RCA : 65 nouveaux docteurs en médecine honorés Ils sont plus d'une soixantaine d'étudiants des 30e  et 31e promotions de la faculté de médecine de l'Université de Bangui à recevoir ce 19 janvier leurs diplômes de Doctorat en Médecine. La cérémonie s’est déroulée à l’hémicycle de l’Assemblée nationale en présence du premier ministre, Simplice Mathieu Sarandji. A cet effet, le doyen de la faculté de Médecine de l’Université de Bangui Gilbert Grezenguet, a exhorté les nouveaux médecins à « surmonter les obstacles ».

Selon lui, « le métier de Docteur en médecine est certes passionnant mais très contraignant »,  puisqu’ils seront très souvent « confrontés à des difficultés de toute sorte ». Au rang de ces difficultés, figurent les « problèmes matériels ». Lors des moments « difficiles et de découragement », Gilbert Grezenguet  invite les lauréats à se souvenir du « serment d’Hippocrate ». 

Après la publication des résultats suivie de la pause des épitoges, les heureux récipiendaires ont solennellement prêté le « serment d’Hippocrate », devant le jury présidé par François Bonnaud, Doyen honoraire de la Faculté de Médecine de Limoge en France.

Après avoir pris « acte » de leurs « serments », le Doyen honoraire de la Faculté de Médecine de Limoge a renvoyé les nouveaux médecins à « l'exercice de leur profession ».

Major de sa promotion puis-qu’ayant décroché la mention très honorable avec félicitation du jury et échanges inter-universitaires, Tuspin Nicéphor Loumandet qui a travaillé sur « le rôle du laboratoire dans la confirmation des cas de rougeole en RCA », affirme être disposé pour une spécialisation dans son domaine.

Depuis sa création en 1976, l'Université de Bangui notamment la faculté de médecine a pu mettre sur le marché de l'emploi « 597 médecins ».

 

 

 

RCA : la Minusca et l'EUTM croient en l'avenir de la jeunesse La mission européenne de la formation des Forces armées Centrafricaines (EUTM) et la Minusca croient en « l'avenir de la jeunesse centrafricaine ». Une assurance exprimée lors de la soirée du 18 janvier, date anniversaire de la commémoration de la journée des Martyrs.

« Grâce à cette jeunesse pleine de talents et qui commence à s'épanouir, je crois qu'on va arriver au plus vite à quelque chose », a déclaré Hervé Verhoosel, directeur de l'information de la Minusca, qui indique que la Minusca va aider le gouvernement au cours de cette année à « former 250 policiers et 250 gendarmes ».

Un espoir partagé par le général Herman Ruys, nouveau commandant de l'EUTM-RCA. « A ce jour, j'ai constaté plusieurs choses parmi lesquelles, l'espoir », a-t-il indiqué précisant par ailleurs que « la motivation ou encore la volonté » qui caractérise les « militaires centrafricains en formation », augure d'un lendemain meilleur.

Selon le nouveau commandant de la mission européenne en Centrafrique, ces jeunes sont « prêts à défendre leur pays » et par extension, les « populations ». Ce qui, selon lui devrait donner l'opportunité aux centrafricains de croire au « futur car il y a un futur», même c'est un « travail de longue haleine surtout pour la formation de l'armée ».

 

 

 

 18 janvier 1979 :  Simplice Mathieu Sarandji appelle à faire table rase du passé Le premier ministre centrafricain Simplice Mathieu Sarandji a appelé la jeunesse centrafricaine à faire « table rase  du passé », notamment des événements du « 18 janvier », qu'il qualifie de « période dictatoriale ». L'appel a été lancé à l'occasion de la commémoration du 38ème anniversaire de la journée des Martyrs ce 18 janvier 2017 à Bangui, célébrée pour la première fois depuis 3 ans en raison de la crise.

