Radio Ndeke Luka a changé sa grille de programme ce lundi 16 octobre : Écouter l'interview de Marc Vuillermoz

RCA : Signature d’un pacte de paix entre Antibalaka et 3R à Bouar Vendredi 15 décembre, les deux groupes armés rivaux actifs dans la Nana Mambéré ont décidé d'enterrer la hache de guerre et de conclure un accord de cessation des hostilités.

Le pacte prévoit l'arrêt de toutes provocations et d'affrontements entre les parties signataires jusqu'à l'aboutissement du Désarmement-démobilisation-réinsertion et rapatriement (DDRR). « Nous avons été tous perdants dans ce conflit qui a plongé la région dans le chaos », ont indiqué les responsables des deux mouvements.

L’accord vise donc à pacifier la zone et favoriser le retour à la normale. « Nous n’allons pas continuer de nous battre. Cela n’avance pas notre pays. Les gens ont abandonné leurs parents et sont en exil. Puisque les autorités ont pris l’initiative de nous réunir, nous ne pouvons pas refuser », a expliqué Hadamou Ndalé, chef des auto-défenses de la préfecture, pour manifester son adhésion à cette décision.

« Le 3R est toujours prêt pour le dialogue, la paix et la concorde. C’est le seul mouvement qui n’a pas de barrière et qui favorise la libre circulation des biens et des personnes. Dans nos zones, chrétiens et musulmans vivent ensemble », a fait savoir son porte-parole, le général Siho.

Les deux groupes ont promis d’amplifier la sensibilisation auprès de leurs hommes pour un meilleur contrôle sur le terrain. Pour Jonas Donon, député de Bouar 4 : « lorsqu’on va faire le suivi, je pense que cet engagement va être appliqué. Dans le document, il y a des articles qui parlent du respect des closes », estimant qu’aucune des parties ne peut « désobéir à son engagement ».

L’entente a été rendue possible grâce aux efforts de certaines personnalités : Issa-Bi Amadou, conseiller à la présidence de la République, Augustin Koulas, Responsable du dialogue humanitaire et la Minusca.

C’est la première fois que le mouvement 3R du général Sidiki signe un pacte de paix avec les miliciens Antibalaka.

Les Forces Armées Centrafricaines bientôt équipées par la Russie L’embargo imposé par le Conseil de sécurité des Nations Unies sur les armes à destination de la République Centrafricaine depuis 2013 a été partiellement levé mercredi 13 décembre sur la requête de Moscou. Les Russes fourniront de l'armement pour équiper les premiers bataillons formés par l'EUTM.

Dès lundi 18 décembre, un avion russe transportant des armes et des munitions devrait se poser sur le tarmac de l’aéroport Bangui M’Poko. Deux autres livraisons seraient prévues les 1er février et 1er avril 2018.

Moscou prévoit de doter l'armée centrafricaine, avec notamment 900 pistolets Makarov, 5.200 fusils d'assaut AKM, 140 armes de précision, 840 fusils mitrailleurs Kalachnikov, 270 lance-roquettes RPG, 20 armes anti-aériennes et des munitions.

Selon certaines sources, il ne s'agirait pas d'une vente, mais plutôt d'une cession. Ces armes sont destinées à équiper les deux bataillons déjà formés par l'EUTM -- bientôt rejoints par un 3e - dont le déploiement sur le terrain est prévu au premier trimestre 2018. Moscou a par ailleurs proposé d'entrainer l'armée centrafricaine à l'utilisation de ces armes.

De son côté, la France entend elle aussi obtenir prochainement une dérogation à l'embargo, pour vendre au gouvernement des armes destinées à équiper militaires, policiers et gendarmes centrafricains.

Nouvelles scènes de violences dans la Ouaka Des affrontements ont opposé depuis samedi 9 décembre dans le village de Ndassima, situé à 60 Km de Bambari, les hommes armés de l’UPC d’Ali Ndarassa aux miliciens Antibalaka.

Le député de la 3e circonscription de Bambari, Anatole Ndémagouda Gbagot, a appelé ce lundi les groupes armés d’arrêter les combats.

« Je condamne fermement ces actes barbares et demande aux belligérants de cesser immédiatement les hostilités. Ils doivent se conformer aux diverses closes de paix qu’ils ont signé en novembre à Ippy et à Maloum ».

