RCA : 9 volontaires de la Croix-Rouge tués à Gambo, le président national s'indigne Ils sont au total 9 à avoir été tués début août à Gambo lors des dernières violences qui ont ensanglanté cette ville du Mbomou. C'est le Président de la Croix Rouge Centrafricaine (CRCA), Antoine Mbao Bogo qui donne ce nouveau bilan.

Selon le président de l'organisation, « 9 agents ont été tués et 2 autres blessés », portant ainsi à « 11 le nombre des volontaires tués au cours de l'année 2017 ».

Tout en condamnant cette situation de violences à l'égard des humanitaires et en particulier ceux de la Croix rouge, M. Mbao Bogo rappelle que les volontaires « font un travail de sacerdoce pour sauver des vies humaines et porter assistance aux personnes vulnérables sans discrimination aux victimes de conflits et de catastrophes ».

Le Président de la CRCA a également interpellé les « acteurs armés », sur l’impérieuse nécessité « d'épargner la population civile, les humanitaires, de respecter et protéger le personnel médical, les ambulances et les infrastructures sociales de base ».

La Croix Rouge, indique M. Mbao Bogo est une « institution humanitaire neutre, impartiale, indépendante et apolitique ».

Dans un communiqué rendu public la CRCA avait  décrété à compter du 09 août, « trois jours de deuil en mémoire de ses volontaires victimes de violents affrontements entre ex-seleka et auto-défenses le 03 aout 2017 à Gambo ». 

 

 

 

RCA : des soins gratuits en ophtalmologie offerts à l’hôpital général Des soins gratuits en ophtalmologie sont offerts à l'hôpital général de Bangui par l'organisation soudanaise Al-Basar international Fondation. 8 médecins soudanais arrivés à Bangui vont consulter au moins 4000 patients du 10 au 15 août. Des médicaments et des paires de verres correcteurs seront donnés aux malades après les consultations. Selon Émile Gros Raymond Nakombo, maire de la ville de Bangui, ce coup de main fait suite à la demande du chef de l’État.

« Nous donnerons tous les moyens, toutes les possibilités pour que la fondation Al-Basar international puisse s'installer à Bangui pour soigner ceux qui ont des problèmes des yeux », a indiqué le Maire de Bangui.

La Fondation Al-Basar international peut « consulter 2000 personnes par jour et en opérer 750 autres », a par ailleurs ajouté M. Nakombo.

L'autorité municipale a également précisé qu'à la demande du Chef de l’État, « 4 centrafricains seront envoyés au Soudan pour être formés aux frais de la fondation Al-Basar en ophtalmologie ».

Alors qu'une équipe de médecins soudanais se trouve dans la Capitale, une ONG soudanaise est en ce moment à Birao et Ndelé pour « la construction des points d'eau », a révélé Émile Gros Raymond Nakombo. 

 

 

 

 RCA : Les différentes communautés de Bangassou s’engagent sur la voie de la paix Un comité local de paix et de réconciliation a été mis en place à Bangassou à l’issue des échanges avec la mission conjointe de médiation qui a séjourné les 4 et 5 août dans la ville. Son objectif, promouvoir la culture de la non violence, le dialogue participatif et inclusif pour une paix durable.

Selon les informations recueillies par RNL, la délégation de médiation conduite par Virginie Mbaïkoua, ministre des affaires sociales s’est entretenue avec les différences couches de la population.

Des débats fructueux en sont sortis même si notre source reconnaît une certaine « exaspération » des compatriotes face à « la recrudescence de la violence dans la ville ».

Mais au final, les différentes parties se sont engagés à « œuvrer ensemble pour un retour durable de la paix et du vivre ensemble entre les communautés ».

Sur cette même question, la coordonnatrice humanitaire Najat Rochdi, a fait savoir vendredi dernier que « la réconciliation et la cohésion sociale ne dépendent pas uniquement des groupes armés », mais de « toutes les communautés », ajoutant « qu’il y avait une soif de paix, une soif de tranquillité et une soif d’arrêter avec tout ça ».

Le 04 août dernier, une délégation composée des membres du gouvernement, de l'Assemblée Nationale, la Plate-forme des confessions religieuses, le sultanat et les Nations-Unies a effectué une mission de médiation à Bangassou.

Cette localité fait face depuis plus de 2 mois à une crise sécuritaire qui a fait plusieurs morts dont 9 casques bleus poussant ainsi la population à trouver refuge en RD Congo.

