Bangui : des viandes avariées réintroduites sur le marché Des produits avariés composés de viande de bœuf, du porc, du buffle et des poulets ont été saisis. Des faits qui ont eu lieu ce mercredi, 7 juin quand 5 jeunes sur trois motos ont été surpris par des éléments de la Compagnie Nationale de Sécurité (CNS). 

Selon Sim Joaki Danigoumandji, directeur de la CNS, « l'équipe de patrouille avec l'appui de la sécurité présidentielle a pu intercepter ces 3 motos avec des sacs contenant des produits avariés ». Des produits qui, selon lui, ont été enterrés et stockés dans la concession des ordures à Bimbo sur la route du port pétrolier lorsqu'ils ont été déterrés par les 5 jeunes interpellés.

Le directeur de cette unité de police pointe du doigt les responsables du site de Kolongo, qui, selon lui, seraient aussi impliqués dans cette affaire. « Ils devraient expliquer dans quelle circonstance ces bandits ont eu accès au site », a expliqué M. Danigoumandji précisant que ces jeunes allaient nettoyer ces produits avariés pour les revendre aux citoyens centrafricains.

Nazaire Poumalé, une des personnes interpellées par la CNS nie les faits indiquant n'être qu'un conducteur de taxi-moto. « Les propriétaires de ces viandes m'ont rencontré et m'ont demandé de déposer leur cargaison au niveau du marché tournant. En cours de route, j'ai eu la crevaison mais je ne savais pas que cela pouvait faire mal », a-t-il déclaré.

Pour le moment, ces malfrats sont gardés à vue au niveau de la CNS en attendant la suite de la procédure. Il leur est également reproché le fait d'avoir tenté de s'enfuir bien avant qu'ils ne soient arrêtés. Le directeur de la CNS considère cela comme un « délit de fuite ».

 

 

 

RCA : Electricité et salaire, double manifestation à Bangui Les habitants des quartiers Sica 2 et 3 dans le 2eme arrondissement ont barricadé tôt ce mercredi le croisement Sica/Benz-vi. Ils réclament de la société de distribution de l’électricité, le rétablissement de la lumière. Ceux-ci sont plongés dans l’obscurité depuis un mois. Les responsables de la société promettent de remédier à ce problème.

« Nous manifestons pour dénoncer les délestages. C’est depuis un mois que nous n’avons pas l’électricité. Nous voudrions que l’Enerca nous trouve une solution », a expliqué Patrick Ombella, habitant Sica 2.

Ils entendent poursuivre la manifestation jusqu’à satisfaction de leur revendication. « C’est la première stratégie. La seconde sera un repli pour attendre la réaction de l’Enerca. Le cas échéant, toute la population prendra les mesures qui s’imposent », a prévenu Élysée Godo-Sado résident au quartier Sica 3.

Les conséquences de cette pénurie d’électricité sont déjà durement ressenties dans certains ménages. « Nous souffrons parce qu’il fait chaud la nuit. Nos enfants ne peuvent pas étudier bien que nous soyons en période d’examens », a indiqué mademoiselle Hortense ajoutant même que « les congélateurs aussi ne fonctionnent plus ».

Le directeur général de l'Enerca, Thierry Bendima, nouvellement nommé, promet d’acheter très prochainement le transformateur, source du problème. Une réunion d’urgence a été organisée avec les délégués des mécontents afin de les informer sur les dispositions prises l’Enerca.

Ras-le-bol au Ministère des Eaux et Forêts

Le personnel d’appui, plus d’une centaine, a pris d'assaut ce mercredi dès les premières heures de la matinée son ministère de tutelle. Les mécontents exigent la mise à jour de leur rémunération.

« Nous avons 8 à 12 mois d’arriérés de salaire, répartis sur 2012,2013, 2015 et 2016 », a précisé Mesmin Cébiro, délégué des manifestants. Ils ont utilisé des mots forts pour exprimer leurs revendications. « Non au clanisme et au népotisme au Ministère des Eaux et Forets » ou encore « Dissolution immédiate du conseil d’administration ».

La ministre de l’Environnement, des Eaux et Forêts, Arlette Sombo-Dibélé, a promis de mettre les bouchées doubles pour faire face à cette situation. « Qu’on nous fasse parvenir l’état de leur salaire pour que je puisse avec le président du conseil d’administration le viser. J’ai pris attache avec le directeur général de la CBCA où est logé le compte. Il a accepté de payer », a-t-elle assuré.

Prenant leur mal en patience, les manifestants se sont aussitôt retirés dans l’attente d’une solution favorable.

 RCA : une fête des mères sous le signe du deuil en mémoire des femmes victimes de la crise A l’instar d’autres pays du monde, les mères de Centrafrique sont à l’honneur ce 28 mai, journée dédiée aux mères. A Bangui, l'ambiance est plus ou moins satisfaisante pour certaines mères rencontrées par RNL.

