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Les membres du comité de pilotage du CNJ se sont présentés ce 14 mai aux responsables du ministère de la Jeunesse à Bangui. Ils ont 8 mois pour élire les nouveaux du bureau
Les centrafricains sont invités ce mardi 7 mai 2013 à prier pour le retour définitif de la paix dans leur pays. L’annonce a été faite la veille dans un décret signé du président Michel Djotodia. La journée a été donc décrétée, fériée, chômée et payée avec fermeture des débits de boissons et les bars.
"Les dispositions nécessaires n’ont pas été prises pour que nous leaders religieux puissions mieux sensibiliser nos adeptes pour la réussite de cette journée. Une journée qui arrive à point nommé vue la situation de crise que traverse notre pays", a indiqué à Radio Ndeke Luka sous couvert de l’anonymat, un Imam d’une mosquée de Bangui.
Cette position est partagée par certains compatriotes.
« L’heure est à la recherche de l’argent et non à la prière. Nos salaires ne sont pas payés, les écoles n’ont pas rouvert leurs portes, pensons d’abord aux priorités", ont affirmé quelques banguissois ».
D’autres ont ajouté que « ce 7 mai commémore la date du décès de la mère du prophète Mohamed et c’est le début de l’ « islamisation » de la République Centrafricaine ».
Une argumentation réfutée par un Imam. Ce dernier a précisé que « le coran ne reconnait même pas la date de la naissance de la mère de ce prophète comme le pensent certains compatriotes. Il a mentionné que "dans de circonstances pareilles, le livre divin autorise une série de prière pour le bien être des citoyens ».
Sur le plan politique, c’est la 2ème session extraordinaire du Conseil National de Transition ouverte lundi dernier qui se poursuit ce mardi à l’Assemblée Nationale à Bangui.
4 points essentiels seront débattus par les conseillers du CNT réunis pour 2 semaines. Ils réfléchiront sur l’élaboration du règlement intérieur et celle de la charte du CNT, la mise en place des commissions, sans oublier la relecture du code électoral.
Le quota de 30 sièges supplémentaires accordés par le sommet extraordinaire de Ndjamena II n’est pas encore reparti entre les entités concernées.
«Je déclare solennellement que la presse est libre. Aucun journaliste ou encore un centrafricain lambda ne peut pas être emprisonné pour son franc parlé. Cette liberté dite d’expression leur est garantie par les nouvelles autorités sous ma gouvernance ». C’est la substance de la déclaration du Chef de l’Etat Michel Djotodia faite ce 3 mai 2013, face à plus 100 professionnels des médias du pays. Il l’adit à l’occasion de la célébration du 20ème anniversaire de la journée internationale de la liberté de la presse, célébrée à l’Hôtel Ledger Plazza.
Le thème retenu par les Nations Unies pour cette journée à l’honneur des journalistes de la planète a été « parler sans crainte : assurer la liberté d’expression dans tous les médias ».
Cette rencontre, la 1ère du genre depuis la prise du pouvoir par les rebelles de la Séléka en mars dernier est intervenue dans un contexte assez particulier en République Centrafricaine. Une particularité marquée par une crise liée à l’instabilité politique et sécuritaire.
Dans son mot de circonstance, le président de la République a insisté sur la nécessité d’ « impliquer la presse dans le processus de réconciliation nationale et la relance du tissu économique. Pour lui, afin d’atteindre les objectifs d’un tel projet, les journalistes doivent être libres, mais ils doivent aussi garder à l’esprit que la liberté à des limites ».
Le président Michel Djotodia est aussi revenu sur la question « de la subvention de la presse privée indépendante, celle-ci étant conditionnée au retour à la normale de la caisse de l’Etat déjà vide».
De ce fait, les propos liminaires du nouvel homme fort de Bangui a laissé place aux multiples revendications des journalistes dans l’exercice de leurs fonctions. D’abord, ceux du secteur public ont évoqué le manque cruel de moyens logistiques, techniques voire un personnel vieillissant. Il s’agit des maux qui minent non seulement l’audiovisuel, mais la presse écrite gouvernementale.
