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Insécurité au Nord, Jean Serge Bokassa réagit

  L'insécurité dans le Nord de la République Centrafricaine est une préoccupation majeure des nouvelles autorités centrafricaines. C'est le ministre de la sécurité publique, Jean Serge Bokassa qui l'annonce dans une interview exclusive à RNL.

Reconnaissant avoir enregistré plusieurs cas liés à la transhumance des bergers peuhls qui viennent avec du bétail et qui sont source d'insécurité grandissante, le ministre de la sécurité publique dénonce le fait pour certains de ramener la question "au fait que ces peuhls ont été victimes du vol de leur bétail et en termes de représailles, ils s'abattent sur la population".
 
" Je ne pense pas que la vie d'un centrafricain soit égale à celle d'une bête de somme, ils ne peuvent pas se donner le droit de tuer, de tirer sur la population, nous condamnons cela et encourageons les forces internationales à aider le gouvernement à rétablir la sécurité", a déclaré Jean Serge Bokassa.

En urgence, il indique que " des pistes sont en train d'être explorées pour apporter des réponses appropriées à cette question". De manière pratique, " le gouvernement a pris contact avec les forces des Nations-Unies pour une coordination efficace avec des forces centrafricaines se trouvant dans l'arrière-pays", a-t-il martelé. 

Afin de rassurer les centrafricains face à ce regain de tension sécuritaire sur une bonne partie du territoire national, le membre du gouvernement laisse entendre que " le gouvernement ne restera pas les bras croisés et observe de très près tout ce que font les factions rebelles ", avant de les inviter au dialogue. Un dialogue qui, selon Jean Serge Bokassa "doit permettre de déboucher sur des solutions qui soient en phase avec les aspirations du peuple centrafricain qui veut se voir débarrasser de tous ces hordes armées qui font aujourd'hui leur diktat dans le pays ".

Outre l'appel au dialogue lancé aux forces rebelles, le ministre de la sécurité publique explique que le redéploiement des FACA est aujourd'hui une préoccupation majeure des nouvelles autorités: " Nous travaillons au redéploiement de nos forces parce que la sécurité de nos compatriotes en dépend " mais précise-t-il " on ne peut les redéployer que si toutes les conditions au redéploiement sont réunies ".



 

 

 

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