« C’est la fête des mères et nous sommes allées jouer au football », a déclaré Geneviève Yanguéré interrogée à l’issue de la rencontre.

Si l’ambiance est à la fête, sur les marchés, les prix des produits alimentaires ont légèrement augmenté. « Je suis venu faire des achats mais je constate que les prix de la viande tout comme des légumes ont connu une hausse », indique une habitante du quartier Gobongo dans le 4ème arrondissement de Bangui.

Pour rendre un vibrant  hommage aux mamans, certains hommes et enfants ont profité de l’occasion pour s’atteler aux travaux domestiques. Certains ont préparé à manger pour leurs femmes et mamans.

« J’ai fait le ménage ce matin pour honorer ma mère et suis venu au marché pour chercher quelque chose que je vais préparer pour elle », déclare pour sa part Jasmin Yazimango.

Pendant ce temps à Bégoua dans l’Ombella-M’Poko, la ministre des affaires sociales Virginie Mbaïkoa a fait un don de vivres aux femmes veuves et aux femmes du 3e âge. Un don composé de 200 sacs de riz et 2 bœufs, et qui a pour but « d'adoucir le cœur de ces femmes » qui, selon elle « ont beaucoup souffert durant la crise ».

Pour la ministre des affaires sociales, «c’est un agréable plaisir de voir ces femmes veuves debout malgré la situation difficile ».

Pour cette année, le gouvernement centrafricain a placé la célébration de la fête des mères sous le signe du deuil en mémoire des femmes victimes de la crise.


 

 

 

RCA : Marche de protestation contre les violences à l’intérieur du pays A l’appel des forces vives de la nation, des centaines de personnes vêtues de noir – synonyme de deuil, ont marché ce 24 mai à Bangui pour dénoncer la recrudescence de l’insécurité dans le pays. Sur les banderoles et pancartes déployées pour la circonstance, il est écrit « Trop c’est trop, cessez de tuer nos enfants et nos maris, Minusca Chapitre 7 ».

Cette marche pacifique qui a mobilisé presque toutes les couches sociales, a débuté au rond point Marabéna sur l’avenue des Martyrs pour chuter à la Primature où un mémorandum a été remis au premier ministre. Ayant pris acte dudit mémorandum, Mathieu Simplice Sarandji, promet le remettre au Chef de l’Etat Faustin Archange Touadera.

Selon Fernand Mandé Ndjapou, un des initiateurs de cette activité, « la situation sécuritaire actuelle crée un climat favorable à la criminalité transnationale notamment aux trafics d’armes et l’emploi des mercenaires. Ce qui risque de constituer un terrain fertile pour les réseaux des extrémistes », a-t-il ajouté.

Tout en déplorant l’utilisation abusive des armes de guerre contre la population civile, il a rappelé les principes fondamentaux de maintien de la paix et du mandat de la Minusca. Pour lui, il incombe au premier ministre et aux autorités centrafricaines de « protéger les populations centrafricaines ».

La présidente des victimes du 5è arrondissement de Bangui, Olga Kangui plaide pour sa part le désarmement forcé des groupes armés. « C’est par la force qu’on doit désarmer les rebelles », a-t-elle déclaré demandant au gouvernement « de tout faire pour que les FACA sortent parce que le peuple a confiance en elles ».

La présidente des victimes du 5è arrondissement de Bangui dit n’arriver pas à comprendre que la Minusca puisse dire à la population qu’elle est sensée protéger que l’on « n’est pas venu mourir pour elle ». Ce qui prouve selon elle, que le peuple « n’est pas protégé ».

Les violences qui ont repris dans les villes comme Bangassou, Bria, Alindao, et Niem ont fait plusieurs tués dont 6 casques bleus et de nombreuses personnes déplacées.

 Bambari, la cohésion sociale à travers le projet Londo Les travaux du projet Londo ont été lancés ce 23 mai à Bambari, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka. Cette première phase concerne 250 bénéficiaires dont 89 femmes tirés au sort vendredi dernier en présence du Chef de l’Etat. Âgés de 18 ans ou plus, les personnes choisies sans distinction de sexe, de religion et de communauté vont se lancer durant 40 jours dans les travaux à haute intensité de main d’œuvre.

« Nous avons les 250 bénéficiaires recrutés que nous avons déployés dans les rues et qui ont commencé à faire de l’entretien routier manuel », a déclaré Judicaël Montinda, coordonnateur national du projet Londo. Ces bénéficiaires sont les filles et fils de Bambari venus volontairement se porter candidat le 18 mai dernier.