De son côté, la Directrice de Radio Ndeke Luka Sylvie Panika, a dressé un bilan accablant des exactions perpétrées sur la presse en générale et sur son organe en particulier. Pour elle, cette radio de tous les centrafricains, jadis traité sous le régime défunt de soutenir la rébellion Séléka a été malheureusement la 1ère cible des pillages systématiques par certains éléments de Séléka. Elle n’a pas manqué d’expliquer que ses agents ont toujours fait l’objet de menaces, d’intimidations de la part de Séléka. La radio a dans son histoire cessé d’émettre 2 jours à cause de ces évènements devenus insupportables : les centrafricains ne savent plus à quel saint se vouer.
Elle a tout comme le président de l’Union des Journalistes de Centrafrique (UJCA) Maka Gbossokoto exhorté les autorités à rétablir la paix et surtout de la sécurité sur l’ensemble du territoire national.
Cette célébration a été également une opportunité pour l’ONU de se prononcer sur les conditions de travail des journalistes dans le monde. Dans son message de circonstance, la représentante spéciale adjointe du Secrétaire Général des Nations Unies en RCA, Kaarina Imonem a, au nom de Ban Ki-Moon, déploré le fait que les journalistes soient souvent la cible de violences chaque jour. Elle a par ailleurs exprimé l’engagement des Nations Unies à lutter contre toute violence à l’égard de la liberté de la presse.
L’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) n’a pas été aussi du reste. Abdou Diouf, Secrétaire Général de cette organisation, a appelé au strict respect de la liberté de la presse. Il a également invité les Etats et Gouvernements, membres de la Francophonie de garantir la sécurité des journalistes dans l’exercice de leurs fonctions.
Selon lui, « La liberté de la presse est encore trop souvent entravée dans les pays membres de notre Organisation, notamment, là ou surviennent des ruptures de l’ordre constitutionnel, mais plus encore, durant les phases de transition démocratique ». Il poursuit que la liberté constitue une composante essentielle de la vie démocratique parce qu’elle repose sur la pluralité des médias et la libre communication de l’information, de la pensée et des opinions. Ceci, dans le respect des dispositions contenues dans la Déclaration de Bamako de novembre 2000, dispositions que les Etats-membres se sont engagés à respecter.
A titre de rappel, la journée mondiale de la liberté de presse a été instaurée par l'Assemblée générale des Nations Unies en décembre 1993 après la tenue du de la Conférence pour le développement d'une presse africaine indépendante et pluraliste à Windhoek en Namibie en 1991.
Les travailleurs de la République Centrafricaine à l’instar des autres de la planète célèbrent ce 1er mai 2013, la fête du travail. Une célébration morose à en croire les observateurs de la vie sociale du pays : pas de traditionnel défilé. La fête s’est limitée à une séance de décorations des travailleurs précédée la veille, d’un discours du Chef de l’Etat à la Nation.
Cette cérémonie est intervenue au moment où le pays traverse une crise sécuritaire et politique sans précédant. Une situation liée à la prise du pouvoir de Bangui le 24 mars dernier par les rebelles de la coalition Séléka.
Dans son adresse à ses compatriotes, le nouvel homme fort de Bangui Michel Djotodia a indiqué que « les armes doivent se taire. Je veux que l’ordre soit rétabli sur tout le territoire national. Que la sécurité revienne en Centrafrique ».
Il s’agit là de l’une des réponses apportées à la population et surtout à la communauté internationale au sujet de l’insécurité. La communauté internationale qui a d’ailleurs conditionné son aide en Centrafrique par un retour de la sécurité. Sur ce point précis, le leader de la Séléka a ajouté que « je dois rassurer la communauté internationale. Car, tout le monde est préoccupé par l’insécurité. Je dois rétablir l’ordre et la paix dans mon pays ».
