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Sur instruction du président de la Fédération centrafricaine du Basketball, Joseph Bozizé, un conducteur de taxi et un sapeur pompier ont été passé à tabac dans la nuit du 14 au 15 novembre. Le taximan aurait imprudemment renversé un piquet de déviation devant l’Omnisports de Bangui et s’est fait torturer avec son client.
Selon les témoignages des parents des victimes interrogés par Radio Ndeke Luka, « le taximan et le militaire ont été arrêtés par les éléments de Joseph Bozizé, alias Jojo pour avoir renversé un petit panneau de déviation devant le complexe sportif Omnisport ».
D’autres témoins ont expliqué que « c’est par inattention que le conducteur de taxi aurait fait tomber le piquet. Jugeant l’acte d’un fait exprès, le fils du Président Joseph Bozizé a ordonné à ses hommes de passer à tabac le taximan. Le client à bord, le sapeur pompier, a tenté de donner des explications en brandissant sa carte de sapeur pompier. Hélas ! Jojo lui a retiré la carte puis la déchiré », ont poursuivi les témoins ».
Ainsi, le taximan et son client se sont faits emprisonner dans la geôle construite par le président de la fédération du basketball dans les locaux même de l’Omnisports à Bangui.
Informé du comportement de son conseiller en matière de la jeunesse, le président de la République, François Bozizé, « a demandé de rencontrer les victimes».
En dépit de tout, les victimes sont gardés à vue à la Section des Recherches et d’Investigations (SRI) à Bangui tandis que le taxi est maintenu à la présidence.
Radio Ndeke Luka a essayé vainement de joindre Joseph Bozizé pour sa version des faits. Toutefois RNL reste dans l’attente de sa réaction.
Anselme Ngaza, pousseur de profession domicilié au quartier Kokoro II dans le 3e arrondissement de la capitale centrafricaine est suspecté ce 13 novembre d’être à l’origine du décès de sa fille adoptive. Décès survenu hier dans la nuit à l’Hôpital Communautaire de Bangui. En frappant la petite fille, âgée de 7 ans, il aurait cassé un os de la cage thoracique de la mineure qui, 6 mois après, a rendu l’âme. En revanche, le présumé coupable nie toutes accusations portées à son égard.
Selon la belle famille de Anselme, la fracture reçue par la mineure sur ses cotes gauche aurait occasionné la mort lente de cette dernière.
Alerté, Radio Ndeke Luka a effectué une descente sur les lieux et a constaté qu’un liquide rougeâtre coulait du corps de la petite fille sur le côté gauche.
Interrogé, l’accusé, qui a trouvé asile chez le chef du quartier Kokoro II, a nié les allégations selon lesquelles l’enfant serait décédé suite à sa correction. « C’est peut-être le destin qui a voulu qu’elle meurt ce jour », a-t-il soutenu.
Cependant, du côté des voisins, Anselme est d’une moralité douteuse et qu’il ferait partie d’un groupe de malfaiteurs qui opèrent dans le 3e arrondissement de Bangui. Témoignage partagé par le chef de quartier chez qui Anselme a trouvé refuge et qui a avancé qu’il aurait écouté que Anselme Ngaza serait recherché par le commissariat de son arrondissement.
Pour l’heure, la Section de Recherches et d’Investigation (SRI) de Bangui enquête sur les causes réelles de ce décès. Le commissaire en charge de ce dossier, sous l’anonymat, nous a affirmé que seuls les résultats d’une autopsie pourraient élucider cette affaire. « Rien n’atteste en ce moment que Anselme est le véritable auteur de ce décès » a souligné le commissaire en question.
Ouf de soulagement pour les 1309 victimes des attaques du septembre dernier perpétrées par les rebelles de l’Armée de Résistances du Seigneur (LRA) à Bangassou II (est). Elles ont été assistées le 11 novembre 2012 par le Programme Alimentaire Mondial (PAM) avec 38 tonnes de vivres. Un geste humanitaire composé de denrées de base telles que sel, huile, haricot, sucre et riz.
Ce don est intervenu une semaine après celui du Comité International de la Croix Rouge (CICR) composé de draps, nattes, des morceaux de savon, assiettes et vêtements et une somme de d’argent dont le montant n’a pas été communiqué.
