Après un moment de relâchement, le gouvernement se dit conscient du regain des barrières illégales à travers le pays. Face aux plaintes des usagers de la route, le chef du gouvernement a tenu, le 29 mai à Bangui, une réunion stratégique avec les services déconcentrés pour remédier à ces pratiques tant décriées par la population.
C’est dans un communiqué officiel, lu à la télévision nationale, que le ministre d’État à la Communication et Porte-parole du gouvernement, Evariste Ngamana a livré la teneur de la réunion interministérielle sur les barrières illégales. Pourtant, un comité de lutte contre cette pratique a été institué et placé sous la houlette du Premier ministre depuis plus de trois ans. « Cette rencontre fait suite aux nombreuses alertes enregistrées ces derniers mois concernant la réapparition des barrières illégales sur certains axes routiers du pays, en violation des textes en vigueur et des instructions fermes du gouvernement. Dans le souci d’associer pleinement les citoyens à cette lutte, le gouvernement annonce la mise en service d’un numéro vert destiné à recevoir les plaintes, les dénonciations et les signalements y relatifs » a indiqué Evariste Ngamana, ministre d’Etat à la Communication et Porte-parole du gouvernement.
Si cette pratique est loin de connaître une fin, des informations rapportées à Radio Ndeke Luka par des victimes, indiquent que les auteurs de ces actes sont bien identifiés, ainsi que les lieux de leurs forfaits. Pour ce faire, le gouvernement appelle la population à collaborer.
« Faire preuve de vigilance »
« Le gouvernement invite l’ensemble des citoyens à faire preuve de vigilance et à collaborer activement avec les autorités afin de mettre définitivement un terme à ces pratiques qui nuisent aux intérêts de la nation », a appelé le porte-parole du gouvernement.
Les barrières illégales continuent d’impacter le panier de la ménagère et freiner le développement socio-économique du pays, alors que plus de 240 d’entre elles ont été démantelées en décembre 2025, notamment dans le nord-ouest du pays. Il existe cependant une brigade spéciale mixte chargée du contrôle des barrières et un comité de lutte contre les barrières illégales, mis en place en février 2023 dont l’impact de leurs actions fait l’objet de débat aujourd’hui.
-Lire aussi : Centrafrique : les barrières illégales encore décriées à Bambari