Au sujet du cantonnement de ses troupes, le Chef de l’Etat a mentionné que « les forces vives qui m’ont porté au pouvoir doivent regagner leur base respective. Et, je veux que le programme Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR) soit mis en place sans délai ».
Michel Djotodia s’est aussi prononcé sur la question de la liberté de la presse dans son pays : « je veux que la presse et la population puissent s’exprimer librement. En tant qu’un Chef d’Etat responsable, je veux un pays libre ».
Il faut dire que dans une interview accordée ce mercredi à Radio Ndeke Luka, le ministre de la Fonction publique Sabin Kpokolo a déclaré qu’ « il est difficile à ce jour pour les travailleurs de reprendre leurs activités ».
Selon ce membre du gouvernement, « tous les services étatiques et privés ont été systématiquement pillés. Des pillages attribués non seulement à certains éléments incontrôlés de la Séléka, mais aussi à certains ennemis de la Nation ».
Les travailleurs de la République Centrafricaine à l’instar des autres de la planète célèbrent ce 1er mai 2013, la fête du travail. Une célébration morose à en croire les observateurs de la vie sociale du pays : pas de traditionnel défilé. La fête s’est limitée à une séance de décorations des travailleurs précédée la veille, d’un discours du Chef de l’Etat à la Nation.
Cette cérémonie est intervenue au moment où le pays traverse une crise sécuritaire et politique sans précédant. Une situation liée à la prise du pouvoir de Bangui le 24 mars dernier par les rebelles de la coalition Séléka.
Dans son adresse à ses compatriotes, le nouvel homme fort de Bangui Michel Djotodia a indiqué que « les armes doivent se taire. Je veux que l’ordre soit rétabli sur tout le territoire national. Que la sécurité revienne en Centrafrique ».
Il s’agit là de l’une des réponses apportées à la population et surtout à la communauté internationale au sujet de l’insécurité. La communauté internationale qui a d’ailleurs conditionné son aide en Centrafrique par un retour de la sécurité. Sur ce point précis, le leader de la Séléka a ajouté que « je dois rassurer la communauté internationale. Car, tout le monde est préoccupé par l’insécurité. Je dois rétablir l’ordre et la paix dans mon pays ».
Au sujet du cantonnement de ses troupes, le Chef de l’Etat a mentionné que « les forces vives qui m’ont porté au pouvoir doivent regagner leur base respective. Et, je veux que le programme Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR) soit mis en place sans délai ».
Michel Djotodia s’est aussi prononcé sur la question de la liberté de la presse dans son pays : « je veux que la presse et la population puissent s’exprimer librement. En tant qu’un Chef d’Etat responsable, je veux un pays libre ».
Il faut dire que dans une interview accordée ce mercredi à Radio Ndeke Luka, le ministre de la Fonction publique Sabin Kpokolo a déclaré qu’ « il est difficile à ce jour pour les travailleurs de reprendre leurs activités ».
Selon ce membre du gouvernement, « tous les services étatiques et privés ont été systématiquement pillés. Des pillages attribués non seulement à certains éléments incontrôlés de la Séléka, mais aussi à certains ennemis de la Nation ».
L’ordre public n’et toujours pas rétabli en République Centrafricaine un mois après le coup d’Etat du 24 mars qui a renversé François Bozizé du pouvoir. Le sabotage, les pillages et autres exactions, tant du côté des institutions étatiques que privées, continuent d’être perpétrés sur presque toute l’étendue du territoire centrafricain par des éléments dits « incontrôlés » de la Séléka et d’autres groupes armés. A titre d’exemple, l’aire Protégée de Dzanga Sangha à Bayanga dans la Sangha Mbaéré (Sud) est menacée de disparition. Les éléphants de cette réserve sont à la merci des braconniers.
