Journée mondiale de la radio : la radio, un espace de réconciliation « La radio, c’est vous », c'est la thématique de la 6e édition de la journée mondiale de la radio célébrée ce 13 février. A l’instar d’autres pays du monde, la République Centrafricaine a également commémoré cette journée qui permet de montrer l’importance de la radio dans la vie des populations.

Interviewée par Radio France Inter, la directrice de RNL Sylvie Panika a précisé qu’après la crise que la RCA a connue, RNL a pu « créer des espaces qui permettent à la population de se parler, de se faire entendre ». Comme illustration de cet engagement de la radio, l’émission « Elé Songo ou réconciliation », qui a donné la possibilité pour la « première fois depuis la crise » aux représentants des communautés musulmanes et chrétiennes « d’évoquer des questions de réconciliation, de cohésion sociale et de vivre ensemble ». Ceci, dans un élan de « consolidation de la paix en Centrafrique », a ajouté Sylvie Panika.

Aujourd’hui, renchérit la Directrice de RNL, l’émission « Elé Songo ou réconciliation » est l’une des « émissions phares  de la République Centrafricaine », même si selon elle,  la « paix reste encore fragile dans le pays ».

Et pour rapprocher beaucoup plus la radio de la population, le député de Bria 1 Arsène Kongbo a solennellement demandé aux responsables de RNL d’installer une antenne dans sa région et d’y envoyer un correspondant permanent afin de véhiculer les « informations de Bria et ses environs ». Tant RNL est selon lui, « une radio de proximité, de cohésion sociale qui permet aussi d’éduquer ».

Selon l'Unesco, la « radio informe et transforme », puis qu’avoir  une radio aujourd’hui signifie que l’on « n’est pas seul car  la radio est un ami, une compagnie ».


 

 

 

RCA : vers un contrôle physique du personnel des entreprises du secteur parapublic Le contrôle général de la Primature va lancer à partir du 13 février en partenariat avec le ministère de la fonction publique, un contrôle physique du personnel parapublic. L'objectif de cette opération qui prend en compte une quarantaine de sociétés parapubliques pour environs 3000 personnels est de « procéder à la vérification de la présence des travailleurs sur le lieu de travail ».

Selon Arthur Bertrand Piri, ministre conseiller en charge du contrôle général à la primature, « les premiers bénéficiaires de ce contrôle physique, ce sont les entreprises elles-mêmes », car celui-ci va leur permettre de « reconstituer le dossier de leur propre personnel, d’avoir une idée exacte de l’effectif et de bien établir la catégorisation du personnel ». En un mot, il s’agira de connaitre le nombre « d’agents, d’agents de maîtrise, de cadres moyens, supérieurs ainsi que les salaires par catégorie sociale». Autrement dit, cette opération, selon Arthur Bertrand Piri devrait aboutir à une meilleure « maîtrise du dossier du personnel dans les entreprises du secteur parapublic ».

Pour cette opération qui va durer 2 mois, 3 équipes de 5 personnes auront à vérifier entre autres, « les catégories de personnel, les diplômes, les échelons,  les critères d’avancement et les heures de travail ». Cette initiative du gouvernement vise à rendre les entreprises parapubliques « plus compétitives et rentables », a conclut le ministre conseiller en charge du contrôle général à la primature.

 

 

 

Bangui : MSF suspend temporairement ses activités au Pk5 Mercredi, Médecins Sans Frontières a décidé d’arrêter pour un moment ses activités médicales au Pk5 suite aux agressions d’hommes armés au sein de la maternité de Gbaya Ndombia dans le 3e arrondissement. Selon l'institution, ces agissements compromettent le fonctionnement de la structure de santé et donc, l’accès aux soins pour les femmes et les nouveau-nés, auxquels cette maternité est destinée.

La suspension concerne l’appui aux soins pédiatriques au centre de santé de Mamadou Mbaïki, où les activités MSF reprendront le 15 février prochain. Par contre les activités aux services de la maternité de Gbaya Ndombia ne seront pas assurés jusqu’à nouvel ordre.

