Haut-Mbomou : l’assassinat d’un prêtre catholique ravive les tensions à Zémio
Un aperçu de la ville de Zémio dans le Haut-Mbomou. Image d'archives.

Haut-Mbomou : l’assassinat d’un prêtre catholique ravive les tensions à Zémio

Après quelques jours d’accalmie, la situation sécuritaire se dégrade à nouveau à Zémio dans le Haut-Mbomou. Un prêtre de l’Eglise catholique a été assassinée, ce lundi 29 juin, dans la soirée. L’identité des assaillants reste pour l’heure inconnue.

Le prêtre tué est l’abbé Crépin Martial Monga, vicaire de la paroisse de Zémio dans le diocèse de Bangassou. Selon plusieurs sources, des tirs ont éclaté à l’entrée de l’église de la ville, et c’est au cours de ces coups de feu que le religieux a été mortellement atteint par balles. La nouvelle de sa mort s’est rapidement propagée sur les réseaux sociaux, suscitant de nombreuses réactions. 

Un acteur clé pour la paix dans la région

« La nouvelle de la mort nous est parvenue comme un coup de massue sur la tête. Personne ne s’y attendait. L’abbé Crépin était en train de se mobiliser pour un mécanisme de dialogue dans la localité, parce qu’il est le président du comité local de paix et de réconciliation dans le Haut-Mbomou. Nous sommes très déçus parce que depuis hier jusqu’à cet instant, le gouvernement n’a émis aucun communiqué, ne serait-ce que pour informer l’opinion publique sur la mort de cet homme de Dieu. Nous déplorons ces faits », s’est ému Quentin Ngbouando, membre de l’organisation de la société civile « I Gwe ». 

Selon d’autres témoignages, une femme serait également blessée au cours de cette attaque. Du côté de l’Eglise catholique, les réactions n’ont pas tardé. Lundi soir, sur sa page Facebook, Mgr Aurelio Gazzera, évêque de Bangassou, écrivait : « Ce soir, l’abbé Crépin, vicaire de la paroisse, a été abattu à Zémio. Mais il y a encore des tirs dans la ville et il est difficile d’avoir des détails ».

A Bangui, la Conférence épiscopale centrafricaine ne s’est pas encore exprimée officiellement. Toutefois, selon des sources proches de l’institution, un communiqué sur la situation serait en préparation. 

Cette nouvelle flambée de violence intervient quelques jours après une altercation entre des éléments de l’armée nationale et leurs alliés russes à Zémio. Le bilan faisait état d’une femme enceinte tuée et d’un militaire centrafricain blessé par balle.

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