A en croire à un habitant de cette localité, joint au téléphone par Radio Ndeke Luka, « Les éléments de Séléka étaient venus placer des antennes ici pour aller chasser dans les parcs. Ainsi, ces gens ont fait appel à des braconniers renommés qui étaient incarcérés dans les prisons depuis très longtemps. Ils ont abattu plus d’une quarantaine d’éléphants dans la zone, ça fait que maintenant, la zone est totalement en insécurité ».
Selon cette même source, « pour l’instant, on trouve la viande d’éléphant partout sur les marchés, et aux champs, ça sillonne comme de l’eau, ce qui provoque le retour des blancs chez eux ».
Du coté du gouvernement, les réactions n’ont pas tardé. Le Général de la coalition Séléka, ministre d’Etat chargé des Eaux et Forêts, Mohamed Moussa Dhaffane, affirme que : « Cette information nous est parvenue et j’ai fait le compte rendu au Chef de l’Etat. Donc des dispositions seront prises parce que là c’est une question de sécurité. Déjà, nous savons que les braconniers sont des bandits qui, pour la plupart, viennent de l’extérieur et sévissent à Bayanga. Ce n’est pas seulement qu’à Bayanga, y en a aussi à Yaloké et d’autres contrées ».
Par ailleurs, il regrette les actes perpétrés, selon lui, par des « bandits » qui sévissent au nom de Séléka. Car pour le ministre Mohamed Moussa Dhaffane, « les vrais Séléka sont des gens qui sont venus sauver le pays et protéger la population. C’est vraiment urgent que l’Etat Major, sous la haute présidence du chef de l’Etat, prennent les dispositions qui s’imposent ».
De l’autre côté, à Yaloké (centre-ouest), le calvaire de la population est loin de finir. Depuis un mois, des rebelles soudanais, se réclamant de Séléka, assiègent la ville et la population vit sous pression.
D’après un habitant, joint au téléphone ce matin du 25 avril 2013 par Radio Ndeke Luka, « ces hommes pillent et dictent leurs propres lois et administrent en lieu et place des fonctionnaires et agents de l’Etat. Ils ont investi hier une zone minière. Un opérateur économique de la ville est tombé dans le filet de ces hommes. Pris de colère, la population a recouru aux armes artisanales pour se défendre et les rebelles ont fait usage des armes de guerre. Des échanges de tirs ont donc eu lieu. Aucune perte en vies humaines n’est encore signalée ».
Il signale également qu’une marche sera organisée d’ici deux jours par la population pour manifester son mécontentement.
Pendant ce temps, à Kaga-Bandoro, chef-lieu de la Nana-Gribizi, l’Eglise Catholique a du mal à supporter les perpétuelles agressions des éléments de Séléka. D’après les témoignages recueillis, ces hommes armés sont allés au presbytère de la Paroisse de la Nativité à cause des effets d’un dignitaire en fuite cachés dans cette Eglise et ils ont emporté un groupe électrogène, un écran géant, des habits et une somme d’argent appartenant aux prêtres. Les prêtres se disent inquiets car les agresseurs ont promis revenir pour les motocyclettes qu’ils ont vues dans la concession.
Notons que le Programme Alimentaire Mondial PAM en Centrafrique a sollicité, le 24 avril dernier auprès des nouvelles autorités de Bangui, lors d’une rencontre entre le représentant du PAM Hassouinou Taal et le ministre d’état chargé des eaux et Forêts, Mohamed Moussa Dhaffane, une meilleure sécurité pour la reprise de ses activités dans le pays.
« On a discuté avec le gouvernement pour l’aspect sécuritaire au niveau de Bambari, Kaga Bandoro. Il y a beaucoup de besoins, et le gouvernement nous a promis de travailler avec nous pour assurer la population. Nous nous en réjouissons de cette collaboration parce que y’a beaucoup de besoins pour cette période de crise – ci. Donc si on travaille ensemble pour aider la population, ça va aller très bien »
Difficile pour les usagers de taxis et bus de se déplacer ce matin à Bangui. Les chauffeurs de taxi et bus ont observé une grève ce 24 avril 2013 dans la capitale centrafricaine pour dénoncer les exactions de Séléka.
