Le procès d’Abdoulaye Miskine en phase des réquisitoires et plaidoiries à N’Djamena
Abdoulaye Miskine, leader du FDPC

Le procès d’Abdoulaye Miskine en phase des réquisitoires et plaidoiries à N’Djamena

Après 2 jours de suspension, le procès du leader du groupe armé Front démocratique pour le peuple centrafricain (FDPC) va reprendre ce 4 septembre devant la chambre criminelle de N’Djamena, au Tchad. Ouvert le 26 août dernier, ce procès vise Martin Koumtamadji alias Abdoulaye Miskine, pour création d’un mouvement insurrectionnel, viol, assassinat et torture. 

Au cours de la journée du 1er septembre, la chambre criminelle a continué l’audition des parties civiles débutée en début de semaine, ainsi que celle d’Abdoulaye Miskine et de ses coaccusés. Selon l’ordonnance de renvoi devant les juges, les éléments chronologiques fournis portent sur les événements de 2001 et 2002. À l’époque, le président Ange-Félix Patassé avait nommé Abdoulaye Miskine au sein de son appareil sécuritaire dans le but de combattre la rébellion de François Bozizé. Autre fait important qui pourrait changer la suite du procès : des réfugiés centrafricains basés au camp de Maro, au Tchad, demandent à être entendus. Ayant fui la région de Kabo, ils veulent témoigner sur les crimes de l’époque et sur les violences commises par les hommes de Miskine.

Une bataille judiciaire

C’est autour de ces actes que se concentre une grande partie de la bataille judiciaire qui se déroule actuellement sur le sol tchadien. Pour ses avocats, Abdoulaye Miskine n’était à l’époque ni chef rebelle, ni dirigeant du FDPC. Selon eux, il commandait une unité de sécurité officielle, qui combattait aux côtés de l’armée centrafricaine. L’audience de ce vendredi s’ouvrira sur les réquisitoires du ministère public et les plaidoiries de la partie civile et de la défense.

Arrêtés, le 19 novembre 2019 au sud-est du Tchad, le chef du rebelle et ses trois coaccusés sont détenus à N’Djamena depuis plusieurs années. La justice tchadienne leur reproche notamment, la création d’un mouvement insurrectionnel, des faits d’assassinat, de viol, de torture et de séquestration. Le gouvernement centrafricain avait sollicité du Tchad en vain son extradition vers Bangui.

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