Une situation qui interpelle OCHA

Dr Michel Yao, son coordonnateur par intérim, invite tous les hommes armés à respecter les structures sanitaires pour favoriser l'accès aux patients et au personnel médical. Dans un communiqué publié hier à Bangui, l’humanitaire regrette l'incursion d’éléments armés dans un centre de santé du 3e  arrondissement dans l’intention de s’en prendre à certains blessés.

« Il est inacceptable que des éléments armés entrent dans un hôpital dans le but de tuer des patients. J’appelle toutes les parties concernées à respecter les structures de santé et leur caractère civil. Ceci dans le souci de permettre un accès libre et sans entrave aux patients et au personnel médical », a déclaré Dr Yao.

Le coordonnateur humanitaire fait remarquer qu’il y a eu mardi dernier « trois morts et vingt six blessés », parmi les victimes : « des hommes armés et des civils ».

Lors de cet incident, plusieurs maisons, une école ainsi qu’une une église ont été détruites, « J’appelle les parties concernées notamment les autorités nationales à veiller sur la protection des civils et la cohabitation pacifique des communautés », a fait savoir Dr Michel Yao.

OCHA relève qu’aujourd’hui en République Centrafricaine, la protection des civils reste une préoccupation et il y aurait 400.000 déplacés internes en raison du conflit. Plus de 2 millions d'individus ont actuellement besoin d'aide humanitaire.

Ces incidents de Pk 5 surviennent alors que le financement est insuffisant a indiqué Docteur Michel Yao. Le Plan de réponse humanitaire 2017 pour sauver des vies étant chiffré à 400 millions de dollars américains soit près 246 milliards de francs CFA.

 

La place des droits de la femme dans la RCA de demain « Communiquer sur les droits de la femme et le cadre légal social en République Centrafricaine ». C’est autour de ce thème que les femmes leaders de la société civile, les autorités locales et les médias se sont retrouvées ce lundi. Une l’initiative de l'Association Nationale des Femmes Chrétiennes Catholiques de Centrafrique en partenariat avec l'Association du Barreau Américain (ABA).

Au cours de cette journée, les participants ont discuté sur les obstacles liés au respect des droits de la femme. « Le but de ce forum est d’échanger avec les femmes de toutes les confessions religieuse, de toutes les couches sociales sur les défis réels que rencontrent leurs droits au quotidien », a expliqué Maître Sylvie Naissem, l'une des intervenantes. Pour elle, ces défis vont être « répertoriés » et lors d’un prochain « atelier avec les élus de la nation (…) partager avec eux les vécus des femmes afin que cela puisse les aider à proposer des lois ».

Cette résolution vise à soutenir les femmes dans la construction de la paix. Selon l’avocate, les participants feront des plaidoyers à soumettre aux femmes  députés. « L’objectif, c’est d’influencer positivement les réformes législatives en faveur des droits de la femme », a-t-elle indiqué précisant que la République Centrafricaine dispose d’un ensemble de textes qui malheureusement ne sont pas respectés les autorités n’y prêtant pas attention.

« Au point de vue textuel, nous avons tout un arsenal juridique qui protège et qui fait la promotion de ces droits. Même la Constitution qui est notre loi fondamentale a réservé une place de choix au respect des droits de la femme. Les textes c’est une chose, la mise en application en est une autre », a souligné Maître Sylvie Naissem qui a reconnu que « la question de l’impunité fait obstacle aux droits de la femme ».

D’après son constat, « le tissu économique est complètement affaibli » et cela « depuis ces dernières crises » où « l’impunité » a eu droit de cité et « l’Etat n’a pas encore retrouvé sa place et donc peine à mettre de l’ordre ».

Bangui : la FJMPC prêche la paix dans le 3e arrondissement La Fondation de la Jeunesse Musulmane pour la Paix en Centrafrique (FJMPC) dans le 3e arrondissement fait du vivre ensemble son cheval de bataille. Ce dimanche, elle renforce la capacité d’une vingtaine de leaders communautaires autour du thème ‘‘Rôle et place des ONG dans le processus de la paix et du développement de la RCA’’.

