Centrafrique : le gouvernement et l’Onu adoptent un plan de prévention et d’action anti-mines
Un spécimen de mines antipersonnel utilisées par les éléments de groupes armés en République centrafricaine. Image d'illustration.

Centrafrique : le gouvernement et l’Onu adoptent un plan de prévention et d’action anti-mines

Le gouvernement centrafricain et la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) renforcent leur coopération pour lutter contre la menace des engins explosifs. Un Plan stratégique national de lutte anti-mines a été validé le 25 juin à Bangui afin de mieux coordonner les actions de prévention, de déminage et de protection des populations.

Depuis 2022, plusieurs préfectures de la République centrafricaine, notamment l’Ouham, l’Ouham-Péndé et la Nana-Mambéré, sont confrontées à une recrudescence de l’utilisation de mines et d’autres engins explosifs improvisés. Selon le gouvernement et a Minusca, ces engins explosifs entravent la libre circulation des personnes et des biens, limitent l’accès aux terres agricoles et aux services de base, et continuent de faire des victimes parmi les civils ainsi que les forces engagées sur le terrain. Face à cette situation, le gouvernement entend intensifier son engagement.

Avec la création de l’Autorité nationale de lutte anti-mines, un nouveau cadre stratégique est désormais en place afin de coordonner les interventions et mobiliser les ressources nécessaires.

« Dans ce document stratégique, le point essentiel est la mobilisation des ressources pour permettre à cette structure, qui vient à peine d’être créée, de fonctionner efficacement. Il s’agit de donner au gouvernement une vision claire de la manière dont les activités de l’Autorité nationale de lutte anti-mines seront mises en œuvre », a expliqué le lieutenant-colonel Edgar Ghazaka, coordonnateur national de l’action anti-mines.

Même si le coût global du plan et les zones prioritaires restent à définir, la Minusca réaffirme son engagement à accompagner les autorités centrafricaines dans la protection des populations civiles.

« Dans ce contexte, je tiens à réaffirmer que la Minusca, à travers le Service de lutte anti-mines des Nations Unies (UNMAS), demeure pleinement engagée aux côtés du gouvernement centrafricain pour accompagner ce processus », a déclaré Ibrahima Diouf Cissé, représentant spécial adjoint par intérim de la Minusca.

Selon les autorités centrafricaines, ce plan stratégique sera prochainement présenté au président de la République en vue de son adoption définitive et du lancement des premières opérations sur le terrain.

Au cours des dernières années, plusieurs habitants, dont des femmes et des enfants, ont été tués ou grièvement blessés après avoir marché sur des mines ou été victimes d’engins explosifs. Cette menace représente également un frein aux opérations humanitaires et au retour des populations déplacées.

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