 

 

 

Batangafo, aide insuffisante pour les dix mille déplacés La situation humanitaire des personnes qui ont fui leurs habitations pour les sites de déplacés se détériorent depuis le déclenchement des hostilités samedi. Ils sont plusieurs milliers à vivre la galère dans leurs refuges de fortune.

« Les dix mille déplacés sont toujours sur les trois sites et attendent l’appui humanitaire dont la mobilisation n’est pas suffisante » à cause des restrictions dans le déplacement du personnel des ONG. Les personnes qui ont fui leurs habitations sont à ciel ouvert. Du coup, la situation sur les sites de l’ONG DRC, MSF et de l’église catholique « laisse à désirer » à en croire ce témoin considérant ces lieux comme « un enfer ».

Notre source a affirmé que les casques bleus Pakistanais déployés dans la ville ont joué un rôle capital dans la protection des civils.

« Si cette force n’était pas là, ça allait être la catastrophe », reconnait-il mentionnant que Batangafo a été « un exemple de cohésion sociale » mis à mal aujourd’hui.

Jean Pierre Lacroix, préoccupé par l’insécurité persistante

Lors de sa rencontre avec le Chef de l’Etat Touadéra, le responsable des opérations de maintien de la paix des Nations Unies s’est inquiété samedi de la montée de l’insécurité en Centrafrique avec les récentes violences à Batangafo.

« La situation est dangereuse aujourd’hui », commente M. Lacroix. « Les gains qui ont été obtenus ces dernières années risquent d’être remis en question, il faut absolument que nous redoublions d’efforts. J’ai alerté le Conseil de Sécurité il y a quelques jours et sur le fait que nous aurions peut-être à revenir devant le Conseil de sécurité en fonction de l’évolution de la situation, y compris en ce qui concerne les capacités de la Minusca ».

La Mission onusienne en RCA a pour rôle principal de s’interposer entre les combattants. Jean Pierre Lacroix a toutefois réitéré le soutien de l’ONU aux actions menées en faveur de la paix par les autorités du pays. « Notre mandat est robuste : utiliser la force pour protéger les civils, utiliser la force contre les groupes qui veulent faire dérailler la politique nationale. Nous ne faisons pas la guerre, nous ne sommes pas des belligérants, la paix est un objectif. Nous avons un mandat pour aider les Centrafricains à y parvenir », explique-t-il.

 Vision 4 RCA, une nouvelle chaîne de télévision dans le paysage médiatique Vision 4 RCA, c'est le nom de ce nouveau né de l’audiovisuelle qui vient d’être lancée en Centrafrique. Inauguré ce 21 juillet par le président Faustin Archange Touadera, cette télévision privée est la troisième chaîne installée dans le pays après la Télévision Centrafricaine (TVCA) et Tropic FM détruite pendant les événements. Située à proximité de la Radio AMA sur l'avenue des martyrs, la réalisation de ce projet, selon ses promoteurs camerounais, a couté 1 milliard Fcfa.

Selon Jean Pierre Amougou Belinga, PDG du groupe Anecdote, « la ligne éditoriale de sa chaîne, c’est d’abord l’information sans à priori »,  ajoutant que Vision 4 RCA va accompagner le peuple centrafricain « à la paix », puisque « sans paix, il n’y a rien de constructif, de progrès et d’équilibre».

Tout en précisant que la mission de cette nouvelle chaîne est « d’amener la paix et l’équilibre en Centrafrique », Pierre Amougou Belinga rajoute que Vision 4 RCA va « émettre en Kilowatt sur un rayon de 450 KM », tout en projetant s’arrimer d’ici 2 mois sur satellite. 

Le lancement de cette nouvelle chaîne de télévision signe-t-il la fin de la TVCA ? Non répond Paul Lemasset Mandjia, ministre de la communication qui indique que « très prochainement, la Télévision Centrafricaine verra venir du Cameroun, un lot d’équipements pour ses studios ». Il ajoute que lors de sa dernière mission au Cameroun, il a pu obtenir une quarantaine de places pour la formation des journalistes centrafricains. 20 places pour l’ESSTIC (École Supérieure des Sciences, Technologies et de l’Information et Communication) et 20 autres pour l’Institut de Formation des Professionnels de la Communication et de l’Audiovisuelle.

Pour la circonstance, les promoteurs de cette nouvelle chaîne ont été élevés par le Chef de l’État au grade de « chevaliers et officiers dans l'ordre de mérite Centrafricain». Média panafricain, Vision 4 existe déjà au Congo Brazzaville, en Guinée Équatoriale, au Cameroun et en Europe.

