Radio Ndeke Luka a changé sa grille de programme ce lundi 16 octobre : Écouter l'interview de Marc Vuillermoz

 Bras de fer Gouvernement-Syndicat, la marche pacifique interdite La Bourse du travail a été investie ce 20 octobre par les forces de sécurité intérieure pour empêcher une marche pacifique prévue par le Groupement Syndical des Travailleurs de Centrafrique (GSTC).

Son Secrétaire général Firmin Zoh-Ponguélé a dénoncé le refus du gouvernement Sarandji « de dialoguer et de manifester », promettant « ester en justice » contre cette tentative de musellement du syndicat.

« C'est l'Assemblée générale qui a décidé samedi dernier de cette marche pacifique qui rentre dans le cadre des actions légales reconnues même par le Bureau International du Travail», a ajouté le Secrétaire du GSTC.

Malgré tout, elle a été interdite par les autorités centrafricaines : « Le gouvernement qui dit dans son refus qu'il n'a pas les moyens pour encadrer cette marche nous a envoyé aujourd'hui tout un corps de force de sécurité pour boucler la bourse de travail », a regrette Zoh-Ponguélé.

Pour lui, « il était question d'apprécier avec les travailleurs ce qui doit être fait par rapport à ce refus », car dit-il « c'est à eux de décider de la conduite à tenir ».

La demande d'autorisation de la marche pacifique a été déposée par le GSTC le 16 octobre. C'est une première manifestation syndicale depuis l'accession à la magistrature suprême du Président Faustin Archange Touadera.

 

 

 

 Bambari : des jeunes ex-combattants Anti-balakas démobilisés, à l’école des métiers d’arts Réduire le taux de banditisme et de chômage dans la Ouaka, c’est ce à quoi s’attèle l’ONG   Jésuites au Service des Réfugiés (JRS). Dans ce cadre, au moins 85 antibalakas démobilisés sont retenus pour être formés aux différents métiers.  Selon les responsables de JRS, le projet vise à les détourner des mauvaises voies.

Selon Abbé Serge Hubert Bangui, Directeur de projet JRS, « les crises que nous sommes en train de traverser aujourd’hui ont un impact assez grave sur l’avenir de la jeunesse ».

Pour lui, « si la plupart des jeunes se sont faits enrôlés dans certains groupes armés et que certains y sont encore, c’est parce que la plupart d’entre eux n’avaient rien à faire, n’étaient pas occupés et ne pouvaient pas répondre aux besoins essentiels de leurs vies ».

Pour illustrer ses propos, le Directeur de projet JRS prend l’exemple de la préfecture de la Ouaka dans laquelle un fort taux de chômage des jeunes est constaté. C’est ce qui selon lui a poussé son organisation a initié ces jeunes aux différents métiers comme la « mécanique auto-moto, la menuiserie, la maçonnerie, la maroquinerie et la coiffure ».

Dans ce cadre, précise Abbé Serge Hubert Bangui, des maîtres-métiers identifiés auront chacun, un groupe de jeunes antibalaka démobilisés qu’ils vont accompagner durant ce processus de formation.

Mais bien avant la formation proprement dite, rajoute M. Bangui, deux séances de formation entre les apprenants et les maîtres-métiers ont été organisés pour donner l’occasion aux uns et aux autres « de se découvrir, de se connaître et de se renforcer les capacités ».

Une initiative saluée par un des apprenants en l’occurrence Henry Gbongoupou qui s’est confié à RNL. « Maintenant, je vais revenir auprès de l’ONG JRS pour apprendre la couture afin d’améliorer ma vie », a-t-il martelé tout en demandant par la même occasion à d’autres jeunes ayant pris les armes de « cesser avec les hostilités, les braquages pour venir apprendre un métier ».







 

 

 

 Fait divers à Bangui : une rixe entre amis se solde par mort d’homme Au quartier Kangba dans le 2ème arrondissement, une bagarre entre deux amis a tourné au drame, ce 10 octobre. Selon les informations recueillies par RNL, c’est aux environs de 18 heures que le nommé Madénga Gaspard alias Madénga Matériel a mortellement poignardé son ami, Namgana Alexis.