Des pertes en vies humaines ont été signalées et la population de plusieurs villages périphériques a fui. « Ndassima, Gralindji et Bamodo se sont vidés de leurs habitants. Certains ont fui vers Bambari, d’autres vers Bakala, d’autres en brousse démunis de toute assistance », a indiqué le député.

Anatole Ndémagouda Gbagot a souhaité que les autorités de Bangui prennent des mesures pour sécuriser les personnes, les biens et les richesses du sous-sol. « Je demande au gouvernement de dépêcher un contingent afin de protéger la population et les ressources minières, objets de convoitise de ces groupes armés », a-t-il sollicité.

Par ailleurs et selon l’élu de la nation en colère, « la Minusca a intérêt à mettre en application la résolution des Nations Unies qui définit clairement son mandat »

D’après certaines sources, le responsable des Antibalaka de Bambari, le général Gaétan aurait été tué au cours des combats.

Nana Gribizi : l’installation du préfet tourne au vinaigre à Kaga Bandoro Les hommes en arme continuent de défier l’autorité de l’Etat. Ce samedi 9 décembre, les ex-Séléka du Mouvement Patriotique pour le Centrafrique (MPC) ont perturbée l'installation à Kaga-Bandoro du nouveau préfet de la Nana Gribizi, Colonel Augustin Tombou

Des incidents ont éclaté dans la ville quelques instants après l’installation de Augustin Toumbou. La place de la préfecture a été prise d’assaut par des hommes en arme assimilés aux éléments du MPC après le retrait de la police de la Minusca. « La résidence du préfet a été incendiée » selon une source digne de foi qui a indiqué que « les déflagrations ont touché l’hôpital. Les malades ont quitté leurs lits ». Selon des témoignages, des personnes ont été blessées et des motos volées. La panique s’est alors généralisée sur le site des déplacés.

Certaines sources jointes au téléphone ont expliqué que « les ex-combattants Séléka n’ont pas voulu que l’autorité de l’Etat revienne dans la région ».

Algoni Tidjiani, porte-parole du MPC joint au téléphone à Bangui, rejette toutes les accusations portées contre son mouvement. « Nos éléments n’étaient pas sur les lieux. Nous ne sommes impliqués dans ce qui s’est passé », a-t-il relevé expliquant qu’il a « plusieurs mouvements armés dans la ville ».

Pour le porte-parole, le gouvernement a pris en compte leurs exigences quant à cette installation. « Nous avons insisté pour que le préfet vienne avec deux aides camps. Ce problème est réglé. Nous sommes d’accord que le préfet à Kaga-Bandoro prenne son poste », a-t-il fait savoir.

Les crimes ne doivent pas restés impunis

Vendredi 8 décembre 2017, le Procureur de la Cour pénale spéciale (CPS), le Congolais Toussaint Muntazini Mukimapa, a échangé avec les étudiants de l’Université de Bangui. L’objectif est de leur faire connaitre le rôle de cette cour.

Il est donc important que la CPS juge les auteurs des crimes. « Les gens ont détruit des maisons, tuer des personnes. Des crimes sont commis. Ils doivent être sanctionnés. Pour que justice soit faite, il faut que la CPS puisse faire sont travail dans de bonnes conditions », a indiqué Junior Bangouï, un des participants à la rencontre.

Ouaka : Nouvelle déflagration de violences à Ippy ce jeudi Les combats ont repris ce 7 décembre tôt le matin vers 6 heures à Ippy, localité située à 113 Km de Bambari sur l’axe menant à Bria dans la Haute Kotto. Des tirs d’arme lourde et automatique ont été entendus, plongeant la population, en majorité déjà sur les sites dans une psychose intenable.

Selon un témoin sur place, les coups de feu partis du centre ville, et attribués à la coalition FRPR-UPC, ont visé le site des déplacés de l’église Catholique. Des miliciens Antibalaka ont été blessés par balle d’après la même source et transportés sur ce site. Joint au téléphone par Radio Ndeke Luka, le témoin retrace les faits sous le couvert de l’anonymat.

