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RCA : l'UPC et le FPRC responsables de la mort de 17 civils dans un hôpital de Ippy

mardi 6 février 2018 12:28

RCA : l'UPC et le FPRC responsables de la mort de 17 civils dans un hôpital de Ippy
La Mission de l'ONU en République Centrafricaine (Minusca) a documenté ce lundi 5 février 2018, la mort de 17 civils dans l'attaque contre un hôpital à Ippy, ville située à 113 Km de Bambari dans la préfecture de la Ouaka. Cette tuerie perpétrée en décembre 2017 est attribuée aux éléments armés de l'Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC) et ceux du Front Patriotique pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC).

"Les combattants de l’UPC et du FPRC ont encerclé l’hôpital le 12 décembre 2017 et ont ouvert le feu sans discrimination sur le personnel civil de l’hôpital et sur les patients, tuant 12 hommes, une femme, trois enfants et un bébé", ont confirmé au mois de janvier 2018 à la mission onusienne des témoins oculaires. Ceux-ci ont affirmé "l’attaque délibérée contre les civils à l’hôpital d’Ippy".

Les combattants de l'UPC du général Ali Darassa et du FPRC de Nourredine Adam se sont servis de bouclier humain, "un groupe de civils, principalement des femmes et des enfants" pour se retirer de Ippy.

La Minusca, a dans un communiqué publié ce 5 février 2018 condamné avec la dernière énergie l'attaque perpétrée par ces deux groupes armés.

La Mission de l'ONU demande à tous les groupes armés de s’abstenir sans condition de toute attaque contre les civils et rappelle aux acteurs le statut de protection particulier accordé aux hôpitaux et aux structures médicales en vertu du droit international humanitaire (DIH). La Minusca rappelle aux commandants de l’UPC et du FPRC à Ippy, respectivement le "général" Ahmat Wadal Woundal et le "colonel" Adam Moktar, que les attaques orientées vers les hôpitaux et l’utilisation de civils comme boucliers humains constituent de graves violations du DIH, et peuvent également constituer des crimes de guerre.

La Minusca exige par ailleurs à la hiérarchie des deux groupes armés de prendre des mesures rapides pour éviter les victimes civiles et pour punir les combattants impliqués dans l’incident d’Ippy ou d’autres attaques contre la population.
 
Selon cette institution, les autorités centrafricaines seront saisies sur les conclusions de la Mission d'établissement des faits sur l'attaque de l'hôpital de Ippy. La Minusca fournira à la mise en œuvre qu'elles jugeront appropriées pour s'assurer que les responsabilités pour les crimes commis soient établies et que l'autorité de l'Etat soit restaurée à Ippy et ses environs.

Depuis les derniers évènements de décembre, la situation sécuritaire demeure volatile à Ippy. Plusieurs milliers d'habitants ont fui en brousse.