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L’opposition maintient son boycott du second tour

L’opposition démocratique campe toujours sur sa position. Elle a confirmé ce vendredi 11 mars 2011 sa décision de ne pas participer  au deuxième tour du scrutin législatif prévu pour le 27 mars prochain. Décision réitérée une fois de plus  à trois jours du début de la campagne électorale. Celle-ci démarre en effet lundi 14 mars.

Il faut rappeler que la raison de ce boycott est la contestation des résultats du double scrutin du 23 janvier dernier. Les résultats proclamés par la Cour constitutionnelle donnent vainqueur François Bozizé dès le 1er tour avec 64,37% et ses alliés.

Nicolas Tiangaye porte parole du Collectif des Forces du Changement (CFC), interrogé par Radio Ndeke Luka, déclare « on ne peut pas aller au second tour sans que la Cour Constitutionnelle n’ait vidé les contentieux électoraux encore pendants sur sa table. Nous avons déjà retiré tous nos candidats admis au second tour ». Il explique en outre qu’ « aucun candidat de l’opposition ne pourra prétendre se présenter à cette compétition au nom, ou moins encore avec les logos de tel ou tel parti politique ».

Pour durcir sa position, l’opposition vient de créer le Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections de 2011 (FARE-2011). Les responsables du Front annoncent d’ailleurs pour samedi 12 mars une  assemblée générale, leur première sortie officielle, au siège du Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) à Bangui.

Le FARE-2011 est composé de plusieurs partis politiques de l’opposition tels que le RDC, le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), l’Association Londo, le Congrès Républicain pour le Progrès Social (CRPS) de Nicolas Tiangaye, l’Alliance pour la Solidarité et le Développement (ASD) de Mbrémaïdou, y compris l’ex président et candidat indépendant malheureux à la présidentielle, Ange Félix Patassé, et certaines organisations de la société civile.

Du côté de la Commission Electorale Indépendante, le rapporteur général Rigobert Vondo indique que « tout est fin prêt  pour la tenue du scrutin législatif du second tour. Les listes sont multipliées, les bulletins confectionnés et les commissaires de la CEI sont en cours de déploiement sur le terrain pour inventaire puis identification physique des bureaux de vote à travers le pays ».

Toutefois, 24 membres de la Commission Electorale Indépendante (CEI) locale de Nola (ouest du pays) menacent encore de boycotter ce 2ème tour de ces législatives. Ils exigent du gouvernement le versement de la somme de 7 200 000 francs CFA, soit environ 11.000 euros. Ces mécontents viennent de gonfler la liste de leurs collègues de Bangui et de plusieurs autres provinces pour les mêmes raisons.

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