Afficher les éléments par tag: Rubrique A la une

 

2 éléments de la rébellion de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Kony âgés d’une vingtaine d’années se sont rendus le mardi 22 mai 2012 aux Forces Armées Centrafricaines (FACA) à Obo, localité située à l’extrême-est de la République Centrafricaine.

Cette reddition fait suite à la capture le 12 mai dernier du général Caesar Achellam, un des adjoints du chef de la LRA très recherché par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre arrestation faite à l’issue d’une opération menée par l’Armée ougandaise.

Le général Caesar Achellam a été capturé lors d'une embuscade tendue samedi sur les rives du Mboun (est). Il était armé d'un fusil d'assaut AK-47 et avait 8 chargeurs en sa possession. Il a été arrêté avec sa femme, une de ses filles et l'un de ses assistants.

Dans les faits, le correspondant de Radio Ndeke Luka explique ce jeudi que  ces 2 jeunes ont d’abord caché leurs armes d’assaut AK-47 et des chargeurs biens garnis. Ils ont arrêtés un véhicule de transport en commun à bord duquel se trouvaient 2 éléments des FACA. Ces rebelles se sont finalement présentés aux militaires et leur ont proposé de les accompagner pour aller récupérer les armes cachées.

Une fois cette mission accomplie, les rebelles ont été conduits le lendemain à la base de l’Armée ougandaise avant d’être transférés à Nzara, zone située au Sud Soudan où se trouve la base de l’Armée de l’Union Africaine contre la LRA.

Selon le commandant de l’opération de l’Armée ougandaise, les 2 rebelles ont déclaré s’être rendus suite à une attaque perpétrée contre l’une de leur base par l’Armée ougandaise dans la région de Rafaï (est).

La capitulation de ces 2 jeunes rebelles intervient dans le contexte d’une intensification de la lutte contre leur mouvement sanguinaire. Le 10 mai dernier, le procureur de la CPI, Luis Moreno-Ocampo, a prédit que Joseph Kony serait "arrêté ou tué avant la fin de cette année". Le lendemain, le représentant spécial de l'ONU pour l'Afrique centrale, Abou Moussa, avait révélé que les troupes aux trousses de Joseph Kony le contraignaient à se déplacer sans arrêt. Après l'avoir un temps pensé en Centrafrique, M. Moussa a indiqué que le fugitif pourrait désormais se trouver au Darfour, une région de l'ouest du Soudan ravagée par la guerre civile depuis 2003.

Publié dans Securité
Jeudi, 24 Mai 2012 07:28

Amnesty International et la RCA :

La République centrafricaine est toujours en proie à un conflit impliquant de nombreux groupes armés et la situation des droits humains reste très préoccupante. La population est victime d’atteintes aux droits humains généralisées – homicides illégaux, enlèvements, actes de torture et violences sexuelles (y compris viols) notamment.

C’est ainsi qu’on peut résumer le constat de Amnesty International fait sur la RCA. Près de 3 pages sont consacrées à la Centrafrique dans son rapport 2012 rendu public ce jeudi 24 mai 2012.

Le rapport note que des groupes armés ont perpétré en toute impunité des exactions à l’encontre de la population civile dans une grande partie des zones au conflit. Des civils ont été tués ou blessés, des femmes et des jeunes filles violées, et des maisons, des réserves de nourriture et des commerces pillés et détruits. En raison du niveau d’insécurité, il était difficile pour les organisations humanitaires et de défense des droits de l’homme, de recueillir des informations sur ces exactions. Le rapport mentionne que l’APRD (Alliance des patriotes pour la restauration de la démocratie – mouvement déclaré dissoute récemment) avait exécuté 5 personnes déclarées coupables de sorcellerie par des tribunaux populaires gérés par le groupe armé.

Mention est faite également des accusations de viols, meurtres, pillages et extorsion de fonds portées contre la CPJP (Convention des patriotes pour la justice et la paix) dans le nord-est de la RCA. En septembre, des combattants de la CPJP ont tué 7 personnes parmi lesquelles un représentant de l’Etat à Bria.

