement et protéger la population.

A cette interpellation, le porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro dément que la ville de Bangasou « soit encerclée par des hommes armés ». Mais il reconnaît une « tension » dans la zone.

Pour la paix et la stabilité en général et la préfecture du Mbomou en particulier, une journée de jeune et de prière est observée ce 12 avril à Bangassou.

 

 

 

RCA : Coup de pouce des Etats Unis au Bataillon Infanterie Territoriale Le 1er diplomate américain en poste à Bangui, Jeffrey Hawkins, a remis ce vendredi au Bataillon d’Infanterie Territoriale (BIT) quatre véhicules pick-up tout terrain. La cérémonie s’est déroulée au Camp Kassaï.

Cet équipement permettra aux soldats du 3e BIT formés par la Mission européenne (EUTM-RCA) d’être opérationnels dans l’avenir.

« C’est un premier pas dans ce qui sera un long voyage. Ces quatre véhicules vont servir au bataillon qui est en train de terminer sa formation », a expliqué Jeffrey Hawkins.

« Il y aura à peu près une vingtaine de véhicules qui seront par la suite mis à la disposition des FACA quand elles seront déployées à l’intérieur du pays », a-t-il précisé. Il a chiffré à 5 milliards de francs CFA, le coût « pour l’achat des véhicules, d’équipement et de moyens de communication », complément nécessaire « au travail de l’EUTM » à l’avenir.

« Tandis que les Européens font la formation, nous suivons avec l’équipement », a indiqué M. Hawkins soulignant que « c’est important » à cause « des risques et menaces » qui se font encore sentir sur la majeure partie du territoire.

Sur la question du réarmement, l’ambassadeur reste très réservé. « Pour le moment, nous ne sommes pas trop sur l’armement », a-t-il déclaré estimant que « l’Etat centrafricain a ses moyens propres avec d’autres partenaires qui peuvent l’aider à acheter des armes ».

Le lieutenant colonel Ismaël Koagou, chargé de la Planification, reconnait que « la capacité de l’armée ne permet pas d’intervenir directement ». Pour lui, les soldats sont « en pleine restructuration et montée en puissance, les bataillons sont en train d’être entraînés par l’EUTM » mettant en exergue les « contingences de matériel ».

L’officier s’est réjouit du fait que « l’ambassadeur des Etats Unis vient d’annoncer une promesse de fonds pour l’équipement en moyen radio ».

Début mars 2017, Jeffrey Hawkins avait promis lors du colloque sur l’armée une enveloppe de 8 millions de dollars pour servir à l’achat d’équipements militaires.

La mission européenne de formation des FACA (EUTM-RCA) a annoncé le 6 mars, rendre disponible les premiers soldats formés d’ici trois mois.

Le Haut représentant américain a assuré que « d’autres projets sont en cours » citant au passage « un laboratoire de langue pour les FACA ». Pour « une armée, un peu d’anglais serait utile », a-t-il souhaité.

Sur 8000 soldats en 2013, seulement 6000 sont physiquement enregistrés en 2016 dont, 600 en position de retraite. Un problème d’effectif auquel s’ajoute celui, plus crucial, de moyens logistiques.

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