Radio Ndeke Luka a changé sa grille de programme ce lundi 16 octobre : Écouter l'interview de Marc Vuillermoz

 Bouar : des dégâts considérables après une déflagration dans une ancienne poudrière des FACA Secouée par une forte détonation dans la matinée du 13 janvier, la ville de Bouar dans la Nana-Mambéré se remet progressivement de ce choc qui a provoqué une sorte de panique généralisée. Selon les informations recueillies par RNL, les effets de cette déflagration qui a eu lieu non loin du Camp Leclerc, ont été ressentis jusqu'au séminaire de la YOLE à environs 7 km de la ville.

Un vrai tremblement de terre, témoignent certains habitants de Bouar tout en faisant constater que des maisons se sont écroulées ou fissurées, des plafonds tombés, des vitres soufflées, des portes et des fenêtres cassées.

« Nous n’avions pas encore évalué ce que nous avions perdu mais les dégâts sont considérables », a déclaré Salsain Claver Bambo, Coordonnateur du village d’enfants SOS de Bouar. Il précise toutefois que son institution a enregistré des dégâts sur tous les appareils. 

« Ce n’est pas une attaque sur la ville de Bouar mais une explosion dans une ancienne poudrière des FACA », a rassuré Alexis Naguezangba, Préfet de la Nana-Mambéré tout en appelant la population au calme. Même s’il reconnaît que cette déflagration a fait des « dégâts matériels énormes dans le camp des éléments de la Minusca, à l’état major des FACA ou encore au village SOS où portes et plafonds sont tombés ».

D’ores et déjà, une équipe de déminage, indique le Préfet de la Nana-Mambéré a quitté Bangui pour la ville de Bouar aux fins d’en savoir davantage. 













 

 

 

Grève à la SUCAF à Ngakobo, le personnel maintient la pression malgré les négociations La société de fabrication de sucre (SUCAF) de Ngakobo dans la Ouaka est aux arrêts depuis vendredi 12 janvier 2018. Le personnel saisonnier en grève exige le paiement des primes (le 13e mois) ainsi que le départ de Stéphane Jaffret, directeur général (DG), du chef du personnel et de tous les assistants. Au rang des revendications, figure également la régularisation des travailleurs saisonniers et des conducteurs d’engins lourds.

Depuis 48 heures, la tension est montée entre les grévistes et l’administration. L’usine est fermée, pas de production. « Nous sommes effectivement en grève pour réclamer notre 13e mois », a fait savoir un des grévistes sous le couvert de l’anonymat. Selon certaines indiscrétions, le 13e salaire exigé a été versé dans l’après-midi de vendredi.

Contacté par Radio Ndeke Luka, Emmanuel Ouaïmo, directeur de production à SUCAF souligne que des dispositions étaient en cours pour résoudre la crise. Selon toujours ce dernier, les débats se poursuivent encore ce samedi sur les autres points, notamment le départ de toute l’équipe de l’administration. Les grévistes ont mis la barre haute pour réclamer principalement l’augmentation de salaire et la mise en place de l’accord d’établissement de la société.

Pour les mécontents, la décision est clair : aller jusqu’au bout malgré le versement du 13e mois. Ils ont affirmé ne pas avoir eu de réponses concrètes du siège à Bangui sur le départ du DG et son équipe, la régularisation de la situation des travailleurs saisonniers, les conducteurs d’engins lourds ainsi que d’autres points de revendication.

Dans une interview hier à Radio Ndeke Luka, un des employés en colère a relaté que « ce sont les injures que nous recevons du DG et du chef du personnel. Nous demandons leur départ ainsi que tous les assistants ».

Jusqu’aujourd’hui, la SUCAF reste et demeure l’unique firme de fabrication de sucre en République Centrafricaine


Afflux de déplacés à Paoua, les parlementaires et les femmes de la région tirent la sonnette d’alarme Plus de 80 milles déplacés internes dans la ville de Paoua, 100 villages incendiés et d'énormes dégâts matériels, c’est le bilan établi par le collectif des députés de l'Ouham-Péndé ce mercredi 10 janvier à Bangui. C’est la suite des violences à la périphérie de la ville. Les parlementaires ont vraiment déploré la dégradation de la situation humanitaire.