Amnesty fait mention par ailleurs d’une centaine d’attaques perpétrées par la LRA (Armée de résistance du seigneur), l’occupation de la ville de Nzako en février pendant plusieurs heures, le rapt de nombreux civils, la mort dans une embuscade, du médecin de Zémio et de son chauffeur. La LRA est aussi indexée, en même temps que d’autres mouvements, au sujet de l’enrôlement des enfants-soldats. Toutefois, le rapport salue la démobilisation de 1300 enfants des rangs de l’APRD.

Au chapitre des libertés et de l’Etat de droit, Amnesty note que « des détracteurs présumés du gouvernement, ainsi que des collègues et des proches de ces personnes, ont été emprisonnés sur la base de fausses accusations ». Il s’agit de 11 personnes maintenues en détention, suite à l’incendie du Supermarché Rayan à Bangui en juin 2010, alors que la justice a ordonné leur libération. Elles ont toutes été inculpées d’incendie volontaire, d’incitation à la haine et d’association de malfaiteurs. L’organisation de défense des droits de l’homme les considère comme des prisonniers d’opinion.

Par ailleurs, plusieurs membres de l’opposition et au moins un journaliste se sont vus interdire de voyager à l’étranger, sans la moindre explication. Le rapport mentionne à ce sujet qu’« une tendance à l’autocensure prévaut dans les médias ».

Enfin, à propos des tortures et mauvais traitements, Amnesty fait remarquer que des membres des forces de sécurité ont été accusés de torture, mais que « le gouvernement n’a pris aucune mesure contre ceux qui avaient été visés par de telles accusations ».

Publié dans Politique

Les épreuves écrites du Certificat de l’Enseignement du Fondamental I (CEF I) ont débuté ce 23 mai 2012, sur toute l’étendue du territoire national centrafricain. Elles sont couplées avec les épreuves physiques du baccalauréat composées dans certaines régions du pays à l’exception de la circonscription scolaire de la ville de Bangui.

S’agit-il d’une erreur de calendrier ou d’un disfonctionnement dans le chronogramme des activités scolaires de cette année académique 2011-2012 ? Difficile d’apporter une réponse précise à ces interrogations.

Le nombre des candidats en lice n’est pas encore rendu disponible par la Direction des examens et Concours. Ce que l’on peut dire, c’est qu’il y a 48 heures, plus de 7336 élèves de Cours Moyens 2ème année ont composé le concours d’entrée en 6ème.

Pour les CEFI, des matières telles que la dictée, l’étude de texte, le calcul, la récitation illustrée par des dessins sont au menu. Concernant le baccalauréat ce sont le saut en hauteur, la gymnastique, le lancer de poids, l’endurance, la course de vitesse de 80 mètres pour les filles et 100 mètres pour les garçons.

A Bangui, les épreuves du CEFI se sont déroulées sans incident majeur, ont constaté les reporters de Radio Ndeke Luka. Le constat est fait à l’issue d’une enquête réalisée dans différents établissements scolaires de Bangui comme par exemple au centre numéro I situé à l’Ecole Lakouanga où composent 1154 candidats venus des établissements comme New Tech, Groupe Elit, Ecole Avenir, Ecole Saint Charles, Ecole Turque et ceux de l’Ecole Lakouanga même.

« Nous avons noté lors de notre passage que la plupart des centres d’examens ne présentent pas les conditions appropriées d’hygiène. A cela s’ajoute le nombre pléthorique des candidats par table-banc. On compte trois candidats sur un petit table-banc », ont remarqué ces reporters.

Selon Rosalie Grémbenguia, présidente du centre numéro I à Lakouanga, les épreuves ont largement démarré en retard car, certains surveillants désignés à cet effet ne sont pas présentés à temps. Toutefois, les choses ont fin par rentrer dans l’ordre.

