Le haut commandement des Forces armées centrafricaines a rétrogradé plusieurs officiers. D’après le décret publié le 18 septembre, ces gradés ont été punis pour des fautes constatées par les autorités. Quelles sont les personnes concernées et pour quelles raisons ont-elles été sanctionnées ?
C’est sur proposition du ministre de la Défense nationale et de la Reconstitution de l’Armée que le chef de l’Etat a rétrogradé ces militaires. Le lieutenant-colonel Mahelengamo José Wilfried du 7ème Bataillon d’infanterie territorial (B.I.T 7) est rétrogradé commandant. Motif : Abandon de troupe en opération ; refus d’exécuter un ordre et utilisation du véhicule de service à des fins commerciales. Le lieutenant Priez Dahan Eliezer du 3ème Bataillon d’intervention rapide (B.I.R 3) redescend sous-lieutenant. Motif : absence au départ d’une mission ; refus d’exécuter une mission commandée.
Quant au capitaine Nambokinena Gauthias, il perd son grade pour : Insubordination ; faute contre le renom de l’Armée ; ivresse en zone opérationnelle. Le sous-lieutenant Sendali Abdon Régis du Bataillon commando parachutiste (BCP) est rétrogradé adjudant-chef pour manquement à l’obligation de réserve dans l’expression orale et écrite.
Ayant été promus au grade de lieutenant et désignés pour suivre un stage de perfectionnement, une dizaine d’officiers médecins ont eux aussi été rétrogradés au grade d’adjudant-chef. Il s’agit de Lavou Dibere Bienvenu, Bamba Urbain-Péguy, Yama Joas Emmanuel, Magalet Armel Charlemagne, Golet-Koundahma Gligamesh, Gbandagba Closel Zurich, Diarradjamil Zel, Kouayoumoui Nangbe Prince Héritier, Namdanga Bercy Ledeux Asténas et Nzibila Ezomegue Bilax Miguel.
Par ailleurs, plusieurs autres officiers ont été nommés à des postes de responsabilité. Il est également créé au sein des Forces armées centrafricaines, un 4ème Bataillon d’intervention rapide (B.I.R 4). Selon le décret, elle est une composante à part entière de l’armée nationale. Un arrêté du ministre de la Défense définit l’organisation et les attributions de ce corps. Cette décision intervient plus de 2 mois après une attaque d’hommes armés qui a visé la localité d’Am-Dafock à la frontière centrafricano-soudanaise.
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