Les affrontements entre Révolution Justice et ex-Séléka du général Ahamat Bahar continuent de plonger la région dans le chaos. « Depuis plus de trois semaines, la population est en détresse. 60 milles personnes se sont réfugiées à Paoua centre, 10 milles sont au Tchad et à peu près 25 à 30 milles dans la brousse. Il y a des centaines de villages brûlés, des champs détruits, les bétails emportés. Des corps jalonnent encore les routes sans que personne n’y prennent garde. C’est un désastre », a relevé Timoléon Baïkoa, député de Paoua 2.

Une catastrophe humanitaire se profile à l’horizon comme le relevé Anicet Georges Dologuélé, député de Bocaranga 1. « Ce que je veux dire c’est qu’il y a des questions humanitaires graves et urgentes en ce moment. Le gouvernement doit acheter des vivres pour 60 milles personnes qui sont à Paoua et qui n’ont pour le moment de l’aide pour 5000 », a-t-il fait savoir.

Le député de Paoua 2, Timoléon Baïkoa, a demandé aux autorités nationales et à la Mission onusienne en finir avec les groupes armés qui se battent dans la région. « Il n’y a pas 36 chemins. La Minusca doit taper dans le tas et neutraliser tous ces seigneurs de guerre, les mettre hors d’état de nuire et permettre à la population de vaquer à ses occupations », a souhaité le parlementaire.

Les affrontements aux alentours de Paoua ont éclaté fin 2017. Ils ont déjà faits plus d'une centaine de morts, 70 milles déplacés internes et 15 milles réfugiés.

Réaction des femmes ressortissantes de la région

La catastrophe humanitaire à Paoua a interpellé le collectif des femmes ressortissantes de l’Ouham-Péndé. Elles ont demandé ce jeudi 11 janvier au gouvernement et à la Minusca de sécuriser les zones sous tension.

« C’est indescriptible. La population n’est que l’ombre d’elle-même. Tout le monde est à Paoua. Les villages sont désertés, il n’y a plus de maisons, plus rien. Par rapport au climat qui prévaut actuellement, au trop 20° de température dans les 5 communes qui fait que ne pas se retrouver chez soi autour d’un bout de bois c’est être dans la brousse et ce n’est pas acceptable  », a expliqué Célestine Dibert-Békoy, chargée de communication de ce collectif.

Ces femmes ont lancé un appel à une aide d’urgence en attendant que des dispositions gouvernementales se mettent en place. « Nous demandons au gouvernement l’accroissement de ces actions pour le retour de la paix afin que ces groupes armés cessent de traumatiser la population », a relevé Célestine Dibert-Békoy.


 

Bangui : appel pour un réveillon sans coup de feu Des voix se sont élevées ce dimanche 31 décembre 2017 pour mettre en garde contre les tirs d’arme et les crépitements des pétards dans les 3e et 5e arrondissements de la capitale centrafricaine. Le comité local de paix du 3e arrondissement et la municipalité du 5e ont appelé les habitants à fêter dans la dignité et la cohésion sociale.

Dans le 3e arrondissement, le comité local de paix a invité la population à manifester le réveillon sans coup de feu. Samedi 30 décembre, les membres de cette plateforme ont sensibilisé sur la nécessité de célébrer la fête du nouvel an dans le calme. Ils se sont radicalement opposés à toute forme de pratiques susceptibles de perturber la fête.

« Nous disons non à la violence et aux braqueurs. Nous voulons que la célébration soit un succès. Pas de pétards ou de tirs d’arme de guerre. Le changement de mentalité est un facteur de développement pour notre pays », a déclaré Moussa Hassabarassoul, coordonnateur de ce comité.

Un appel soutenu par la municipalité du 5e arrondissement. Le président de la délégation spéciale, Marien Yémo, a exigé de ses administrés l’adoption d’un comportement responsable.

« Je voudrais lancer un appel patriotique et fraternel à toute la population de célébrer la fête dans l’amour, la tolérance, la convivialité la dignité, l’unité et partager la Saint Sylvestre en famille »,

Marien Yémo ne s’est pas inscrit pas dans la logique de l’utilisation d’arme ou d’autres objets similaires pendant le réveillon afin d’éviter tous débordements. « Je ne souhaite pas que quelqu’un puisse faire crépiter une arme, lancer des pétards, ce qui peut entrainer des conséquences pour certains compatriotes qui souffrent de maladies qui ne tolèrent pas les tirs d’arme », a-t-il plaidé.

