La capitale centrafricaine était particulièrement calme ce lundi matin suite à l’appel à la « ville morte » lancé par un consortium d’organisations de la société civile. Bien que la circulation soit considérablement réduite et que les motos soient peu présentes dans les rues, une grande partie des commerces ont ouvert en milieu de journée. Cependant, la fréquentation était très limitée et la ville a fonctionné au ralenti.
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Ce lundi matin, les passants étaient moins nombreux que d’habitude. Seuls quelques lycéens sur le chemin du retour, animaient les trottoirs. Devant la station-service des Martyrs, le décor change. Une foule immense s’amasse. Les taxis-motos attendent impatiemment de recevoir du carburant offert par le gouvernement. « Si le gouvernement fait ce geste à l’endroit des conducteurs, c’est pour que les activités se déroulent normalement. Nous avons pris des dispositions depuis ce matin pour que cela se déroule sans difficulté », a indiqué Yvon Bounjou-Poma, responsable de la sous-fédération du MCU du 6ème arrondissement.
Toutefois, certains conducteurs de mototaxis ont manifesté leur déception pour n’avoir pas reçu le carburant promis.
« On nous a informés que les conducteurs de mototaxis prennent gratuitement du carburant ici. C’est pourquoi je suis venu chercher ma part. Mais est-ce que ces gens peuvent nous donner les 2 litres chaque jour ? S’ils acceptent, chaque jour on viendra les prendre gratuitement. Mais si ce n’est pas le cas, nous ne voulons plus de ce geste », a lâché un conducteur de mototaxi.
Même si les activités tournent au ralenti au centre-ville, les commerces ont néanmoins gardé leurs portes ouvertes. Mais l’on note une baisse de fréquentation confirmée par Nicolas, un vendeur de poulets. « Le centre-ville n’est pas animé ce matin. Comme c’est ainsi, je vais remettre les poulets dans leur enclos et je vais rentrer à la maison, puisque les clients ne viennent pas assez », dit-il.
Au KM5, plus grand marché de la capitale, les commerces fonctionnaient en fin de journée, mais l’affluence étaient nettement inférieure à celle des jours ordinaires. Si quelques boutiques ont préféré garder le rideau baissé, la circulation reste dominée en majorité par les motocyclettes et les véhicules personnels.
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