Selon certains bénéficiaires interrogés par le correspondant de Radio Ndeke Luka, cette assistance vient compenser en partie tout ce qu’ils ont perdu en termes de réserves alimentaires au cours de ces attaques. Des attaques opérées justement à Bangassou II entrainant le déplacement d’un nombre important des familles entières.
Par ailleurs à Nola (ouest), 5 700 personnes composées de femmes allaitantes, enceintes et enfants malnutris ont bénéficié dimanche dernier toujours du PAM des vivres similaires. Il s’agit d’une réponse à la crise alimentaire qui frappe ces derniers temps.
Selon le correspondant de Radio Ndeke Luka, le geste a été le fruit d’une doléance de la population formulée au PAM par le biais de leur ministre résident Abdou Karim Méckassoua.
Les services sanitaires de la ville de Boali font actuellement l’état de la malnutrition aigüe et sévère qui sévit dans la ville. Le médecin chef du centre hospitalier de cette ville estime à ¼ le nombre d’enfants actuellement en proie à cette maladie. Pour la réduction de ce fléau, le centre sanitaire de Boali dispose depuis quelques jours, d’une unité nutritionnelle de traitement ambulatoire.
Freddy Malemoto, Responsable de suivi de croissance au centre hospitalier de Boali, a révélé à notre correspondant que « près de 100 enfants souffrent de la malnutrition sévère à Boali. Sur 10 enfants que nous avons recensé, au moins 3 à 4 enfants souffrent de la malnutrition aiguë ».
Dans presque tous les quartiers la ville, les enfants qui présentent les symptômes voient leur nombre croître depuis quelques mois.
Le médecin chef de l’Hôpital de Boali a estimé que « leurs prises en charge risquent de poser problèmes si des solutions ne sont pas envisagées à temps ».
Avec l’appui du Programme Alimentaire Mondiale (PAM), le centre hospitalier de cette ville centrafricaine est actuellement en mesure de distribuer des suppléments nutritionnels aux enfants.
Le correspondant conclut que les enfants de 0 à 59 mois sont les plus touchés par cette malnutrition.
La société civile centrafricaine s’engage désormais a barré la route à la corruption qui paralyse l’économie de la RCA. Une trentaine de responsables des Organisations non gouvernementales de la République Centrafricaine ont pris part ce 8 novembre à un atelier de formation sur les techniques d’investigation liées aux actes de la corruption en Centrafrique.
Durant trois jours de formation organisée par le Conseil Inter ONG en Centrafrique (CIONGCA), les participants ont été instruits sur le rôle des ONG des médias dans la lutte contre la corruption.
L’un des formateurs, Jean Baptiste Koyassambia, a montré que, « l’enjeu de cette formation en République Centrafricaine est d’entretenir les concernés de ce phénomène en leur faisant connaitre les conséquences.»
Modeste Gonda, président du CIONGCA, a également déclaré que la société civile centrafricaine mettra d’ici peu en place un réseau solide pour lutter contre la corruption sur l’ensemble du territoire.
Il convient de signaler que cette formation a été organisée par le CIONGCA avec un appui financier de l’ambassade des Etats-Unis en Centrafrique.
2 des 3 ex-combattants de l’Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD) du village Ngrévaye (nord) se sont lancés ces derniers temps dans l’agriculture et le petit élevage. Ils ont a cet effet investit de manière positive les kits issus de leur Désarmement Démobilisation et Réinsertion (DDR).
Dans une dépêche diffusée ce 7 novembre 2012 par le correspondant de Radio Ndeke Luka, un des 2 démobilisés cultive 2 hectares : 1 en coton et 1 en arachides. A côté de cette activité champêtre, ce dernier s’occupe aussi du petit élevage avant de regagner le rang des Forces Armées Centrafricaines (FACA).
Les chiffres sont plutôt parlant chez le 2ème démobilisé père de 7 enfants. Il cultive également 2 hectares dont 1 en coton et 1 autre pour divers produits agricoles. Le champ du coton de cet ex-combattant a donné du travail à la population au moment du sarclage. Il dispose aussi d’un petit élevage, 10 porcs et 15 poulets, a indiqué le correspondant.
Le démobilisé espère gagner une somme de 2 500 000 francs CFA, confiant dans le bon entretien de ses champs. Il affirme en tant qu’ancien rebelle, il ne pas subit pas la stigmatisation de la part des populations de son village, a t-il conclut.