Dans sa déclaration sur les ondes de Radio Ndeke Luka, le secrétaire général du syndicat des taxis et bus, René Sokambi, explique que « L’arrêt de travail fait suite à un comportement indélicat hier d’ un colonel de Séléka qui s’est présenté à bord de sa 4x4 Land Cruiser Pajero au KM5, sous prétexte que les conducteurs de taxis lui ont barricadé le chemin, l’empêchant de passer. Il est descendu de son véhicule avec un pistolet automatique dans la main et de l’autre côté un ceinturon et il a commencé à casser les lunettes arrières des taxis».
La grève des conducteurs de taxi et bus a été à la fois une surprise ce matin pour la pluparts des usagers non informés de la situation. Plusieurs d’entre eux ont dit toute la peine qu’ils ont endurée pour se rendre là où ils voulaient.
« C’est difficile pour nous de nous rendre à nos lieux de travail à temps, on va travailler à quelle heure pour finir quand ? » se plaignent certains agents de l’Etat rencontrés ce matin en cours de route par Radio Ndeke Luka.
Par ailleurs, vers 11 heures, le secrétaire général du syndicat des taxis et bus est revenu à Radio Ndeke Luka pour lancer un appel pour la reprise du travail. Un appel qui intervient suite à la rencontre du syndicat avec le ministre d’Etat à la sécurité publique hier mardi 23 avril à Bangui, laquelle réunion s’est poursuivie jusqu’à ce matin.
Le Colonel Mahamat Saleh de la Séléka a affirmé, de la part du ministre de la sécurité, que les conducteurs de taxi et bus ont raison de se mettre en grève et les prit de reprendre le travail. Par ailleurs, le colonel Mahamat Saleh a rassuré les conducteurs de taxis et bus que la mesure prise par le ministre d’Etat chargé de la sécurité, celle qui leur donne le droit de ne plus laisser les éléments de Séléka monter avec une arme à la main à bord de leur véhicule, sera suivie et appliquée.
Il est à signaler que, depuis le coup de force du 24 mars dernier, les conducteurs de taxi et bus sont victimes presque tous les jours des exactions de certains éléments de la Séléka.
Les lecteurs de la ville de Bangui sont privés ce 22 avril 2013 des journaux. Les Directeurs de publication évoquent comme principale raison, le non respect de leur quota au Conseil National de Transition (CNT). Ils dénoncent par la même occasion l’illégalité du choix de ceux qui ont été coptés pour défendre les médias lors de la transition politique en République centrafricaine fixée à 18 mois.
Selon Marcel Mokoapi, président du Groupement des Editeurs de la Presse Privée et Indépendante de Centrafrique GEPIC, « les professionnels des médias exigent à ce jour 10 places au lieu de 4. Toutes nos rédactions ont été pillées, saccagées par certains éléments de la Séléka. Comment allons-nous, dans de telles conditions, collaborer avec ces nouvelles autorités ? ».
Il a ajouté que « le nouvel homme fort de Bangui, Michel Djotodia, doit accorder une attention particulière aux médias. De ce fait, une demande d’audience a été déjà introduite à son cabinet pour une rencontre avec les responsables des médias de la place ».
Cette journée sans journaux est organisée au lendemain de l’interdiction, par les autorités du pays, aux hommes en treillis de monter à bord des taxis et bus avec leurs armes.
Cette situation a durement inquiété le Syndicat des Conducteurs des Taxis et Bus. D’après René Sokambi, Secrétaire Général dudit syndicat, l’ »appel des autorités est entendu, mais ils attendent des actes concrets de leur part pour vaquer normalement à leurs occupations quotidiennes. Les conducteurs de taxis et bus sont devenus les principales cibles de certains éléments incontrôlés de Séléka à Bangui. Le syndicat a aussi exigé le cantonnement des éléments de la Séléka et l’ouverture d’un dialogue social avec le gouvernement ».
