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Les douaniers à la chasse des contrebandiers

La direction générale des douanes et des droits indirects, dénonce un cas de contrebande à Bangui. Ce jeudi, elle a procédé à la saisie d'un véhicule de marque Renault, qui a échappé au contrôle des douaniers. Le camion en provenance de Douala au Cameroun n'a pas respecté les normes prévues par les textes douaniers.

Le directeur général des douanes et des droits indirects, Frédéric Inamo, entend faire application des mesures correctives. « C'est une véritable contrebande. Lorsque les véhicules quittent Douala pour Bangui, ils doivent emprunter la route légale jusqu'au niveau du Bureau d'Affrètement Routier de Centrafrique (BARC) », a-t-il indiqué.

Le véhicule, qui porte une double immatriculation BG 45 PM à l'arrière et 00 31 48 à l'avant, sorti du convoi au niveau du quartier Foûh dans le 4e arrondissement, s'est retrouvé dans une concession privée à Miskine dans le 5e arrondissement.

« Arrivé au niveau de Foûh, ce véhicule a échappé au contrôle des douaniers et est venu rentrer dans cette concession. Ce n'est pas normal cette manière de faire. C'est donc une véritable contrebande que nous allons sanctionner conformément à la réglementation douanière », a martelé M. Inamo.

Pris la main dans le sac, Séraphin Anilissié, le responsable du véhicule a rejeté purement et simplement le qualificatif de contrebande.

« Je n'ai pas fait de contrebande. Tout ce que j'ai transporté, je me suis présenté à tous les services des douanes de la frontière jusqu'au Pk26. Je ne suis pas un fugitif. Le seul malentendu, le colonel des douanes au Pk26 ne m'a pas dit d'aller au BARC, c'est comme ça que je suis venu à la maison », a-t-il expliqué, mentionnant qu'il n'a pas échappé à la fiscalité présentant les preuves matérielles.

Faisant allusion à cet adage : « En voulant trop gagner on perd », le directeur général des douanes et des droits indirects, qui s'est opposé à cette démonstration, a parlé d'une pénalité.

« Il va non seulement payer les droits et taxes, éventuellement il y aura des pénalités. La pénalité est égale à la valeur des marchandises multipliée par trois », car souligne-t-il, « ce sont  des cas fréquents » que la nouvelle équipe va s'atteler à combattre tout en lançant un appel aux opérateurs économiques qui doivent jouer franc jeu avec les services douaniers.

Le véhicule saisi par la douane et conduit au Bureau d'affrètement routier centrafricain (BARC) transportait du ciment, de la boisson camerounaise empaquetée et beaucoup d'autres marchandises.

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