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La dégradation des ouvrages d’arts fait grimper le prix des produits à Bozoum

Il devient de plus en plus pénible  pour les habitants de la ville de Bozoum (nord-ouest) de vaquer normalement à leurs occupations quotidiennes. La dégradation d’ouvrages d’arts notamment plusieurs ponts affaissés, routes impraticables, en sont les principales causes.

Cette situation vient de porter un coup dur dans le panier de la ménagère : hausse du prix des denrées alimentaires et produits de premières nécessités. Selon le correspondant de Radio Ndeke Luka qui a rapporté les faits ce dimanche 25 décembre 2011, la population crie au secours et lance un vibrant appel à l’endroit du gouvernement centrafricain pour une assistance d’urgence.

A travers des moyens rudimentaires a-t-il expliqué, « les usagers de ces ouvrages d’arts se sont vus obligés de procéder eux-mêmes à leur réparation ».

Pour preuve, a remarqué le correspondant, « le tarif d’une distance de 120 kilomètres oscille entre 10 à 12 000 francs CFA. Cette tracasserie ralenti du coup l’entrée et la sortie des produits champêtres à Bozoum ».

Il est à noter que les préfectures de l’Ouham et Ouham-Péndé ont fait dans les années 1990, la fierté nationale en termes de production agricole. D’ailleurs, ce sont ces zones qui ravitaillaient en denrées alimentaires les villes de Bangui et celles de certaines provinces du pays.

Malheureusement, ces régions ont été, à partir de 2003, le théâtre d’affrontements meurtriers entre plusieurs groupes rebelles fragilisant ainsi leur essor.

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