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©RNL/Mélino Bandio
Une vue des vendeurs de vêtements de friperies "Tu as combien" au marché Combattant dans le 8ème Arr. de Bangui

Centrafrique : "Tu as combien", une nouvelle technique de vente de friperies à Bangui

Pour faire face au chômage, plusieurs jeunes centrafricains se lancent dans des activités génératrices de revenus. Parmi ces activités, il y a la vente des vêtements de friperie, communément appelé "Tu as combien". Un commerce qui a déjà fait plusieurs décennies en République centrafricaine. Radio Ndeke Luka s'est rendue sur l’un des lieux de vente "Tu as combien" du marché combattant.

Au milieu d’une foule de plusieurs dizaines de personnes, entourant des tables d’une hauteur de plus d’un mètre, où les vendeurs installent leurs marchandises, les acheteurs ont tous les yeux rivés vers les marchands. Sur cette scène, l’on vend tout en s’amusant. En donnant les prix qui varient, les vendeurs attendent le client qui dit mieux.

"Celui qui propose le meilleur prix gagne le pari"

"Dès qu’on fixe les prix, on crie pour que les clients qui arrivent soient intéressés. C’est comme la vente aux enchères. Celui qui propose le meilleur prix gagne le pari. On a également des gens en bas. Lesquels servent d’intermédiaires entre les clients et nous" explique Paterne Mbango, un vendeur.

Cette activité permet à plusieurs jeunes de se prendre en charge et de s'occuper de leurs proches. Ces derniers peuvent vendre une voire deux balles de friperie par jour. Cependant, les difficultés ne manquent pas. La guerre en Ukraine a eu également un impact sur leurs activités.

"Nous éprouvons d’énormes difficultés"

"Aujourd’hui, les habits sont trop chers. Auparavant, nous achetions la balle chez les grossistes à 80.000 francs CFA. Maintenant, c’est passé à 140.000 francs. Ce qui fait que nous éprouvons d’énormes difficultés dans l’écoulement de nos marchandises" déplore Mathurin Béro-Feïdoka, un autre vendeur.

Cet endroit est également un point de ravitaillement pour d’autres vendeurs. Une chaîne, selon les intéressés.

"Je suis là parce qu’il s’agit d’une affaire que je pratique au quotidien. J’achète ces habits, je les repasse puis je les revends. Il arrive des fois que je tombe sur des articles déchirés. Dans ce cas, je ramène le vêtement chez le couturier pour de petites retouches avant de le vendre" raconte Yves Ngaïporo, un revendeur.

Outre le marché combattant dans le 8ème arrondissement de Bangui, ces jeunes vendeurs de "Tu as combien" sont installés dans plusieurs coins stratégiques de la capitale pour leur commerce. Ces derniers ne souhaitent que la paix afin d’exercer librement leurs activités.

 

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