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RCA : 400 ex-combattants engagés dans le programme RVC

  Près de 400 ex-combattants antibalaka et seleka sont admis au Programme de Réduction de la Violence Communautaire (RVC) qui, à termes, va concerner environs 3000 ex-combattants. Fournir aux rebelles et jeunes à risque associés aux groupes armés, des opportunités d’emploi de manière à soutenir les efforts de paix en RCA, demeure l'objectif principal dudit programme lancée le 28 novembre 2016 à Bangui.

Selon Hugues Désiré Mandja-Kette, sergent chef ex-seleka cantonné depuis 3 ans au Camp Béal, « le vent qui a soufflé hier a détruit tout ce que nous avons construit », appelant ainsi les centrafricains « à prendre conscience afin de reconstruire ce qui  été détruit ». Selon lui, « c'est de cette manière qu'ils peuvent changer leurs vies ».
 
Une activité de réinsertion aussi appréciée dans le camp des Antibalaka. « J’ai intégré le mouvement antibalaka à cause de la crise qui a eu lieu dans mon pays », explique Rufin Rangba. Aujourd’hui, il a décidé de « réintégrer la vie civile pour devenir un bon citoyen », a-t-il témoigné.

Initiateurs du programme CVR, les autorités centrafricaines et la Minusca indiquent que toutes les conditions sont réunies pour pouvoir rendre autonomes ces ex-combattants.

Jacques Christian Songo, Chef de centre de la formation JPN reconnaît que son institution a reçu « une équipe scindée en trois », précisant qu'une partie va apprendre « la mécanique, une autre, le métier de chauffeur-mécaniciens et la dernière, le commerce ».  

Cette opération qui précède le DDRR a débuté par la phase d’identification et de profilage des ex-combattants bénéficiaires. Elle se déroule dans six centres de formation dont celui de la Jeunesse Pionnière Nationale dans le 2e arrondissement de Bangui.

 

 

 

 

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