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La campagne électorale démarre enfin…timidement

La campagne électorale, lancée officiellement le 14 mars 2011, prend enfin son envol mais très timidement ce 20 mars dans certaines villes de provinces de la Centrafrique. Elle se fait en l’absence de l’opposition politique qui s’est retirée de la consultation populaire.

Depuis le démarrage de cette campagne, on assiste à une quasi-absence des meetings électoraux. Seulement ce 20 mars dans la ville de Birao (Nord-est), le candidat indépendant Albachar Fadoul commence une série de meeting et une sensibilisation par la stratégie de porte à porte, pour tenter de convaincre les électeurs. Même son de cloche pour le candidat du parti KNK, Simon Pierre Goumb, dont les militants ont organisé une grande marche dans toute la ville tôt le matin.

A Bouar dans la Nana Mambéré (Ouest), c’est Gilbert Ngando, candidat du parti KNK qui a fait son entrée en campagne ce 19 mars. Par conséquent, une mission de l’Observatoire Centrafricain des Droits de l’Homme (OCDH) est à pied d’œuvre dans la ville. Le but de la mission « est d’informer la population sur le thème « le contrôle citoyen du vote pour assurer la transparence », a indiqué à Radio Ndeke Luka le magistrat Boniface Ngoya, chef de cette mission.

Les observateurs appellent également la population à se rendre massivement aux urnes le jour du scrutin et demandent aux femmes d’y participer activement.

Dans la 1ère circonscription du 5e arrondissement de Bangui, Jean-Etienne OUILIBONA,  candidat malheureux aux législatives dénonce l’utilisation de son logo par les militants de la candidate indépendante Anne Marie GOUMBA, admise au second tour.  Il se dit surpris par cet acte et affirme qu’aucun accord ne le lie avec la candidate Anne Marie Goumba. Il demande à cet effet aux militants d’arrêter la propagande avec son logo, sinon il saisira les instances compétentes.

Mais face à cette accusation, un responsable de la campagne de la candidate Anne Marie GOUMBA, qui a requis l’anonymat, déclare que cet acte ne provient pas de la candidate mais plutôt « des militants qui soutenaient OUILIBONA au premier tour des législatives ». Ainsi, « nous ne voyons pas un problème de la candidate Goumba dans cette affaire » conclut-il.

Ces faits se déroulent au moment où les commissaires locaux de la Commission électorale indépendante menacent de ne pas participer aux opérations électorales. Sur l’ensemble du territoire centrafricain, les commissaires revendiquent le paiement de leur 6 mois d’arriérés d’indemnités qui s’élèvent à plusieurs millions de francs CFA.

C’est dans un contexte où le pays attend toujours le nom de son nouveau premier ministre. Le gouvernement du Pr Faustin Archange Touadéra a remis sa démission au président François Bozizé le 18 mars à Bangui. Aucune information n’est, pour l’instant, disponible sur le nom du future premier ministre.

La campagne électorale prend fin le 25 mars à minuit. Le 2nd tour des législatifs est fixé au 27 mars.

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