La situation sécuritaire en République centrafricaine était au cœur des échanges au Conseil de sécurité des Nations unies, à New York, ce 20 octobre 2026. Alors que la MINUSCA poursuit sa réorganisation, l’enjeu est de permettre à l’État centrafricain d’assumer progressivement davantage de responsabilités sans créer de vide sécuritaire, a expliqué sa cheffe, Valentine Rugwabiza, devant les membres du Conseil.
La responsable de la mission onusienne a présenté les avancées enregistrées dans le pays, mais aussi les défis qui persistent. Parmi les principales préoccupations figurent la sécurité aux frontières, la protection des populations civiles et le transfert progressif des responsabilités aux autorités centrafricaines.
Valentine Rugwabiza a d’abord salué la libération des trois derniers otages de Bambouti, dont la sous-préfète Koumba Ndiaye. Retenus depuis près de dix mois par le groupe armé Azandé Ani Kpi Gbé (AAKG), ils ont été libérés lundi dernier grâce à une médiation menée avec l’appui de la MINUSCA.
Malgré cette avancée, la situation sécuritaire reste préoccupante. La cheffe de la mission a notamment alerté sur les risques liés à la situation aux frontières avec le Soudan et le Tchad. Elle est également revenue sur l’attaque d’Amdafock, survenue le 30 juin dernier, qui a fait plusieurs victimes civiles et coûté la vie à six Casques bleus.
Selon Valentine Rugwabiza, le rétablissement de l’autorité de l’État dans les villes de province se poursuit, même si des défis demeurent. Dans ce contexte, elle a souligné l’importance du renouvellement du mandat de la MINUSCA pour poursuivre la protection des populations et consolider les acquis en matière de paix et de sécurité.
Plusieurs membres du Conseil de sécurité, notamment la France, les États-Unis, la Chine et la Russie, ont salué les progrès réalisés. Ils ont rappelé que l’avenir de la République centrafricaine repose avant tout sur les Centrafricains eux-mêmes. Ils ont toutefois insisté sur la nécessité d’un transfert progressif des responsabilités, adapté aux réalités du terrain.
Au terme de plus d’une heure d’échanges, les préoccupations liées à la fragilité de la situation sécuritaire restent au centre des discussions. Les membres du Conseil ont réaffirmé leur soutien à la MINUSCA, alors que les consultations se poursuivent avant leur décision sur le renouvellement du mandat de la mission onusienne.
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