 

 

 

MSF : Des soins gratuits de qualité à la population centrafricaine Des milliers de patients de Bangui et de l’intérieur de la République centrafricaine bénéficient gratuitement des soins offerts par Médecins Sans Frontières (MSF) dans son hôpital de Sica dans le 1er arrondissement. La structure nouvellement installée est équipée de matériel sophistiqué et d’un personnel expérimenté. 

« J’étais victime des événements de Bria depuis le 25 juin, grâce à l’ONG MSF, j’ai aujourd’hui la vie sauve. Elle m’a évacuée en avion et s’occupe normalement de moi. Je mange bien, j’ai mes médicaments et je ne paie rien », a témoigné Abdoulaye Kalith, un jeune patient.

Même situation pour Dannie Clarrete Goupi, accidentée de voie publique avec une fracture à la jambe. « MSF France a marqué une différence entre les acteurs. Il y a un bon accueil et un suivi au niveau de l’hospitalisation. Grâce à elle, je suis debout sur mes deux pieds après mon accident le 4 juillet 2017 ».

Un personnel qualifié assure les prestations en fonction des cas référés. Ulrich Biango, Médecins affirme travailler « sur un projet purement chirurgical », assurant recevoir « des patients âgés de 16 ans et plus, tout sexe confondu, sans distinction de race ni de religion ».

Il explique que « ces malades sont pris en compte gratuitement », après un passage à « l’urgence où ils sont examinés par un médecin national ». C’est selon le médecin « l’issue de l’examen » qui détermine « la prise en charge après diagnostic ».

MSF travaille en Centrafrique depuis 1996. 230 travailleurs internationaux et plus de 2.900 employés nationaux sont au service de la population. En 2016, l’ONG a consulté plus de 95.000 personnes pour 65.000 hospitalisations.

RCA: Insalubrité dans le 2e arrondissement de Bangui, grogne des habitants Tôt ce jeudi matin, les jeunes de ce secteur ont déversé les tas d'ordures non évacués devant l’école Saint Jean sur la voie principale menant du centre-ville à Bimbo. Ils ont protesté contre ces tas d’immondices non enlevés depuis six mois.

La circulation a été perturbée. Les taxis et bus qui desservent cette avenue ont été obligés de s'arrêter devant la barricade érigée par les manifestants pour faire demi-tour. Sur un carton planté sur les encrassements, ils ont écrit : « nous ne voulons plus d'ordures devant l’école Saint Jean, la santé avant tout ».

« Nous ne pouvons pas vivre à proximité de la saleté. Nous avons décidé de transposer ces ordures sur la route pour leur permettre de venir évacuer », a témoigné Dieu-Béni Kognongué. Selon lui, des stratégies ont été mise en place entre la population et la municipalité pour trouver un terrain d’entente.

Hélas ! « Nous avons fait des démarches au niveau de la mairie de Bangui pour avoir le matériel en vue d’enlever ces détritus. Jusque-là, aucun réponse favorable ».

Du coté de la municipalité du 2e arrondissement, c'est l'appel au calme. Le premier conseiller, Eddy-Marien Gana Onda, fait savoir que ces ordures vont être enlevées dans les heures qui viennent.

« Je dirais à cette jeunesse de se calmer. Au niveau de la mairie centrale, nous venons d’avoir quelques bennes. Il suffit de mettre du carburant pour organiser l’enlèvement. Il ne s’agit pas de s’énerver et de déverser les ordures sur la voie publique ».

Désaccord sur l’installation d’un bac à ordures à Gobongo

La gestion des restes pose aussi problème au niveau marché situé dans le 8e arrondissement de Bangui. Après le ramassage des détritus la semaine dernière, la mairie centrale s’est confrontée lundi dernier à la résistance des commerçants. Robou Hubert Vomitiadé, chef de bureau à la direction des grands travaux à la mairie.

« Lorsqu’on finit de ramasser les ordures, il faut remettre les bacs pour permettre aux habitants de déposer les déchets ménagers. Chaque matin, la mairie envoie les véhicules récupérés », a indiqué le chef de bureau. « Nous sommes allés restituer ces bacs vides, ils s’y sont opposés », a-t-il mentionné notifiant faire l’objet de menace de la part des commerçants de ce marché. 

Pour Oumar Hilaire Mapouka, président de leur association, la mairie a « voulu déposer le bac à ordures devant le dispensaire, il y a eu soulèvement », soulignant qu’habituellement « ces dispositifs ne sont pas enlevés », créant un tas d’immondices. M. Mapouka, s’est radicalement opposé à une quelconque agression des agents municipaux en fonction.

