| Bangui | 100.9 FM |
| Bambari | 100.9 FM |
| Bouar | 100.9 FM |
En ondes courtes
sur 6030KHZ,
tous les jours 18-20h
Plus de 90% de la population de la ville de Bakala (centre-sud) ne disposent pas de latrines et n’ont pas accès à l’eau potable. Les habitants défèquent à l’air libre et doivent faire de longues distances pour s’approvisionner en eau de mauvaise qualité. C’est un constat fait et rapporté par le correspondant de Radio Ndeke Luka à Bambari ce 17 septembre.
De plus, la ville ne dispose d’aucun point d’eau améliorée, presque aucune latrine dans les écoles ni même dans les milieux publics.
Selon une enquête menée par l’ONG Vitalité en 2011, plusieurs cas de mortalité infantile et des femmes enceintes ont été enregistrés suite à la rareté d’eau potable.
Actuellement, les habitants de cette sous préfecture connaissent une crise alimentaire intense obligeant un bon nombre à quitter pour des villes voisines.
Pour faire face à la situation, l’ONG Vitalité, financée par l’UNICEF Centrafrique, s’engage à offrir de l’eau potable à la population. Elle tient de plus à améliorer les installations sanitaires pour que les habitants s’habituent à la bonne pratique de l’hygiène et de l’assainissement de la zone.
Pour cette fin, une équipe de techniciens de santé venus de Bangui de Bambari et ceux de la ville de Bakala mènent depuis peu une campagne de sensibilisation dans 45 villages de la région sur l’importance et l’utilisation des latrines.
Les élèves de la République Centrafricaine reprennent ce 17 septembre 2012 le chemin de l’école pour la rentrée académique 2012-2013. Cette rentrée scolaire s’annonce déjà sous le signe du manque de matériels didactiques dont les tables bancs dans certains établissements.
A Bangui capitale du pays, la reprise a été effective d’après le constat des reporters de Radio Ndeke Luka qui ont sillonné certains lycées et écoles. Du côté du Lycée Marie Jeanne Caron, tout est au beau fixe : listes et emplois du temps affichés. Les élèves des classes de la 3ème et terminale débutent quant à eux les cours dès le 18 septembre 2012, ont indiqué ces reporters.
Même décor au Lycée Barthélémy Boganda avec la levée des couleurs. D’ailleurs, l’Association des Parents d’Elèves continue de procéder au nettoyage de certaines salles de classe.
Certains élèves ont même affirmé que « finies les vacances et l’heure est venue de se mettre au travail pour une réussite scolaire. D’autres ont appelé leurs camarades qui trainent les pas de vite les rejoindre».
A Mbaïki (sud), c’est une grande première : les élèves de la localité peuvent désormais accéder à la série B. Toutefois, les tables bancs manquent cruellement dans cette région d’où le bois est exporté vers les marchés internationaux. A cela s’ajoute l’un des bâtiments en état de délabrement avancé.
Dans le Bamingui Bangoran (nord), cette rentrée scolaire est loin d’être une réalité : les salles sont restées fermées, les hautes herbes envahissent encore les concessions à l’indifférence des parents d’élèves et enseignants, a expliqué le correspondant de Radio Ndeke Luka. Pourtant, les résultats du baccalauréat et du concours d’entrée en 6ème ont été satisfaisants, a remarqué le correspondant.
A Boali (95 kilomètres de Bangui), c’est la passation de service entre les responsables académiques. Une poignée d’élèves viennent vérifier leurs noms et les parents d’élèves nettoient les cours du lycée et école d cette région. La ville n’est pas aussi épargnée du problème des tables bancs.
Il faut dire que cette rentrée scolaire a été évitée de justesse. Le week-end dernier, les 5 centrales syndicales ont affiché leur volonté de rependre les cours en dépit d’un préavis de grève qu’ils ont déposé sur la table du gouvernement. Ils ont déclaré avoir ainsi donner l’occasion au processus des discussions entamées dans le cadre permanent de concertation et de négociation avec les autorités centrafricaines.
Ces syndicalistes avaient exigé le payement des arriérés de salaire des régimes des défunts président André Kolingba et Ange-Félix Patassé. Aussi, l’augmentation de salaire, la signature du décret d’application du statut général de la Fonction Publique, le rétablissement du Conseil d’Administration de l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et de l’Emploi (ACFPE), et de celui de la Caisse nationale de Sécurité Sociale (CNSS).
