205 jeunes enfants soldats des 2 sexes sur 300 initialement prévus ont reçu le week-end dernier leur diplôme de fin de formation Boubou localité située à 35 kilomètres de Bouca (nord-ouest). La cérémonie s’est déroulée dimanche 29 janvier 2012 en présence du président François Bozizé.

Elle marquait la fin d’une formation professionnelle dans les domaines de maçonnerie, menuiserie, l’art culinaire, la soudure l’agriculture et l’élevage. Un apprentissage piloté par la Jeunesse Pionnière Nationale JPN. Tous les jeunes, garçons et filles, étaient des démobilisés issus de plusieurs factions rebelles du pays.

La formation a été dispensée dans le cadre du projet de prévention de recrutement, démobilisation et réinsertion des femmes et enfants vulnérables initié par le fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA).

Une autre étape de formation doit suivre d’une durée de 6 mois. Le processus est long en effet, pour une véritable et complète réinsertion dans la vie sociale.

Grâce à l’ONG COOPI, les groupements agricoles de la région de Nola (ouest de la RCA) disposent désormais de machines agricoles pour développer leurs activités. Une dizaine de groupements agricoles viennent en effet de bénéficier d’équipements pour la transformation de leurs produits. Le matériel est composé entre autres, des décortiqueuses d’arachides, de broyeurs de manioc et d’arachide, de pousse pousses, et de vélos.

Selon les responsables de COOPI, il s’agit d’une récompense aux agriculteurs qui ont réalisé d’importants rendements au cours de l’année écoulée. A travers cet appui, ceux-ci seront à même de combattre la faim et l’insécurité alimentaire dans leurs localités.

En 2009, une centaine d’enfants ont été atteints de la malnutrition. Plusieurs en sont morts. La population de cette région s’intéresse beaucoup à la recherche de diamant et d’or au détriment des travaux champêtres.

Une grande première en République Centrafricaine ! Tous les conseils d’Administration des entreprises publiques viennent d’être suspendus par un décret présidentiel le week-end dernier. Elles sont désormais placées sous la surveillance directe du Chef de l’Etat Centrafricain François Bozizé, à travers un conseil spécial de surveillance et de redressement (CSSREOP).

Cette décision fait suite à l’annonce fin décembre dernier par la présidence centrafricaine, des mesures afin de « sécuriser les recettes de l'Etat et améliorer la maîtrise des dépenses publiques", à partir du 1er janvier 2012 ».

Le président  François Bozizé avait annoncé au mois de septembre devant l'Assemblée Nationale vouloir prendre « toutes les mesures pour mettre hors d'état de nuire" les auteurs de malversations financières ».

Selon l’un des décrets diffusé lundi 6 janvier 2012, à la radio nationale, « il est créé un Conseil spécial de surveillance et de redressement des entreprises et offices publics (CSSREOP) en République Centrafricaine". Il a pour mission   "d'assurer la surveillance et le redressement de ces organismes" et sera dirigé par le président centrafricain François Bozizé ».

D’après  un autre décret présidentiel rendu public lundi à la radio nationale, « sont dissout tous les conseils d'administration des entreprises et offices publics (...) les pouvoirs et conseils d'administration de ceux-ci sont désormais exercés par le CSSREOP ». Sont concernées, neuf sociétés d'Etat, huit offices publics, huit agences et quatre fonds.

La Centrafrique est classée 154e, sur 182 pays, dans le dernier indice de perception de la corruption (2011) de l'organisation Transparency International.

Une base de données multisectorielles sur la République centrafricaine sera bientôt disponible internet. Un atelier de validation de la liste de ces données se est ouvert ce 27 décembre,  et ce, jusqu’au 31 décembre prochain à Bangui.

Durant 5 jours, les participants à cet atelier sont appelés à examiner et à valider la liste de ces indicateurs qui seront mis en ligne à travers une base de données dit IMIS.

Serge Matchinidé, directeur général de l’Institut centrafricaine des statistiques, des études économiques et sociales (ICASEES) et superviseur des travaux, a affirmé que « nous avons déjà compilé ces données dans une base que nous appelons IMIS, donc nous allons seulement revoir la liste de ces indicateurs ».

