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L’économie prise en « otage » par CPJP et UFDR à Bria

L’instabilité sécuritaire dans la préfecture de la Haute Kotto (nord-est) ne favorise pas l’essor  économique de cette région.  La présence régulière des ex-combattants de la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) et ceux de l’Union des  Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR) dans la ville et dans certains chantiers de diamant en est la principale cause.

Ce constat a été fait par un envoyé spécial de Radio Ndeke Luka. Il a accompagné la mission d’évaluation de la situation sécuritaire dans cette région, mission conduite par le Conseil National de Médiation (CNM) et le Bureau Intégré des Nations Unies pour la Consolidation de la Paix en République Centrafricaine (BINUCA).

« Cette situation donne du coup du fil à retordre aux agents de l’Etat pour le recouvrement des taxes et impôts. La population est aussi frappée de plein fouet : impossibilité de se rendre aux champs ou encore de vaquer librement aux activités économiques », a indiqué l’envoyé spécial.

« Conséquence immédiate : chute vertigineuse de l’assiette financière, hausse anarchique du prix des produits de premières nécessités, pénurie des denrées alimentaires,  une situation humanitaire complètement dégradée », a-t-il précisé.

Selon Albert Walinga, 1er vice président de la délégation spéciale de la ville de Bria, « le budget de la commune de Bria qui était de plus de 50 millions est passé désormais à moins de 15 millions de francs CFA.  La mairie ne fait pratiquement plus de recettes. Les gros villages qui approvisionnent la ville en produits champêtres sous tous sous contrôle de ces rebelles ».

Pour lui, « même si les opérateurs du secteur minier payent certaines taxes ou impôts aux services légaux, ces derniers les renouvellent aux groupes armés. Ce qui est encore grave c’est que l’extraction, le lavage et l’achat du diamant est strictement supervisé par ces malfrats ».

Quant à la population locale, « si rien n’est fait d’ici peu, la situation économique de la région déjà précaire, risquerait de connaître un nouvel épisode très amer. Pour illustration, plusieurs opérateurs économiques de la Haute Kotto ont mis la clé derrière le paillasson ».

A titre de rappel, en 2011, des affrontements entre ces 2 factions rebelles avaient fait plus de 45 morts, plusieurs blessés, d’importants dégâts matériels dont plusieurs maisons incendiées ou détruites. Les violences avaient aussi fait déplacer des milliers d’habitants de Bria vers Ippy, Bambari (centre-est).

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