Déjà samedi, l’Office Central de Répression du Banditisme (OCRB) a mis en garde contre les potentiels semeurs de troubles. La police a indiqué par ailleurs avoir pris toutes les dispositions pour sécuriser la capitale. Tout débordement selon elle ne restera pas impuni.

Kaga Bandoro : 100.000 F CFA et une maison, un appui au retour des déplacés Le gouvernement centrafricain, la Minusca et les acteurs humanitaires ont promis une somme de 100.000 francs CFA et un logement pour permettre à chaque ménage de quitter le site des déplacés à Kaga Bandoro. Une manière d’encourager l’évacuation rapide de ces camps de fortune. Le délai d’exécution du projet est fixé entre un mois et demi et 3 mois.

« C’est un processus que les ONG et la Minusca sont en train de mener avec les déplacés », a relevé Jean Pierre Ngarassouama, correspondant de Radio Ndeke Luka dans la région. Il a ajouté qu’une « étude est déjà en cours. Seulement, ces personnes craignant pour leur sécurité, sont réticentes et exigent le désarmement des groupes armés, condition sine-qua-non à leur retour à domicile », expliquant que ces hommes en arme sont toujours actifs dans la ville et ses environs.

La Minusca, qui patrouille pour sécuriser la population, a de son côté proposé aux déplacés de ne pas regagner directement leurs anciennes habitations dans le secteur commercial où résident les groupes armés. L’institution onusienne leur a suggéré de rester dans le cercle administratif où règne un calme apparent.

Après entente, certaines personnes ont accepté qu’on leur construise des maisons dans les quartiers Mandéya, Amou et Kpokorota proche de la base de la Minusca. Kaga Bandoro redevient de mieux en mieux calme suite à l'intensification des patrouilles des forces onusiennes.

Haut Mbomou : Mboki investi, le député dénonce l’inaction du gouvernement

Vive réaction d’Ernest Mizédio, député de Mboki contre l’occupation de la ville par des éléments ex-Séléka identifiés comme des hommes de l’UPC du chef rebelle Ali Darassa. L’élu de la nation a exprimé son indignation face à cette invasion. Selon Ernest Mizédio, les autorités en place ne font aucun effort, malgré la déclaration du Président lors de son investiture.

« Nous signalons depuis mercredi 20 décembre, la présence des éléments de Ali Darassa dans le Haut Mbomou, précisément à Mboki. Nous avons alerté le gouvernement, mais jusqu’à ce jour il n’y a pas de réaction. Le Président de la République, le 30 mars avait prêté serment. Il avait juré d’assurer la sécurité des biens et des personnes, de veiller sur l’intégrité du territoire, de préserver la paix, de veiller sur le bien-être du peuple. Aujourd’hui, tout ceci est foulé au pied », a relevé le député.

Ernest Mizédio a regretté que la présence de ces hommes armés dans la localité a empêché la population de vaquer librement à ses occupations. Pour L’élu de la nation « la population s’attend à une réaction vigoureuse. Cela veut dire qu’il faut envoyer une force militaire à Mboki. Il n’y a pas d’autres mesures ou solutions », a-t-il martelé.

RCA : La célébration de la fête de noël perturbée à Béloko Les Centrafricains ont commémoré ce lundi 25 décembre la fête de Noël symbolisant la naissance de Jésus-Christ ; le fils de Dieu. Dans les différentes églises catholiques et protestantes, plusieurs manifestations ont été au menu de cette célébration. Une fête perturbée à Béloko dans la sous-préfecture de Baboua par des tirs d’arme.

Une altercation a opposé des miliciens Antibalaka aux Forces de Sécurité Intérieure à la frontière centrafricano-camerounaise. Le bilan fait état d’un mort, un responsable Antibalaka dénommé Elvis Grakangba. Quatre autres éléments ont été arrêtés. Par ailleurs, deux kalachnikovs AK 47 ont été saisies ainsi que des couteaux et des cordes, servant à torturer les victimes.

La patrouille de la gendarmerie et de la police basées à Béloko a permis de ramener un calme précaire dans la ville.

Célébration en grande pompe à Bangui

Dans la capitale, la Noël a été célébrée de différentes manières, selon la convenance de chaque famille. De nombres personnes se sont rendues à l’église.