Sur le terrain, le corps d’un homme d’environ 28 ans a été retrouvé sans vie dans la matinée de ce lundi sur le pont du quartier Gbakondja, dans le 5e arrondissement de Bangui. Il est mort d’une balle reçue au niveau de la tête.
Marie Noëlle Mboré, une habitante du quartier, devant le domicile de laquelle le forfait a été commis, a expliqué que l’acte s’est produit dès les premières heures de la matinée. Un véhicule transportant plusieurs personnes est arrivé avec le défunt. Après un échange qui n’a pas duré, un coup de fusil a retenti, a-t-elle raconté.
L’autre cas d’assassinat a été celui d’un homme âgé d’une trentaine d’années. Il a été tué par des hommes supposés appartenir à certains éléments de la Séléka. L’acte s’est produit au quartier Gobongo VI dans le 4eme arrondissement de Bangui.
Un témoin a indiqué que la victime portait un pantalon noir, chemise pagne, lunette vue claire, une bague cotée fiançailles et des sandales noires. Il n’a aucune pièce d’identité sur lui. C’est la Croix Rouge Centrafricaine qui a procédé à l’enlèvement du corps a conclu le témoin.
Un jour après que les 105 conseillers du CNT aient légitimé le président autoproclamé de la République centrafricaine, Michel Djotodia, la ville de Bangui est de nouveau plongée dans la panique et l’insécurité depuis ce matin. Hommes, femmes, jeunes et enfants issus des quartiers Boy-rabe, Gobongo et Cité Jean XXIII (4ème arrondissent) ainsi que ceux de Kassaï et Ouango (7ème arrondissement) vident leurs maisons et affluent vers d’autres quartiers supposés calmes.
Tirs nourris d’armes lourdes et de petits calibres, fouilles des maisons, pillages, prises d’otages, font le lot des désastres semés par les éléments de Séléka sur les habitants de ces quartiers.
D’après un habitant du quartier Boy-Rabe interrogé par Radio Ndeke Luka, « Il est difficile en ce moment d’établir un bilan exact de ce ratissage. Ces éléments de Séléka ayant prétexté une action de désarmement, se sont introduits dans le quartier et l’opération s’est transformée en pure scène de désolation ».
En se référant donc au premier discours du président Michel Djotodia dans lequel, il affirme venir essuyer les larmes des centrafricains, cet habitant pense pour sa part que « les missions de désarmement doivent être effectuées par les forces de la FOMAC. La Séléka est composée d’éléments composites qu’on ne maîtrise pas. On ne peut pas leur confier cette charge. Nous savons dans quel esprit d’autres fonctionnent et si on ne les arrête pas, ça va être très grave ».
Cependant, à la Cité Jean XXIII, un quartier situé dans le 4ème Arrondissement de Bangui, quelques dégâts humains sont enregistrés. Un obus tiré depuis Boy-Rabe a éclaté dans l’Eglise Fédération Evangélique des Frères dudit quartier.
Selon le témoignage d’un des chefs de ce quartier, « l’obus a causé 15 cas de blessés et 3 morts dont deux enfants et une femme en plein culte ».
Parcontre à Ouango, dans le 7ème arrondissement de Bangui, depuis le 13 avril 2013, le bilan provisoire était estimé à 12 personnes.
Dans l’espace de 48 heures environ, 19 personnes toutes des civils sont tombés sous les balles de Séléka.
A l’hôpital communautaire l’un des plus grands hôpitaux de référence de la ville de Bangui, un reporter de radio Ndeke-Luka a constaté plusieurs blessés étalés à même le sol. Il s’agit des victimes des balles perdues reçues dans les échanges de tirs.
Au niveau officiel, les autorités de Bangui ne se sont pas encore prononcées sur la situation.