3 personnes sont mortes suite à une noyade dans la rivière Mbari dans le Mbomou (Sud-est) ce 15 septembre. Parmi les 3 corps, 1 a été retrouvé et les 2 autres sont encore recherchés par les parents des victimes. L’accident a eu lieu précisément au village Nzako-Gbenbga.
Selon les témoins, la surcharge de leur pirogue serait à l’origine de la noyade.
Le correspondant de Radio Ndeke Luka à Bangassou précise qu’il s’agit d’une pirogue familiale transportant le père, la mère et leurs 4 enfants. Le père, la mère et le bébé ont eu la vie sauve tandis que les 3 autres enfants ont succombé dans la rivière Mbari.
Pour l’instant, c’est le corps de l’ainé, âgé de 9 ans, qui a été retrouvé un peu plus loin des lieux de l’incident. Quant aux 2 autres corps, ils ne sont jusqu’ici pas retrouvés par les parents. Les piroguiers sont appelés suite à cet accident à revoir leurs chargements pour éviter de tel drame, ajoute le correspondant.
Pour rappel, la rivière Chinko sur l’axe Bangassou-Mboki a été le théâtre d’un accident nautique le 8 juin dernier. Un véhicule de marchandises de marque Mercedes Benz transportant plus 50 de passagers a chaviré dans cette rivière. Pour celui-ci, aucune perte de vie n’a été signalée.
Les 3 éleveurs peulh enlevés à Ippy (centre-est) sont libérés sans condition par les rebelles du Front Populaire pour le Redressement (FPR) de Baba Laddé. Ces éleveurs relâchés ont été pris en otage depuis le 6 septembre 2012 par les hommes de Baba Laddé. Cette mise en liberté fait suite à une négociation entamée ce début septembre entre les chefs militaires déployés à Ippy et le colonel du FPR Ali Darrassa.
En remettant les otages à leurs parents, le chef d’état major du FPR, le Colonel Ali Darrassa a, au nom de ses frères d’armes, demandé pardon pour toutes les exactions commises par le FPR en RCA pendant plus de 4 années.
Selon un habitant de la ville de Ippy, « les éléments de Baba Laddé viennent par ce geste de démontrer qu’ils sont prêts pour le retour de la paix dans la région ».
Le père des éleveurs enlevés depuis près d’une semaine révèle au correspondant de Radio Ndeke Luka que les rebelles lui auraient exigé 5 million de FCFA pour la libération de ses 3 fils. Exigence qui serait la cause du retard accusé dans la libération de ses enfants.
Or, les chefs des militaires déployés dans la ville supposent que « c’est la lenteur du chef des rebelles à convaincre ses éléments » qui aurait retardé la libération
En marge de cette libération, le député suppléant de Ippy, Alain Junior Ngana, quant à lui, se souci encore du fait que les éléments de Baba Laddé sont toujours dispersés dans la Ouaka et qu’ils agissent aussi en complicité avec certains étrangers et même des centrafricains.
Une inquiétude partagée avec la préfète de la Ouaka qui se dit également soucieuse et mécontente vu que les rebelles du FPR continuent de racketter et d’enlever des hommes comme bon leur semble. Pour solution, elle souhaite que les autorités centrafricaines puissent appliquer la loi pour que les éléments crapuleux du FPR puissent être punis par la loi.
Pour une nouvelle fois, les étudiants centrafricains boursiers de Bangui sont descendus ce 13 septembre dans la rue en brûlant des pneus. Ils réclament par cet acte, 4 mois de bourses non payés par le Gouvernement centrafricain.
Pas de cours à l’Université de Bangui ce jour parce que les étudiants centrafricains de Bangui ne cessent de réclamer haut dans un brouhaha, « Notre argent » ou encore « nous ne voulons que notre argent ».
Sur les lieux, les journalistes ont pu constater les traces de pneus brûlés sur l’Avenue des martyrs. Un dispositif sécuritaire des forces de l’ordre a été mis en place. Ils ajoutent que l’effectif des manifestants de ce 13 septembre dépasse plus d’un demi-millier et qu’ils entendent par cette descente exprimer leurs ras-le-bol à l’endroit des autorités centrafricaines.
