Centrafrique : un an après, quel bilan pour le Plan national de développement
Une vue de Bangui, capitale de la République centrafricaine en 2023. Photo : Hervé Cyriaque Séréfio pour RNL.

Centrafrique : un an après, quel bilan pour le Plan national de développement

En septembre 2025, la République centrafricaine annonçait plus de 5.000 milliards de francs CFA d’engagements de ses partenaires pour financer le Plan national de développement 2024-2028 (PND). Un an après la Table ronde de Casablanca, ces promesses ont-elles commencé à se concrétiser ?

Routes, énergie, agriculture, éducation, santé, emploi : le Plan national de développement 2024-2028 cible plusieurs secteurs prioritaires. Pour financer ces projets, l’État centrafricain compte sur ses propres ressources, mais aussi sur l’appui des partenaires techniques et financiers, des institutions internationales et des investisseurs privés. Au total, près de 7.000 milliards de francs CFA sont nécessaires pour son exécution.

A Casablanca, les partenaires au développement avaient affiché leur volonté d’accompagner la République centrafricaine. Plus de 9 milliards de dollars, soit environ 5.100 milliards de francs CFA, avaient été annoncés. Mais un an après, une question reste posée : quelle part de ces engagements a réellement été mobilisée et transformée en financements ou en projets concrets ?

Des besoins sur le terrain

Sur le terrain, les besoins restent pourtant importants. Près de 7 Centrafricains sur 10 vivent sous le seuil de pauvreté, selon le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). A Bangui comme en provinces, la hausse du prix des produits de première nécessité continue également de peser sur les ménages. Autre défi majeur : l’accès à l’électricité. Selon le PNUD, seuls 8 % de ménages centrafricains y ont accès. Pour l’eau potable, le taux atteint 36 % de la population.

Des indicateurs économiques montrent toutefois une évolution positive. Selon la Banque africaine de développement (BAD), le déficit budgétaire est passé de 5,2 % du PIB en 2024 à 3,5 % en 2025, notamment grâce à une meilleure mobilisation des recettes publiques. Cependant pour la population, le véritable enjeu reste ailleurs : voir les milliards annoncés se traduire concrètement par des routes, de l’électricité, de l’eau potable, des écoles, des centres de santé et des emplois.

Une année après Casablanca, le véritable bilan du Programme national de développement ne se mesurera donc pas seulement aux milliards promis, mais surtout à leur impact sur la vie quotidienne des Centrafricains.

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