A Bangassou (est), ce sont les épreuves écrites du concours d’entrée en 6ème qui sont rattrapées en lieu et place de celles du CEFI. Des épreuves couplées aussi avec les épreuves physiques et sportives du baccalauréat. La raison évoquée est que les sujets ont été acheminés en retard par la DEC. Malgré tout, aucun incident majeur n’a été signalé.

Par contre à Ndele, la famille scolaire est attristée en plein examen par le décès d’un 1 élève du fondamental I, mort dans un accident de circulation. Quatre autres sont grièvement blessés. Ce groupe d’élèves se rendait à 30 kilomètres de leur localité pour composer leur examen du CEFI.

Publié dans Education

« Le Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) pense que le général François Bozizé s’est livré, lors de sa rencontre avec les Forces vives de la Nation à un spectacle désolant. Il n’a jamais été ouvert à un dialogue dans le pays ». Ces propos sont tenus sur les ondes de Radio Ndeke Luka par Fleury Otto, Secrétaire Général de ce parti.

Selon Fleury Otto, le RDC, « à l’appel du Général François Bozizé pensait que l’ordre du jour devrait porter sur les questions essentielles liées aux préparatifs d’un dialogue digne de ce nom, des questions sur les préalables à observer, la plateforme, la date bref, les démarches à suivre. Malheureusement, ça n’a pas été le cas. Bien au contraire, nous étions médusés par le monologue qu’a fait Bozizé. Un monologue qui ressemblait à des justifications d’une part, et des propos désobligeants à l’endroit des partis politiques de l’opposition d’autre part ».

Sur la question du dialogue proprement dite précise-t-il, « François Bozizé n’est pas toujours partant. D’ailleurs, les précédentes rencontres nationales avaient tout débattu sur les stratégies à mettre en place pour la marche du pays. A titre d’exemple, le dialogue politique inclusif de 2008 avait recommandé la mise en place d’un cadre permanent de concertation. Une résolution qui n’a jamais été exécutée ».

Fleury Otto poursuit qu’« avec toutes les crises qui ont émaillé le pays, comment le général François Bozizé pourrait attendre la visite à Bangui du président tchadien Idriss Déby Itno pour convoquer un dialogue ? »

Le Secrétaire Général du RDC conclut que ces contres vérités méritent d’être dénoncées afin d’éviter la confusion dans l’esprit de tout un chacun.

Publié dans Politique

Coup dur pour les Fauves centrafricains séniors du football. Ils viennent d’être définitivement lâchés par leur entraineur Français Jules Accorsi. Il a personnellement confirmé aujourd’hui qu’il ne sera pas avec les footballeurs Centrafricains. Il évoque comme raison que le gouvernement n’a toujours pas respecté les clauses de son contrat.

Les Fauves qui sont en pleine préparation des campagnes Coupe d’Afrique des Nations 2013 et Mondial 2014 ont accueilli cette nouvelle avec beaucoup de désolation. Un match imminent les opposera bientôt au Botswana.

Selon Jules Accorsi joint au téléphone par Radio Ndeke Luka, « je n’ai plus perçu mon salaire depuis 8 mois. Mon dernier règlement remonte au mois de septembre 2011. Comme vous le savez, la Centrafrique n’a pas d’équipementier ni de sponsor. C’est donc le gouvernement qui gère l’équipe. Je l’ai mis en demeure de faire un geste, mais rien n’est fait. J’ai finalement décidé de partir définitivement avec beaucoup de regret ».

Jules Accorsi a été très actif aux côtés des fauves lors les précédentes éliminatoires de la coupe d’Afrique des Nations 2012. Malheureusement, après un parcours infructueux de ces derniers, le Français n’avait toujours pas été bien traité selon lui, par le gouvernement centrafricain.

Il avait décidé de partir provisoirement en France en attendant que les choses se normalisent. Malgré une promesse ferme de régularisation de sa situation que lui a promis le Premier Ministre Faustin Archange Touadéra, rien n’a bougé.