Interrogé, le secrétaire général de l’Association Nationale des Etudiants Centrafricains (ANECA), Fiacre Kombo, laisse entendre que « les étudiants sont descendus dans la rue parce que le gouvernement a abusé de leur patience ». Pour exprimer cette impatience, une poignée d’étudiants ont brandi des morceaux de cartons sur lesquels l’on peut lire « nos bourses ou DVA (Départ Volontaire Assisté) ».
Un autre étudiant gréviste poursuit qu’ils ne se lasseront pas jusqu’à ce qu’une solution leur soit trouvée par le Gouvernement.
Aux dernières nouvelles, des coups de feu se sont fait entendre ce début d’après sur le campus universitaire et 2 étudiants sont arrêtés par les forces de l’ordre. Les étudiants décident d’intensifier leur colère en brulant de nouveau de nombreux pneus sur l’Avenue des Martyrs et en lapidant tous véhicules qui emprunte cette avenue.
La République Centrafricaine dispose désormais d’un nouvel organe de gestion des élections. Il s’agit de l’Autorité Nationale des Elections (ANE). Le choix de cet organe a été fait lors des travaux du 3e atelier du comité de concertation qui ont prit fin ce 13 septembre à Bangui. Un choix fait à l’unanimité par les acteurs du processus électoral de la RCA dont la communauté internationale, après 4 jours de travaux.
Dans sa mission, l’ANE sera chargée de l’organisation et de la gestion des élections dans le pays. Il est composé de 7 membres qui ont un mandat de 7 ans renouvelable une fois.
Selon Louis Oguéré Ngaïkoumo Secrétaire Général du parti au pouvoir Kwa Na Kwa (KNK), interrogé par Radio Ndeke Luka, « l’adoption de cet organe a été faite à l’issue d’âpres discussions. Cela traduit une image de maturité des centrafricains vis-à-vis de leurs partenaires. L’organe sera bien sûre composé des techniciens et hommes politiques. Les prochaines phases seront consacrées à la précision d’autres tâches assignées à l’ANE ».
De son coté, Maitre Nicolas Tiangaye, Coordonateur du Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections de 2011 (FARE-2011), « il n’ya pas d’opposition à propos du choix de cet organe de gestion des élections, dès l’instant où celui-ci a été adopté de manière consensuelle. Les acteurs ont d’ailleurs fait preuve de sacrifice et compromis en surmontant les difficultés pour aller de l’avant».
Pour Margaret Vogt, Représentante Spéciale du Secrétaire Général en République Centrafricaine, « les participants ont fait preuve d’un grand esprit de dialogue, d’ouverture et de flexibilité, malgré leurs diverses appartenances politiques ou sociales. J’ai été témoin des débats riches, passionnants, pour que de file en aiguille, cet organe soit ainsi créé. Cependant, beaucoup reste encore à faire. J’ai confiance à la lumière de ce que j’ai observé ces derniers jours, que les prochaines étapes liées à l’examen du code électoral seront franchies dans l‘esprit d’un dialogue constructif ».
Un comité représentatif de chaque entité procédera à la sélection des candidats qui répondront à ces critères afin d’intégré la liste des membres de ce nouvel organe de gestion des élections.
C’était le 10 Septembre dernier que les travaux de cette révision du code électorale ont démarré. Ils ont bénéficié de l’appui financier et technique des partenaires du pays notamment le Bureau Intégré des Nations Unies pour la consolidation de la Paix en République Centrafricaine (BINUCA), l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), l’Union Européenne (UE) et l’Union Africaine (UA).
La mise en place de cet organe a été l’une des recommandations fortes formulées aux autorités de Bangui après les consultations populaires de 2011. Des recommandations faites par la majorité des ONG qui ont observé ces élections.
Plus de 10 000 victimes des conflits armés dans la région de Bria (nord-est) disposent désormais d’un carrefour communautaire. C’est un lieu d’échanges et d’approvisionnement en vivres.
Ce sont des ONG humanitaires basées dans cette ville en proie à l’insécurité qui ont pris l’initiative de cette nouvelle infrastructure. Elle vient alléger les difficultés liées aux situations récentes provoquées par les ex-rebelles de la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) et ceux de l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR) en 2011.