 « Nous étions à la maison avec mon grand frère quand Mandénga est arrivé et a commencé à raconter des bêtises à ma belle sœur. Énervée, elle lui a dit qu’il était un homme mur et devait se respecter », rapporte Clarisse Namgana, cadette du défunt.

Selon elle, ayant constaté qu’il était déjà « saoul, Alexis – son ami lui a demandé d’aller dormir », mais Madenga ne l’entendait pas de cette oreille.

Malgré cette insistance, renchérit Clarisse Namgana, « les trois filles Mandéga se sont ruées sur son frère Alexis Namgana et Madénga Gaspard alias Madénga Matériel était rentré à l’intérieur de sa maison pour sortir son couteau avec lequel il l’a poignardé ».

De son côté, Ambroise Wodo, chef du quartier Kangba reconnaît que le meurtrier n’en est pas à son premier forfait. « Chaque fois qu’il y a rixe, Mandénga Gaspard a l’habitude de se servir d’une matière », d’où son surnom de Madenga Matériel, indique M. Wodo expliquant que ce combat a opposé « des amis qui ont l’habitude de prendre l’alcool de traite ensemble ».

Toujours selon M. Ambroise Wodo, le défunt Alexis Namgana a été désagréablement surpris lorsque « Madenga matériel, après qu’il soit rentré chez lui est ressorti avec un couteau qu’il lui a plongé dans la gorge ».

Évacué une première fois au dispensaire de l’ONG Médecins Sans Frontières, Alexis Namgana a été évacué d’urgence à l’hôpital communautaire, là où il a rendu l’âme.

Cette nouvelle, selon les dernières informations a soulevé la colère des populations du quartier qui ont détruit les 2 maisons appartenant à la famille de M. Madenga. Ce dernier se trouve actuellement dans les geôles de l’Office Centrafricain de Répression du Banditisme (OCRB).

 

 

 

Bocaranga : pillage à grande échelle, 6 quartiers et des ONG concernées Trois organisations internationales : Cordaid, DRC et Word Vision ont été pillées par les éléments de 3R mis en débande par la force onusienne samedi 7 octobre 2017. Beaucoup de maisons de particuliers ont également été saccagées. Plusieurs biens ont été emportés deux jours après le départ forcé des rebelles de 3R.

« Trois ONG, Cordaid, DRC et Word Vision, ont été systématiquement vidées. La population a aussi fait les frais. Six quartiers de Bocaranga ont été mis à sac », a indiqué un habitant joint par Radio Ndeke Luka.

D’après nos informations, les soldats onusiens ont pu retrouver quelques effets. Ce lundi 8 octobre, les autorités locales ont été invitées à les réceptionner. « Les biens arrêtés aux mains des hommes de 3R ont été remis officiellement par le contingent rwandais à la population civile en présence du maire, des chefs de quartier et du commandant de brigade de gendarmerie », a témoigné un autre habitant de Bocaranga.

Pour le moment : « un calme relatif règne mais la situation est sous contrôle », a fait savoir la même source. Certaines personnes, réfugiées sur les sites de la Minusca et de l’église catholique, sont rentrées à domicile. Mais l’inquiétude persiste toujours dans les esprits.

Bangassou : le presbytère de Tokoyo dévalisé

Le domicile de l’abbé Alain Blaise Bissialo, curé de la paroisse Christ Roi de Tokoyo de Bangassou dans le Mbomou, a été visé samedi après-midi par des hommes en arme. Deux véhicules, trois motocyclettes, un ordinateur et un poste téléviseur ont été emportés, sans qu’il y ait de victimes. Des éléments d’auto-défense, assimilés aux Antibalaka, seraient pointés du doigt.

