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Vers la réhabilitation du tronçon Bangui-Sibut

« La route ne tue pas mais c’est nous qui tuons à cause de nos nombreuses maladresses » dit un adage. Mais les accidents sont dus aux mauvais états des routes.

Les usagers de la route Bangui-Sibut s’inquiètent de plus en plus pour leur sécurité. Ils font ainsi allusion à la dégradation avancée du tronçon situé juste après le pont Ombélla.

Ce constat a été fait par un reporter de Radio Ndeke Luka qui a consacré un carnet de route lors d’un déplacement qu’il a effectué sur ce tronçon il y a une semaine.

Ce tronçon est devenu depuis quelques années, un lieu d’épreuves pour les conducteurs. Il faut faire beaucoup d’efforts de conduite pour réussir à passer, surtout lorsqu’il s’agit des gros camions ou des véhicules trop chargés comme on le voit tous les jours sur les routes centrafricaines, a raconté ce 1er avril le reporter en question.

« Arrivés à cet endroit, les conducteurs demandent aux passagers de descendre et de continuer à pieds. Seul le chauffeur et son apprenti-chauffeur se battent dans un balancement effleurant la chute du véhicule, pour traverser la zone. Les passagers les rejoignent au bout du couloir, reprennent leur place et le voyage se poursuit », a-t-il indiqué.

L’inquiétude des usagers de cette route a poursuivis le reporter est que « la période des pluies est arrivée. Les creux vont être inondés. Il va y avoir plus de risques d’accidents. Le jour, cela peut passer. Mais la nuit, le risque est plus grand ».

« La question qui brûle toutes les lèvres c’est « qu’est-ce qu’on fait de l’argent qui est versé par les usagers aux postes de péages situés sur cette route ? ». Une autre question, « Doit-on continuer à payer les péages alors qu’avec cet argent, la sécurité n’est pas garantie sur la route ? ». La liste des interrogations est bien longue ».

« La préoccupation des usagers de la route Bangui-Sibut est que, les services des Travaux publics puisent leur mettre ne fut-ce qu’un peu de latérite qui est gratuite sur la partie dégradée, pour leur permettre de mieux circuler. Ils comptent éventuellement sur l’équipe de l’Office National du Matériel (ONM) qui travaille dans la région pour leur venir en aide, sécurité routière oblige », a-t-il conclut.

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