Les acteurs de la Plateforme d’appui aux solutions durables s’activent pour faciliter le rapatriement des personnes déplacées de force dans la sous-région Afrique centrale. Ils ont clôturé ce 30 septembre à Bangui, une réunion extraordinaire consacrée à cette question.
Durant trois jours, les ministres de l’Action humanitaire du Tchad, du Cameroun, des deux Congo, des deux Soudan et de la République centrafricaine, tous signataires de la Déclaration de Yaoundé aux côtés des experts régionaux et nationaux se sont penchés sur les avancées et les difficultés liées à la mise en œuvre du processus de rapatriement des réfugiés centrafricains. Pour le Haut-commissariat pour les réfugiés, l’on ne peut que respecter la volonté des réfugiés.
« Je pense que c’est humain, lorsqu’on veut rentrer chez soi. Maintenant, il y a certains qui ont recommencé leur vie au Cameroun, au Congo, au Tchad. Leurs enfants sont dans des écoles, il y a du boulot à faire. Alors pour certains, ils sont bien intégrés, ils veulent rester. Mais en général, tout le monde veut rentrer chez soi », a indiqué William Chemaly, représentant du HCR en Centrafrique.
Le gouvernement centrafricain de son côté met l’accent sur la protection de ces retournés.
« Rentrer dans la dignité »
« Les grandes pistes que nous avons retenues, c’est d’abord prioriser le retour de nos compatriotes, mais prioriser ce retour dans la dignité. Il faut protéger nos compatriotes qui rentrent. L’idée, ce n’est pas seulement de rentrer, mais c’est de rentrer dans la dignité, de trouver une protection et de trouver une terre d’accueil, puisque la République centrafricaine est une terre d’accueil », a assuréLina Josiane Bemakassoui, ministre de l’Action humanitaire.
Les conflits armés déclenchés en 2013 en République centrafricaine ont fait déplacer plus d’un million de personnes. Plus de 650.000 avaient trouvé refuge dans les pays voisins, notamment en République démocratique du Congo, au Congo-Brazzaville, au Soudan, au Soudan du Sud, au Tchad et au Cameroun. Le 22 avril 2022 à Yaoundé au Cameroun, les ministres de ces pays, en partenariat avec le HCR, ont adopté la déclaration de Yaoundé, concrétisant ainsi un engagement régional en faveur de solutions durables et du retour volontaire des réfugiés centrafricains.
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