Le but de cette session qui se déroule au Pk 5 vise à outiller les participants et leur permettre de se rapprocher des habitants afin de les sensibiliser sur la paix et la cohésion sociale.

« Aujourd’hui si nous avons organisé cet atelier c’est pour renforcer les capacités des leaders communautaires aux fins de sensibiliser en faveur de la cohésion sociale et de la réconciliation », a indiqué Lawa Amadou Mbaïki, son président.

Selon M. Amadou Mbaïki de la FJMPC, « les associations qui sont de la société civile ont un accès facile aux populations » et ont donc « la possibilité de contribuer au développement du pays ».

Pour la FJMPC, beaucoup d’ONG au Pk5 parlent de la paix mais, « ne savent pas comment sensibiliser », c’est dans cette optique que « toutes les associations identifiées, fiables, opérationnelles et actives » ont été regroupées pour être « encadrées en vue d’aller auprès de la population », a relevé Lawa Amadou Mbaïki.

RCA : un homme épouse officiellement ses trois femmes C'est une première en République Centrafricaine. Ce 28 janvier 2017, Marcien Nengoumou Toubaya a solennellement officialisé son union avec ses trois épouses avec qui, il a eu 14 enfants et 2 petits fils. Une union consacrée après 28 ans de vie commune avec Florence Lagos, Geneviève Gnikpingo et Syvorine Tagaye.

« Au nom de la loi, je vous déclare unis par le mariage », a déclaré Émile Gros Raymond Nakombo, président de la délégation spéciale de la ville de Bangui qui a officialisé ce mariage.

Événement exceptionnel en son genre, ce mariage polygamique a mobilisé une foule de plus de 400 personnes à l'extérieur de la Mairie de Bangui.

« C'est peut-être une première fois qu'un homme a subi une telle vie », a déclaré pour sa part le marié qui ajoute que cette union polygamique est la « réponse à une vie très particulière qu'il a connu avec ses 3 femmes ». Il ajoute par ailleurs « les avoir détourné de leurs études » et doit en contrepartie « assumer ses responsabilités », affirmant « vivre sous le même toit avec ses trois épouses ».

Vu la grande affluence de la foule, ce mariage polygamique s'est déroulé pour une fois à l'extérieur de la Mairie de Bangui.

La société civile véritable actrice dans la défense des victimes en RCA A l’occasion de la célébration de la journée internationale à la mémoire des victimes de génocide et de la prévention des crimes contre l'humanité ce vendredi, les organisations de défense des droits de l’homme se disent préoccupées par la question des martyrs.

« Les organisations de défense des droits de l’homme ont toujours été les véritables acteurs qui ont joué le rôle qui a permis que la situation des victimes ne tombe pas dans l’oubli », a souligné Joseph Bindoumi, président de la Ligue Centrafricaine des Droits de l'Homme (LCDH).

Pour l’activiste des droits de l’homme, « ce sont ces organisations qui documentent et qui disposent de la liste des personnes qui ont souffert des conflits que vous appelé victimes ». D’après Joseph Bindoumi, « ce sont ces résultats que nous avons à notre disposition qui font que demain les victimes peuvent se défendre devant les cours et tribunaux », précisant que « les organisations de la société civile jouent un rôle fondamental en ce qui concerne la situation de victimes ».

 La journée d’aujourd’hui permet de se souvenir qu’à un moment l’humanité était arrivé au seuil de l’abominable et faire en sorte que ce souvenir empêche que d’autres faits plus graves e puissent plus exister sur notre planète. Aucune activité officielle n'est prévue à cet effet en République Centrafricaine.

Dans l’actualité, des cas de violations des droits humains enregistrés cette semaine par la Minusca

Au moins 52 cas de violations des droits de l'homme ont été inscrits au registre de la Minusca entre le 15 et le 21 janvier tant dans la capitale qu’à l’intérieur du pays. Un chiffre avancé mercredi par Vladimir Monteiro, porte parole de la Minusca. Ces actes ont été commis par les groupes armés encore actifs mais également par certains éléments des forces de défense et de sécurité intérieure.

