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Présidentielle : 15 jours après, la décision de la Cour Constitutionnelle de Transition se fait attendre

Les résultats définitifs du premier tour de la présidentielle du 30 décembre se font toujours attendre alors que l'article 124 du Code électoral dispose que « le résultat de l'élection du président de la République est proclamé par la Cour Constitutionnelle de Transition 15 jours après la date du scrutin ». 

15 jours après ces échéances électorales, la Cour Constitutionnelle de Transition (CCT) n'est pas encore en mesure de donner son verdict. Une source proche de cette instance suprême a précisé à Radio Ndeke Luka que «  la CCT est en train de faire un gros travail avant la publication des résultats ».

Plusieurs candidats à l'élection présidentielle du 30 décembre qui contestent les résultats provisoires rendus publics par l'Autorité Nationale des Élections (ANE),   ont saisi la CCT qui continue de statuer sur les multiples requêtes qui lui sont soumises.

A propos de ces élections, le Représentant spécial du secrétaire général des Nations-unies dans le pays, Parfait Onanga Anyanga, en visite à Radio Ndeke Luka ce jeudi, demande aux candidats ayant des dénonciations à faire, de se référer aux instances légales pour tout règlement.

« Dans le cours normal des choses, une élection aussi importante que celle que le pays est en train de vivre a des enjeux capitaux aussi bien pour les Centrafricains que pour ceux qui se sont engagés dans cette course. Il est sain que ceux qui se sentent lésés d'une manière ou d'une autre l'expriment. Ce qu'il faut souhaiter, c'est qu'ils fassent recours aux voies autorisées », a déclaré Parfait Onanga Anyanga qui se félicite du fait que les acteurs politiques aient choisi de se tourner vers la CCT « pour se plaindre et faire les recours nécessaires de manière à ce que les contentieux s'il en existe - soient examinés et vidés pour faciliter la poursuite du processus électoral dans les conditions les plus paisibles ».

Parfait Onanga Anyanga a par ailleurs expliqué qu'en se rendant massivement aux urnes pour le référendum et le premier tour des élections groupées du 30 décembre, « les centrafricains viennent de nous donner une extraordinaire leçon de civisme. Personne n'a cru qu'on pouvait organiser le référendum, les Centrafricains ont bravé toutes les menaces en se rendant sous les balles voter », s'est-il réjoui, ajoutant que « les Centrafricains ont ainsi montré au monde leur maturité en décidant de tourner la page ».

Le Représentant spécial du secrétaire général des Nations-unies rappelle que « le principal défi au fond que lance le peuple centrafricain à sa classe politique, c'est de savoir que SIRIRI est le mot qui doit désormais guider nos pas ». A cet effet, Parfait Onanga Anyanga rajoute que la Minusca va continuer de sécuriser les élections. « Avec notre partenaire stratégique privilégié qui sont les forces de sécurité intérieure à qui il faut rendre hommage, nous avons un dispositif pour sécuriser les élections », mais conclut-il, « ces élections seront sécurisées par les centrafricains eux-mêmes qui ont voulu et souhaitent la paix ».

Une paix qui pourrait se dessiner au sortir de ce processus électoral qui permettra ainsi à la force française Sangaris de se désengager rapidement de la République Centrafricaine. C'est le vœu ainsi exprimé ce jeudi par le président français François Hollande lors de ses vœux aux armées. Selon le chef de l'Etat français, « les élections ont eu lieu et la Sangaris pourrait donc se désengager maintenant rapidement ».

 

 

 

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