D’après nos sources, le vol s’était produit au moment où l’abbé Bissialo avait rendu visite à son évêque. La nouvelle de ce maraudage s’est répandue comme une traînée de poudre et a provoqué une consternation au sein de la population. L’abbé Alain Blaise Bissialo est le président du Comité de médiation du Mbomou.

Le 1er octobre 2017, plusieurs commerces avaient été pillés malgré les multiples patrouilles des casques bleus basés à Bangassou.

RCA : Marche pour la paix à Obo, gouvernement et Minusca interpellés Plus de trois cent personnes ont marché ce lundi 1er octobre 2017 à Obo, chef lieu de la préfecture du Haut Mbomou, au sud-est de la République Centrafricaine. La population en détresse entend ainsi attirer l’attention du gouvernement et de la communauté internationale sur l’insécurité à Zémio, Mboki et Djéma, localités en proie à une violence qui ne dit pas son nom.

Partis du quartier Aim (5 Km de la ville), les manifestants ont chuté à la préfecture au centre ville. « Non à la guerre, non à la division, oui à la paix, à la cohésion sociale et au vivre ensemble dans le Haut Mbomou » sont les messages forts portés par les marcheurs. Ils ont interpellé les autorités centrafricaines et onusiennes à intervenir de manière multiforme à Zémio, Mboki et dans les autres sous-préfectures de la région.

Selon l’abbé Fabrice Yamazou, coordonnateur du Comité local de paix et de réconciliation d’Obo « la paix n’a pas de prix », encourageant la population à œuvrer dans ce sens.

Pour Zacharia Hassane, imam de la mosquée centrale, « la cohésion sociale est un facteur de paix, de réconciliation dans le Haut Mbomou ».

Trois principaux points sont contenus dans le mémorandum remis au préfet sortant du Haut Mbomou, Ghislain Dieu Béni Koléngo : l’intervention rapide du gouvernement et de la Minusca pour ramener la sécurité ; l’ouverture du corridor humanitaire facilitant l’assistance aux déplacés et réfugiés, enfin la consolidation de l’équipe des FACA dans la région.

Aujourd’hui, les prix des produits de première nécessité ont flambé sur les marchés à Obo.  Un morceau de savon qui se vendait à 250 francs CFA s’achète à 750 francs CFA ; le sachet de cube maggi est passé de 1200 francs CFA à 2500 voire 3000 francs CFA.

La famille, socle de la société, menacée

Ce dimanche 1er octobre 2017, lors de la rentrée pastorale diocésaine en la paroisse Notre Dame de Fatima à Bangui, Dieudonné Cardinal Nzapalainga a déclaré qu’avec « les évènements malheureux, difficiles et douloureux que traverse notre pays, la famille est menacée ».

Car, « On entend parler des déplacés à Niem Yéléwa, Bocaranga, Bria, Bangassou, Mobaye, Zémio ». Invitant les Centrafricains à se chérir, Cardinal Nzapalainga a trouvé que « celui qui aime son frère ne peut pas lui donner la mort ».

Il a appelé les filles et fils du pays à « sortir de l’enfermement de la violence, de la haine, du tribalisme, de la corruption ». Dieudonné Cardinal Nzapalainga a exigé que « tous ceux qui ont les armes les dépose » et laisse « leur cœur être touché par la paix ».

Face à la situation sécuritaire, le chef de l’église catholique a estimé qu’il y a des questions « de justice, de réconciliation et de pardon » qui doivent « être posées dans le cadre du dialogue ».

RCA : Grogne au Ministère de l’Administration du Territoire après la nomination des sous-préfets Les cadres du Ministère de l’Administration du Territoire sont mécontents. Ils dénoncent le décret portant nomination des 71 sous-préfets en République Centrafricaine, publié ce mercredi 20 septembre 2017.

Ils estiment que les textes en vigueur n’ont été pas mis en application dans ce décret, pointant du doigt une sorte de népotisme ou encore de favoritisme. Pour manifester leur mécontentement, ils ont barricadé aux premières heures de la matinée les portes des trois directions générales sises aux 14 villas dans le 1er arrondissement de Bangui.