Plus de 2000 ex-combattants de l’APRD ont été désarmés, démobilisés et réinsérés dans l’Ouham Péndé et la Nana Gribizi (nord). Un projet piloté par le gouvernement centrafricain en partenariat avec ses bailleurs de fonds. La dernière phase des opérations concernera entre autres les anciens combattants de la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) et l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR) opérant dans le nord et nord-est du pays.
Les ouvriers de la cimenterie de Nzila (sortie sud de Bangui) poursuivent ce 7 novembre leur mouvement de grève illimitée. Une grève entamée mardi dernier pour réclamer d’une entreprise indienne en charge de ce chantier, des meilleures conditions de travail.
Afin de faire entendre leur voix, les mécontents ont adressé un mémorandum contenant 7 points de revendications. Le document comporte entre autres, l’augmentation de leurs gains journaliers, la prise en charge médicale des ouvriers en cas d’accident de travail, et la dotation des ouvriers en équipements de sécurité sur le chantier. Le document en question exige aussi la déclaration de l’ensemble du personnel à la Caisse Nationale de la Sécurité Sociale (CNSS).
Selon Sylvanus Pamapakodé, porte-parole et délégué du personnel de la cimenterie interrogé par Radio Ndeke Luka, « la radiation d’un ouvrier devrait désormais relever de la responsabilité de la partie nationale et non de la société indienne. A la fin des travaux, la part patronale devrait dédommager et certifier chaque ouvrier ».
Signalons qu’un responsable de la cimenterie qui a requis l’anonymat, a témoigné que le mémorandum des grévistes a été aussitôt acheminé en Inde, où se trouvent les grands patrons de l’entreprise, pour conduite à tenir.
Les travaux de la cimenterie centrafricaine sont interrompus pour la seconde fois. Lancés en 2010, ces travaux avaient un délai d’exécution de 10 mois. Seulement, les premiers ciments tardent à sortir près de 2 ans après.
Aristide Ndjindjia Yemene, artisan minier à Nola (Sud-ouest), a rendu l’âme le 5 novembre 2012 après que la terre se soit effondrée sur lui. L’incident s’est produit précisément au chantier de diamant baptisé Wawa situé à 15 kilomètres de Nola sur l’axe Nola-Komassa.
La terre s’est écroulée sur Aristide pendant qu’il se trouvait encore dans le trou pour excaver le gravier. Imprévisiblement, la terre s’est mise à se déverser dans la mine et l’a englouti.
Impuissant sous la masse de terre, le jeune artisan communément appelé Toutou a fini par succomber avant l’arrivée des secours.
Il convient de rappeler que ce chantier minier a enregistré, pour le compte de l’année en cours, 3 cas d’accidents similaires.
Les éleveurs transhumants de la région de l’Ouham Péndé (nord) ont passé à tabacs 3 femmes âgées de plus de 50 ans. L’acte s’est produit samedi dernier dans un village situé à environs 45 kilomètres de la ville de Bozoum (nord). Les causes de cette agression ne sont encore pas connues des autorités de la région.
Les trois agricultrices âgées d’environs 65 ans ont été attachés avec des cordes et violentées par un groupe d’éleveurs transhumants dans la sous préfecture de Bozoum, rapporte le correspondant de Radio Ndeke Luka.
Du retour des champs, le samedi dernier, le trio de ces cultivatrices a été pris au piège de leurs ravisseurs près du village Taley situé à moins de 50 kilomètres de Bozoum, ajoute le correspondant. Les 3 victimes ont été grièvement blessées à l’issue des tortures que leurs ont infligées ces éleveurs.
Informé de la situation au village Taley, le procureur de la République près le Tribunal de Grande instance de Bozoum, Gabriel Kette a effectué une descente sur les lieux et a constaté les faits. Il a par la même occasion instruit les éléments de la gendarmerie et ceux de la Brigade des recherches et d’investigations de la ville d’interpeller le chef de ces éleveurs afin de mettre la main sur les responsables de ce forfait.
Notre correspondant précise également que c’est le procureur e la République lui-même qui a ramené les 3 femmes à l’Hôpital de Bozoum.
Par ailleurs, un homme a été également mis à mort le même jour par un autre groupe d’éleveurs transhumants dans cette région. Ces situations installent un climat d’inquiétude au sein de la population de la région, limitant ainsi leurs activités et déplacements.