Centrafrique : les députés du Haut-Oubangui demandent la libération sans condition des otages d’AAKG
Le collectif de la région du Haut-Oubangui. Photo: Réseaux sociaux.

Centrafrique : les députés du Haut-Oubangui demandent la libération sans condition des otages d’AAKG

Les députés de la région du Haut-Oubangui appellent à la libération sans condition de la sous-préfète de Bambouti et des trois autres personnes enlevées depuis plus de sept mois par les miliciens d’Azandé Ani Kpi Gbé (AAKG). Dans une déclaration publiée le 30 juillet, ils exigent également la fin des violences qui continuent de fragiliser la région.

Réunis au sein de leur collectif, les députés estiment que l’enlèvement de la sous-préfète de Bambouti, une autorité de l’État investie d’une mission de service public, est injustifiable. Ils exhortent les responsables du mouvement AAKG à faire preuve d’un esprit humanitaire en libérant sans condition tous les otages.

« Aucune cause ne saurait justifier l’enlèvement d’une autorité de l’État. Nous appelons les responsables du mouvement Azandé Ani Kpi Gbé à faire preuve d’un esprit humaniste en libérant sans délai la sous-préfète de Bambouti ainsi que toutes les personnes encore retenues en captivité », a déclaré Serge Singha-Bengba, président du collectif.

Les parlementaires dénoncent également la dégradation de la situation sécuritaire dans la région. Selon eux, les attaques attribuées aux éléments de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) se multiplient, entraînant de nouveaux enlèvements de civils.

« Les événements tragiques qui se déroulent dans la région n°6 du Haut-Oubangui ne laissent personne indifférent. Le collectif des députés exprime sa profonde indignation et condamne avec la plus grande fermeté la recrudescence des attaques attribuées aux éléments de la LRA qui continuent de semer la désolation dans plusieurs de nos localités. Des hommes, des femmes et des enfants ont été enlevés de force, arrachés à leurs familles et à leurs villages », ont-ils dénoncé.

Dans leur déclaration, les députés appellent enfin la communauté internationale à renforcer son appui au gouvernement afin de rétablir durablement la paix et la sécurité dans le Haut-Oubangui.

La sous-préfète de Bambouti, Koumba Ndiaye, le commandant de brigade de gendarmerie ainsi que deux agents de l’Autorité nationale des élections (ANE) ont été enlevés le 28 décembre 2025, lors des élections groupées. Depuis, ils sont toujours retenus par les miliciens d’Azandé Ani Kpi Gbé.

La présidence de la République, de son côté, exclut toute possibilité de négociation avec la milice affirmant que : « on ne peut pas prendre des Centrafricains en otage et demander ensuite de discuter avec les autorités. Les forces de défense travaillent également sur ce dossier ». 

-Lire aussi : Haut-Mbomou : le pouvoir écarte toute possibilité de dialogue avec les miliciens AAKG