« Éducation saine pour un développement durable », c'est le thème de cette commémoration qui devrait d'ailleurs permettre aux jeunes centrafricains d'aujourd'hui de se souvenir du sacrifice fait par les élèves de l'époque lorsqu'ils « protestaient contre le port obligatoire des tenues scolaires ». Ce qui fait dire à Francis Mongombé, président du Conseil National de Jeunesse (CNJ), « qu'on ne peut oublier de rendre hommage à ces martyrs », et se rappeler leur « engagement » qui,  indique-t-il « nourrit notre histoire ». Selon le président du CNJ, les jeunes centrafricains doivent « de se rappeler cet idéal de liberté, de l'unité, de tolérance et du courage qui étaient ceux des martyrs ». 

Pour la circonstance, un poème dédié à la mémoire des victimes de 1979 ainsi que des danses traditionnelles ont agrémenté cette commémoration à laquelle élèves et étudiants ainsi que les membres des associations de la jeunesse ont pris part.

La journée Des Martyrs célébrée le 18 janvier de chaque année est organisée pour rendre hommage aux étudiants et élèves qui avaient péri « sous les balles du régime de l'Empereur Jean Bedel Bokassa en 1979 » .

 

 

 

RCA : Retrait des casques bleus de Bozoum, la population s'inquiète La population de Bozoum dans l'Ouham-Pendé s'inquiète du retrait « clandestin » des Casques bleus camerounais de la Minusca de Bozoum. Retrait complètement achevé dans la nuit du 14 au 15 janvier. 

Selon les informations recueillies par RNL, avant de se retirer « clandestinement » de Bozoum, les soldats camerounais de l'ONU ont « détruit leur base emportant même les portes et les fenêtres », laissant, selon nos sources, « un lieu délabré ». 

Un acte que regrette Noël Démbo, président de la délégation spéciale de la commune de Bozoum, qui ne comprend pas pourquoi « les autorités locales ne soient pas informées de ce départ ».

Surprise, la population de son côté n'arrive pas à expliquer cette attitude, qui en l'absence d'une relève, fait monter l'inquiétude dans la ville. Pour elle, cette présence des militaires onusiens permettrait quelque peu de « rassurer ».

Qu'à cela ne tienne et afin de maintenir la « sécurité » dans la localité, le président du Conseil local de la jeunesse, selon nos sources, a « mobilisé les jeunes en groupe d'auto défense ». Il a par ailleurs lancé un appel au gouvernement centrafricain sollicitant le « déploiement en urgence d'une unité des Forces Armées Centrafricaines  dans la localité ».

C'est depuis le mois de novembre 2016 que les soldats camerounais de la Minusca ont entamé leur « retrait » de cette localité en proie depuis un certain temps à une recrudescence de l'insécurité.

 RCA – Maka 3, le pasteur Philémon Blaxime Langandji appelle au calme et à la retenue Le président national de la communauté Évangélique de l'Oubangui en Mission en Afrique (CEUMA), pasteur Philémon Blaxime Langandji, appelle les centrafricains du village Maka 3 à la « retenue et au calme ».

Un appel qui fait suite aux rumeurs faisant état d'agression du chef ainsi que de certains habitants dudit village dans le secteur Sud de la Capitale par des ressortissants congolais de la RDC. Selon les informations recueillies par RNL, une bagarre entre un ressortissant congolais et un centrafricain serait à l'origine de cette tension.

Conséquence, des scènes de violences contre les ressortissants congolais seraient enregistrés dans la localité, certains seraient même « dépossédés de leurs biens », selon les propos du pasteur Langandji qui appelle ainsi « les compatriotes centrafricains surtout ceux de Bangui à la retenue et au calme ».

Il explique que les informations selon lesquelles « le chef de village Maka 3 a été tabassé, qu’il a un bras cassé, que sa maison a été détruite ou encore que le drapeau centrafricain a été brûlé sont fausses ».

Dans cette même dynamique, le président national de la communauté Évangélique de l'Oubangui en Mission en Afrique renchérit que nous devrons « préserver le climat de paix et de cohésion sociale entre les différentes communautés ». Tant,  conclut-il, qu’il y a aussi des centrafricains de «l’autre côté » et à cet effet, « nous devrons arrêter les violences ».

La réaction des responsables chargés de la sécurité publique sur cette poussée de tension au village Maka 3 se fait toujours attendre.