« C’est le jour de Noël, nous sommes venus le célébrer à l’église avec ma femme et mes enfants. C’est une grande joie pour moi », a fait savoir un père de famille sous le couvert de l’anonymat.

« Si vous me voyez avec mes enfants, c’est pour leur enseigner que Jésus est venu pour nous libérer du mal de ce monde. Comme ils sont encore petits, je les initie à rester dans la parole de Dieu », a confié à Radio Ndeke Luka un autre responsable rencontré à la sortie de la messe.

Jusqu’à la mi-journée de ce lundi 25 décembre, certains parents retardataires ont continué à offrir des cadeaux à leurs progénitures. Le marché de jouets du Pk5 dans le 3e arrondissement a été par la grande surprise inondé de monde.

 « C’est aujourd’hui que nous sommes venus chercher des jouets pour les enfants », a expliqué un fonctionnaire déplorant le retard dans le versement des salaires.

Cette célébration a été, un tout petit peu particulière cette année, car la traditionnelle fraicheur de la veillée de Noël n’a pas été ressentie comme d’habitude.

A l’occasion de cette fête, 120 enfants du Village SOS de Bouar du chef lieu de la Nana Mambéré ont reçu samedi 23 décembre des jouets en présence des autorités locales, de la Minusca et de certains parents. Les cadeaux ont été constitués de ballons, de poupées, de synthétiseurs et d’autres jouets. Un geste salué par le préfet de la Nana Mambéré, Alexis Nakénzangba.

Tracasseries routières : Les conducteurs de moto de Bozoum s’en plaignent Les usagers des engins à deux roues notamment les moto-taxis de la ville de Bozoum accusent les agents de sécurité de corruption et de racket sur les barrières de contrôle. Ce phénomène qui a été dénoncé durant le Forum national de Bangui a refait surface.

Les conducteurs, passagers et autres usagers de taxis-motos n’arrivent pas à supporter les formalités que leur imposent les forces de sécurité et les agents des Eaux et Forêts sur les barrages routiers.

« Les barrières nous épuisent financièrement. On vous exige 500 francs CFA pour le manioc que vous amenez pour la consommation. Nous avons trop souffert depuis ces évènements », a expliqué Adolph Gobion, chef du village Boyélé à 10 Km de Bozoum sur la route de Paoua. « Quand ils demandent nos pièces administratives et que nous leur expliquons que nos maisons ont été brûlées, ils nous retiennent, nous maltraitent avant de nous relâcher », a-t-il ajouté. Adolph Gobion a regretté par ailleurs que ces fonctionnaires laissent passer des produits toxiques, des armes et des munitions au profit de l'argent.

Selon les habitants, mêmes les autorités locales ne sont pas épargnées. « Le 1er décembre dernier, ils ont arrêté le maire et le pasteur qui allaient au défilé », a fait savoir une autre source sous le couvert de l’anonymat.

Un officier de gendarmerie, interrogé par Radio Ndeke Luka et qui n’a pas voulu s’exprimer au micro, a indiqué que l'analphabétisme et l'ignorance seraient à l'origine de ces difficultés de compréhension. Le gendarme a prévenu qu'après la phase de sensibilisation en cours, la stricte application des règles de circulation routière rentrera en vigueur en janvier 2018. 

La libre circulation, une réalité dans la zone CEMAC « Les Chefs d’Etat ont pris la décision depuis Djibloho en Guinée Equatoriale pour qu’il y ait la libre circulation des personnes », a déclaré Professeur Daniel Ona Ondo, président de cette commission, ce samedi 25 novembre  au siège de l’institution à Bangui en République Centrafricaine. Aujourd’hui, il suffit de se munir « d’un passeport biométrique », condition obligée du voyage, pour circuler facilement dans les six Etats membres.

Avec le passeport biométrique, les 40 millions d’habitants de cette sous-région peuvent aller et venir sans difficulté. Il leur suffit de respecter les « 90 jours » prévus par les textes statutaires de la commission.

La CEMAC offre ainsi des avantages considérables aux opérateurs économiques. « Les hommes d’affaires ne vont plus à l’ambassade pour avoir des visas », a mentionné Daniel Ona Ondo soulignant que « la libre circulation ne remet pas en cause le code de travail dans les pays ».