Ces données, une fois mises en ligne, seront à la portée de toute personne qui en aura besoin à l’intérieur ou à l’extérieur du pays. Ce sont des données sociodémographiques qui portent sur plusieurs domaines dont la santé, l’éducation.

En ce qui concerne les sources et la fiabilité de ces données, le directeur général de l’Institut centrafricaine des statistiques, des études économiques et sociales a affirmé que « nous les avons reçu à l’issue des enquêtes que nous avons menées dans le pays, donc ils sont fiables ».

Les travaux qui s’ouvrent ce mardi regroupent une trentaine de participants venus de différents départements ministériels centrafricains.

Il devient de plus en plus pénible  pour les habitants de la ville de Bozoum (nord-ouest) de vaquer normalement à leurs occupations quotidiennes. La dégradation d’ouvrages d’arts notamment plusieurs ponts affaissés, routes impraticables, en sont les principales causes.

Cette situation vient de porter un coup dur dans le panier de la ménagère : hausse du prix des denrées alimentaires et produits de premières nécessités. Selon le correspondant de Radio Ndeke Luka qui a rapporté les faits ce dimanche 25 décembre 2011, la population crie au secours et lance un vibrant appel à l’endroit du gouvernement centrafricain pour une assistance d’urgence.

A travers des moyens rudimentaires a-t-il expliqué, « les usagers de ces ouvrages d’arts se sont vus obligés de procéder eux-mêmes à leur réparation ».

Pour preuve, a remarqué le correspondant, « le tarif d’une distance de 120 kilomètres oscille entre 10 à 12 000 francs CFA. Cette tracasserie ralenti du coup l’entrée et la sortie des produits champêtres à Bozoum ».

Il est à noter que les préfectures de l’Ouham et Ouham-Péndé ont fait dans les années 1990, la fierté nationale en termes de production agricole. D’ailleurs, ce sont ces zones qui ravitaillaient en denrées alimentaires les villes de Bangui et celles de certaines provinces du pays.

Malheureusement, ces régions ont été, à partir de 2003, le théâtre d’affrontements meurtriers entre plusieurs groupes rebelles fragilisant ainsi leur essor.

La municipalité de la ville de Bambari cherche à régulariser le secteur des activités de la boucherie de la ville. Elle a organisé a cet effet le 21 décembre dernier, une grande réunion avec les bouchers afin de palier définitivement les difficultés auxquelles est confrontée la boucherie de cette ville du centre de la République centrafricaine.

Pendant cette réunion, il est ressorti que depuis plus d’une décennie, les bouchers ne répondent pas aux attentes de la municipalité de la ville et de la population.

Les bouchers sont accusés de non paiement des patentes, des taxes communales, de l’autorisation d’abatage, le manque des certificats médicaux, le refus de porter les blouses. Ces bouchers sont par ailleurs accusés de manque de respect  à l’égard des femmes clientes.

Fort de ce constat, la mair,ie en collaboration avec le service de l’agence nationale de développement de l’élevage (ANDE), l’hôpital régional et universitaire de Bambari, demandent aux bouchers d’être en règle avec les services de l’Etat et les clients en vue de bénéficier désormais d’une protection légitime.

Les 4 bouchers et aide-bouchers qui ont pris part à la réunion ont approuvé les remarques, mais ont déploré par ailleurs les accusations selon eux « à tort », concernant la cherté et la rareté de la viande de boucherie sur le marché. Ils exigent cependant de la mairie, la réfection de l’abattoir et son approvisionnement en eau.

Les habitants des préfectures dépourvues d’infrastructures sociales de base verront bientôt leur peine assouplie. L’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) vient de mettre à la disposition du gouvernement centrafricain un programme d’appui au développement local. A cet effet, une centaine de cadres, experts nationaux et internationaux de la zone francophone participent ce 21 décembre 2011, à un atelier au palais de la Communauté Monétaire et Economique en Afrique Centrale (CEMAC) à Bangui.

L’objectif de ce programme est de mettre à la disposition des communautés de base des outils nécessaires pouvant assurer le développement de leurs localités. Aussi, faire en sorte que ledit programme intègre les axes prioritaires des documents stratégiques de lutte contre la pauvreté (DSRP) et renforcer la politique de décentralisation en République Centrafricaine.