 

 

 

Lundi 02 janvier, jour non férié en RCA La reprise du service a été à environ 80 % ce lundi matin au niveau de l’administration publique et privée selon un constat fait par Radio Ndeke Luka. La plupart du personnel tout comme les responsables des services ont été à leurs postes.

« Les textes législatifs qui régissent les fêtes légales en République Centrafricaine sont clairs. Il n’est nullement prévu par les textes en vigueur que le 2 janvier devait être férié », a expliqué Jean Christophe Nguinza, ministre chargé du secrétariat général du gouvernent. « Je suis ravi parce que le personnel à 95% est présent », s’est-t-il réjouit.

Un responsable de la direction du logement présent à son service, sous l’anonymat, dit qu'il est important d'obéir à l'appel des autorités car nul n'est au dessus de la loi.

« Nous devons respecter la loi et reprendre le travail. Nous avons ce devoir d’accomplir nos responsabilités respectives », a-t-il défendu. Selon lui, « les Centrafricains ont commencé à prendre conscience du retard de développement après cette crise ».

Pascal Wanza, un fonctionnaire admis à faire valoir ses droits à la retraite venu faire ses courses en ville se dit surpris par cette reprise. « Lorsque je suis arrivé au centre-ville, j’ai vu une banque ouverte, je me suis dit que les Centrafricains sont conscients. Du point zéro au quartier Ben-zvi, les gens travaillent ». Les activités ont aussi repris à presque 100 % dans les marchés de la capitale.

Une vingtaine de fractures à l’hôpital Communautaire, bilan de l’après fête

La célébration du nouvel an n'est pas restée sans conséquences. Au service de traumatologie de l’hôpital Communautaire de Bangui, Docteur Bertrand Tékpa, a attesté qu'ils ont reçu près d'une vingtaine de fractures graves qui posent un problème de prise en charge rapide. « Nous tournons autour d’une vingtaine de blessés pas des moindres », a relevé le médecin qui a aussi indiqué que le service ne dispose pas assez de lits pour supporter le nombre de malades.

Des sources hospitalières ont également affirmé que des blessés, liés aux accidents pour la plupart des motocyclettes, sont pris en charge. « On a reçu des blessés particulièrement graves. Ils ont présenté des fractures sur au moins deux ou trois fragments du membre et la plupart des fractures ouvertes », a expliqué Dr Tekpa, spécifiant que le personnel soignant a annoncé « deux décès ».

Bangui : Le nouvel an célébré en grande pompe La fête du nouvel an a été célébrée sans incident majeur dans la capitale centrafricaine. Ils étaient nombreux, les Centrafricains, à fêter le réveillon 2017. L'ambiance était festive dans les huit arrondissements de Bangui, Bimbo et Bégoua mais aussi dans certaines régions du pays.

Aucun incident n'a été déploré à Bangui, malgré des tirs d'arme entendus à partir de 00 heure. Les banguissois veulent ainsi tourner la page sombre de trois années de violences meurtrières.

Dans son adresse à la nation, le président Faustin Archange Touadéra a indiqué que des avancées considérables ont été notées durant l'année 2016.

« Depuis mon accession à la magistrature suprême de l’Etat, nous vivons des avancées notables dans tous les domaines. Les progrès enregistrés en ce jour nous donnent la raison d’espérer », a-t-il souligné.

Selon le chef de l’État, ces progrès sont un signe d’espérance qui donne ainsi l'occasion à la population d’enterrer la hache de guerre.

« L’année 2017 qui s’ouvre est pleine d’espérance mais aussi de défis, parce qu’elle nous offre l’occasion de tourner résolument la page de la grave crise que nous avons connu », a relevé Faustin Archange Touadéra précisant que  « malgré la situation sécuritaire encore difficile dans certains endroits du pays, le processus du DDRR/RSS/RN est en marche » et que « la paix est à notre portée ».

Par ailleurs, le Président de la République a demandé aux groupes armés qui n'ont pas encore adhéré le processus du DDRR et qui sévissent en toute impunité dans certaines régions du pays de le faire sans délai.