« Nous demandons purement et simplement la révision du décret », a martelé l’un des manifestants qui a requis l’anonymat. Car estime-t-il : « les nominations se font au mépris des textes » qualifiant le département de « dépotoir compensatoire des parents et alliés des dirigeants ».

La même source démontre que « pour voiler la nomination, des grades imaginaires d’administrateur civil » sont attribués à des personnes qui ne le sont pas. Ceci malgré l’exigence des partenaires financiers et économiques qui selon lui, « ne veulent pas que ces derniers émargent sur le budget de l’Etat ».

Du côté du ministère, la grève est qualifiée « d’un mouvement spontané » à cause du non respect de procédure dans la démarche.

« Nous sommes en train de prendre le temps d’appeler les responsables syndicaux et ceux des différents services pour une rencontre et discuter », a fait savoir Alexandre Kouroupé-Awo, inspecteur central coordonnateur audit Ministère. Il mentionne toutefois que « le ministre de l’Administration du Territoire n’a pas été saisi d’une requête d’un préavis de grève tendant à observer une cessation de travail ».

En attendant, les activités sont paralysées au niveau des directions générales de la Décentralisation, de l’Administration du territoire et de la Protection civile.

Les manifestants entendent poursuivre leur mouvement jusqu’à satisfaction de leurs revendications.

Décret portant nomination ou confirmation des Sous-préfets en RCA

Région n° 1
Préfecture de l’Ombella M’Poko
Sous-préfecture de Bimbo: MALESSEMBO Ido Conference, administrateur civil
Sous-préfecture de Boali: YAMO Robert, administrateur civil
Sous-préfecture de Bossembélé: DANA Arsène, administrateur civil adjoint
Sous-préfecture de Bogangolo: RECOANE Paul Gérard, administrateur civil
Sous-préfecture de Damara: DODI BOMAI Benoit, administrateur civil
Sous-préfecture de Yaloké: FANGBA Simon, administrateur civil
Préfecture de Lobaye
Sous-préfecture de Mbaïki: DOTE Célestin, administrateur civil
Sous-préfecture de Mongoumba: Sous-lieutenant FAYANGA DEGANE Achille
Sous-préfecture de Boda: Capitaine DAMBOUTOU Barthélémy
Sous-préfecture de Boganda: WENAM Alida Verdiane, administrateur civil
Sous-préfecture de Baganagone: DOUNGUIBONA Jean Eude Victorien, administrateur civil

Région n° 2
Préfecture de la Mambéré Kadéï
Sous-préfecture de Berberati: GOUNIDJI Jacques Antoine, attaché d’administration
Sous-préfecture de Carnot: SEMKOMANA Angel, administrateur civil
Sous-préfecture de Gazi: AMADIDA né NDAI KONGAI Florence, administrateur civil
Sous-préfecture d’Amada-gaza: Capitaine PEPA Philipe
Sous-préfecture de Gamboula: PIRI Fidèle, administrateur civil
Sous-préfecture de Sosso-Nakombo: BIANGBA Jean-Baptiste, administrateur civil
Sous-préfecture de Dédémokouba: MISSEBE Evariste, administrateur civil
Préfecture de la Sangha-Mbaéré
Sous-préfecture de Nola: CHOUR né GBADIN Géneviève, administrateur civil
Sous-préfecture de Bambio: MBAÏKOANG Maurice, administrateur civil
Sous-préfecture de Bayanga: KEYANZOMO Francis Michelino, administrateur civil
Préfecture de la Nana-Mambéré
Sous-préfecture de Bouar: BAGAZA YADERE Chada, administrateur civil
Sous-préfecture de Baboua: Lieutenant BEOROFIO DAMSIO Elie Raphael
Sous-préfecture de Baoro: BADINAM Daniel, administrateur civil
Sous-préfecture de Aba: Capitaine DIBELINE Valentin