Selon le correspondant de Radio Ndeke Luka témoin de la cérémonie de remise officielle du Centre, il s’agit d’une plate-forme aménagée et sein de laquelle toutes les victimes peuvent s’identifier les unes aux autres et renforcer les liens entre elles. Aussi, de manière concertée, trouver des solutions aux problèmes des déplacés internes.
Pour Albert-Firmin Walinga, 1er vice-président de la Mairie de Bria, « ce carrefour communautaire est l’une des réponses aux multiples difficultés que rencontrent ces populations durement affectés par des crises militaro-politiques dans cette ville ».
A titre de rappel, les conflits interethniques sur fond de répartition des ressources minières avaient fait, en septembre 2011, plus de 45 morts, des maisons incendiées et plusieurs autres biens détruits. Plus de 5 000 victimes avaient fui leur localité vers Ippy et Bambari (centre-est).
Il est impossible de s’approvisionner en carburant à M’Baïki (sud-ouest) depuis 4 jours maintenant. Les deux stations que compte la ville ne disposent plus d’essence à la vente.
Les dernières pluies ont entraîné une infiltration dans les stocks et le produit est devenu impropre à la vente. Le constat a été fait ce 9 août 2012 par un journaliste de Radio Ndeke Luka en mission dans la région.
Ayant constaté que la substance a été mélangée et qu’elle n’est plus propre à la vente, les gérants des stations ont décidé de ne pas la vendre à la population.
Conséquence, une pénurie d’essence qui sévit. Un des gérants a expliqué au journaliste qui l’interrogeait que pour qu’un nouveau ravitaillement puisse arriver de Bangui, « Il faut attendre que le stock actuel du gas-oil se termine. »
Cette situation met de nombreux usagers en difficulté et bon nombre de chantiers miniers tournent au ralenti. Les collecteurs miniers ne peuvent plus utiliser leurs motopompes faute d’essence.
Une autre conséquence de cette carence est l’inflation sur le prix actuel du litre d’essence à M’Baïki. La crise a laissé libre cours aux vendeurs de rues qui spéculent sur le prix du carburant. Le litre est vendu à 1250 frs CFA (environ 2 euros), au lieu de 880 (environ 1, 5 euros) frs à la pompe. Du côté des habitants ce sont des plaintes qui fusent de partout.
La ville de Berberati, chef lieu de la préfecture de la Mambéré Kadéï, est actuellement coupée de celle de Sosso Nakombo. L’unique bac motorisé qui favorise la traversée des piétons et des engins à roues est depuis quelques jours en panne technique. Les populations sont obligées de faire recours aux pirogues pour se rendre dans les deux villes.
Suite à ce problème technique, la liaison entre Berberati et Sosso Nakombo devient difficile pour les engins à partir de 4 roues.
Pour la traversée des hommes et des engins à deux roues, seules les pirogues assurent en ce moment cette tâche sur la Rivière Kadéï.
Par ailleurs, pour se rendre à Sosso Nakombo en camion ou en voiture, les usagers doivent faire un grand détour en passant par la ville de Dédé Mokouba et Gamboula. Un détour qui rend le trajet deux à trois fois plus long surtout à cause du mauvais état des routes entre Dédé Mokouba et Gamboula.
Face à la situation et des risques d’une traversée par pirogue en cette période pluvieuse, le Préfet de la ville de Berberati, Rémy Feidangamo, recommande aux piroguiers de veiller constamment à la sécurité des biens et des personnes qu’ils traversent, rapporte le correspondant de Radio Ndeke Luka dans la région.
Le préfet invite également les opérateurs économiques de la région à aider les populations de la Mambéré Kadéï en leur réparant le bac motorisé.
Pour certains administrateurs du secteur, c’est un véritable manque pour l’Etat vu que c’est ce bac qui facilite la sortie des bois coupés pour l’exportation vers le Cameroun et autres pays.
Si des efforts ne se font pas déployés de la part des autorités centrafricaines, la Préfecture de la Mambéré Kadéï, grenier économique national risque avec le temps, d’être inaccessible pour des engins à roues. Les routes sont très dégradées dans cette partie de la RCA.
Pour rappel, les travaux de réfection du pont cassé de Batouri ont été suspendus récemment pour de raisons de pluies abondantes ayant causé des crues de la rivière. Selon la société en charge de cette réhabilitation, les travaux vont durer un mois supplémentaire et pourront s’achever fin janvier 2013.