Le président des commerçants a promis d’apporter une solution au problème dans les jours à venir en choisissant un lieu approprié pour ce bac à ordures.

RCA : double manifestation contre la Minusca Deux marches de protestation ont eu lieu ce matin à Bambari dans la Ouaka et Bria dans la Haute-Kotto. A Bria, environ 30 mille personnes pour la plupart des femmes, ont pris part à cette manifestation pour dénoncer la « partialité des casques bleus marocains de la Minusca ».

Selon les informations recueillies par RNL, un mémorandum a été remis à la fin de la marche au responsable de la Minusca de Bria. « Nous voulons la liberté, non aux envahisseurs, non aux mercenaires tchadiens, Oui au désarmement, oui à la justice », sont les mots figurant dans ce document.

Par contre à Bambari, c’est plutôt le départ « sans condition », du contingent mauritanien de la force de l’ONU qui est exigé par les manifestants. D’autres sources avancent : « le non respect du mot d’ordre Bambari, ville sans groupes armés et la brutalité du contingent mauritanien contre les civils non musulmans », pour justifier cette marche. De plus, les casques bleus mauritaniens de la Minusca seraient également accusés d’avoir « fourni de l’équipement militaire aux éléments de l’UPC d’Ali Darassa ».

Joint par RNL sur le sujet, le porte-parole de la Minusca Vladimir Monteiro a indiqué que les casques bleus sont en Centrafrique « à la demande des autorités et leurs contributions à la protection des populations et des institutions est totale ».

Selon lui, c’est « grâce à cette présence que l’insécurité a drastiquement diminué à Bambari et que l’autorité de l’Etat a été restaurée ». Pareille situation selon M. Monteiro est visible à Bria où c’est la Minusca qui « protège les camps de déplacés et continue à travailler pour que cette localité retrouve la sécurité et que les populations puissent rentrer chez elles ».

Le porte parole de l’institution onusienne dit ne pas comprendre « la stigmatisation de certains contingents », qui selon lui, « font un travail professionnel ».


 RCA : les musulmans célèbrent la fête de l’Aïd-El-Fitr C’est sur les ruines de la mosquée de Malimaka dans le 5ème arrondissement de Bangui qu’a eu lieu ce dimanche 25 juin, la cérémonie marquant la fin du ramadan. Musulmans et chrétiens ont pris part à cette prière placée sous le signe de la cohésion sociale et du vivre ensemble dans cette localité.

 « C’est avec beaucoup d’émotion que nous nous sommes battus pour ramener nos frère musulmans dans le 5ème arrondissement. Ça n’a pas été facile. C’est un travail d’arrache-pied que nous avions eu à faire pendant 3 mois avec nos frères chrétiens pour arriver aujourd’hui à ce résultat », a déclaré Abdoul Wahid, président du comité d’organisation de cette fête.

Tout en remerciant les acteurs qui ont consentis autant d’efforts pour le retour du vivre ensemble dans cet arrondissement, le ministre  des affaires sociales Virginie Mbaïkoua salue cette entente. « Aujourd’hui, c’est la réconciliation, c’est un accord de cœur qui n’est pas écrit sur papier. Je donne vraiment de l’importance à cela  parce que des gens qui se sont heurtés il y a de cela quelques années, ont décidé d’œuvrer ensemble afin de reconstruire ce qui a été détruit », a-t-elle martelé.

 Dans ce même élan, le Maire du 5ème arrondissement de Bangui, Alain Yémo appelle la population de sa localité à « s’approprier la paix qui n’a pas de prix ».

Pour cette autorité municipale, « il nous appartient aujourd’hui de conquérir la cohésion sociale et le vivre-ensemble d’autant plus que toute la population n’est pas politicienne ». Il ajoute par ailleurs qu’il serait « souhaitable pour ceux qui sont encore réticentes d’intégrer cette dynamique afin de conjuguer ensemble pour un avenir meilleur de la RCA».

Pendant ce temps dans le 6ème arrondissement de Bangui, l’imam Abdoulaye Ouasselegué a invité ses coreligionnaires à ne pas rendre le mal pour le mal mais à privilégier plutôt le «pardon et l’amour de son prochain pour la paix en Centrafrique ».

La fête de l’Aïd-El-Fitr marque la fin du mois sacré du ramadan. Elle est l’un des 5 piliers de l’Islam.




 

 

 

 

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