Selon Georges Pétrokonizézé, Haut commissaire à la Décentralisation en Centrafrique, « par ce programme les habitants des localités concernées se verront davantage rapprocher de ces services, mais de qualité : Ecoles, routes, ponts, hôpitaux ».

Il faut dire que ce programme viendra appuyer surtout les régions les plus affectées par des conflits armés.

Situé à 45 kilomètres route  de Boali (sortie nord e Bangui), désormais le nouveau marché à bétail de Bouboui dispose d’un point d’eau potable construit sur instruction du Chef  de l’Etat centrafricain François Bozizé. L’œuvre fait suite à sa visite d’il y a plus 2 mois sur le site qui manquait cruellement d’infrastructures de base.

Plus d’une centaine de bœufs sont parqués dans 2 enclos : Un pour le comptage, la commercialisation et l’identification de la provenance des bœufs et l’autre pour leur convoyage sur l’abattoir frigorifique de Bangui.

Ce constat est fait ce 20 décembre 2011, par Radio Ndeke Luka qui s’est rendue à Bouboui.

La fausse note dans l’exercice de notre activité quotidienne, explique un des membres de l’Association Nationale des Bouchers Centrafricains (ANBC), « … nous sommes toujours victimes de racket  de la part des forces de défense et de sécurité en poste sur différentes barrières. Aussi, nous avons de la  peine à évacuer vite nos marchandises à cause du retard accusé par les véhicules affectés par l’Etat centrafricain. L’autre difficulté concerne la hausse du prix des bœufs: une bête peut coûter, par exemple, plus de 400 000 francs CFA… »

« Une partie des commerçants et éleveurs ont créé de leur propre marché parallèle et clandestin au niveau du PK 22 route de Damara (nord de Bangui).  Cette pratique se fait au su et au vu des autorités compétentes qui ont pourtant exigé le transfert du marché à bétail du PK 13 vers Bouboui. Nous, par souci de nous conformer à loi, sommes obligés de nous installer dans ce nouveau marché en dépit des difficultés rencontrées », indique un des membres de la Fédération Centrafricaine des Eleveurs de Centrafrique (FNEC).

Interrogé par Radio Ndeke Luka sur ce cas de disfonctionnement, un agent du ministère du développement rural affirme que son département réfléchit sur la question. Il s’agit aussi d’un stade de sensibilisation et de répression à petite échelle. Toutefois, nulle n’est au dessus de loi et que ces dissidents devraient regagner Bouboui.

Il est à noter que le transfert du marché à bétail du PK 13 à Bouboui visait aussi l’amélioration des conditions hygiéniques liées à l’abattage des bœufs.

Margaret Vogt, Représentante du secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-Moon en République Centrafricaine, et Faustin Archange Touadéra, Premier ministre centrafricain ont rendu compte au Conseil de sécurité des Nations Unies de la situation politique du pays, le 15 décembre dernier. Une occasion pour les deux personnalités de faire un état des défis urgents à relever dans ce pays.

Parmi les avancées dans le domaine de la sécurité, Faustin Archange Touadéra souligne que son pays a procédé aux opérations de désarmement, démobilisation et réinsertion qui dans leur première phase ont permis la démobilisation de plus de 4000 ex combattants.

Le premier ministre centrafricain regrette cependant l’existence de plusieurs foyers de déstabilisation dans son pays tels : les groupes étrangers armés et les bandits de grand chemin, les Zaraguinas notamment ou coupeurs de route.

« Le cas le plus intolérable, concerne pour l’heure, les incursions de la LRA de Joseph Koni et la présence sur notre territoire de la rébellion tchadienne de nommé Baba Ladé au moment où les rebellions internes s’engagent pour l’accord de paix globale de Libreville », a affirmé Faustin Archange Touadera.

Au chapitre des défis à relever tant Margaret Vogt que Faustin Archange Touadéra ont réitéré la nécessité « du passage à la seconde phase du programme de DDR et lancé un appel à la générosité de la communauté internationale ».

Plus de 2 millions de dollars sont requis pour le désarmement des ex combattants et 19 millions pour la réinsertion et la réintégration.

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