Région n° 3
Préfecture de l’Ouham
Sous-préfecture de Bossangoa: NAMKONA Béatrice, administrateur civil
Sous-préfecture de Bouca: Lieutenant GUEREKANDE Eugène
Sous-préfecture de Batangafo: Lieutenant GIAMA Nestor
Sous-préfecture de Kabo: Lieutenant LAPO NGOMA Paulin
Sous-préfecture de Markounda: DAMANDJI Dieudonné
Sous-préfecture de Nana-Bakassa: ALADALA Martin
Sous-préfecture de Nanga-Boguila: Lieutenant GAMANADJI Stanislas
Préfecture de l’Ouham Péndé
Sous-préfecture de Bozoum: SENDENOU Richard, administrateur civil
Sous-préfecture de Paoua: Lieutenant MOKOFIO Dieudonné
Sous-préfecture de Bokaranga: Lieutenant NAMBEAM Dénis
Sous-préfecture de Bossemtélé: DOTE Honoré, administrateur civil
Sous-préfecture de Ngaoundaï: Capitaine BONAM Urbain Antoine
Sous-préfecture de Koui: Lieutenant FANGBI KOGBOWALI Roger

Région n° 4
Préfecture de Kémo
Sous-préfecture de Sibut: Lieutenant DEKONO NONO Noel
Sous-préfecture de Ndjoukou: Sous-lieutenant BOBEMOLOMA Georges
Sous-préfecture de Dékoa: MBETIGA Guy Yves, administrateur civil
Sous-préfecture de Mala: WILIKON ORE François, administrateur civil
Préfecture de la Nana-Gribizi
Sous-préfecture de Kaga-Bandoro: MOUSSA KONGATE Ferdinand, administrateur civil adj.
Sous-préfecture de Mbré: GBANGOUDOU Jean Gilbert, administrateur civil adj.
Préfecture de la Ouaka
Sous-préfecture de Bambari: Sous-lieutenant DOTE Jude
Sous-préfecture d’Ippy: EBOI NGAMOKO Aboukar Salé, administrateur civil adj.
Sous-préfecture de Grimari: SAÏTOUA Alliance, administrateur civil
Sous-préfecture de Kouango: MAHAMAT Adamou, administrateur civil
Sous-préfecture de Bakala: DORASSIO Jean-Paul, administrateur civil
Préfecture de la Basse-Kotto
Sous-préfecture de Mobaye: KOMOBAYA Bienvenu, administrateur civil
Sous-préfecture de Sangba: OUABEGO né GREYAGBANGA Clara Alphonsine, administrateur civil
Sous-préfecture de Kémbé: LAOUMAYE Margueritte, administrateur civil adj.
Sous-préfecture de Satéma: DEMBA Anicet Aristide, administrateur civil
Sous-préfecture d’Alindao: WAÏBONA YANKOMBONA Victor Pascal, administrateur civil
Sous-préfecture de Mingala: TOUZIMIA Mathias, administrateur civil
Préfecture de Haut-Mbomou
Sous-préfecture d’Obo: YAPOULELA YOUFI Dieudonné, administrateur civil
Sous-préfecture de Zémio: VIDJOBDJI Aroun, administrateur civil
Sous-préfecture de Djéma: ZANDE GUILELO Maurice, administrateur civil
Sous-préfecture de Bambouti: Capitaine KOIKE Lévi

Région n° 5
Préfecture de la Haute-Kotto
Sous-préfecture de Bria: YOUNIS Moussa, administrateur civil
Sous-préfecture de Yalinga: SAKO Edmond, administrateur civil
Sous-préfecture de Ouada: BOURMA Léon, administrateur civil
Préfecture de Bamingui-Bangoran
Sous-préfecture de Ndélé: TEBEPRA Dieu-béni Célestin, administrateur civil
Sous-préfecture de Bamingui: OUMAR Youssouf, administrateur civil
Préfecture de la Vakaga
Sous-préfecture de Birao: ZACHARIA Ramadan, administrateur civil
Sous-préfecture de Ouada-djalé: YOUSSOUF Ramadan, administrateur civil