« Il y avait environs 5000 personnes, on avait inscrit 1500 et par tirage au sort, nous avions retenus les 250 premiers bénéficiaires », a-t-il expliqué M. Montinda indiquant qu’il s’agit d’un bon élan pour la cohésion sociale et  le vivre ensemble.

« Aujourd’hui, les 250 personnes représentent les différentes communautés. Et c’est ensemble qu’ils sont en train de couper les herbes, ramasser les ordures afin de nettoyer Bambari, ce qui est un exemple de cohésion sociale », a martelé Judicaël Montinda.

Les bénéficiaires de cette première phase qui travaillent 8 heures par jour seront remplacés d’ici 40 jours par 250 autres qui seront choisis au hasard.   

 

 

 

Damara, ville symbole de cohabitation pacifique Depuis plusieurs mois les éleveurs Peuhls et les autres communautés résidents à Damara dans l’Ombella-M’Poko revivent ensemble, rendant ainsi possible la cohésion sociale dans cette partie du pays.

La semaine dernière les ex-Antibalaka de Damara ont pris part activement à l’inhumation d’un bébé peuhl, mort-né. Ce geste de solidarité est vu comme un gage de la paix et de la réconciliation nationale après les évènements malheureux que la République Centrafricaine a connus.

« Nos frères Peuhls qui sont arrivés vivent en symbiose avec nous », a déclaré Jean Didier Séréfio, ex-combattant Antibalaka de Damara qui avait pris part à l’inhumation du bébé peuhl mort-né.

« C’est un être humain qui vient de mourir. Nous nous sommes joints à ses parents pour procéder à son enterrement », a-t-il expliqué pour justifier l’acte qu’il place sous le signe de la cohésion sociale. 

« Mon message aux Centrafricains qui persistent dans la violence, c’est de mettre terme à cette pratique », a conclu Jean Didier Séréfio.

« Avec ce décès, nous nous sommes mis ensemble pour rendre possible la cérémonie d’inhumation », a relevé Paulin Nassin, chef du quartier Ronga de Damara, qui a cédé un coin de sa parcelle pour creuser le tombeau du nouveau né. Selon lui, « il y a longtemps que ces Peuhls sont venus à Damara ».

Pour l’éleveur Ousmane Kiro lui-même installé à Damara, cette cohabitation est salutaire. Il souhaite ne plus partir ailleurs.

« Je suis venu définitivement, je ne veux plus partir. Je ne suis arrivé ici qu’avec mon bétail pour faire de l’élevage. Je déteste le désordre. Je ne suis pas venu tuer ni voler ni faire du banditisme mais pour faire la paix dans ce secteur du Président ».

Pour renforcer cette cohésion sociale, la population locale invite que les autorités du pays à résoudre le problème de port d’armes de guerre par les éleveurs. Elle estime que cette situation peut devenir source de conflit.

RCA: Les journalistes appelés ce 3 mai à respecter davantage la déontologie A l’occasion de la journée mondiale de la liberté de la presse, les journalistes ont été exhortés ce mercredi à œuvrer pour la cohésion sociale et le vivre-ensemble. Plus d’une centaine d’entre eux se sont retrouvés ce matin au Centre Jean XXIII pour débattre de la question autour du thème : « Des esprits critiques pour des temps critiques: Le rôle des médias dans la promotion de sociétés pacifiques, justes et inclusives ».

« Ce thème est évocateur dans le sens où ça interpelle le monde professionnel des médias pour la simple raison que le travail que vous faites au quotidien est très difficile », a précisé le ministre de la Communication et de l’Information, Paul Lemasset Mandjya qui a présidé la cérémonie. Il a exhorté les professionnels des médias à œuvrer davantage pour la cause.

« Nous avons de bons journalistes qui correspondent à ce thème avec des esprits critiques pour dire un certain nombre de choses, relater les faits dans leur intégralité et leur intégrité ». Car comme le reconnait le membre du gouvernement : « le Président de la République a toujours à l’esprit d’avoir une presse qui communique sur tous les problèmes réels de la RCA ».

Toutefois selon M. Lemasset Mandjya et parlant des journalistes : « aujourd’hui, vous en avez d’autres aussi qui se disent des journalistes mais qui font tout de travers ».

Le ministre de la Communication et de l’Information a invité aussi chaque Centrafricain à promouvoir le vivre-ensemble et la cohésion sociale pour un meilleur avenir.

Le président de l'Union des Journalistes Centrafricains (UJCA), Maka Gbossokoto, a vivement interpellé les autorités du pays sur la situation de la Maison de la Presse et des Journalistes (MPJ). Cette institution a été saisie le 26 novembre 2016.

