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Maillet et Socle d'un juge

Ouham : La machine judiciaire en marche à Bossangoa malgré des difficultés

Les activités de la justice ont repris à Bossangoa après la crise qui a éclaté en 2013 dans le pays et qui a paralysé toutes les activités administratives dans la localité. Hormis les activités des audiences correctionnelles et du Tribunal de travail qui tardent à reprendre, les autres tribunaux sont fonctionnels.

 

Les audiences publiques se tiennent pour asseoir un climat de confiance au sein de la population et lutter contre la justice populaire. "Des procès correctionnels et en matière d'instruction de cabinet et surtout des audiences civiles" sont organisés, a expliqué Thierry Hilaire Ouédémona, président du Tribunal de Grande Instance (TGI) de Bossangoa. Les assignations concernant les litiges des terrains, les créances en matière d'État de personnes, de pensions alimentaires sont traités lors des différentes audiences.

 

Le TGI de Bossangoa est cependant confrontée à d'énormes difficultés : absence d'administration pénitentiaire et de mobiliers, sous-équipement et insuffisance d'éléments des forces de sécurité intérieure (police et gendarmerie), premiers maillons de la chaîne pénale.

Pour des raisons sécuritaires et par manque de moyens logistiques, le parquet ne peut effectuer de contrôle. Des documents tenus secrets sont imprimés dans des cybercafés par manque de fournitures de bureau. Près d'une cinquantaine de détenus, prévenus et inculpés sont gardés dans les chambres de sûreté à l'unité de police et de gendarmerie par manque d'administration pénitentiaire.

 

De la police à la gendarmerie, les requêtes sont enregistrées au quotidien. Au parquet et au greffe du Tribunal de Grande Instance, la moyenne est de 4 à 5 requêtes par moment. Considéré comme dernier rempart par la population, l'État doit prendre ses responsabilités afin d'équiper le TGI de Bossangoa.

 

 

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