Une stratégie a été mise en place pour sécuriser les passeports biométriques et limiter les flux migratoires. « Les Chef d’Etat ont pris la décision de reverser à l’Interpol 1 milliard 700 millions de francs CFA pour rendre plus crédible les passeports biométriques », a indiqué le président de la CEMAC.

« Il faut qu’il y ait des couloirs de circulation. Il faut une politique d’émigration qui soit commune », a-t-il ajouté.

Le retour de la CEMAC à Bangui conditionné par la paix

« Je ne suis pas venu ici pour laisser ma peau. Je suis venu pour travailler », a fait remarquer Professeur Daniel Ona Ondo, pour attirer l’attention sur les efforts à faire pour asseoir la paix.

« Les Chefs d’Etat ont pris la décision, par un acte unique, du retour à Bangui du siège de la communauté »,  une décision qui s’impose. Seulement, il y a des difficultés entre la décision et son application sur le terrain.

Deux ou trois problèmes se posent selon le président de la commission. Primo, l’ancien  siège de la CEMAC est en « mauvais état, il faut le refaire » à tous les niveaux « circuit de communication, électricité, plomberie, étanchéité, ascenseurs ». Cela demande un coût financier. Secundo, t loger le personnel et leurs familles (environ 300 personnes). Selon Daniel Ona Ondo, avec « nos amis qui sont venus nous aider à rétablir l’ordre et la sécurité, les coûts ont augmenté, les logements coûtent très chers » alors la commission dispose de sept villas dans la capitale centrafricaine. Tertio, le manque de moyens de travail (voitures, téléphones, etc.). 

Nommé à la tête de l’institution le 31 octobre 2017, Professeur Daniel Ona Ondo a prêté serment le 2 novembre devant la cour de Justice communautaire de la CEMAC à Ndjamena. Sa prise de fonction intervient au moment où les six Etat membres ont mis en œuvre la libre circulation des personnes dans l’espace, un des principaux chantiers et outil qui conduira au Marché commun.

 Bangui : vive tension après la mort accidentelle d’un élève La Minusca a décidé de suspendre la circulation de la plupart de ses véhicules dans la Capitale centrafricaine après l’accident qui a causé ce 23 novembre, la mort d’un élève du Lycée technique. Selon les témoignages recueillis par RNL, l'accident a eu lieu alors que cet élève partait pour l'exercice du défilé. A l'annonce de son décès, les collègues de son établissement ont érigé des barricades sur une partie de l'avenue de l'indépendance en face de leur lycée paralysant ainsi la circulation sur cet axe. 

La tension était ainsi visible au point que tous les véhicules UN de passage ont été caillassés par les manifestants. Afin d’éviter que son personnel soit la cible d’autres attaques, la Minusca a décidé de suspendre toute circulation de ses véhicules à travers la ville exceptés les chars de la force onusienne qui ont été déployés à certains endroits pour maintenir l’ordre.

Joint par RNL, le porte-parole de la Minusca, Vladimir Montéiro dément : « Il faut souligner qu’aucun des véhicules de la Minusca n’est impliqué dans l’accident ayant causé la mort de ce jeune centrafricain », a-t-il déclaré jugeant «  inacceptable que ces véhicules UN soient ainsi pris pour cibles dans ces attaques violentes et injustifiées ». 

 

Il indique par ailleurs que c’est un « véhicule qui aurait été conduit par un élément des Forces Armées Centrafricaines qui aurait  mortellement heurté le jeune élève sur l’avenue de l’indépendance».

Cette nouvelle qui s’est très vite propagée dans les autres secteurs de la ville obligeant par endroit les forces de la Minusca appuyées par celles de sécurité intérieure à faire des tirs de dissuasion pour disperser la foule.

A la brigade motorisée, de source anonyme, on soutient que le véhicule à l’origine de cet accident n'appartient pas à la Minusca. Le problème, c’est que cette voiture dont le numéro de châssis est le 1176 est de couleur blanche ce qui serait à l’origine de la confusion ayant poussé les élèves et  autres personnes à s’en prendre aux véhicules UN.

Tout en dénonçant la « justice populaire » qui selon Vladimir Monteiro « n’a pas lieu d’être dans un Etat de droit », il ajoute que « ces actes criminels et inacceptables feront l’objet d’enquête », afin que leurs « auteurs soient identifiés et traduits devant la justice ». 

 

 

 

 

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