Selon le classement liberté de la presse 2017 de l’ONG Reporter Sans Frontière, la RCA est classée 113e sur 180 pays. Elle devance ainsi l’Angola 123e, le Cameroun 130e, la RD Congo 154e,  la Russie 148e,  la Chine 176e, et la Corée du Nord, 180e et bon dernier.

RCA: Les journalistes appelés ce 3 mai à respecter davantage la déontologie A l’occasion de la journée mondiale de la liberté de la presse, les journalistes ont été exhortés ce mercredi à œuvrer pour la cohésion sociale et le vivre-ensemble. Plus d’une centaine d’entre eux se sont retrouvés ce matin au Centre Jean XXIII pour débattre de la question autour du thème : « Des esprits critiques pour des temps critiques: Le rôle des médias dans la promotion de sociétés pacifiques, justes et inclusives ».

« Ce thème est évocateur dans le sens où ça interpelle le monde professionnel des médias pour la simple raison que le travail que vous faites au quotidien est très difficile », a précisé le ministre de la Communication et de l’Information, Paul Lemasset Mandjya qui a présidé la cérémonie. Il a exhorté les professionnels des médias à œuvrer davantage pour la cause.

« Nous avons de bons journalistes qui correspondent à ce thème avec des esprits critiques pour dire un certain nombre de choses, relater les faits dans leur intégralité et leur intégrité ». Car comme le reconnait le membre du gouvernement : « le Président de la République a toujours à l’esprit d’avoir une presse qui communique sur tous les problèmes réels de la RCA ».

Toutefois selon M. Lemasset Mandjya et parlant des journalistes : « aujourd’hui, vous en avez d’autres aussi qui se disent des journalistes mais qui font tout de travers ».

Le ministre de la Communication et de l’Information a invité aussi chaque Centrafricain à promouvoir le vivre-ensemble et la cohésion sociale pour un meilleur avenir.

Le président de l'Union des Journalistes Centrafricains (UJCA), Maka Gbossokoto, a vivement interpellé les autorités du pays sur la situation de la Maison de la Presse et des Journalistes (MPJ). Cette institution a été saisie le 26 novembre 2016.

Selon le classement liberté de la presse 2017 de l’ONG Reporter Sans Frontière, la RCA est classée 113e sur 180 pays. Elle devance ainsi l’Angola 123e, le Cameroun 130e, la RD Congo 154e,  la Russie 148e,  la Chine 176e, et la Corée du Nord, 180e et bon dernier.

Mbomou : marche pacifique à Rafaï Les habitants de la ville ont marché ce lundi depuis la rivière Chinko jusqu’à la Place de la préfecture. Toutes les communautés réclament la paix et la sécurité.

La population envisage ainsi de consolider la cohésion sociale pour barrer la route à la violence et à la division. Au point de chute, les organisations ont remis un mémorandum aux autorités locales et à la Minusca. De fortes recommandations concernant la libre circulation des biens et des personnes, l’insécurité sur les différentes voies routières menant à Rafaï sont contenues dans le document.

Contactés par Radio Ndeke Luka, certains leaders de la société civile sur place ont fait savoir que depuis ces derniers temps, la localité de Rafaï est en proie aux attaques de groupes armés mettant en mal les efforts de cohésion sociale. Ils sollicitent des autorités de Bangui et de la Mission onusienne une action urgente pour la sécurisation de la population.

Réaction parlementaire

Le collectif des députés du Mbomou tire la sonnette d’alarme. Leur président Serge Singa Béngba signale la présence des groupes armés de l'UPC, du FPRC et des Antibalaka aux environs de Bangassou. Il dénonce des affrontements dans les localités de Bakouma et de Nzako.

Selon l'élu de la nation, les communes de la sous-préfecture de Bangassou sont en proie aux exactions des hommes armés. « La situation est volatile dans certaines régions, dans certaines villes. Il y a des combats sporadiques. Il faut rappeler qu’il y a eu d’abord des combats fratricides à Bakouma, Nzako entre des groupes armés non identifiés », a indiqué Serge Singa Béngba. Pour le parlementaire : « la population de Bangassou vit dans la psychose même si la ville est calme ».

Le député dit détenir des preuves qu’il y a eu des morts. « J’ai la liste de certaines victimes qui montrent que les morts ne sont pas que d’un côté », a-t-il assuré soulignant qu’il est « important que nous informions la population pour ne pas que chaque communauté se dise : nous sommes persécutées et que cette persécution ne concerne qu’une partie de la population ».

Serge Singa Béngba demande au gouvernement de Simplice Mathieu Sarandji et à la représentation onusienne de Parfait Onanga Anyanga d'intervenir.

« Nous demandons à la Minusca de jouer son rôle pour éviter que les choses ne s’enveniment. Nous voulons plutôt prévenir que guérir », a souligné M Singa Béngba.

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