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Vue d'une colonne des taxis dans une avenue Bangui

Centrafrique : le métier de taximan plombé par la présence des mototaxis

Depuis plus de 10 ans, les motos-taxis inondent le secteur des transports en République centrafricaine. La dégradation des routes, obstacle à la circulation, a favorisé l’émergence de cette nouvelle couche. Cependant face à l’arrivée de ces nouveaux acteurs, des questions se posent quant à l’avenir du métier de chauffeur de taxi.

Selon le constat de plusieurs habitants de la capitale centrafricaine, le nombre de taxis en circulation est en perpétuelle régression ces 10 dernières années. Pendant qu’il y a peu de taxis en circulation du fait de l’état des routes et de la survenue des motos-taxis, les recettes également ne sont pas fructueuses. Aujourd’hui, le marché est partagé avec les conducteurs de mototaxis.

Une concurrence déloyale selon les taximen

"La différence est qu’à l’époque, nous faisions une recette de 15.000 francs. Mais aujourd’hui, on est descendu à 10.000 francs. Ce n’est pas suffisant. Ce que nous ne comprenons pas, les mototaxis font des recettes comme nous. Cependant ne paient rien à l’Etat. C’est anormal" déplore Symphorien Abourou, conducteur de taxi.

En plus de cette concurrence, l’état des routes à Bangui joue en défaveur des taximen. Devant ces difficultés, plusieurs conducteurs de taxi ont de la peine à assumer leurs responsabilités domestiques.

Des pannes engendrées par la dégradation des voies

"Aujourd’hui, il nous est difficile de mobiliser les recettes d’auparavant. Car l’état des routes ne nous permet pas de bien circuler. Cette dégradation cause régulièrement de pannes. A la maison aussi, nous avons de la peine à faire face à nos besoins puisque le challenge est rude" regrette Verdy, un autre conducteur de taxi.

A la question de savoir si le métier de taximan va disparaître, certains clients assurent que malgré la concurrence, celui-ci continuera de vivre. Sauf que, selon eux, l’Etat doit accompagner les conducteurs de taxis à travers la réhabilitation des artères de la ville. Face à ces difficultés, les taximen envoient un cri d'alarme aux autorités afin de réguler le système des transports et permettre à chacun de bien gagner sa vie.

 

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