Région n° 6
Préfecture de Mbomou
Sous-préfecture de Bangassou: NOUIDEMONA Richard Armand, administrateur civil
Sous-préfecture de Rafaï: ACHIMAN SELEMAN, administrateur civil
Sous-préfecture de Bakouma: Sous-lieutenant MANGAO Jean-Marie
Sous-préfecture de Gambo: Lieutenant NDARO Pascal
Sous-préfecture de Ouango: TOLMBAÏ Cyprien Patrice, administrateur civil
Poste de Contrôle Administratif
Poste de Contrôle administratif de Samwandja: MALIC Adam, Attaché principal d’administration
Poste de Contrôle administratif de Wandja: FACHER Martin, attaché administratif



 Bangui : Initiative en faveur du retour des déplacés de Bazanga Afin de permettre aux habitants du quartier Bazanga dans le 5è arrondissement de Bangui de regagner leur secteur, les jeunes dudit quartier ont entrepris ce 17 septembre, le nettoyage des concessions et maisons inhabitées. Une activité de salubrité qui va s’étaler sur au moins 2 semaines et qui sera couplée avec les séances de sensibilisation sur la cohésion sociale.

« La jeunesse qui est consciente de la situation est en train de mettre la propreté dans le quartier. Nous menons cette action pour amener les gens à revenir dans leurs maisons », a déclaré Antoine Ganda, chef adjoint de Bazanga.

Il explique que c’est cette raison qui mobilise les jeunes même s’il ressort du constat sur le terrain que « plusieurs maisons n’ont pas de toitures, portes et fenêtres », car pillées durant la crise.

Dans la même dynamique, les habitants du secteur Bazanga demandent au gouvernement et aux partenaires de leur venir en aide.

« Le quartier Bazanga a été touché dans son propre cœur et beaucoup de maisons sont restées sans toitures », précise Antoine Ganda ajoutant que « pour motiver les gens à regagner leurs habitations, il faut que des initiatives ou des projets soient entrepris par le gouvernement pour rétablir l’ordre  pour que la population qui est en ce moment dans l’attente de retour puisse avoir des toitures avant de revenir dans leurs maisons ».

Salubrité et sécurité, deux impératifs qui tiennent à cœur les jeunes du quartier Bazanga qui fait partie des secteurs de Bangui durement touchés par la crise. Plusieurs centaines d’habitations y ont été incendiées contraignant ainsi une bonne partie des habitants à trouver refuge dans d’autres quartiers de la Capitale.

 

 

 

RCA : Alerte sur les risques de famine à Bria Le député de Bria 1, Arsène Kongbo, tire la sonnette d’alarme sur les risques d’une éventuelle famine dans le chef lieu de la Haute-Kotto. Il estime que si rien n'est fait d'ici fin septembre 2017, la ville de Bria risque d’être plongée dans une insécurité alimentaire sévère.

Interpellant Virginie Baïkoua, ministre de l’Action Humanitaire et de la Réconciliation Nationale, l’élu de la nation sollicite des autorités centrafricaines et des partenaires une aide d’urgence. « C’est une doléance, il faudrait que le gouvernement pense très rapidement à envoyer des vivres à Bria. Je demande aussi aux organismes internationaux de porter assistance » de peur dit-il « qu’à la fin septembre les gens commencent par mourir de faim ».

Arsène Kongbo souligne que la population fait face en ce moment à une pénurie des produits alimentaires suite aux récurrents affrontements armés dans la localité. « Depuis le déclenchement des évènements, personne ne se rend au champ. En ce moment, il n’y a plus de nourriture. Tous les véhicules en provenance de Bangui pour Bria s’arrêtent à Bambari ».