« Nous sommes réveillés vers 6 heures par des détonations d’armes lourdes. Des Tchadiens soutenus par des Peuhls ont ouvert le feu. Nous ignorons les motifs », a-t-il expliqué soulignant que les assaillants « ont quitté le centre ville où ils sont basés pour venir jusqu’au niveau du stade municipal tirer sur l’église catholique ».

« Des auto-défenses ont reçu des balles, mais au niveau du site il n’y a pas de blessés », a précisé le témoin.

Réaction du député de la circonscription de Ippy

A Bangui, Rufin Ouaténdé regrette que cette petite ville soit abandonnée à la merci des groupes armés qui sèment la peur et la désolation. « Ippy est une petite ville, mais aujourd’hui il y a beaucoup de groupes armés, FPRC d’Abdoulaye Hissène, FPRC d’Azor Kalit, UPC d’Ali Darassa et les Auto-défenses du général Gaétan. Le nombre des hommes armés dépassent les civils », a fait savoir l’honorable.

Face à cette dégradation de la situation sécuritaire et humanitaire, l’élu de la nation exige une forte implication des autorités centrafricaines. « Le gouvernement ne se soucie pas de la protection de la population. Depuis dimanche, les combats continuent. Les morts ne sont pas enterrés. La population souffre. Les humanitaires ne peuvent pas venir au secours. Que le gouvernement prenne ses responsabilités pour demander à la Minusca de sécuriser les civils ».

Jusqu’à mercredi, les corps sans vie des affrontements de dimanche 3 décembre estimés à au moins une cinquantaine  n’ont pas encore été inhumés à ce jour selon l’Abbé Roger Stanislas Djamawa, président de la commission pour la paix et le développement de Ippy.

Les principaux sites des déplacés de la ville déjà débordés continuent d’accueillir des personnes craignant pour leur sécurité. L’église Catholique abrite au moins 5000, l’église Mid-Mission près de 4000 et la base de la Minusca environ 1000.

La criminalité prend une proportion inquiétante à Bangui Les conducteurs de taxi-moto sont visés par des scènes de braquage en plein jour comme dans la nuit. Souvent, les agresseurs vont jusqu’à tuer pour emporter la motocyclette.

Ces derniers jours dans la capitale, de nombreux cas d’assassinats de conducteurs de taxis-motos ont été enregistrés. Dans la nuit du 5 au 6 décembre,  deux cas se sont produits dans les 5e et 8e arrondissements.

Dans le 5e arrondissement à Malimaka, secteur Bamboula, l’un a été poignardé. Par contre à Galabadja 3 dans le 8e arrondissement, un étudiant en 3e année de Psychologie à l’Université, a été tué par balle. Face à cette montée de violence, les habitants de ces secteurs ont érigé des barricades sur les voies pour exprimer leur ras-le-bol.

« Il était environ 20 heures lorsque l’un d’entre nous a été froidement abattu par balle à 150 mètres de chez lui alors qu’il rentrait à domicile. Sa moto a été emportée. Nous demandons qu’une solution soit trouvée à cette insécurité qui persiste », a fait savoir un des mécontents.

La prolifération des fusils a été mise en exergue par la population. « Le gouvernement avait demandé qu’on ramène les armes, mais aujourd’hui nous nous rendons compte qu’il y a encore des armes dans les quartiers ».

Le directeur de la Compagnie Nationale de Sécurité (CNS), Sim Joacki Danigoumandji, déplore pour sa part le manque de prudence des usagers des engins à deux roues.

« Avant d’être protégé, vous devez prendre votre propre sécurité », a-t-il conseillé.

Le directeur de la CNS évoque deux arrêtés qui règlementent la circulation à motos dans la ville, notamment la nuit.

« Le ministre de l’Intérieur chargé de la Sécurité publique a pris un arrêté fixant les heures de circulation à moto dans la ville. Ce document encore en vigueur, n’est pas respecté par les conducteurs de taxi-moto. Il est fait interdiction de continuer d’exercer au-delà de 18h 30. Malheureusement, l’application pose problème. Il y a aussi l’arrêté 010 qui interdit aux conducteurs de taxi-moto la circulation sur le tronçon rond point Koudoukou-rond point du 5e arrondissement ».

Dans la journée de mardi 5 décembre, un conducteur de taxi-moto a été attaqué au quartier Fatima dans le 6e arrondissement. Grièvement blessé, sa moto a été emportée.