« Dans le domaine des droits de l’homme entre le 15 et 21 janvier 2017, la Minusca a pu surveiller, vérifier et documenter 52 incidents de violation et abus de droits de l’homme tant à Bangui qu’à l’intérieur du pays qui ont touché au moins 55 victimes », a précisé Vladimir Monteiro. Pour lui, « les principaux responsables sont d’une part les groupes armés MPC, RJ, UPC, FPRC, Antibalaka d’un côté ; de l’autre des agents de l’Etat : police,  gendarmerie et FACA ».

RCA : 65 nouveaux docteurs en médecine honorés Ils sont plus d'une soixantaine d'étudiants des 30e  et 31e promotions de la faculté de médecine de l'Université de Bangui à recevoir ce 19 janvier leurs diplômes de Doctorat en Médecine. La cérémonie s’est déroulée à l’hémicycle de l’Assemblée nationale en présence du premier ministre, Simplice Mathieu Sarandji. A cet effet, le doyen de la faculté de Médecine de l’Université de Bangui Gilbert Grezenguet, a exhorté les nouveaux médecins à « surmonter les obstacles ».

Selon lui, « le métier de Docteur en médecine est certes passionnant mais très contraignant »,  puisqu’ils seront très souvent « confrontés à des difficultés de toute sorte ». Au rang de ces difficultés, figurent les « problèmes matériels ». Lors des moments « difficiles et de découragement », Gilbert Grezenguet  invite les lauréats à se souvenir du « serment d’Hippocrate ». 

Après la publication des résultats suivie de la pause des épitoges, les heureux récipiendaires ont solennellement prêté le « serment d’Hippocrate », devant le jury présidé par François Bonnaud, Doyen honoraire de la Faculté de Médecine de Limoge en France.

Après avoir pris « acte » de leurs « serments », le Doyen honoraire de la Faculté de Médecine de Limoge a renvoyé les nouveaux médecins à « l'exercice de leur profession ».

Major de sa promotion puis-qu’ayant décroché la mention très honorable avec félicitation du jury et échanges inter-universitaires, Tuspin Nicéphor Loumandet qui a travaillé sur « le rôle du laboratoire dans la confirmation des cas de rougeole en RCA », affirme être disposé pour une spécialisation dans son domaine.

Depuis sa création en 1976, l'Université de Bangui notamment la faculté de médecine a pu mettre sur le marché de l'emploi « 597 médecins ».

 

 

 

RCA : la Minusca et l'EUTM croient en l'avenir de la jeunesse La mission européenne de la formation des Forces armées Centrafricaines (EUTM) et la Minusca croient en « l'avenir de la jeunesse centrafricaine ». Une assurance exprimée lors de la soirée du 18 janvier, date anniversaire de la commémoration de la journée des Martyrs.

« Grâce à cette jeunesse pleine de talents et qui commence à s'épanouir, je crois qu'on va arriver au plus vite à quelque chose », a déclaré Hervé Verhoosel, directeur de l'information de la Minusca, qui indique que la Minusca va aider le gouvernement au cours de cette année à « former 250 policiers et 250 gendarmes ».

Un espoir partagé par le général Herman Ruys, nouveau commandant de l'EUTM-RCA. « A ce jour, j'ai constaté plusieurs choses parmi lesquelles, l'espoir », a-t-il indiqué précisant par ailleurs que « la motivation ou encore la volonté » qui caractérise les « militaires centrafricains en formation », augure d'un lendemain meilleur.

Selon le nouveau commandant de la mission européenne en Centrafrique, ces jeunes sont « prêts à défendre leur pays » et par extension, les « populations ». Ce qui, selon lui devrait donner l'opportunité aux centrafricains de croire au « futur car il y a un futur», même c'est un « travail de longue haleine surtout pour la formation de l'armée ».

 

 

 

Page 1 sur 96