La mise en état des FACA souffre d’un manque de volonté politique nationale

lundi 20 mars 2017 13:18

La mise en état des FACA souffre d’un manque de volonté politique nationale
Le Général Guillaume Lappo, lors du récent colloque sur l’Armée organisé à Bangui début mars, a fustigé une absence de volonté politique en vue de rendre opérationnelles ces forces de défense et de sécurité. « L’armée existe, ce qui n’existe pas c’est la volonté de faire vivre cette armée », a expliqué le Secrétaire général du conseil de la Défense nationale à la Présidence de la République,.

Cet officier supérieur s’est rendu compte que l’armée « n’est pas équipée ». Il a estimé que « cela doit émaner des hommes politiques » car « c’est la volonté nationale ».

L’armée centrafricaine est aujourd’hui sous pression en plus de l’embargo imposé par le Conseil de sécurité des Nations Unies. « Nous sommes avec la communauté internationale, avec des cahiers de charge, avec des feuilles de route que nous ne pouvons pas outrepasser », a indiqué le Général qui a souligné que si « nous voulons qu’on nous aide, il faut bien que nous aidions les gens à nous aider ».

« L’arme reste à l’armée !», a martelé Général Guillaume Lappo, au cours de ce colloque sur l’armée. L’officier Général s’est révolté contre l’indiscipline qui a gagné les rangs des FACA, entraînant l’embargo sur les armes à destination de la République Centrafricaine.

« Le militaire n’est pas formé seulement pour tuer. Il est formé d’abord pour protéger. Il ne faut pas se voiler la face, il y en a qui se comportent comme des bandits », a-t-il précisé.

S’engager dans l’armée, c’est prendre sur soi la responsabilité de protéger les citoyens où ils se trouvent sur le territoire. Il convient pour ce faire et d’après le Général Guillaume Lappo de faire montre d’un « comportement protecteur » ou encore « être paternaliste ». Pour un soldat « l’arme, c’est un outil de travail qui permet d’avoir la force qu’il faut pour protéger ». Elle n’est nullement synonyme de « tuer gratuitement ou par caprice », a-t-il relevé.

Le 6 mars dernier, un colloque sur l’Armée a été organisé à Bangui par l’État-major des armées en partenariat avec la mission européenne de formation des FACA (EUTM-RCA). A l’occasion, la mission a annoncé rendre disponible le tout premier bataillon formé (750 soldats) dans trois mois. Elle a promis 1500 hommes formés d'ici fin 2017.