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La FIDH pour la traduction des éléments Séléka devant une justice internationale

 

La Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) demande que la justice internationale poursuive les éléments de la Séléka. Cette demande est faite après une mission de cette fédération en République Centrafricaine du 4 au 13 juillet et rendue publique ce jeudi 18 juillet 2013.

Selon la FIDH, les éléments de Séléka ont commis des exactions que l’on peut qualifier de crimes de guerre.

La FIDH demande que la Cour Pénale Internationale ou une justice à caractère international intervienne en Centrafrique.

Le communiqué mentionne, entre autres crimes, « la tuerie de Gobongo le 28 juin dernier, dans la capitale, Bangui, où des éléments Séléka ont tiré sur une foule qui manifestaient contre l’assassinat d’un jeune de leur quartier ». Au moins 6 civils ont été tués et plusieurs dizaines d’autres blessés, selon la FIDH.

L’organisation dénonce également au moins 82 viols commis par des éléments de Séléka, à Bangui, sans oublier « de très nombreux cas d’enlèvements de civils ainsi que des cas d’intimidation, de mauvais traitements et de détentions arbitraires ».


La Fédération a pu aussi recueillir des témoignages d’incendies de villages par des éléments Séléka.

La procureure de la CPI, Fatou Bensouda, avait rappelé en avril dernier la compétence de la Cour pour les crimes en RCA. Elle avait averti qu’elle n’hésiterait pas, le cas échéant, à engager des poursuites.

Pour la FIDH, « les Nations unies et l’Union africaine doivent s’engager à la mise en place d’une force internationale dont le mandat et le budget doivent permettre de garantir la protection de la population sur l’ensemble du territoire ».

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