RCA : La colère de Firmin Ngrébada face aux agissements du FDPC©RNL/Jean-Fernand Koena
Le premier ministre Firmin Ngrebada à la section de recherches et d'investigations (SRI) le 10 avril 2019

RCA : La colère de Firmin Ngrébada face aux agissements du FDPC

Le premier ministre centrafricain Firmin Ngrébada ne décolère pas face aux agissements du FDPC de Martin Koumta Madji allias Abdoulaye Miskine. Colère exprimée ce 10 avril lors d’une visite à la Section de Recherches et d’Investigations (SRI) pour écouter les éléments du FDPC arrêtés par la Minusca la semaine dernière dans le fief de Zoukombo.

Vêtu de costume bleu, chemise blanche et d’une cravate bleue, le Premier ministre centrafricain accompagné du ministre de la Sécurité Publique Henri Wanzé Linguissara et du directeur de la gendarmerie, voulait comprendre les motivations du FDPC pourtant signataire de l’accord de paix  et de réconciliation en Centrafrique.

Le numéro 2 du FDPC capturé, M. Gaba inapte et affaibli suite à la torture subie s’est fait porter par deux de ses codétenus pour répondre aux questions du Premier ministre. Mais si le chef du gouvernement ne comprend toujours pas pourquoi le FDPC se remobilise, il dénonce la conspiration du FDPC contre le régime de Bangui.

Selon le gouvernement, au moins 600 personnes en provenance de Kabo, Sido Wandago au nord du pays ont répondu à l’appel pour déstabiliser le pays à partir de Zoukombo. Chiffre que M Gaba n’a pas confirmé même s’il affirme qu’ils sont nombreux; Il refuse aussi son statut du chef de l’aile militaire du FDPC à Zoukombo.

Le Premier ministre accuse un proche de Abdoulaye Miskine un certain « Enoch » qui selon lui, mobilise les personnes à Bangui en vu de rejoindre le maquis à Zoukombo.   

Il appelle Abdoulaye Miskine à revenir à la raison et les opérateurs économiques à vaquer librement à leurs occupations. « Abdoulaye Miskine est entrain de courir le risque de sanction conformément à l’article 54 de l’Accord. Il ne peut terroriser personne, les forces de sécurité intérieur et la Minusca ont le contrôle du corridor » a-t-il rassuré.

Avant de quitter la police politique, le Chef du gouvernement a instruit avec fermeté les gendarmes à monter en urgence le dossier pour que ces présumés coupables comparaissent devant les juges.