En plus de la pénurie de certains produits de premières nécessités comme « le sel, le sucre et le savon », les commerçants ont augmenté les prix. « Une boîte de sardine que nous achetons à Bangui à 400 francs CFA coûte 2000 francs CFA à Bria », a indiqué le député. L’absence de structures bancaires dans cette partie du pays a entrainé une difficile « circulation d’argent » qui a du coup plongé « la population dans la souffrance ».

Situation presque identique dans le Haut Mbomou. Les personnes déplacées de la ville de Zémio actuellement à Obo vivent dans des conditions déplorables. Ils sont 1100 personnes recensées dans la ville. Leur effectif ne fait que s’accroître de jour en jour. « Zémio s’est vidée de ses habitants, la majorité est à Obo. Nous pouvons compter 1100 déplacés. Ils viennent à compte goutte depuis que les évènements ont commencé. Aujourd’hui, la situation sécuritaire est vraiment alarmante », a précisé Abbé Christian Mwanabolanga, vicaire de la Paroisse Saint Charles Lwanga d’Obo. 

Ces déplacés manquent de tout. Le prêtre appelle le gouvernement et les humanitaires à voler à leurs secours. « Ces personnes sont dépouillées de leurs biens. Depuis qu’ils sont arrivés, ils n’ont reçu aucune assistance. Il y a des enfants malades et des femmes enceintes, il y a  pénurie de médicaments. Ils sont obligés de se soigner avec des médicaments traditionnels. Ils sont abandonnés à eux-mêmes », a fait savoir l’Abbé Mwanabolanga.

Face à l’effectif considérable de ces déplacés, les autorités multiplient les réflexions pour leur trouver un espace de cantonnement. La ville d’Obo compte déjà neuf sites de personnes déplacées.

RCA : manque criant de psychologues décrié dans les hôpitaux Un manque criant de psychologues est constaté en République Centrafricaine. Officiellement, le pays ne compte aujourd’hui que sept psychologues qui ont été formés respectivement en Côte-d'Ivoire et Brazzaville. Dans les hôpitaux de Bangui, ce manque constitue un obstacle pour les malades qui sont dans le besoin surtout que le pays sort d’une crise aux effets traumatiques pour bon nombre de citoyens.

Selon une enquête exclusive de RNL, « de nombreuses personnes dans le besoin d'assistance psychologique en sont privées faute de psychologues », une situation qui pourrait impacter leur état de santé.

Dans quatre grands centres hospitaliers de la capitale centrafricaine, seuls l'hôpital communautaire et le Centre National Hospitalier Universitaire de Bangui  (CNHUB) disposent chacun d'un psychologue. 

Au service de la psychiatrie du CNHUB, en dehors de la prise en charge des malades mentaux, Sylvain Gomossa, Psychologue clinicien, reçoit aussi d'autres personnes. « On m’envoie des malades pour que je puisse détecter leur véritable problème. Après les diagnostics, j’ai à faire beaucoup d’autres choses parmi lesquelles les entretiens, les séances de relaxation avec les gens qui sont stressés…», a-t-il indiqué à RNL.   

Dans le même ordre d’idée, Docteur Luc Salva Hérédébona, Directeur de l'hôpital de Bimbo, relève que la RCA recourt aujourd’hui à des méthodes classiques dans la prise en charge psychologique des malades.

« Nous sommes restés dans une approche traditionnelle. Le pouvoir sanitaire du pays est faible avec une variation dans le ratio professionnel de santé et bénéficiaires de soins », a-t-il relevé tout en mentionnant que pareille situation fait qu’on ne peut « explorer le vrai problème des malades afin de les aider dans une démarche psychologique ».

L'absence de compétence en la matière justifie cet état de chose selon Docteur Hérédébona. « On n’a pas de personnel qualifié pour cette approche », a-t-il précisé, ajoutant que « tout semble faire croire que ce n’est pas une priorité ».

Le Directeur de l'hôpital de Bimbo a en outre indiqué que dans notre contexte, la République Centrafricaine a vraiment « besoin de psychologues », d’autant plus que le pays a « connu beaucoup de traumatisme ».


Page 1 sur 99