Publié dans Sports

Les députés centrafricains viennent de plaider le 19 mai 2012 pour que la Mission de la Consolidation de la Paix en République centrafricaine se  poursuive en République Centrafricaine. Ils l’ont signifié dans une recommandation issue d’un atelier sur les enjeux et la promotion de l’intégration en Afrique centrale. Un atelier organisé à Bangui par le Réseau des Parlementaires de l’Afrique Centrale (REPAC).

L’atelier en question a examiné plusieurs sujets notamment la paix, l’économie, l’intégration régionale proprement dite, la sécurité, la libre circulation des biens et des personnes dans l’espace de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC).

Selon le député Moise Kotayé qui a présidé les travaux de ce séminaire, « la MICOPAX devrait rester pour accompagner le processus du Désarment Démobilisation et Réinsertion (DDR) des ex-combattants en cours de réalisation. Pour lui, la République Centrafricaine, pays post conflit, a toujours besoin d’un appui multiforme pour assurer véritablement sa sécurité. Pour obtenir gain de cause, une recommandation a été faite et sera transmise aux Dirigeants des pays de la CEEAC ».

La mission de la MICOPAX a fortement contribué au déroulement du processus de la stabilité en RCA. Pour preuve, lors des dernières élections dans le pays, ces derniers ont aidé au déploiement des matériels électoraux dans les zones difficiles d’accès.

Une de leur base se trouve à Kaga Bandoro (nord), bastion de l’ex-rébellion de l’Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD). Une rébellion dissoute il y a 3 jours par son chef de file Jean-Jacques Demafouth après le désarmement et la démobilisation de ses troupes.

Publié dans Securité

Vers une copie conforme de la politique du socialiste Français François Hollande ? Difficile en tout cas de répondre à cette interrogation à en croire la rentrée politique ce 19 mai 2012, du Parti pour la Gouvernance démocratique (PGD). Les leaders de ce dernier né appartenant à l’opposition politique et d’obédience socialiste  ont clairement indiqué le diriger  sous le signe de l’égalité et de l’équité.

Cette première rencontre a réuni les militants de ce parti à son siège dans le 4e arrondissement de Bangui. Les sympathisants sont venus des différents arrondissements de la capitale ainsi que de certaines villes des provinces du pays.

Selon Jean Michel MANDABA, actuel ministre de la santé publique et président du PGD interrogé par Radio Ndeke Luka, le but de cette rencontre a été d’annoncer les orientations politiques de son parti. Pour lui, la marche vers une véritable démocratie fait appel à toutes les couches sociales et singulièrement les membres de ce parti ».

« De nos jours, le contexte politique de la République Centrafricaine se tourne désormais vers une recherche de paix, de la stabilité et de la concorde nationale pour un essor durable », a-t-il indiqué.

Rappelant son départ du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le numéro I du PGD a affirmé que « l’heure est venue de retrousser les manches et prouver à ses anciens adversaires politiques ce dont ce nouveau parti est capable».

A propos de son départ du MLPC, Jean-Michel Mandaba, alors Secrétaire Général de ce parti de l’opposition, a été radié. Le MLPC lui avait reproché d’entrer sans autorisation dans le gouvernement de Touadéra III.

Signalons que la RCA compte 53 partis politiques. Il faut noter que ces entités politiques fonctionnent pour la plupart des cas pendant les consultations populaires. D’autres ne disposent même pas de siège.

A l’arrivée de l’actuel président de la RCA François Bozizé en faveur d’un coup d’Etat en 2003, une bonne partie de ces associations politiques avaient basculé dans la majorité présidentielle. D’autres s’y trouvent encore, même si on a enregistré des cas de démission.

Publié dans Politique
Vendredi, 18 Mai 2012 13:40

L’APRD dissoute …mais

L’ex-rébellion de l’Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD) est dissoute. L’annonce a été faite le 17 mai 2012 par Jean-Jacques Demafouth, patron de cette ex-rébellion, autrefois active dans le nord de la République Centrafricaine.