« Toute violation des droits de l’homme appellera une réponse judiciaire conséquente quelque soit son auteur. Je demande aux groupes armés qui n’ont pas encore adhéré au DDRR de le faire sans délai. Il n’y a pas une autre alternative au DDRR », a martelé M. Touadera.

 Le président formule le vœu que cette année 2017 « brise les barrières subjectives et insaisissables qui nous empêche d’accéder à la paix ».

RCA : Minusca et responsables municipaux échangent sur la paix et la sécurité Les responsables de la Minusca ont échangé ce 30 décembre à leur Bureau à Bangui avec les Maires de Bangui, Bimbo et Bégoua pour le renforcement de la paix et de la sécurité en Centrafrique. C'est sur initiative de la délégation spéciale de la ville de Bangui reconnaissante des efforts de stabilité réalisés par cette institution onusienne en RCA.

« Nous leaders locaux, sommes déterminés aujourd’hui à faire en sorte que cette eau que nous représentons devienne véritablement l'élément qui éteigne le feu », a déclaré Emile Gros Raymond Nakombo, Maire de la ville de Bangui. Il souhaite que « les Centrafricains deviennent les protecteurs des avancées pour la paix réalisées par la Minusca ».

Saluant les efforts entrepris par la Minusca dans un pays où personne n'avait « espoir en la vie », le Maire de Bangui a indiqué que grâce à cette institution onusienne, « la RCA sort petit à petit du trou ».

En réponse, le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en Centrafrique,  Parfait Onanga Anyanga a noté que « les faiblesses de la Minusca n'altèrent pas son engagement à ramener la stabilité en Centrafrique ».

Il a aussi déclaré que que nous devrons ensemble « briser le cycle des violences », ajoutant que la Minusca n'est pas en Centrafrique pour « essayer des choses », mais pour « changer la réalité ».

Pour Parfait Onanga Anyanga, son institution est seulement à la « première marche d'un processus de stabilisation qui va être long et ardu ».

Même s'il va y avoir des « manquements », puisque la Minusca ne « serait peut-être pas à la hauteur des attentes », le patron de la Minusca demande pour ainsi rassurer les  centrafricains d'être « indulgents » et de ne pas y voir « une faille de la part de son institution ».




 

 

 

 Centrafrique : 60 millions Fcfa pour les chefs de quartiers et villages 60 millions de Fcfa, c’est l’enveloppe allouée par le gouvernement centrafricain au ministère de l’Administration du Territoire afin de faire face aux indemnités des chefs de quartiers et villages au titre de l’année 2016. C’est le ministre de tutelle, Jean Serge Bokassa qui l’a annoncé ce 29 décembre.

Cela, suite à une instruction présidentielle donnant la possibilité au ministre des Finances, Henri Marie Dondra de faire « diligence » en mettant à la  disposition du son département, la somme de «  60 millions Fcfa qui vont répondre aux besoins d’indemnités des chefs de villages et de quartiers », a indiqué le ministre de l’administration du territoire.

Il a ainsi saisi cette opportunité pour témoigner sa reconnaissance au Chef de l’Etat. Pour ce membre du gouvernement, l’information est officialisée pour que « les chefs qui sont les bénéficiaires puissent s’en saisir et veiller au bon suivi du processus de répartition de ces fonds préfecture par préfecture ». Tant, mentionne Jean Serge Bokassa, « tous les chefs de quartiers et de villages dans l’arrière pays doivent rentrer en possession de leurs dus ».

Le Ministre de la sécurité publique appelle de ce fait à la vigilance des cadres de son département sur la gestion de ces fonds. « J’interpelle très vivement les plus proches collaborateurs qui ont aujourd’hui la charge de veiller à ce que les mécanismes de répartition de ces fonds puissent se faire en toute transparence », martèle-t-il promettant mettre à contribution « les autorités décentralisées que sont les préfets ».

Lors d’une rencontre avec les chefs de quartiers et villages, le président de la République Faustin Archange Touadera a rappelé qu’il a mis en place une politique de décentralisation ou de gouvernance locale qui vise à « restaurer l’autorité des chefs de quartiers », et par extension celle de « l’Etat centrafricain ».

 

 

 

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