Bria : le concours d’entrée en 6e perturbé par des tirs d’arme Les candidats au concours d’entrée en 6e prévu lundi 4 décembre 2017 à Bria dans la Haute Kotto n’ont pas pu composer à la date indiquée. Les échanges de tirs qui ont eu lieu tôt le matin aux environs de 6h 30 ont empêché les élèves, leurs parents et l’équipe d’organisation de se rendre dans le centre d’examen.

Le député de Bria 1 Arsène Kongbo souligne que les crépitements d’armes ont constitué un frein aux efforts déployés jusqu’aujourd’hui. « Tous les examens devaient démarrer lundi 4 décembre avec le concours d’entrée en 6e. Le certificat d’études du fondamental 1 (CEF1), le brevet des collèges (BC) devront suivre et s’achever avec le baccalauréat le 18 décembre », a-t-il indiqué regrettant que « malheureusement, l’insécurité a sévit à Bria et ces examens n’ont pas eu lieu ».

 Selon Mr Kongbo : « les sujets sont arrivés samedi et gardés à la Minusca. Une réunion technique s’est tenue pour garantir la réussite de ce concours pour que lundi matin la composition soit lancée ».

Depuis le mois de mai 2017 à Bria, les élèves et écoliers n’ont pas composé les examens de fin d’année scolaire à cause de la recrudescence des violences dans la ville et les environs.

Selon des sources dignes de foi, le ministre de l’Intérieur chargé de la Sécurité publique, le général de brigade Henri Wanzé-Linguissara, s’est envolé ce mardi pour Bria.

Déplorable situation humanitaire à Ippy après les tirs d’arme

Les habitants de Ippy (Ouaka) situé à 90 Km de Bria (Haute Kotto) connaissent un moment difficile. Depuis le 3 décembre, les déplacés du site de l’église catholique, un des quatre sites de la ville, manquent de tout : nourriture, eau potable, bref. Ils ont abandonné leurs domiciles pour fuir les exactions des groupes armés. L’un des habitants explique leur souffrance sous le couvert de l’anonymat.

« Depuis dimanche, il y a un afflux vers l’église catholique. On peut estimer entre 2000 à 2500 déplacés, hommes, femmes, jeunes et vieillards » a expliqué l’habitant joint au téléphone. Selon lui : « les conditions de vie sont catastrophiques ». Beaucoup de personnes dorment à ciel ouvert « sous les manguiers (…) d’autres dans des salles de classe, un nombre écrasant à l’intérieur de l’église et sous la véranda des prêtres », a-t-il ajouté. Selon le témoin, « une femme enceinte a accouché sans assistance médicale sous les arbres ».

La ville de Ippy compte quatre sites, le plus grand celui de l’église catholique. L’église protestante Mid-Mission, la Minusca et la concession de la famille Ndjapou abritent également des déplacés.

Le dimanche 3 décembre dans l’après-midi les éléments de l’UPC d’Ali Darassa et ceux du FPRC d’Abdoulaye Hissène se sont affrontés aux Antibalaka de Gaétan. Selon un bilan provisoire, une dizaine de personnes aurait été tuée dans les combats.

Ouaka : Nouvelles violences à Ippy, une dizaine de morts signalés Le langage des armes a encore repris ce dimanche après-midi à Ippy, située à 113 kilomètres de Bambari sur la route de Bria. Les éléments de l’UPC d’Ali Darassa et ceux du FPRC d’Abdoulaye Hissène se sont affrontés aux Antibalaka de Gaétan. Selon un bilan provisoire non officiel mais de source crédible, une dizaine de personnes aurait été tuée dans les combats.

« Dimanche à 14h 30, il y a eu malentendu entre la coalition Peulhs-Tchadiens et les Auto-défenses qui étaient dans leur base. Des coups de feu ont retenti jusqu’au centre ville. Toute la population a regagné le site de l’église catholique », a expliqué un habitant dont le domicile se situe à 200 mètres du lieu des affrontements. Cette source a ajouté  « qu’il y a eu six morts et des blessés par balle ». Toujours selon le témoin, la coalition a « incendié une maison où se sont cachées des personnes » à 300 mètres de l’église catholique.

