À la tribune du troisième Sommet Russie-Afrique, le président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra, a présenté les secteurs prioritaires dans lesquels il souhaite attirer les investissements russes pour accélérer le développement économique de la République centrafricaine.
Lors de son intervention en séance plénière, le chef de l’État a particulièrement insisté sur les mines, l’énergie et l’agriculture, trois domaines essentiels à la valorisation des ressources nationales, à la production locale et à la création d’emplois durables.
« Le temps est venu de transformer la paix gagnée en prospérité partagée. Le thème de notre sommet nous invite à une exigence : que la coopération profite durablement aux deux parties. Pour l’Afrique, cela signifie rompre avec un modèle hérité où nos matières premières quittaient le continent à l’état brut, tandis que la valeur ajoutée, les emplois et le savoir-faire se créaient ailleurs », a-t-il déclaré.
Pour rompre avec ce modèle, le président centrafricain a formulé quatre attentes : la transformation locale des ressources, le transfert de technologies et de compétences, des investissements productifs fondés sur des contrats transparents et équilibrés, ainsi qu’un meilleur accès aux marchés pour les produits agricoles transformés.
« La République centrafricaine porte à cet égard quatre attentes claires. Premièrement, la transformation locale de nos ressources pour que chaque tonne extraite crée des emplois centrafricains. Deuxièmement, le transfert de technologies et de compétences à travers la formation de nos ingénieurs, techniciens et cadres. Troisièmement, l’investissement productif dans le respect de notre souveraineté et de nos lois avec des contrats transparents et équilibrés. Quatrièmement, l’accès au marché pour nos produits agricoles transformés », a-t-il précisé.
Le président centrafricain a ensuite invité les partenaires russes à s’engager dans plusieurs filières économiques.
« Au cœur du continent, la République centrafricaine dispose d’atouts considérables, encore largement inexploités. Nous invitons nos partenaires russes à les valoriser avec nous dans les secteurs suivants : agriculture et agro-industrie. Nos terres fertiles et notre climat favorable peuvent faire de notre pays un grenier régional. Nous avons besoin de mécanisation, d’engrais, de semences et d’unités de transformation », a-t-il plaidé.
Il a également évoqué le potentiel minier du pays, notamment l’or, le diamant et l’uranium, tout en appelant à une exploitation responsable. Les secteurs forestier et énergétique, en particulier l’hydroélectricité et le solaire, figurent aussi parmi les domaines ouverts aux partenariats.
« Au cœur du continent, la République centrafricaine dispose d’atouts considérables, encore largement inexploités. Nous invitons nos partenaires russes à les valoriser avec nous dans les secteurs suivants. Agriculture et agro-industrie. Nos terres fertiles et notre climat favorable peuvent faire de notre pays un grenier régional. Nous avons besoin de mécanisation, d’engrais, de semences et d’unités de transformation. Mines, or, diamants, uranium et autres minerais critiques doivent être exploités de manière responsable avec une part accrue de transformation locale et de retombées pour nos populations. Forêts et bois, notre patrimoine forestier appelle une gestion durable et une industrie de transformation locale. Dans le domaine de l’énergie, l’hydroélectricité et le solaire sont la clé de notre industrialisation et de l’accès des ménages à l’électricité », a-t-il développé.
Au-delà du rapprochement diplomatique avec Moscou, l’enjeu sera désormais de traduire ces ambitions en investissements concrets, en emplois et en retombées économiques pour les populations centrafricaines.
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