Bangui : le pavage en pierres taillées de ruelles dans le 2e arrd suscite espoir et inquiétude
Des ouvriers d'AGETIP-CAF en pleine exécution de travaux. Photo : RNL/Astrid de Bonheur Kolengué, juin 2026.

Bangui : le pavage en pierres taillées de ruelles dans le 2e arrd suscite espoir et inquiétude

Les travaux de pavage en pierres taillées dans le 2ème arrondissement de Bangui avancent à grands pas. Ce chantier concerne précisément les ruelles qui bornent l’École nationale d’administration et de magistrature (ENAM). Cependant sur le terrain, l’initiative est diversement appréciée par les usagers.

C’est depuis plus de 4 mois que les ouvriers s’occupent des différentes tâches. Ce chantier, qui est un projet pilote d’expérimentation de pavés en pierres taillées, vise à remédier aux multiples inondations dans le secteur. 

« En termes de résistance, le projet a fait ses preuves. Nous mettons d’abord en valeur nos ressources locales, c’est-à-dire des pierres de bonne qualité et du sable. Notamment, du sable fin et moyen. Quant au gros sable, nous l’utilisons pour le lit et les poses », indique Christian Derant-Kpata, ingénieur en génie civil et chef d’équipe.

Même si les travaux se poursuivent, Evariste, un jeune du secteur, constate qu’il peut désormais se déplacer facilement.

« Auparavant, on ne pouvait pas sortir lorsqu’il pleuvait. On se salissait même en empruntant la voie. Mais si le gouvernement a pensé à nous en nous mettant dans de bonnes conditions, j’en suis ravi », se réjouit-il.

Cependant, cette initiative n’est pas appréciée par tout le monde. D’aucuns s’inquiètent de la qualité et de la durabilité des ouvrages. 

« Cette œuvre ne va pas durer »

« Je crois que le gouvernement devrait faire des efforts surtout en matière de suivi et d’évaluation. Je m’inquiète déjà avec le passage des véhicules légers. Il suffit qu’un véhicule portant une charge passe par là, la chaussée va se détériorer. Je pense que cette œuvre ne va pas durer », s’inquiète un habitant du secteur.

Pour les autorités locales, il est encore trop tôt pour se prononcer sur la qualité des travaux en cours.

« On est plus ou moins bien maintenant, parce qu’il n’y a plus d’inondations. Mais si c’est du point de vue de la qualité, vu qu’il s’agit d’une activité pilote, il faut attendre 1 voire 2 ans pour constater si c’est durable ou pas », assure Ambroise Wodo, chef du quartier Kangba.

Les deux tronçons concernés sont réhabilités chacun sur 900 mètres, avec un projet d’embellissement et d’installation de 70 lampadaires solaires. Il s’agit d’un projet du gouvernement, financé par la Banque mondiale et exécuté par l’AGETIP-CAF.

-Lire aussi : Bangui : satisfaction des habitants des 4ème et 7ème arrondissements après à l’achèvement des travaux de routes