La découverte d’une arme de guerre par les miliciens Antibalaka a été le déclencheur. Le détenteur, un sujet Peulh, a été aussitôt conduit à leur base. Une mission UPC et FPRC est intervenue pour le libérer. Du coup la situation a dégénéré et les tirs ont commencé.

« Ce lundi matin, la coalition Peulhs et Tchadiens a repris les armes et s’avance vers notre refuge », où se sont retranchés la plupart des habitants de la ville.

Une autre source jointe ce 4 décembre s’est plaint du laxisme de la force onusienne sensée protéger les civils. « Les casques bleus sont arrivés et ont observé quelques minutes avant de partir. (…) aucune action ne s’est faite pour sécuriser les déplacés », a-t-il souligné.

Informé, le député de Ippy Rufin Outéndé, s’est dit choqué de la situation sécuritaire dans sa circonscription. Il appelle les autorités et la communauté internationale à plus d’action estimant que la population est abandonnée à son triste sort.

« Je demande à la Minusca et au gouvernement de prendre leurs responsabilités en vue de garantir la sécurité ».

Rufin Outéndé lance un SOS : « je demande aux humanitaires de voler au secours de ces personnes en détresse ».

Contacté pour sa version des faits, la Minusca a promis de se prononcer ultérieurement. Les responsables de l’UPC et du FPRC mis en cause n’ont pas pu être joints par Radio Ndeke Luka.

Au mois d’octobre 2017, les groupes armés avaient signé à la mairie de Ippy un document pour cesser les hostilités et ouvrir la route Bambari-Bria. Deux mois après les données ont changé, on est de retour à la case de départ.

Bangui : deux morts et deux blessés, le député de Bimbo 3 appelle au calme Le ton est monté d’un cran samedi 2 décembre 2017 à Boeing dans Bimbo 3 et à Combattant dans le 8e arrondissement de Bangui. L’incident meurtrier, qui a entraîné la mort d’un homme dans les après-midi à l’aéroport Bangui M’Poko, a mécontenté plusieurs habitants de Boeing et Combattant, en majorité des jeunes.

Ces jeunes, qui ont transporté la dépouille mortelle à la morgue de l’hôpital Communautaire, ont ruminé leur colère à l’entrée de l’aéroport gardé par des forces internationales. La riposte ne s’est pas faite attendre. Selon le député de Bimbo 3, Les forces internationales ont tiré à balle réelle dans la foule, occasionnant mort d’homme et des blessés.

Le 3 décembre au matin, le bilan des dégâts humains s’est élevé à deux morts et deux blessés selon Sylvain Gonissa, député de Bimbo 3. Pour calmer la tension, l’élu de la nation a appelé « femmes, jeunes et enfants, à gardez le calme », exigeant par ailleurs l’ouverture d’une enquête judiciaire. « Je demande à la justice de poursuivre les auteurs de ces actes qu’ils soient des éléments des forces nationales ou internationales ».

Le député a sollicité un appui aux parents des victimes et aux blessés hospitalisés à l’hôpital Communautaire. « Je demande au gouvernement d’assister les blessés ainsi que les parents des défunts », a souhaité Sylvain Gonissa.

Les faits

Il est difficile de déterminer s’il s’agit d’un refus d’obtempérer ou d’une simple ignorance du check-point gardé par les FACA. En tout cas l’homme, conduisant sa moto, rentrait chez lui. Il a été abattu à bout portant par un élément en uniforme à l’un des postes de contrôle à l’aéroport Bangui M’Poko.

« Félix Boulamé revenait de ses courses. Il a violé un sens interdit et a été interpellé par les Forces Armées Centrafricaines mais ne s’est pas arrêté. Ils l’ont poursuivi et lui tirer une balle au cou », a expliqué son frère sous couvert de l’anonymat. Celui-ci sollicite du gouvernement une action rapide. Larmes aux yeux, hommes, femmes et jeunes ont accompagné le corps inerte, transporté par des jeunes, depuis l’aéroport jusqu’à la morgue de l’hôpital Communautaire.

L’incident malheureux est intervenu au moment où le gouvernement et toutes les forces vives de la nation conjuguent leurs efforts pour sortir le pays de l’embargo sur les armes imposé par le Conseil de sécurité de l’ONU.

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