La décision de dissolution de l’APRD intervient après que ses éléments aient été désarmés et démobilisés.  Un chiffre de 1017 bénéficiaires a été avancé par le gouvernement lors des opérations du Désarmement démobilisation et Réinsertion (DDR). Ce chiffre a été contesté par l’APRD.

Malgré tout, les opérations ont été conduites jusqu'au bout. A l’annonce de la dissolution de l’APRD lors d’une cérémonie officielle, la population de Kaga Bandoro et celles des régions affectées par les exactions de cette rébellion se sont réjouies.

Interrogé par Radio Ndeke Luka, Lakoue Maradas, un des responsables de l’APRD, a déclaré que « j’avais pris les armes pour attirer l’attention du gouvernement sur un problème du pays. Nous avions arrêté les hostilités depuis 2007 après la signature de l’accord global de paix tenue à Libreville au Gabon. Une attitude facilitant la libre circulation des biens et des personnes dans les zones où nous contrôlions. A ce jour, nous déposons les armes, mais quitte au gouvernement d’assurer notre sécurité et donner tout ce dont nous avions besoin ».

De son côté, Jean-Jacques Demafouth a affirmé que « les éléments de cette faction rebelle sont désormais mis à la disposition du gouvernement centrafricain. Ils peuvent constituer des bras pour la sécurisation du pays ».

Pour le Général Xavier-Sylvestre Yangongo, ministre délégué à la Défense en charge du DDR, « le gouvernement a pris acte de la dissolution de l’APRD. Il s’est tout de même félicité de l’atteinte des objectifs du processus DDR au sein des éléments de l’APRD ».

Toutefois, selon le correspondant de Radio Ndeke Luka dans la région, « on dénombre qu’une dizaine d’armes conventionnelles ont été déposées par ces rebelles lors des opérations du DDR ».

Face à cette situation des interrogations ont été enregistrées au sein de la population qui craint un regain de tension.

Publié dans Securité

Les Fauves de Bas-Oubangui de football rentreront bientôt dans la phase décisive de leur mise en jambes pour les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations 2013 (CAN-2013) et le Mondial 2014, des compétitions prévues respectivement en Afrique du Sud et au Brésil.

Dès mardi 22 mai 2012, les Fauves seront face à la Jordanie. Le match aura lieu dans le pays adverse. Les athlètes centrafricains  affronteront aussi l’Iran le 25 mai prochain à domicile.

Le mois prochain sera également chargé pour les Fauves de Bas-Oubangui de Centrafrique. Ils joueront 4 matchs dont 2 pour le compte des éliminatoires de la Coupe du Monde 2014 contre le Botswana le 2 juin prochain à Bangui.

Ensuite, les Fauves de Bas-Oubangui rencontreront l’Ethiopie à Addis-Abeba toujours dans le cadre des éliminatoires de la Coupe du Monde 2014.

Les 2 autres matchs concernent les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations 2013. Les Pharaons  d’Egypte seront à cet effet opposés aux Fauves de Bas Oubangui au Caire en Egypte le 15 Juin prochain en match Aller. Le match  retour aura lieu le 30 juin à Bangui.

Seulement,  depuis le 09 octobre 2011, les fauves n'ont livré aucun match amical. Et la date choisie par la Fédération Internationale de Football Associé (FIFA)  pour ce match aller ne laissait pas beaucoup de temps aux Fauves de se préparer en conséquence.

A ces obstacles s’ajoutent des joueurs blessés qui ne sont pas encore totalement remis notamment Balamandji et Kelly Youga. Plusieurs autres joueurs ne plus en compétition dans les championnats et de nombreux autres sont en difficulté dans leurs clubs et en manque de temps de jeu.

D’autres grosses difficultés sont entre autre le regroupement des Fauves, ainsi que le manque de moyens financiers et techniques. Ces athlètes restent encore dubitatifs au sujet de leur entraineur Français Jules Accorsi. Ce dernier les avait quittés pour la France, dénonçant le non respect des clauses de son contrat par le gouvernement centrafricain.

