Centrafrique : le 1er septembre 1981 toujours gravé dans la mémoire des Centrafricains
Le Comité militaire de redressement national (CMRN), dirigé par le général d’armée André Kolingba, prend le pouvoir en République centrafricaine, le 1er septembre 1981. Image d’archives.

Centrafrique : le 1er septembre 1981 toujours gravé dans la mémoire des Centrafricains

Il y a de cela quarante-cinq ans, la République centrafricaine basculait à nouveau dans l’ère des régimes militaires. Le 1er septembre 1981, le général d’armées, André Kolingba renversait le président David Dacko lors d’un coup d’État sans effusion de sang.

Au petit matin de ce 1er septembre 1981, les Centrafricains se réveillent sous le choc d’une annonce radiophonique. Le président David Dacko, ramené au pouvoir à peine deux ans plus tôt par la France après la chute de Bokassa, n’est plus à la tête de l’État. Épuisé par les tensions politiques et une économie en berne, le dirigeant cède la place à son chef d’Etat-major. Aussitôt, le général André Kolingba suspend la Constitution ainsi que les activités des partis politiques. Il met en place le Comité militaire de redressement national (CMRN), une junte chargée de diriger le pays.

Retour au multipartisme

Pour l’homme, l’objectif officiel est d’éviter une guerre civile, et de redresser une nation asphyxiée. Cependant, ce putsch ouvre en réalité un long chapitre de pouvoir militaire qui durera jusqu’au début des années 1990. Une époque marquée par le retour forcé au multipartisme, après le discours de La Baule, prononcé lors du Sommet franco-africain où le président français, François Mitterrand, a conditionné l’aide publique au développement à la démocratisation.

Cette date du 1er septembre 1981 restera le symbole d’une transition par la force, figeant le Centrafrique dans un cycle d’instabilité politique dont elle peine encore à s’extraire.

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