La nouvelle équipe dirigeante de la Fédération Centrafricaine de Football a du plomb dans l’aile. Patrice-Edouard Ngaïssona, son staff et le ministère de tutelle devraient réellement mouiller le maillot pour atteindre un bon objectif.

Publié dans Sports

Le Président de la République François Bozizé a invité le 15 mai 2012 l’opposition démocratique, les politico-militaires, la société civile et la majorité présidentielle  pour « Faire le point de l’état d’avancement de la situation politique de la République Centrafricaine depuis les élections générales de janvier 2011 ». Il a également invité à cette rencontre du Palais de la Renaissance,  les Représentants du Corps diplomatique accrédités en République Centrafricaine.

Cette rencontre fait suite à la visite du président tchadien Idriss Déby Itno les 5 et 6 mai 2012 à Bangui. Celui-ci a recommandé au président Bozizé d’ouvrir un dialogue avec l’opposition qui a également accepté de dialoguer avec le Chef de l’Etat.

Loin d’une réunion d’échange, la rencontre s’est résumée en une communication du Chef de l’Etat qui a démontré un poncepilatisme.

Selon le Chef de l’Etat,  « j’ai toujours privilégié le dialogue avec toutes les Forces vives de la Nation comme mode de ce qui pourrait apparaitre comme obstacle à notre marche vers la démocratie et la reconstruction du pays. Je n’ai jamais empêché l’opposition démocratique de jouer son rôle de contre pouvoir. Mon souhait le plus ardant est de voir cette opposition jouer un rôle constructif en dénonçant objectivement les erreurs ou manquements dans la conduite des affaires publiques et formuler des solutions idoines pour y remédier. Ensemble nous devons retenir que nos divergences ne doivent pas nous écarter des questions essentielles : sauvegarder la paix, la sécurité, l’intégrité du territoire, l’unité et la concorde retrouvée ».

Est-on déjà au début de la décrispation de la crise centrafricaine ? En tout cas, François Bozizé a reconnu que toute œuvre humaine est imparfaite et se dit donc disposer à travailler avec tous ceux qui sont prêts à œuvrer au redressement de la RCA.

A la fin de cette rencontre, les réactions n’ont pas tardé du côté de l’opposition démocratique. Selon Joseph Béndouga, leader du Mouvement Démocratique pour l’Evolution et la Renaissance de Centrafrique (MDREC) interrogé par Radio Ndeke Luka, « cette volonté de rencontrer l’opposition n’est pas venue du fond du cœur du Général François Bozizé. Celle-ci a été dictée par l’extérieur suite à la venue à Bangui du prédirent tchadien Idriss Deby Itno. Malgré cela, nous avions accepté dialoguer avec lu. S’il reconnait que conduire un pays ne se fait pas sans dialogue, c’est un déjà un pas positif. Nous disons dans ce cas que nos revendications ont eu un écho favorable ».

Pour Gabriel Jean Edouard Koyambonou qui a conduit la délégation du Front pour l’Annulation des Elections 2011 (FARE-2011) à cette rencontre, « nous prenons simplement acte de la déclaration du chef de l’Etat, nous allons nous retrouver, analyser de fond en comble cette communication et nous aviserons au moment opportun. Mais d’ores et déjà, nous pensons que c’est le ballon d’essai, et que bientôt il aura le vrai. Car, ce qui se passe à ce jour, c’est tout, sauf le dialogue. Au FARE-2011, dans nos discours officiels, nous avons témoigné notre disponibilité totale au dialogue, mais au vrai dialogue, pas un semblant de dialogue  prenant en compte l’intérêt supérieur de la Nation ».

Publié dans Politique
Page 1 sur 77

Envoyer un message

 

Required *

Field not valid (required or bad value)
Field not valid (required or bad value)
Field not valid (required or bad value)
Field not valid (required or bad value)

  Refresh Captcha  
Le code saisi est faux. Veuillez reessayer